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images/icones/sacrecoeur.gif  ( 769773 )29/01 St François de Sales, évêque, confesseur et docteur de l’Eglise par ami de la Miséricorde (2015-01-28 22:15:27) 



St François de Sales, évêque, confesseur et docteur de l’Église

Les Litanies
images/icones/sacrecoeur.gif  ( 769774 )Méditation avec le Précis de Théologie de Tanquerey par ami de la Miséricorde (2015-01-28 22:17:28) 
[en réponse à 769773]

CHAPITRE V

I. De la connaissance de Dieu


433. Pour aimer Dieu, il faut avant tout le connaître : nil volitum quin præcognitum.
Plus donc nous nous appliquons à étudier ses perfections, et plus notre cœur s'embrase d'amour pour lui, car tout en lui est aimable : il est la plénitude de l'être, plénitude de beauté, de bonté et d'amour : Deus caritas est. Cela est évident. Reste donc à déterminer : 1° ce qu'il nous faut connaître de Dieu pour l'aimer; 2° et comment arriver à cette connaissance affectueuse.

1° Ce qu’il nous faut connaître de Dieu


Il nous faut connaître sur Dieu tout ce qui peut nous le faire admirer et aimer, par conséquent son existence, sa nature, ses attributs, ses œuvres, surtout sa vie intime et ses relations avec nous. Rien de ce qui touche à la divinité n'est étranger à la dévotion : les vérités les plus abstraites elles-mêmes ont un côté affectif qui aide singulièrement la piété. Montrons-le par quelques exemples tirés de la philosophie et de la théologie.
434. A) Vérités philosophiques. a) Les preuves métaphysiques de l'existence de Dieu semblent bien abstraites ; et cependant elles sont une mine de précieuses réflexions qui mènent à l'amour divin. Dieu premier moteur immobile, acte pur, est la source de tout mouvement ; donc je ne puis me mouvoir qu'en Lui et par Lui ; c'est Lui qui doit être le premier principe de toutes nos actions ; et s'Il en est le premier principe, il doit en être la fin : Ego sum principium et finis. Dieu est la cause première de tous les êtres, de tout ce qu’il y a de bon en moi, de nos facultés, de nos actes : donc à Lui seul tout honneur et toute gloire !, Dieu est l'Etre nécessaire, le seul nécessaire « unum necessarium » ; par conséquent le seul bien à poursuivre ; tout le reste n'est que du contingent, de l'accessoire, du transitoire, et ne peut être utile qu'autant qu'il nous conduit à cet unique nécessaire.

Source : Précis de Théologie Ascétique et Mystique de Tanquerey, Desclée and Co, 1923

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
images/icones/mitre4.png  ( 769791 )“Église ne veut pas dire élection mais convocation” par Vianney (2015-01-29 09:20:39) 
[en réponse à 769773]

“Saint Jean fait semblable l'Église à l'aire d'une grange, en laquelle est non seulement le grain pour le grenier, mais encore la paille pour être brûlée au feu éternel (Matthieu, 3, 12) ; ne sont-ce pas les élus et les réprouvés ? Notre Seigneur la compare au filet jeté dans la mer, dans lequel on tire et les bons et les mauvais poissons (Matthieu, 13, 47) ; à la compagnie de dix vierges dont il y en à cinq folles et cinq sages (Matthieu, 25, 1-2) ; à trois valets dont l'un est fainéant et partant jeté dans les ténèbres extérieures (26-30) ; et enfin à un festin de noces (Matthieu, 22, 2) dans lequel sont entrés et bons et mauvais, et les mauvais n'ayant pas la robe requise sont jetés dans les ténèbres extérieures. Ne sont-ce pas tout autant de suffisantes preuves que non seulement les élus mais encore les reprouvés sont en l'Église ? Il faut donc fermer la porte de notre propre jugement à toutes sortes d'opinions, et à ce propos encore, avec cette proposition jamais assez considérée : Il y en a beaucoup d'appelés, mais peu de choisis (verset 14). Tous ceux qui sont en l'Église sont appelés, mais tous ceux qui y sont ne sont pas élus ; aussi Église ne veut pas dire élection mais convocation.”
Source : Saint François de Sales, Lettre ouverte aux Protestants, ch. II, art. II.
 
images/icones/coeur.gif  ( 769797 )Un Grand saint ! par Solluna (2015-01-29 12:05:20) 
[en réponse à 769791]

" Il faut tout faire par amour et rien par force" (St F.de Sales)
images/icones/fleche2.gif  ( 769809 )Certes... par Vianney (2015-01-29 13:56:21) 
[en réponse à 769797]

 
Cependant, à une religieuse déjà bien engagée dans la voie du salut, il écrivait (Lettre CCXXXI) : « La méditation de la mort, du jugement et de l’enfer vous sera fort utile ». Tout en l’encourageant, il est vrai, à ne pas en rester là :
« Mais je vous en prie, que toutes ces méditations finissent par l’espérance et confiance en Dieu, et non pas par la crainte et l’effroi ; car quand elles finissent par la crainte elles sont dangereuses, surtout celles de la mort et de l’enfer. Il faut donc, qu’ayant considéré la grandeur des peines, et l’éternité, et vous étant excitée à la crainte d’icelles et fait résolution de mieux servir Dieu, vous vous représentiez le Sauveur en croix, et, recourant à Lui les bras étendus, vous L’alliez embrasser par les pieds, avec des acclamations intérieures pleines d’espérance : “O port de mes espérances, ah ! Votre sang me garantira ; je suis Vôtre, Seigneur, et Vous me sauverez”. »
V.