Le Forum Catholique

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images/icones/sacrecoeur.gif  ( 772766 )Lundi de la 3ème semaine de Carême par ami de la Miséricorde (2015-03-09 10:47:33) 



Lundi de la 3ème semaine de Carême
images/icones/sacrecoeur.gif  ( 772767 )09/03 Ste Françoise Romaine, veuve par ami de la Miséricorde (2015-03-09 10:50:27) 
[en réponse à 772766]



Mémoire de Ste Françoise Romaine, Veuve

Traité de L'enfer de Sainte Françoise Romaine
images/icones/neutre.gif  ( 772769 )Méditation avec le Précis de Théologie de Tanquerey par ami de la Miséricorde (2015-03-09 10:54:22) 
[en réponse à 772767]

CHAPITRE V

2° De la conformité à la volonté du bon plaisir


490. 2) Le remède positif, c'est de penser, au moment où l'on souffre, aux grands avantages de la souffrance. La souffrance est une éducatrice, une source de mérites. C'est une éducatrice, c'est-à-dire, une source de lumière et de force ; elle nous rappelle que nous sommes ici-bas des exilés, en marche vers la patrie, et qu'il ne faut pas nous amuser à cueillir les fleurs des consolations, le vrai bonheur n'étant qu'au ciel. Or, comme l'a dit le poète : « Quand l'exil est trop doux, on en fait sa patrie ! » C’est aussi une force : l'habitude du plaisir détend l'activité, amollit les courages et prépare de honteuses capitulations ; la souffrance au contraire, non par elle-même, mais par la réaction qu'elle provoque, tend et accroît nos énergies et nous rend aptes aux plus mâles vertus, comme on l'a vu au cours de la grande guerre.

491. C'est aussi une source de mérites pour soi et pour les autres. Patiemment supportée, pour Dieu et en union avec Jésus-Christ, la souffrance nous mérite un poids éternel de gloire, et comme S. Paul le rappelle sans cesse aux premiers chrétiens : « J'estime que les souffrances du temps présent sont sans proportion avec la gloire à venir... Car notre légère affliction du moment présent produit pour nous... un poids éternel de gloire » (Rom., VIII, 18 ; II Cor., IV, 17). Et, pour les âmes généreuses, il ajoute qu'en souffrant avec Jésus, elles complètent sa passion et contribuent avec lui au bien de l'Eglise (Colos., I, 24). C'est en effet ce qui résulte de la doctrine de notre incorporation au Christ, n° 142 ss. Ces pensées n'enlèvent pas la souffrance sans doute, mais elles en atténuent singulièrement l'amertume, en nous faisant toucher du doigt sa fécondité. Tout donc nous invite à conformer notre volonté à celle de Dieu, même au milieu des épreuves ; voyons quels sont ses degrés.

Source : Précis de Théologie Ascétique et Mystique de Tanquerey, Desclée and Co, 1923

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde