Le Forum Catholique

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images/icones/sacrecoeur.gif  ( 772607 )Samedi de la 2ème semaine de Carême par ami de la Miséricorde (2015-03-07 09:11:03) 



Samedi de la 2ème semaine de Carême
images/icones/sacrecoeur.gif  ( 772609 )07/03 St Thomas d’Aquin, confesseur et docteur par ami de la Miséricorde (2015-03-07 09:17:29) 
[en réponse à 772607]



Mémoire de St Thomas d’Aquin, Conf. et Doct.

Une Prière de Saint Thomas d'Aquin

« A vous fontaine de miséricorde, ô Dieu, voici que je viens, moi pécheur ; daignez donc me laver, moi impur. Ô soleil de justice, illuminez un aveugle. Ô médecin éternel, guérissez un blessé. Ô Roi des rois, revêtez un dépouillé. Ô médiateur de Dieu et des hommes, réconciliez un coupable. Ô bon Pasteur, ramenez un errant. Accordez, ô Dieu, la miséricorde à un misérable, l'indulgence à un criminel, la vie à un mort, la justification à un impie, l'onction de la grâce à un endurci. Ô très clément, rappelez-moi quand je fuis, attirez-moi quand je résiste, relevez-moi quand je tombe, soutenez-moi quand je marche. Ne m'oubliez pas quand je Vous oublie, ne m'abandonnez pas quand je Vous abandonne, ne me méprisez pas quand je pèche. Car en péchant, je Vous ai offensé, mon Dieu, j'ai lésé mon prochain, je ne me suis pas épargné moi-même. J'ai péché, mon Dieu, par fragilité contre Vous, Père tout-puissant, par ignorance contre Vous, Fils très sage, par malice contre Vous, Esprit-Saint clément ; en tout cela je Vous ai offensé, Trinité sublime. Ah ! Malheureux, combien nombreuses et grandes, combien diverses ont été mes fautes ! Je Vous ai abandonné, Seigneur, et devant Votre bonté je le déplore, par un amour mauvais, par une mauvaise crainte, et je préférai Vous perdre que manquer de ce que j'aimais ou affronter ce que je craignais. Ô mon Dieu, que j'ai fait de mal en parole et en action, péchant secrètement, ouvertement et opiniâtrement ! Je Vous supplie donc, eu égard à ma fragilité, de ne pas regardez à mon iniquité, mais à Votre immense bonté, et de remettre avec clémence ce que j'ai fait, me donnant la douleur du passé et une efficace vigilance pour l'avenir. Ainsi soit-il. »

Saint Thomas d'Aquin (1225-1274)

Source : site-catholique.fr

images/icones/sacrecoeur.gif  ( 772610 )Méditation avec le Précis de Théologie de Tanquerey par ami de la Miséricorde (2015-03-07 09:19:18) 
[en réponse à 772609]

CHAPITRE V

2° De la conformité à la volonté du bon plaisir


487. b) (...) Comme le disait le saint homme Job : « Si nous recevons le bien de la main de Dieu, pourquoi n'en recevrions-nous pas aussi le mal : Si bona suscepimus de manu Dei, mala quare
non suscipiamus ? » (Job. II, 10). Commentant ces paroles, Saint-François de Sales en admire la beauté : « 0 Dieu, que cette parole est de très grand amour ! Il pense, Théotime, que c'est de la main de Dieu qu'il a reçu les biens, témoignant qu'il n'avait pas tant estimé les biens, parce qu'ils étaient biens, comme parce qu'ils provenaient de la main du Seigneur. Ce qu'étant ainsi, il conclut que donc il faut supporter amoureusement les adversités, parce qu'elles procèdent de la même main du Seigneur, également aimable lorsqu'elle distribue les afflictions, comme quand elle donne les consolations » (Amour de Dieu, l. IX, c. 2). Et c'est qu'en effet les afflictions nous donnent l'occasion de mieux témoigner notre amour à Dieu ; l'aimer, quand il nous comble de biens, est chose facile, mais il n'appartient qu'à l'amour parfait de recevoir les maux de sa main, puisqu'ils ne sont aimables qu'à cause de celui qui les donne.
488. Ce devoir de soumission au bon plaisir de Dieu dans les événements malheureux est un devoir de justice et d'obéissance, puisque Dieu est notre Souverain Maître qui a toute autorité sur nous ; un devoir de sagesse puisque ce serait folie de vouloir échapper à l'action de la Providence, tandis que dans l'humble résignation nous trouvons la paix ; devoir d'intérêt, puisque la volonté de Dieu ne nous éprouve que pour notre bien, pour nous exercer à la vertu et nous faire acquérir des mérites ; mais c'est surtout un devoir d'amour, puisque l'amour, c'est le don de soi jusqu'à l'immolation.

489. C) Toutefois, pour faciliter aux âmes éprouvées la soumission à la volonté divine, il est bon, lorsqu'elles ne sont pas encore parvenues à l’amour de la croix, de leur suggérer quelques moyens pour adoucir leurs souffrances. Deux remèdes peuvent les alléger, l'un négatif et l'autre positif. (...)

Source : Précis de Théologie Ascétique et Mystique de Tanquerey, Desclée and Co, 1923

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
images/icones/heho.gif  ( 772618 )Quel est le peintre par Diafoirus (2015-03-07 10:18:12) 
[en réponse à 772607]

auteur du tableau mis en ligne sur Le post :Samedi de la 2ème semaine de carême :
http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=772607ICI
images/icones/info2.gif  ( 772619 )Il s'agit de par XA (2015-03-07 10:31:25) 
[en réponse à 772618]

Pompeo Batoni.
images/icones/sacrecoeur.gif  ( 772624 )Eblouissante peinture ! par Bertrand Decaillet (2015-03-07 12:17:54) 
[en réponse à 772607]

où même le regard du Père s'abstient afin de ne pas ajouter à la peine du pécheur qui revient... Seul le coeur s'ouvre, immense, que les bras ne peuvent contenir et qui a la forme de la croix.

Mais c'est le "modèle" du peintre qui est beau, l'Evangile! Que chacune de ces pages, d'ailleurs, qui jalonne jour après jour le chemin du carême est belle! Vous allez me trouver un peu inutile: mais oui, que le saint Evangile est beau, enfin! Il faut y revenir, il faut y revenir infiniment, il faut absolument y revenir infiniment et oublier pour cela beaucoup d'autres choses... inutiles.

Comme chaque jour "de pénitence" du carême en devient une fête! Mais aujourd'hui particulièrement avec les deux frères de la parabole en écho aux deux frères de l'épître, et aux deux frères de la station...

De plus - et le fait n'en est pas si habituel dans cette extraordinaire liturgie de chaque jour - l'évangile aujourd'hui est annoncé, en amont et dans la nuit, dans un très beau et fameux répons, à Matines:

Pater, peccavi...

A cette peinture il faut joindre un concert de louanges. Je n'ai pas d'enregistrement grégorien à vous proposer... mais une sublime polyphonie de Thomas Crequillon, enregistrée en son temps par les Tallis Scholars sous la direction Peter Phillips avec la messe Pastores Quidnam vidistis de Clemens non papa (on pensait alors que le répons était aussi de Clemens non papa, mais il a été attribué depuis à Thomas Crequillon):

Ecouter le répons en mp3

Lire la partition en PDF


Pater peccavi in caelum, et coram te: jam non sum dignus vocari filius tuus: fac me sicut unum ex mercenariis tuis.
Quanti mercenarii in domo patris mei abundant panibus, ego autem hic fame pereo! Surgam, et ibo ad patrem meum,
et dicam ei: fac me sicut unum ex mercenariis tuis.


Père, j’ai péché contre le Ciel, et contre vous : si bien que je ne suis plus digne d’être appelé votre fils. Faites de moi l’un de vos serviteurs.
Combien de mercenaires, dans la maison de mon père, ont du pain en abondance, et moi, ici, je meurs de faim ! je me lèverai, et j’irai à mon père, et je lui dirai . Faites de moi...