La femme de Sykar interroge Jésus sur le véritable lieu de l’adoration de Dieu. Jésus ne prend pas position en faveur de la montagne ou du temple, mais il va au-delà, il va à l’essentiel, faisant tomber chaque mur de séparation. Il renvoie à la vérité de l’adoration : « Dieu est esprit, et ceux qui l’adorent, c’est en esprit et vérité qu’ils doivent l’adorer » (Jn 4, 24). Beaucoup de controverses entre chrétiens, héritées du passé, peuvent se dépasser en mettant de côté toute attitude polémique ou apologétique, et en cherchant ensemble à accueillir en profondeur ce qui nous unit, c’est-à-dire l’appel à participer au mystère d’amour du Père révélé à nous par le Fils dans l’Esprit Saint. L’unité des chrétiens – nous en sommes convaincus – ne sera pas le fruit de discussions théoriques raffinées dans lesquelles chacun tentera de convaincre l’autre du bien-fondé de ses propres opinions. Le Fils de l’Homme viendra et il nous trouvera encore en discussions. Nous devons reconnaître que pour parvenir à la profondeur du mystère de Dieu, nous avons besoin les uns des autres, de nous rencontrer et de nous confronter sous la conduite de l’Esprit Saint, qui harmonise les diversités et dépasse les conflits, réconcilie les diversités.
(...)
Dans l’appel à être des évangélisateurs, toutes les Églises et Communautés ecclésiales trouvent un cadre essentiel pour une collaboration plus étroite. Pour pouvoir remplir efficacement une telle tâche, il faut éviter de se renfermer dans ses propres particularismes et exclusivismes, comme aussi d’imposer une uniformité selon des plans purement humains (cf. Exhort. Apost. Evangelii gaudium, n. 131). L’engagement commun à annoncer l’Évangile permet de dépasser toute forme de prosélytisme et la tentation de compétition. Nous sommes tous au service de l’unique et même Évangile !
pour parvenir à la profondeur du mystère de Dieu, nous avons besoin les uns des autres
. Sans blague ! comment ont fait les catholiques quand il n'y avait ni schismatiques, ni hérétiques ?
“Et tous concourent à cette opinion, qu’il n’y a plus aucun moyen qui reste pour en finir, sinon que Votre Altesse, par un édit paisible, commande que tous ses sujets aient à faire profession de la Foi catholique, et en prêter le serment dans deux mois dans les mains de ceux qui seront députés, ou de quitter ses États, avec permission de vendre leurs biens. Plusieurs, par ce moyen, éviteront le bannissement du Paradis pour ne point encourir celui de leur patrie.”Du même saint, au P. Jacques-Philibert de Bonivard (Lettre DXLIV) :
“Les ministres protestants étant des plus assurés menteurs et des plus opiniâtres mattois du monde.”Comment disiez-vous déjà ? “Me semble que votre appui vous lâche !”
Beaucoup de controverses entre chrétiens, héritées du passé,
peut laisser croire que ces désaccords ne sont plus présents alors que, dans de nombreux cas, les erreurs sont réaffirmées sans qu'elles soient liées à un contexte historique ancien. Je ne vois pas en quoi la négation ou la relativisation de la présence réelle est en héritage du passé même si elle traverse l'histoire de l'Eglise.toute attitude polémique ou apologétique
met au même niveau la polémique qui comporte une dimension agressive à laquelle elle se réfère explicitement par son étymologie alors que l'apologétique est au contraire la défense des vérités de la Foi.les divisions advenues au cours de l’histoire
ramène encore ici les erreurs contre la Foi à des évènements pris dans un contexte historique précis alors que de nombreuses erreurs sont constantes bien que prenant des habits différends selon les époques. Ainsi est minoré le caractère constant de l'action de Satan œuvrant au travers des hommes.Dans l’appel à être des évangélisateurs, toutes les Églises et Communautés ecclésiales trouvent un cadre essentiel pour une collaboration plus étroite.
Phrase inadmissible car, sauf erreur de ma part, seule l'Eglise a reçu de Notre Seigneur le mandat d'évangéliser.
-- > Le Pape ne dit-il pas ceci :
Soyez entiers, soyez reliés à Dieu, vivez en Lui.
Le mental n'est qu'un bout de vous.
Ne lui donnez pas la permission de supprimer les autres parts dont Dieu vous a faits.
Ne restez pas dans les arguties.
Ecoutez les demandes des âmes.
Entendez aussi les vôtres.
N'ayez pas peur.
Et dialoguez à tous les niveaux à votre disposition.
Donc travaillez-les pour les rendre accessibles et solides.
nous avons besoin les uns des autres
"Ils (les évêques) veilleront de même à ce que sous le faux prétexte qu'il faut beaucoup plus considérer ce qui nous unit que ce qui nous sépare, on ne nourrisse un dangereux indifférentisme... La doctrine catholique doit par conséquant être proposée et exposée totalement et intégralement; il ne faut pas passer sous silence ou voiler par des termes ambigus ce que la vérité catholique enseigne..." (Pie XII, instruction sur le Mouvement Oecuménique)
On évitera de parler sur ce point d'une manière telle que, en revenant à l'Eglise, il s'imaginent apporter à celle-ci un élément essentiel qui lui aurait manqué jusqu'ici. Il faut leur dire ces choses clairement et sans ambiguité, d'abord parce qu'ils cherchent la vérité, ensuite parce qu'en dehors de la vérité, il ne pourra jamais y avoir une union véritable. (idem, 20 décembre 1949)
encyclique Mortalium animos de Pie XI (1928): "On comprend donc, Vénérables Frères [disait-il en s’adressant aux évêques], pourquoi ce Siège Apostolique n’a jamais autorisé ses fidèles à prendre part aux congrès des non-catholiques : il n’est pas permis, en effet, de procurer la réunion des chrétiens autrement qu’en poussant au retour des dissidents à la seule véritable Église du Christ puisqu’ils ont eu jadis le malheur de s’en séparer. ...
Les efforts du faux œcuménisme n’ont aucun droit à l’approbation des catholiques, car ils s’appuient sur cette opinion erronée que toutes les religions sont plus ou moins bonnes et louables, en ce qu'elles révèlent et traduisent toutes également, quoique d’une manière différente, le sentiment naturel et inné qui nous porte vers Dieu et nous incline au respect devant sa puissance … Les malheureux qu’infestent ces erreurs soutiennent que la vérité dogmatique n’est pas absolue mais relative, et doit donc s’adapter aux exigences variables des temps et des lieux et aux divers besoins des âmes.
Les artisans de cette entreprise ne cessent de citer à l’infini la parole du Christ : Que tous soient un … il n’y aura plus qu’un troupeau et un pasteur et ils représentent ce texte comme un souhait et un vœu du Christ Jésus qui n’auraient pas encore eu leur effet. Ils pensent que l’unité de foi et de gouvernement, caractéristique de la véritable et unique Eglise du Christ, n’a presque jamais existé dans le passé et n’existe pas aujourd’hui … Ils affirment que toutes (les Eglises) jouissent des mêmes droits, que l’Eglise ne fut Une et unique tout au plus que de l’époque apostolique jusqu’aux premiers Conciles œcuméniques … Telle est la situation. Il est donc clair que le Siège apostolique ne peut à aucun prix prendre part à leur congrès, et qu’il n’est permis à aucun prix aux catholiques d’adhérer à de semblables entreprises ou d’y contribuer ; s’ils le faisaient, ils accorderaient de l’autorité à une fausse religion chrétienne tout à fait étrangère à l’unique Eglise du Christ. Ces panchrétiens qui s’efforcent de fédérer les Eglises semblent poursuivre le très noble dessein de promouvoir la charité entre tous les chrétiens ; mais comment la charité pourrait-elle tourner au détriment de la foi ?"
Humanum genus (Leon XIII) : En ouvrant leurs rangs à des adeptes qui viennent à eux des religions les plus diverses, les Francs-Maçons deviennent plus capables d’accréditer la grande erreur du temps présent, laquelle consiste à reléguer au rang des choses indifférentes le souci de la religion, et à mettre sur pied d’égalité toutes les formes religieuses. Or à lui seul, ce principe suffit à ruiner toutes les religions et particulièrement la religion catholique, car, étant la seule véritable, elle ne peut sans subir la dernière des injures et des injustices, tolérer que les autres religions lui soient égalées.