Le Forum Catholique
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( 770687 )
Question liturgique par Dodom (2015-02-12 08:55:05)
Un simple laic peut il chanter et lire l'Epitre lors d'une messe chantée ?
Depuis quand les enfants de chœur ont ils le droit de porter la barette lors des offices ?
Le Choeur est est-il accessible aux chantres pendant les Vêpres ?

( 770698 )
Essai de réponse ... par Exocet (2015-02-12 12:26:55)
[en réponse à 770687]
Sur la première question : c'est non. Il faut au minimum un sous-diacre. Sauf bien sûr en Paul VI où un laïc peut faire ça. Y compris une femme !
Un servant de messe peut porter la barrette : il accomplit un service ministériel par délégation, normalement réservé aux clercs. Les petits enfants de choeur en rouge peuvent porter la calotte rouge, à ne pas confondre avec une kippa !
Sur la troisième question : la place des chantres est normalement dans le choeur, pendant la messe ou l'office, à condition bien sûr d'être en tenue de choeur : soutane et surplis, éventuellement la chape pour les solennités. Eux-aussi effectuent un service ministériel par délégation. Avec comme conséquence : pas de femme pour le chant liturgique, même hors du choeur ... Un détail : porter le rochet en lieu et place du surplis (malheureusement trop fréquent) n'est pas seulement une faute de goût : le rochet est réservé à l'évêque !

( 770701 )
en complément ... par Lycobates (2015-02-12 13:11:32)
[en réponse à 770698]
ad 1) sur le sous-diacre de paille, voir la discussion dans
CE FIL et mon message
ICI.
ad 2) oui, mais le port de la barrette (et de la calotte) présuppose, en principe, la tonsure.
Ainsi les enfants de choeur (les
Vicarioli) de la
Domsingschule d'Aix-la-Chapelle (qui remonte à Charlemagne) portaient, jusqu'en 1802 (date de sa dissolution par le régime révolutionnaire) calotte et barrette, mais ils étaient tonsurés !
L'usage s'est perdu depuis, mais là où il est préservé, ou plutôt toléré, l'on devrait réintroduire la coutume de tonsurer les petits clercs aussi, puisque les deux vont nécessairement ensemble.
Cependant le droit canon actuellement en vigueur ne prévoit (voire : ne permet) plus cette possibilité. Comparer Can. 973. § l., Can. 976. § 1.
A mon avis, il convient donc de s'abstenir de la barrette et de la calotte pour les petits.
Il faudrait voir si les décrets authentiques de la SCR en parlent davantage; je n'ai pas le temps de le vérifier aujourd'hui.

( 770704 )
Vous faites erreur par Turlure (2015-02-12 13:35:16)
[en réponse à 770698]
Si l'évangile ne peut être chanté que par un diacre, il ne faut pas impérativement être ordonné sous-diacre pour chanter l'épitre. Il est expressément prévu que l'office de sous-diacre puisse être rempli par un clerc inférieur (pour les laïcs, c'est une coutume contra legem). Donc votre première réponse est erronée.
S'agissant de la messe chantée sans ministres, les rubriques prévoient que l'épitre soit chantée par un "clerc capable" (je crois que c'est la formule), ou, à défaut le célébrant. Il faudrait donc être tonsuré pour lire l'épitre.
Cependant, comme vous le dites vous-même, les servants de messe laïcs accomplissent un service ministériel par délégation et sont assimilés aux clercs. En théorie, le choeur n'est peuplé que de clercs.
Pour cette raison, il n'y a à mon sens pas plus de raisons d'interdire à un tel servant de chanter l'épitre que de porter la soutane, le surplis et la barette, ou d'exercer la fonction d'acolyte.
Mais je laisse à plus savant que moi le soins de citer condamnations et indults dans un sens ou dans l'autre à ce sujet !

( 770706 )
Nouvelle règle depuis Vatican II par Paterculus (2015-02-12 14:19:43)
[en réponse à 770687]
"Trompez-vous avec assurance, ainsi les gens croient qu'après Vatican III on devra faire comme ça."
Votre dévoué Pateerculus

( 770707 )
Réponse rapide sans références par Nemo (2015-02-12 14:43:52)
[en réponse à 770687]
Je réponds pour la France.
Oui un laïc peut chanter et lire la traduction de l'épitre lors d'une messe chantée. Il doit être en tenue de choeur, c'est à dire soutane avec surplis ou aube. Ce qui est répréhensible, c'est de ne pas chanter en latin l'épitre au cours d'une messe chantée (et a fortiori l'évangile).
Je ne crois pas qu'il y ait de distinction entre enfants de choeur ou grand clerc. Il y a des coutumes contra legem en France permettant aux servants de porter des calotes, nettement plus rarement des barettes. A mon avis on devrait y renoncer, les enfants ne sachant généralement pas quand se couvrir et se découvrir. Et le port des camails calotes et barettes quand on sert la messe est vraiment contraire aux règles.
Pour ce qui est des laïcs exerçant des fonctions de suppléance, contra legem ou pas, à part le manipule pour le sous-diacre ils portent les mêmes tenues que les clercs qu'ils remplacent. Donc la barette pour le sous-diacre et les chantres.
S'ils n'ont pas de fonction, ils ne sont pas censés être au choeur ni en tenue de choeur donc la question ne se pose pas.
Les chantres ont accès au choeur s'ils sont en tenue de choeur et pas s'ils sont en civil.
Quant à la tonsure, à partir du moment où même les clercs dans les ordres majeurs ne la portent plus, il me semblerait exagéré de l'exiger des enfants.

( 770708 )
Mais pourquoi demander à un laïc par Anne Charlotte Lundi (2015-02-12 14:59:54)
[en réponse à 770687]
de chanter l'épitre ?

( 770709 )
Pourquoi demander à un laïc ... par Exocet (2015-02-12 15:42:44)
[en réponse à 770708]
... de chanter l'épître ? Parce que c'est devenu à la mode, comme pour beaucoup d'autres choses. Comme par exemple de confier le chant grégorien aux femmes ...

( 770710 )
Là Exocet c'est un scud par Anne Charlotte Lundi (2015-02-12 15:49:25)
[en réponse à 770709]
et non un poisson volant !

( 770715 )
Ni un Scud, ni un poisson-volant ... par Exocet (2015-02-12 17:39:20)
[en réponse à 770710]
... juste l'observateur de faits précis et lamentables !

( 770712 )
Ah tiens... par Yves Daoudal (2015-02-12 16:43:14)
[en réponse à 770709]
j'étais justement en train de regarder cette page de l'antiphonaire de Salzinnes, qui fut réalisé pour des femmes. C'était au XVIe siècle. Mais il paraît que très longtemps avant il y avait déjà des femmes qui chantaient le grégorien...
Incroyable, non...

( 770714 )
Pas si incroyable que ça ... par Exocet (2015-02-12 17:36:19)
[en réponse à 770712]
Bien sûr que les choeurs de femmes ont toujours existé dans les communutés de femmes ! Mon observation concernait le chant grégorien dans les paroisses. Et là, toutes les instructions en vigueur réservent le chant grégorien aux hommes : encyclique "Tra le sollecitudini" et instructions de la SCR de 1958. Mais il faut malheureusement constater que l'esprit moderniste a frappé même dans les lieux de culte les plus traditionnalistes, grâce à un lobbying intense prétendant (notamment) que les femmes chantent mieux que les hommes. Je sais de quoi je parle, malheureusement ... Je suppose que la prochaine étape consistera à faire admettre des "chanteresses" au choeur, en soutane, surplis et chape. En attendant "mieux" ...

( 770725 )
Lobbying dites vous ? par Rémi (2015-02-12 19:32:04)
[en réponse à 770714]
Mais quel groupe de pression en tradiland aurait eu intérêt à aller à l'encontre des prescriptions romaines à ce sujet, quel aurait été cet intérêt et comment cela a-t-il été possible face à des prêtres bien formés et généralement très aux fait de ces normes (Tra le sollecitudini au moins étant un "classique" ) ?
N'est-ce pas plutôt arrivé naturellement, pour des raisons pratiques, fussent-elles mauvaises ?

( 770734 )
Lobbying par Exocet (2015-02-12 21:26:57)
[en réponse à 770725]
Comment croyez-vous que dans les paroisses "ordinaires", on en soit venu à voir des femmes distribuer la communion ? L'intérêt est toujours le même : la "promotion" de LA femme. Je ne vois pas pourquoi le tradiland serait à l'abri de tentations hétérodoxes. Je ne parle pas de groupe de pression au niveau du tradiland, mais de ce que j'ai personnellement constaté dans un lieu de culte tradi. En l'occurence la falsification grossière des textes du magistère et le postulat que les femmes étaient meilleures que les hommes en chant grégorien. Avec la bénédiction du clergé. Rien de naturel dans ce processus ! Quant aux prêtres bien formés et très au fait des normes, tout cela n'aurait pas pu se produire s'ils l'avaient réellement été ... Si vous le souhaitez, je peux vous donner d'autres précisions, hors-forum bien sûr.

( 770778 )
Je vous remercie. par Rémi (2015-02-13 13:33:40)
[en réponse à 770734]
Inutile de donner plus de précisions, ma question était d'ordre général, je pensais justement que vos chapelles échappaient généralement à ces tentations, ici une "promotion" illégitime de "LA" femme, comme vous dites.

( 770713 )
une mode depuis le Vè siècle, au moins par Bouffareou (2015-02-12 17:04:10)
[en réponse à 770709]
Oui c'est le
sous-diacre qui a pris l'office (à partir du IVè siècle) de chanter l'épître à la place du
lecteur à la
messe solennelle.
Mais, à la
messe chantée, c'est resté le
lecteur.
C'est pourquoi à partir du Vè siècle, voire avant, lorsqu'on a d'abord donné les ordres mineurs aux jeunes garçons, puis cessé de leur donner (les ordres mineurs ne demeureront finalement plus que de manière vestigiale dans le parcours des clercs vers le sacerdoce, ce qui deviendra la loi stricte à partir du concile de Trente),
l'office de lecteur a été rempli par des garçons non ordonnés (petits et grands) qui chantèrent donc l'épître.
Notons d'ailleurs que ce n'était pas la fonction la plus grande qu'ils pouvaient remplir, la plus grande étant celle d'acolyte (qui transporte la matière du sacrifice et prend donc part au mystère le plus grand).
Mais aujourd'hui, l'on en voit s'étonner de voir des laïcs chanter l'épître, mais pas du tout de voir des laïcs transporter les burettes à l'autel.
C'est d'une part en raison de l'esprit moderniste qui a semé en leur coeur une diminution grave de la compréhension du sacrifice.
C'est aussi parce que, faute de chantre capable, ou pour simplifier l'organisation de la cérémonie, s'est souvent introduit l'usage moins bon que le célébrant chante aussi l'épître.
C'est en effet moins bon, car les chants du célébrant sont volontairement limités, pour mieux mettre en valeur ce qu'il chante.
Ainsi le célébrant, à la messe chantée, chante l'évangile et non l'épître.
C'est pourquoi, entre mille auteurs, Monsieur Hébert, prêtre de Saint-Sulpice, écrit-il (édition de 1952 de son manuel de liturgie):
175. -- Chant de l'épître. -- Le missel [1] prescrit qu'à la messe chantée sans ministres sacrés un lecteur chante l'épître à l'endroit même où le sous-diacre la chante, mais sans baiser à la fin la main du célébrant. Cette rubrique doit être rigoureusement observée quand un des clercs qui servent la messe peut chanter l'épître [2] : pendant la dernière oraison il prend le livre à la crédence, vient faire la génuflexion au milieu de l'autel, chante l'épître debout, renouvelle la génuflexion au milieu de l'autel et reporte le livre à la crédence. Si aucun des servants ne peut chanter l'épître, il est convenable, mais non obligatoire, qu'un ecclésiastique présent au choeur ou même un chantre en surplis la chante, soit à sa place au choeur, soit plutôt à l'endroit même où le sous-diacre lit l'épître [3]. Il n'est pas nécessaire d'être tonsuré pour chanter l'épître à la messe chantée ordinaire.
Il dit bien ce qui est
le plus convenable, et que l'on fait, au moins parfois, dans les meilleures églises.
Il s'appuie d'ailleurs sur le Ritus servandus (VI,8):
8 Si quandoque Celebrans cantat Missam sine Diacono et Subdiacono, Epistolam cantet in loco consueto aliquis Lector Superpelliceo indutus, qui in fine non osculatur manum Celebrantis; Evangelium autem cantat ipse Celebrans ad cornu Evangelii, qui et in fine Missae cantet Ite, Missa est, vel Benedicamus Domino, aut Requiescant in pace, pro temporis diversitate.

( 770728 )
Une mode pas très en vogue par Anne Charlotte Lundi (2015-02-12 20:05:03)
[en réponse à 770713]
vous en conviendrez !
Qui a vu dans sa paroisse extraordinaire des laïcs chanter l'épitre ?
Si cela est "convenable" pourquoi ne l'a-t on jamais vu ?
Par réaction aux débordemanets des "conciliaires" qui font les lectures à 1 ou 2 ou 3 parfois mimant l'épitre ?
Le chant est une prière -c'est même prier deux fois..- et doit nous tirer vers le beau. Soyons prudents sur ces innovations, pleines de bonne volonté je n'en doute pas, qui peuvent ne pas être perçues comme la Bonne Nouvelle annoncée

( 770735 )
vous n'y êtes pas... par Bouffareou (2015-02-12 21:39:19)
[en réponse à 770728]
ce n'est pas une innovation, c'est la norme de nos pères.
En 1570, saint Pie V publia dans le premier
Ritus servandus du
Missale Romanum cet alinea 8 du § VI, que j'ai cité précédemment.
Ce n'est qu'en 1960 que Jean XXIII modifia en ces termes cet alinea:
In Missis cantatis Epistola a ministrante cani potest ; secus sufficit ut legatur a celebrante, qui tamen potest Epistolam more solito canere.
Ainsi fut pour la première fois, et tardivement, évoquée cette moindre façon (qui existait certes avant: saint Robert Bellarmin, d'ailleurs, la fustigea),
tout en restant telle, où le célébrant chante lui-même l'épître, faute de servant capable de le faire.
Oui, aujourd'hui, bien des célébrants se trouvent dans cette nécessité qui agaçait le Bellarmin.
Mais de là à ce que vous n'ayez jamais vu faire de la meilleure façon, j'en suis surpris.
Je vous assure que cela se fait dans les meilleures paroisses. Pour ma part, je l'ai vu (et entendu) pas plus tard que dimanche dernier!

( 770739 )
mais si j'y suis par Anne Charlotte Lundi (2015-02-12 22:00:10)
[en réponse à 770735]
Avouez quand même que cette intrusion dans le choeur avait de quoi surprendre les fidèles !
Et -entre nous strictement-, faire passer le message avec diplomatie... pour former la relève si cette "nouvelle vieille norme" venait à se répéter......
Ou exocet va nous faire une attaque !

( 770740 )
Pourquoi je ferais une attaque ? par Exocet (2015-02-12 23:00:23)
[en réponse à 770739]
Si en effet, l'épître ne doit normalement pas être chantée par le célébrant, et en l'absence de ministre sacré, il ne reste plus qu'un servant de messe ou un chantre, comme indiqué par Bouffaréo.
Les servants de messe n'étant généralement pas impliqués dans le chant, reste le chantre. Le chant de l'épître ne présente aucune difficulté pour un chantre moyennement doué (évidemment en tenue de choeur). Mais moi non plus, je n'ai jamais eu l'occasion de voir cette pratique. Je ne vois donc aucune raison de faire une attaque : où voyez-vous une "intrusion" dans le choeur ? Il n'y a intrusion que dans la mesure où quelqu'un entre dans le choeur sans motif légitime, ce qui n'est pas le cas en l'occurrence. Et puis au diable la diplomatie pour rappeler la norme, alors que d'autres n'en ont aucune (diplomatie) pour imposer des pratiques fautives ! Si vous voyez ce que je veux dire ...

( 770915 )
Petite question tout de même ? par Dodom (2015-02-14 20:16:59)
[en réponse à 770735]
N'est il pas dit dans les statuts de l'IBP ? Le rite propre de l’Institut, dans tous ses actes liturgiques, est le rite romain traditionnel, contenu dans les quatre livres liturgiques en vigueur en 1962, à savoir le pontifical, le missel, le bréviaire et le rituel romain.
Alors pourquoi aller chercher dans les livres antérieurs ?
il est bien mentionné qu'il peut être chanté par un servant capable de le faire donc pas un "chantre " qui entre et ressort juste pour l'occasion .Il est ailleurs mentionné qu'il doit être bien chanté et que si ce n'est pas le cas il ne devrait pas l'être ....
Il ya encore bien d'autres objections ......que je n'ai pas le temps d'ajouter aujourd'hui .
A suivre donc

( 770932 )
Les livres antérieurs ? par Exocet (2015-02-14 22:49:17)
[en réponse à 770915]
L'ordo de 1962 n'abroge pas les "livres" antérieurs. Contrairement à ce que je croyais (mea culpa), l'épître peut être chantée au choeur par un laïc en tenue de choeur. Par contre, je maintiens que le chant grégorien ne peut pas être exécuté par des femmes dans les paroisses, sauf lorsqu'il est impossible de constituer une scola d'hommes (encyclique Tra Le Sollecitudini de saint Pie X, et instruction de la SCR de septembre de 1958).
Je suis prêt à discuter de toutes vos objections, mais sur le fond je suis sûr que nous sommes d'accord. Vous pouvez me contacter privatim si vous le souhaitez. Sachez que j'ai toujours apprécié action pour le chant liturgique.
Bien amicalement.

( 770934 )
Rectification ... par Exocet (2015-02-14 22:54:01)
[en réponse à 770932]
Sachez que j'ai toujours apprécié VOTRE action pour le chant liturgique.

( 770971 )
Quelques remarques par Nemo (2015-02-15 18:08:16)
[en réponse à 770915]
il est bien mentionné qu'il peut être chanté par un servant capable de le faire donc pas un "chantre " qui entre et ressort juste pour l'occasion .Il est ailleurs mentionné qu'il doit être bien chanté et que si ce n'est pas le cas il ne devrait pas l'être
Je ne partage pas votre interprétation. Le dernier texte du ritus servandus 1962 précise, en VI-8 :
In Missis cantatis Epistola a ministrante cani potest ; secus sufficit ut legatur a celebrante, qui tamen potest Epistolam more solito canere.
Un chantre est bien entendu un ministre au même titre qu'un acolythe, thuriféraire, cérémoniaire, céroféraire. Et quand bien même la seule fonction exercée pendant la messe serait de chanter l'épître, l'homme qui en est chargé devient de facto un ministre. Donc bien évidemment un chantre est tout à fait indiqué. Quant à entrer ou sortir du choeur pendant une cérémonie, les exemples sont tellement nombreux (par exemple céroféraires et thuriféraires se rendant à la sacristie avant le canon, ministres sacrés se rendant à la sacristie pour changer d'ornements à la vigile pascale etc.) qu'il n'y a aucun problème pour que le lecteur apparaisse puis disparaisse. Il en est bien obligé du reste, il ne peut pas rester toute la messe à l'empacement où l'on chante l'épître !
Autre chose également insolite. Je n'ai jamais vu dans la liturgie une rubrique qui dise que ce qui ne peut être bien chanté ne doit pas l'être, donc je ne sais quel texte vous citez. En liturgie on fait de son mieux, le chant est partie constituante des offices chantés et de ce fait non facultatif. Si l'on ne peut se procurer des chantres pour chanter le propre, alors on doit se satisfaire d'une messe basse. De même si le célébrant est incapable de chanter les parties qui lui reviennent, on doit aussi se satisfaire d'une messe basse. Nous avons tous entendu des célébrants ayant de grandes difficultés à chanter, faisant de leur mieux, et ça fait partie du mystère de la messe : nous ne sommes pas à un concert, une préface mal chantée n'empêche pas l'émotion ni la prière.
Les orientaux vont plus loin que nous, considérant que tous les offices doivent être chantés, et que de ce fait un candidat aux ordres en étant incapable ne peut être ordonné. Le pape actuel n'aurait sans doute pas été ordonné !