Peshawar
Dans le nord-ouest du Pakistan, plus d'une centaine de chrétiens ont participé à un rassemblement organisé par une église locale, scandant « mort à Charlie Hebdo ! Mort aux blasphémateurs du Prophète Mahomet ! » et mettant aussi le feu à un drapeau français.
Plus de 2.000 personnes ont défilé dans la plus grande ville du pays, Karachi, où le parti religieux Jamaat-e-Islami a organisé une marche jusqu'au mausolée de Mohammad Ali Jinnah, père fondateur du Pakistan. Une délégation de pasteurs chrétiens s'est jointe à eux pour montrer leur solidarité avec les musulmans.
Et maintenant, poursuivons ces considérations au sujet de la liberté d'exprimer par la parole ou par la presse tout ce que l'on veut. Assurément, si cette liberté n'est pas justement tempérée, si elle dépasse le terme et la mesure, une telle liberté, il est à peine besoin de le dire, n'est pas un droit, car le droit est une faculté morale, et, comme nous l'avons dit et comme on ne peut trop le redire, il serait absurde de croire qu'elle appartient naturellement, et sans distinction ni discernement, à la vérité et au mensonge, au bien et au mal. Le vrai, le bien, on a le droit de les propager dans l'Etat avec une liberté prudente, afin qu'un plus grand nombre en profite; mais les doctrines mensongères, peste la plus fatale de toutes pour l'esprit ; mais les vices qui corrompent le coeur et les moeurs, il est juste que l'autorité publique emploie à les réprimer avec sollicitude, afin d'empêcher le mal de s'étendre pour la ruine de la société.
À cela se rattache la liberté de la presse, liberté la plus funeste, liberté exécrable, pour laquelle
on n’aura jamais assez d’horreur et que certains hommes osent avec tant de bruit et tant d’insistance, demander et étendre partout.