Le Forum Catholique
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( 772781 )
Un taxi pour Tobrouk par Jean Ferrand (2015-03-09 13:26:51)
Le parlement libyen, reconnu au plan international et installé à Tobrouk, a nommé le général Haftar comme nouveau chef de l'armée. Ce général est énergiquement soutenu par le régime égyptien de Sissi. C'est, à mon sens, une excellente nouvelle pour la Libye. Vivement que ce général refasse l'unité du pays et répare les dégâts causés par l'intervention occidentale inconsidérée, initiée par Sarkozy et son compère BHL.
Le Figaro d'aujourd'hui.

( 772784 )
Cher Jean Ferrand par Sombreval (2015-03-09 13:52:53)
[en réponse à 772781]
Je me permets de vous renvoyer à un article que je viens de publier sur mon site. Il s'agit d'une recension de l'ouvrage du Père Boulgakov,
L'Apocalypse de Jean qui vient de paraître aux Editions
Parole et Silence . J'y examine en particulier son interprétation du Millénium. J'y ai repris une de vos analyses, tirées de votre excellent post sur le livre de Jean. Je vous recommande la lecture de ce grand théologien orthodoxe qui vous permettra peut-être de réviser ou d'approfondir certaines de vos conceptions.
L'article

( 772787 )
L'Apocalypse de Jean, de Serge Boulgakov par Sombreval (2015-03-09 13:58:57)
[en réponse à 772784]
Présentation de l'éditeur :
La Révélation de Jean est le couronnement de l’œuvre du père Serge Boulgakov, « le plus grand théologien orthodoxe depuis saint Grégoire Palamas » selon Constantin Andronikof, ancien doyen de l’Institut saint Serge à Paris. Il s’agit d’un décryptage à la fois traditionnel et original du dernier livre de la Bible.
Rédigé pendant la seconde guerre mondiale, il est pour la première fois accessible en langue française grâce à la traduction d’Anne Kichilov.
Le père Serge Boulgakov prend au sérieux la vision de l’apôtre Jean de l’avènement dans l’histoire d’un règne du Christ sur la terre pendant mille ans. Cet horizon est devant nous selon Boulgakov. Toute la philosophie de l’histoire et la théologie du politique du christianisme en dépend (Ed
Parole et Silence, 28 euros)


( 772789 )
Le règne des mille ans a déjà eu lieu par Jean-Paul PARFU (2015-03-09 14:10:07)
[en réponse à 772787]
Ce fut la période 312-1314.
Nous vivons en ce moment le règne de "la Grande Apostasie".
Quant à la Libye, je me réjouis de cette peut-être bonne nouvelle, que relate Jean Ferrand, mais le règne du Christ y est encore loin ... !!!

( 772825 )
Une joyeuse belle nouvelle ! par Glycéra (2015-03-09 19:46:44)
[en réponse à 772787]
Merci à vous cher revenant !
Glycéra

( 772792 )
Bien reçu votre message par Jean Ferrand (2015-03-09 14:37:42)
[en réponse à 772784]
Bien reçu votre message. Mais je vous fais remarquer que votre commentaire n'a rien à voir avec le fil que j'ai initié sur la Libye. C'est une autre sujet. Je n'aime guère la dérives des fils sur ce forum qui se produit très souvent.On ne sait plus guère de quoi on cause.
Au sujet de l'Apocalypse (puisqu'on en parle), je note d'abord que le père Boulgakov, dont vous me recommandez l'ouvrage, est un orthodoxe. Or, en tant que catholique, je me méfierais aussi bien des interprétations bibliques des orthodoxes que des protestants (Pierre Prigent pour ne pas le nommer). L'Apocalypse est un livre essentiellement catholique et par conséquent, a priori, ni les orthodoxes ni les protestants ne peuvent l'entendre correctement. Dans le cas contraire, et dans l'absolu, ils se feraient catholiques romains.
Je vous avoue ensuite que l'interprétation du millénium proposée par le père Boulgakov ne m'apparaît pas du tout éclairante ou satisfaisante. On ne voit pas pourquoi cette période aurait duré mille ans, ou quelque chose comme. Pourquoi pas dix mille ans ou cent mille ans, ou un million d'années, ou plus ? Mille ans, c'est symbolique direz-vous ? Mais symbolique de quoi ? Expliquez-nous.
Le père note ceci pour illustrer son millénium : " Il s’agit sans doute aucun d’une résurrection spirituelle, qui consiste à communiquer aux âmes une énergie spéciale leur permettant de participer de l’au-delà à la vie du monde et à l’histoire des hommes." Mais mon millénium aussi était une résurrection spirituelle, une vie des saints avec le Christ en attendant la Résurrection générale encore prématurée. Je ne vois rien de nouveau dans son propos, sauf qu'il se réalise dans un flou complet. Juste avant la parousie ? Juste après la chute de Rome ? Quand ? Mystère complet. Juste avant le dernier combat eschatologique ou juste après ? Indécision parfaite.
Le millénium se termine par une résurgence de Satan, libéré provisoirement des enfers. Mais est-ce pour le père Boulgakov une époque précise ? Si oui, laquelle ? Là encore, brouillard intense. Moi, j'ai donné une explication. Discutable peut-être, mais réelle et bien située dans l'histoire.

( 772793 )
D'accord avec vous Jean Ferrand par Jean-Paul PARFU (2015-03-09 14:54:20)
[en réponse à 772792]
En outre, je n'apprécie pas la démarche qui consiste à n'intervenir que rarement sur le forum, pour, de temps en temps, nous conduire sur un blog censé, en quelque sorte, être celui d'une personnalité que nous devrions admirer.

( 772808 )
Contradictoire... par Sombreval (2015-03-09 16:43:08)
[en réponse à 772792]
Vous critiquez dans le fil que j’ai indiqué dans l’article le commentaire d’un prêtre du diocèse de Paris. La preuve qu’il ne suffit pas d’être catholique pour être un bon exégète. Mais pour simplifier, selon le père Boulgakov, il s’agit d’un événement qui se situe bien sûr devant nous. Les mille ans n’ont donc pas eu lieu, contrairement à ce qu’affirme M. Parfu.
Cf. ce qu’écrit à ce propos Frank-Duquesne, passé de l’Orthodoxie au Catholicisme, ce qui ne l’a pas rendu forcément plus respectable aux yeux des chevaliers de la stricte observance :
« L'Église catholique se refuse à spéculer vainement sur un «millénaire», au cours duquel le Christ régnerait littéralement et visiblement sur terre parmi les Saints déjà ressuscités des morts ; mais elle croit, et son instinct d'Épouse ne la trompe pas, qu'avant l'ultime course à l'abîme, qui doit nous chasser, nous pousser dare-dare vers le trône du Jugement, elle connaîtra des victoires dépassant de loin tous les triomphes qu'elle a remportés jusqu'à présent. De grandes nations extrême-orientales, mais aussi les plus humbles tribus d'Afrique, des deux Amériques et d'Océanie, doivent contribuer encore à la plénitude de sa catholicité. Son unité rompue, mutilée, gravement atteinte, doit être rétablie, pour qu'elle puisse adresser au monde un message qu'elle ne soit pas la première à contredire, à renier, par son existence même à l'état de disjecta membra. Il n'est pas possible que l'Épouse de Jésus-Christ aille à sa rencontre comme une manchote et une cul-de-jatte, réduite à l'état de «femme-tronc»... Albert Frank-Duquesne, Ce qui t’attend après ta mort.

( 772813 )
Contradictoire en quoi ? par Jean Ferrand (2015-03-09 17:47:53)
[en réponse à 772808]
Non seulement pour Me Parfu mais pour moi-même le millénium est un temps du passé puisqu'il correspond grosso modo à la durée de la chrétienté (disons de Constantin à la Révolution française). La fin du millénium fut le 14 juillet 1789. Le paradoxe veut que je sois né moi-même un 14 juillet. Mais pas le même et... rien à voir.
Expliquez-nous clairement la contradiction que vous apercevez. Merci. Vous voulez dire sans doute que nous sommes en contradiction avec cet auteur que vous citez ? Peut-être, mais aussi avec bien d'autres...

( 772844 )
Règne des mille ans = chrétienté ! par Jean-Paul PARFU (2015-03-10 04:54:01)
[en réponse à 772808]
Grande Apostasie = fin est proche, au sens des Evangiles : "Quand vous verrez ces évènements, alors ..." ou des épîtres de St Paul : "Avant la fin doit venir la Grande Apostasie...".

( 772874 )
Une réponse par Sombreval (2015-03-10 12:58:36)
[en réponse à 772844]
L’Apocalypse est on le sait un livre dont certains passages sont très difficiles à décrypter. Je ne vois pas comment vous pouvez être aussi certain que ces mille ans ont déjà eu lieu. C'est une vision qui ne laisse pas beaucoup de place à l'espérance. Dans un des meilleurs commentaires de l’Apocalypse parus récemment, Philippe Pelt fait coïncider d’ailleurs ces « mille ans » avec la descente de la « Jerusalem nouvelle » du ch 21, qui, si l’on adopte sa « chronologie », survient après la bataille d’Armaguédon.
Si les milles ans correspondent au temps de la chrétienté, qui s’achève avec la Révolution, il faut alors y inclure la Renaissance, et même le siècle des Lumières. Joseph de Maistre dont on connait le jugement sur la Révolution, a consacré plusieurs pages à décrire dans Considérations sur la France l’état de déliquescence de l’Eglise de son temps. D’où d’ailleurs son rapprochement à un moment de sa vie avec les illuministes.
Le millénarisme ne peut évidemment pas être associé à un règne visible du Christ sur terre. Voici d’ailleurs ce qu’écrit Philippe Pelt dans son commentaire. On pourrait aisément faire le rapprochement avec l’interprétation que développe le Père Boulgakov sur ce règne des mille ans : « Il est un peu étrange que les partisans du millénarisme puissent imaginer une seconde vie, et peut-être même une seconde incarnation du Christ sur la terre. Rien dans le texte de l’Apocalypse ne laisse entendre une telle chose (.…) Dans ces conditions, comment comprendre cette période des mille ans, dont nous parle Jean ? En quoi consiste l’état spirituel du monde durant ce temps ? Après la bataille d’Armaguédon, seul le Dragon demeure encore potentiellement dangereux pour les âmes, puisque Babylone a été détruite et que les deux Bêtes ont été jetées dans le lac de feu. Nous l’avons vu, le Dragon a été enchaîné dans l’Abîme, d’où il ne peut plus sortir avant l’achèvement des mille ans. Cependant, le fait d’être lié dans l’abîme laisse au Dragon le pouvoir de tenter les hommes, puisque les autres démons ne sont pas liés. Sous cet angle, les mille ans de diffèrent pas de ce que nous vivons aujourd’hui… Les âmes continuent d’être tentées individuellement (…) Ce qui change radicalement pendant les mille ans et que nous ne connaissons pas aujourd’hui, c’est la disparition totale des structures sociales qui s’opposent à la foi.… Cette situation de l’Eglise dans le monde est tout à fait nouvelle par rapport aux événements décrits antérieurement dans la prophétie de Jean, mais également par rapport à l’ensemble de l’histoire de l’Eglise. L’état spirituel du monde, pendant cette période, est celui de la paix universelle. Les « rois » et les « nations » cessent d’être les adversaires de Dieu. Au contraire, ils accueillent désormais avec bienveillance le message de l’Eglise. Cela ne signifie pas que tous les hommes sont convertis ni que la terre n’est peuplée que de chrétiens fervents. Rien ne serait plus faux qu’une telle vision du monde (…) Tandis que Babylone régnait sur les nations, la Jérusalem nouvelle luit ou rayonne au milieu d’elles, sans assumer aucun rôle sociologique particulier. Il est très important de comprendre ces différences fondamentales entre la « Jérusalem nouvelle » et Babylone, afin de dissoudre totalement le mythe paradisiaque…»
P. Pelt, Les Grandes énigmes de l’Apocalypse, p. 291-292

( 772875 )
Ce que décrit Pelt par Jean Ferrand (2015-03-10 13:10:56)
[en réponse à 772874]
Ce que décrit Pelt c'est exactement la chrétienté.

( 772894 )
Vous idéalisez la chrétienté par Sombreval (2015-03-10 17:43:36)
[en réponse à 772875]
J’ouvre un livre au hasard. Une vie de saint François d’Assise, par Ivan Gorby. Nous sommes au 12e siècle, époque bénie de la chrétienté :
« L’homme est un loup pour l’homme ». En 1182, année où naît François d’Assise, le jugement pessimiste de Plaute trouve sa plus évidente confirmation. L’Empereur est en lutte contre le Pape, les gibelins contre le Guelfes, le bourgeois contre le noble ; chaque cité italienne, si humble soit-elle, entretient des milices toujours prêtes à affronter sa voisine.… » Il évoque après la situation du clergé séculier : « Là, la trahison des clercs s’avère beaucoup plus sensible, car ce sont eux qui ont la charge directe des âmes. Le bas clergé croupit dans une paresse ignorante, les prélats s’agitent dans des trafics d’influence et d’argent. Certains bénéfices sont même devenus héréditaires. Trente ans plus tard le quatrième Concile du Latran devra prendre des mesures sévères contre les clercs qui s’adonnent à l’ivrognerie et à la chasse, contre ceux qui font du commerce, contre ceux qui s’habillent de rouge ou de vert… On ne s’étonne pas qu’une grande partie du peuple perde alors la foi dans un dogme qu’elle ignore et la confiance dans des hommes qu’elle méprise ».
Plet et Boulgakov associent en fait ce règne de mille ans à la descente de la « Jérusalem qui descend du ciel d’auprès de Dieu » (Ap 21, 9-27). A distinguer de la « Jérusalem nouvelle » d'Ap 21, 1-8 qui concerne la nouvelle création, l'apocastase, pour reprendre terme de Boulgakov. Ainsi le chapitre 21 est-il tout particulièrement consacré à l’Église et à ses relations avec le monde durant cette période des mille ans, alors que pour beaucoup de commentateurs, tout ce chapitre se rapporte seulement à l'éternité.
Je remercie le Père Mallet pour référence de l’ouvrage…

( 772896 )
Il ne faut pas par Jean Ferrand (2015-03-10 17:46:14)
[en réponse à 772894]
Il ne faut pas idéaliser la chrétienté. Il faut l'accepter telle qu'elle fut.

( 772811 )
"La venue intermédiaire de Jésus" par Père M. Mallet (2015-03-09 17:39:28)
[en réponse à 772784]
Il existe un livre très intéressant que j'ai lu il y a près de 15 ans (mais que je n'arrive pas à retrouver dans mon stock de livres) écrit par Mgr Aldo Gregori et traduit par Pierre Piqué (de sainte mémoire) :
La venue intermédiaire de Jésus
dans les écrits du Nouveau Testament
http://www.parvis.ch/fr/livres-et-brochures/la-venue-intermedaire-de-jesus
Il répond à l'objection des Pavloviens qui objectent immédiatement : "le millénarisme est condamné".
Ce qui est condamné, c'est l'opinion de ceux qui imaginent que le Christ va régner mille ans sur terre de manière
visible.
Qu'il règne de manière invisible, ce n'est en rien condamné, cela signifie simplement que l'humanité embrassera la vraie foi et obéira aux lois divines.
Manifestement ces mille ans n'ont pas encore eu lieu.
Mais pour moi, il me semble clair que ce triomphe de Jésus correspond très exactement au triomphe de Marie annoncé à Fatima :
A la fin, mon Coeur Immaculé triomphera, la Russie se convertira, et
un temps de paix sera donné au monde.
Annoncé il y a près d'un siècle, il est clair que ce temps de paix doit durer suffisamment longtemps, quelques siècles...

( 772814 )
Non, sauf erreur de ma part par Jean Ferrand (2015-03-09 17:57:13)
[en réponse à 772811]
Non, sauf erreur de ma part, le millénium, en particulier celui de saint Irénée, est condamné en tant qu'il prévoyait une durée de mille ans justes entre la Pentecôte et le jugement dernier. En ce sens il est évidemment faux, surtout aujourd'hui. Mais les terreurs de l'an mille venaient manifestement de cette interprétation erronée de l'Apocalypse.
Mais sans attendre l'an mille, les Pères de l’Église, dont saint Augustin, avaient déjà récusé cette interprétation. Heureusement ! Sans cela les anticléricaux en feraient encore des gorges chaudes !

( 772889 )
Ils ont corrigé la faute de typo --> nouveau lien... par Père M. Mallet (2015-03-10 16:05:43)
[en réponse à 772811]

( 772892 )
Cette venue intermédiaire par Jean Ferrand (2015-03-10 17:17:12)
[en réponse à 772889]
Cette venue intermédiaire du Christ n'est pas documentée dans l'Apocalypse. Vous ne pourriez invoquer aucun verset en sa faveur.
En somme, ce que vous entrevoyez, c'est une seconde chrétienté, un second millénium... Un ne vous suffit donc pas ?
Pour nous départager, citons abondamment le texte de l'Apocalypse. Il est parfaitement clair par lui-même.
Puis je vis descendre du ciel un ange, qui avait la clef de l'abîme et une grande chaîne dans sa main.
Il saisit le dragon, le serpent ancien, qui est le diable et Satan, et il le lia pour mille ans.
Il le jeta dans l'abîme, ferma et scella l'entrée au-dessus de lui, afin qu'il ne séduisît plus les nations, jusqu'à ce que les mille ans fussent accomplis. Après cela, il faut qu'il soit délié pour un peu de temps.
Et je vis des trônes; et à ceux qui s'y assirent fut donné le pouvoir de juger. Et je vis les âmes de ceux qui avaient été décapités à cause du témoignage de Jésus et à cause de la parole de Dieu, et de ceux qui n'avaient pas adoré la bête ni son image, et qui n'avaient pas reçu la marque sur leur front et sur leur main. Ils revinrent à la vie, et ils régnèrent avec Christ pendant mille ans.
Les autres morts ne revinrent point à la vie jusqu'à ce que les mille ans fussent accomplis. C'est la première résurrection.
Heureux et saints ceux qui ont part à la première résurrection! La seconde mort n'a point de pouvoir sur eux; mais ils seront sacrificateurs de Dieu et de Christ, et ils régneront avec lui pendant mille ans.
Quand les mille ans seront accomplis, Satan sera relâché de sa prison.
Et il sortira pour séduire les nations qui sont aux quatre coins de la terre, Gog et Magog, afin de les rassembler pour la guerre; leur nombre est comme le sable de la mer.
Et ils montèrent sur la surface de la terre, et ils investirent le camp des saints et la ville bien-aimée. Mais un feu descendit du ciel, et les dévora.
Et le diable, qui les séduisait, fut jeté dans l'étang de feu et de soufre, où sont la bête et le faux prophète. Et ils seront tourmentés jour et nuit, aux siècles des siècles.
Puis je vis un grand trône blanc, et celui qui était assis dessus. La terre et le ciel s'enfuirent devant sa face, et il ne fut plus trouvé de place pour eux.
Et je vis les morts, les grands et les petits, qui se tenaient devant le trône. Des livres furent ouverts. Et un autre livre fut ouvert, celui qui est le livre de vie. Et les morts furent jugés selon leurs œuvres, d'après ce qui était écrit dans ces livres.
La mer rendit les morts qui étaient en elle, la mort et le séjour des morts rendirent les morts qui étaient en eux; et chacun fut jugé selon ses œuvres.
Et la mort et le séjour des morts furent jetés dans l'étang de feu. C'est la seconde mort, l'étang de feu.
Quiconque ne fut pas trouvé écrit dans le livre de vie fut jeté dans l'étang de feu. (Ap 20)

( 772788 )
Un temps viendra où par Ritter (2015-03-09 14:02:39)
[en réponse à 772781]
Ils seront poursuivis pour crime de guerre.

( 772810 )
l'unité du pays ? par Lycobates (2015-03-09 17:37:03)
[en réponse à 772781]
Je suis globalement d'accord avec vous.
Seulement, comme il ne faut pas séparer ce que Dieu a uni, il ne faut pas non plus vouloir unir à tout prix ce qui ne l'a pas été par Dieu. L'un et l'autre, sous diverses constellations, péché mortel des peuples et des états depuis deux siècles et demi, au moins.
La Libye n'a jamais été un pays unifié, sinon par la force, dans notre siècle : la colonisation italienne (à laquelle nous devons, il faut le dire, la remise en état de Leptis Magna, site romain le plus impressionnant que je connaisse), le royaume sous la Pax Brittannica, et le gai et grotesque régime qaddafien.
Mais ce n'est pas l'idéal.
Depuis l'Antiquité la Tripolitaine (latine) et la Cyrénaïque (grecque), les deux romaines il est vrai, marquent une césure, celle entre l'Empire occidental et l'Empire oriental, entre la langue latine et la langue grecque, une césure admirablement illustrée par la borne des coureurs de bronze (monument détruit), partis jadis de Carthage et de Cyrène pour délimiter la frontière de part et d'autre, lieu magique où j'ai pu passer quelques moments de méditation il y a bien des années.
Pas la Force, mais seulement une Idée, comme celle de l'Empire, romain de préférence, ou plus tard, à défaut, un autre, fût-il ottoman (pas des plus mauvais ni contraignants, au vu de ce qui a suivi), une idée certes mise en valeur de façon intelligente (c'est rarement le cas, quoique l'idée en reste bonne), peut légitimement unifier des parties aussi disparates, pas à elles seules, mais avec d'autres, sur une échelle plus grande, comprenant une bonne partie du pourtour méditerranéen, en respectant et en valorisant, pas en les oblitérant, coutumes, langues, institutions, loyautés, structures etc. locales.
Mais après 1911 ce fut fini.
Hélas : après 1918 les idées révolutionnaires ont gagné aussi cette partie du monde, comme elles avaient envenimé déjà au XIXe siècle les esprits en Europe centrale et de l'Est, mus par un faux romantisme, et dès qu'on a perdu de vue la loyauté envers un principe, pour la remplacer par des droits des individus, dressés forcément l'un contre l'autre, la fragmentation est programmée.
Et ainsi ce qui existait à l'échelle universelle, commune, auguste est sacrifié sur l'autel du vouloir et du désir individuel, particulier, menu et mesquin.
Mais ce n'est pas la force des armes, de quelque côté qu'elle vienne, qui pourra y remédier.