Le Forum Catholique
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Les évêques de France n'ont pas changé par Sierra (2015-01-10 18:46:33)
Voici quelques réactions minables d'évêques français à propos des attentats. Ces propos montrent une fois de plus les raisons du combat de Mgr Lefebvre qui n'a jamais voulu faire de concessions contrairement à ceux qui s'aveuglent volontairement ou bien qui se taisent volontairement...
Le 8 janvier 2015, de nombreuses églises en France sonneront le glas à midi. Plusieurs évêques ont déjà condamné l’attentat contre le journal Charlie Hebdo, perpétré la veille à Paris, et appellent à prier pour les familles des victimes.
Le cardinal André Vingt-Trois, archevêque de Paris, encourage « plus que jamais à travailler pour construire des relations de paix et de respect mutuel dans notre société » et indique que le glas de la cathédrale Notre-Dame de Paris sonnera à 12h ce jour.
» Une fois le temps de l’émotion passé, écrivent Mgr Georges Pontier, archevêque de Marseille et Président de la Conférence des évêques de France, et son évêque auxiliaire, Mgr Jean-Marc Aveline, il nous appartiendra de poursuivre la route en nous engageant délibérément dans des comportements fraternels, dans la recherche des moyens du dialogue qui, permettant de mieux se connaître entre citoyens aux convictions diverses, favorisent l’amitié, triomphent des peurs multiformes qui sont de si mauvaises conseillères » .
Mgr Pierre-Marie Carré, archevêque de Montpellier et vice-président de la Conférence des évêques de France, représentera les catholiques de l’Hérault, en tête de la marche prévue en hommage aux victimes, samedi 10 janvier à 15h, depuis le club de la presse en direction de la préfecture.
A l’initiative de Mgr Pascal Delannoy, évêque de Saint-Denis et vice-président de la Conférence des évêques de France, les catholiques du diocèse prieront, dimanche 11 janvier, pour les victimes de l’attentat et leurs familles. » Puissions-nous, avec tous les hommes de bonne volonté, développer une culture de paix et d’espérance » .
S’il appelle à la responsabilité « ceux qui manient l’humour, ou plutôt l’ironie », Mgr Pascal Wintzer, archevêque de Poitiers, écrit : « Il est saint de recevoir les critiques que Jésus lui-même formule à l’encontre de tous ceux, et nous les premiers, qui peuvent à tort se prévaloir d’une bonne conscience faussement religieuse ».
Mgr Jean-Paul Mathieu, évêque de Saint-Dié, dénonce une double violence, « contre les personnes et contre la liberté de la presse » et invite « à présenter à Dieu la souffrance des familles éprouvées et le trouble causé par cet événement ».
« Massacrer ses semblables, c’est trahir le Dieu que l’on croit servir » s’indigne Mgr Jean-Michel di Falco Léandri, évêque de Gap et d’Embrun.
Le Comité Interreligieux auprès de la Région Alsace et les responsables des principaux cultes alsaciens, dont fait partie Mgr Jean-Pierre Grallet, archevêque de Strasbourg, « invitent les membres de leurs communautés religieuses à être d’une extrême vigilance pour contrer toute violence et pour promouvoir le civisme républicain, le respect absolu de toute personne, et la fraternité ».
Suite à l’attentat, « qu’aucune cause ne saurait justifier, qu’elle soit religieuse, politique ou idéologique », Mgr Stanislas Lalanne, évêque de Pontoise, affirme être témoin des liens tissés entre les responsables religieux et des « belles relations qui se vivent entre les membres des différentes religions ». Il appelle « tous les hommes et femmes de bonne volonté à poser des gestes de fraternité, source de paix ».
Ce dimanche, les paroisses du diocèse d’Avignon, auront une intention de prière et de compassion pour les victimes et leurs familles.
Mgr Michel Santier, évêque de Créteil, a invité tout le personnel de l’évêché de Créteil à se rassembler aujourd’hui devant le chantier de la cathédrale Notre-Dame pour une minute de silence en hommage aux victimes.
Aujourd’hui à midi, le bourdon de la cathédrale de Troyes sonnera, « cloche symbolique des grands moments qui touchent la vie de notre Eglise diocésaine » comme l’explique Mgr Marc Stenger, évêque de Troyes. Un temps de recueillement à la chapelle de Notre-Dame en l’Isle suivra.
Avec les autres représentants des cultes en Midi-Pyrénées, « déterminés à oeuvrer pour l’unité nationale, et la défense des valeurs républicaines », Mgr Robert Le Gall, archevêque de Toulouse, refuse « toute récupération des religions pour justifier la violence et les crimes extrémistes ».
Mgr Laurent Percerou, évêque de Moulins, invite la communauté chrétienne « à prier pour l’unité nationale, pour que notre pays demain ne se déchire pas et ne tombe pas dans la violence, dans la vengeance entre communautés. À prier aussi pour nos frères musulmans qui sont blessés dans leur foi ».
A la cathédrale d’Angers, ce jeudi à midi, Mgr Emmanuel Delmas, évêque d’Angers, présidera une messe aux intentions « si importantes » de la justice et de la paix.
« Nous appelons à prier pour que la paix soit préservée en notre pays et que la fraternité demeure notre volonté commune et notre seul combat, pour notre bien à tous » écrit Mgr Christophe Dufour, archevêque d’Aix-et-Arles.
« Tristesse et courage. Puissent la haine ou la peur ne pas nous animer. Elles ne sauraient défendre la liberté visée par ces assassinats » exhorte Mgr Jacques Benoit-Gonnin, évêque de Beauvais.
Mgr Aupetit, évêque de Nanterre, nous invite à faire nôtre la phrase de saint Jean : « Celui qui dit aimer Dieu et qui a la haine contre son frère est un menteur. »
« Plus que jamais, protégeons notre fraternité. Sauvegardons notre liberté d’expression. Respectons nos différences dans le dialogue. Aucune croyance ne justifie la violence. Quelle que soit la religion, Dieu est un Dieu de paix » déclare Mgr d’Ornellas, archevêque de Rennes.
Pour Mgr Dagens, évêque d’Angoulême , « La violence, la haine et la mort appellent à un surcroît de fraternité, d’espérance et de courage ». Il célébrera une messe à la cathédrale Saint Pierre à Angoulême, « temps de prière et de paix » en compagnie de ses amis musulmans, vendredi 9 janvier à 21h00.
Mgr Jean-Yves Nahmias, évêque de Meaux, célébrera une messe pour la paix dans le monde, vendredi 9 janvier à 12h15, au vieux chapitre de la cathédrale de Meaux, avec le conseil épiscopal. Il invite à méditer ces paroles du Pape François : « Personne ne peut utiliser le nom de Dieu pour commettre de la violence ! Tuer au nom de Dieu est un grand sacrilège ! Discriminer au nom de Dieu est inhumain. » (21 septembre 2014)
» Les chrétiens ont accueilli à Noël le Prince de la Paix, Jésus, écrit Mgr Dominique Lebrun, évêque de Saint-Etienne. Par sa vie et par sa parole, il apprend à répondre à la haine et à la violence par l’amour. Nous prions aussi pour que nous en soyons de fidèles disciples. La société peut compter sur les catholiques pour tenir leur place de citoyens, et relever les défis de la violence et des fondamentalismes ».
Mgr Benoît Rivière, évêque d’Autun, invite « à trouver dans la prière, tout spécialement la contemplation de la Passion du Christ, la force de ne céder ni à la haine, ni à la peur. Nous sommes persuadés qu’une grande onde de solidarité, chez tous les Peuples, pourra, seule, gagner contre la barbarie ».
» (…) puisons dans nos ressources spirituelles la force de surmonter notre désarroi, de ne pas céder à l’intimidation, de rejeter toute violence et de redécouvrir que Dieu ne peut être que source d’amour et de paix » souhaite Mgr Roland Minnerath, archevêque de Dijon.
Mgr Jean-Christophe Lagleize, évêque de Metz, insiste pour « résister à tout amalgame entre la religion musulmane et ceux qui se réclament de l’islam pour perpétrer ces crimes. Notre dignité humaine nous appelle à nous respecter les uns les autres, à respecter les croyances d’autrui, ainsi qu’à nous soucier de ceux qui connaissent des difficultés ».
» Sans la liberté d’expression, le monde est en danger » rappelle Mgr Denis Moutel, évêque de Saint-Brieuc et Tréguier. Il invite ses diocésains à porter dans leur prière du dimanche 11 janvier les victimes de l’attentat et leurs familles.
Les signataires de la Déclaration commune des autorités religieuses et spirituelles de la Guadeloupe – dont l’Eglise catholique – rappellent que « la liberté d’expression et la liberté religieuse sont des piliers fondamentaux de notre « vivre ensemble », et qu’il convient de s’opposer à toute forme de violence ».
» (…) il s’agit de ne pas céder aux visions simplistes, de privilégier toujours la compréhension et le dialogue entre les religions, prévient Mgr Laurent Le Boulc’h, évêque de Coutances et Avranches. Dimanche 11 janvier, les catholiques du diocèse prieront pour la paix et la liberté dans le monde.
Mgr Jacques Blaquart, évêque d’Orléans, pense notamment « à tous les musulmans de France, catastrophés par cette tuerie, qui ne se reconnaissent pas dans cette violence contraire à l’Islam (…) Nous devons aussi lutter pour la justice, la paix dans le monde et dans notre société, en veillant à l’éducation des jeunes, au respect, à la connaissance de l’autre quel qu’il soit ». Le 10 janvier, il participera à la marche républicaine, tandis que le 15 janvier aura lieu une célébration de prière inter-religieuse.
Dans son homélie à la co-cathédrale Notre-Dame de Bourg, le 8 janvier, Mgr Pascal Roland, évêque de Belley-Ars, a redit ce commandement évangélique : « Celui qui aime Dieu, qu’il aime aussi son frère ! »
Mgr Vincent Jordy, évêque de Saint-Claude, demande d’éviter » tout amalgame et toute récupération de ces événements dramatiques » et que les catholiques du diocèse prient pour la paix dimanche prochain.
Les communautés chrétiennes du diocèse de Laval sont invitées par leur évêque, Mgr Thierry Scherrer, à prier pour la paix lors des prochaines célébrations dominicales : » Quelles que soient nos convictions, unissons-nous pour dénoncer l’inacceptable et lutter contre toute forme de barbarie ! Soyons les infatigables bâtisseurs de la communion et de la paix ! «
Mgr Bernard Ginoux, évêque de Montauban, présidera une veillée de prière pour la paix le 10 janvier à la cathédrale de Montauban.
« La violence appelle la violence, regrette Mgr François Kalist, évêque de Limoges, et c‘est sans doute ce que cherchent les auteurs d‘actions aussi atroces. Gardons-nous d‘emprunter ces voies trompeuses ! » Et d’ajouter : « Le seul chemin possible est celui du respect et de l‘amitié ».
» En tant qu’évêque de Bayonne, Lescar et Oloron, écrit notamment Mgr Marc Aillet, j’invite les fidèles du diocèse à prier pour les victimes de cet acte inqualifiable, leurs proches et leurs familles, mais aussi pour les fanatiques qui, au nom de Dieu ou de la religion, ne reculent hélas devant rien pour semer la terreur, la haine et le chaos ».
Mgr Robert Wattebled, évêque de Nîmes, propose aux fidèles de prendre un temps de recueillement personnel pour » se confronter à la parole du Seigneur, notamment sur l’amour du prochain et l’amour des ennemis, pour demander à l’Esprit Saint de mieux conformer notre vie aux prières que nous lui adressons « .
Pour Mgr Eric Aumonier, évêque de Versailles, « l’attaque de notre pays nous invite à resserrer nos liens fraternels en puisant en nous ce qu’il y a de plus beau et de plus généreux. Plus qu’à la tolérance, c’est au respect mutuel et à la bienveillance que chacun est appelé. En tant que catholiques, nous restons déterminés à répondre à l’appel du Christ : « Heureux les artisans de paix, ils seront appelés fils de Dieu » (Matthieu 5, 1-12)
A l’invitation de Mgr Guy de Kerimel, évêque de Grenoble-Vienne, les responsables religieux chrétiens, juifs et musulmans se retrouveront dimanche 11 janvier à 18h30 à la Maison diocésaine « pour témoigner de leur désir d’une société plus fraternelle ».
» La paix est, pour les chrétiens, une préoccupation centrale. Il nous faut ensemble réfléchir aux conditions concrètes de sa mise en œuvre et nous y engager résolument » estime Mgr Olivier Leborgne, évêque d’Amiens.
Evêque de La Rochelle et Saintes, Mgr Bernard Housset invite à dire « non » « au terrorisme qui s’attaque à notre démocratie » et » à l’amalgame avec la religion musulmane » mais « oui » » à la rencontre et au dialogue avec les musulmans modérés ».

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Mais qu'est-ce qui vous prend ? par Paterculus (2015-01-10 18:56:09)
[en réponse à 767948]
Franchement je ne vous comprend pas.
D'abord vous mettez "Les évêques" avec un article défini. Ce n'est pas juste, car sur le sujet présent ils ont des positions divergentes.
Vous citez Mgr Aupetit, qui cite l'évangile : avez-vous quelque chose là-contre ? Ce qu'il dit est parfaitement adapté à la situation.
De plus vous dites que les évêques n'ont pas changé depuis le temps de Mgr Lefebvre.
Je suis bien placé pour savoir que certains sont restés des soixante-huitards pléonastiques, c'est à dire attardés.
Mais beaucoup cherchent de leur mieux à se dégager de la pastorale de leurs prédécesseurs. Le mouvement est lent, hésitant, mais sensible en de nombreux endroits.
Votre dévoué Paterculus

( 767952 )
[réponse] par Sierra (2015-01-10 19:09:55)
[en réponse à 767949]
Certains évêques (en France) sont certes "conservateurs" mais à ma connaissance aucun ne remets en cause les erreurs modernistes de Vatican II.
Je ne vois pas d'évêque français qui condamne la liberté religieuse ni le dialogue inter-religieux...
Je ne vois pas d'évêque français condamnant les réunions d'Assise et les réunions entre les religions de façon plus générale.
Je ne vois pas d'évêque dénonçant l'islam comme un poison mortel.
Je ne vois pas d'évêques dénonçant le nouveau rite de la messe (très proche de la cène protestante) qui a fait fuir tant et tant de catholiques.
Quand il s'agit des principes doctrinaux, on ne peut pas faire de compromis et on en peut pas se taire. Se taire, c'est être complice.

( 768009 )
Comment par Aigle (2015-01-11 09:57:24)
[en réponse à 767952]
Comment une évêque en communion avec le saint siège peut il condamner des textes conciliaires approuvés par le pape de l'époque et par tous les papes successifs ?

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Les évêques ont le devoir par Sierra (2015-01-11 15:56:23)
[en réponse à 768009]
de dire la vérité. De plus, condamner les erreurs modernistes ne signifie pas que l'on n'est plus en communion avec le Saint Siège!

( 767954 )
Ces "soixante-huitards" par AVV-VVK (2015-01-10 19:18:02)
[en réponse à 767949]
que l'on retrouve aussi ailleurs sont-ils différents des évêques (post)conciliaires? Merci.

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[réponse] par Sierra (2015-01-10 19:23:47)
[en réponse à 767949]
Sinon de fait, la réaction de Mgr Aupetit se différencie, avec quelques rare évêques, très nettement de celles des autres

( 767970 )
Finissons-en avec l'affiliation de l'irénisme épiscopal à "68". par Scrutator Sapientiæ (2015-01-10 21:26:33)
[en réponse à 767956]
Bonsoir Sierra,
1. Je ne réponds pas vraiment à votre message, et il même possible que je réponde plutôt à un autre liseur, qui est intervenu sur ce même fil, mais je suggère que nous en finissions avec la référence à "1968", quand nous pensons à l'état d'esprit que nous dénonçons ou déplorons, de la part de la majorité des évêques français, depuis déjà plusieurs décennies.
2. Cet état d'esprit n'est pas né en 1968, ni même en 1967, en 1966, ou en 1965 : il n'a pas attendu l'immédiat après-Concile, ni même l'immédiat avant-Concile, pour commencer à sévir, puisque cet état d'esprit, globalement iréniste, existentialiste, évolutionniste, historiciste, manichéen, philo-moderniste, voire philo-progressiste, est apparu, a minima, dès les années 1950, et a survécu à l'année 1968 et aux années 1970.
3. Il y a au moins un oubli et une erreur, quand la plupart des catholiques français font référence à l'année 1968 :
- d'une part, ils ont tendance à ne se souvenir que de mai 1968, et à oublier juin 1968, alors que le mois de juin 1968 a amplement contredit la croyance selon laquelle les idées de mai 1968 avaient un caractère "populaire" unanime ;
- d'autre part, ils ont tendance à croire que les évêques français ont souscrit aux idées de mai 1968, en tant que telles, alors qu'ils ont bien plus eu une attitude "laisser-fairiste" qu'une attitude "avant-gardiste", sur le plan idéologique.
4. En réalité, les évêques français qui ont fait preuve de bienveillance sans vigilance, à l'égard des idées propres au mouvement assimilé, notamment en France, à l'année 1968, étaient en retard d'une, voire de deux modes, idéologiques ou intellectuelles : la vulgate "communisante" et "historiciste" qui était la leur les a fait passer à côté du structuralisme, puis à côté du situationnisme, ce qui, paradoxalement, a donné l'impression qu'ils étaient encore "dans le coup", dans les années 1970, parce que le "moment structuraliste" et le "moment situationniste", eux, n'ont pas duré aussi longtemps que leur vulgate.
5. Au surplus, et contrairement à ce que j'ai longtemps cru moi-même, il n'y a pas UN "esprit de mai", UNE "pensée 68", homogène ou uniforme, mais plusieurs éléments (certains plus élaborés que d'autres), tels que le freudo-marxisme et le maoisme, ces éléments étant souvent en contradiction les uns avec les autres.
6. Je pense en outre que la "dialectique", la dynamique inhérente à ce dont il est question ici, a été fortement conditionnée par une toile de fond géopolitique qui, quelques mois après, n'était déjà plus de mise (Prague, au mois d'août 1968), même si, peu ou prou, le spécifique de l'année 1968 a continué jusqu'à la fin de cette année là.
7. Quelles sont, à mon sens, les caractéristiques fondamentales de "l'esprit de mai" (et non pas de la pensée 68, revue et visitée par Ferry et Gauchet) ? En quelques mots, voici quatre caractéristiques :
- d'une part, un anti-conservatisme, composé d'anti-autoritarisme, d'anti-institutionnalisme, d'anti-référentialisme et d'anti-traditionalisme, et là on voit tout de suite, en présence des deux premiers ingrédients, en quoi une attitude "communisante" n'a pas vraiment été en phase avec un tel anti-conservatisme ;
- d'autre part, une "mise à mort" du sujet personnel, dès lors qu'il dit oui à l'ordre bourgeois, et un "éveil à la vie" du sujet collectif, dès lors qu'il dit non à ce même ordre bourgeois, d'où ces deux phrases emblématiques :
"Va te cacher, objet." et "Cours, camarade, le vieux monde est derrière toi."
- en outre, un surinvestissement dans la "convivialité" puis dans la "participation", non dans l'acception gaulliste du terme, mais dans une acception annonciatrice de la deuxième gauche, "réformiste" ;
- enfin, un spontanéisme en surface sans spiritualité en profondeur, avec le risque que le rejet initial du "produire pour consommer" soit l'antichambre d'un ralliement ultérieur, moins adolescent, mais plus carriériste et plus conformiste...ce qui s'est d'ailleurs produit.
8. Que je sache, l'état d'esprit épiscopal dont il est question ici
- a commencé à se manifester dès les années 1950, dans le contexte de la bipolarisation et de la décolonisation, mais aussi dans celui de la montée en puissance du teilhardisme,
- a eu tendance à réduire le Concile Vatican II à une constitution, à un décret, et à une ou deux déclarations pastorales, au plus tard dès le début de la troisième session du Concile, à l'automne 1964.
Or les années 1950 se sont terminées au moins huit ans avant 1968, et la troisième session du Concile Vatican II a commencé au moins trois ans avant 1968...
9. Je plaide donc pour qu'il y ait plus souvent une dissociation entre la référence à cet état d'esprit épiscopal, aujourd'hui bien plus "sociétalisant" que "communisant", et la référence au soixante-huitardisme, donc on aura compris qu'il est presque un OVNI idéologique.
10. Je termine ce message sur une dernière remarque : c'est pour moi le cléricalisme qui constitue l'une des marques de fabrique d'une grande partie de l'épiscopat, par delà telle ou telle périodisation idéologique : je pense ici à la persistance de la "supériorité ontologique du clerc", qui ne me semble pas vraiment être d'inspiration soixante-huitarde, me semble-t-il.
Il est tout à fait possible que je me trompe sur tel ou tel point, aussi suis-je demandeur et preneur de toute remarque.
Bonne nuit et à bientôt.
Scrutator.

( 768039 )
Merci par Aigle (2015-01-11 16:28:39)
[en réponse à 767970]
Scrutator pour cette très fine analyse

( 768010 )
Et Urbain II ? par Aigle (2015-01-11 10:02:56)
[en réponse à 767949]
Pas catholique urbain II ?
Pas chrétiennes les croisades ?
Et la peine de mort ?
Encore une fois ces évêques absolutisent la vie et ne savent pas dis tonture la destruction des vies innocentes...

( 767967 )
la foi de nos frères musulmans par Mingdi (2015-01-10 21:06:03)
[en réponse à 767948]
"À prier aussi pour nos frères musulmans qui sont blessés dans leur foi", dit l'un d'entre eux. J'ai aussitôt pensé aux dessins de Charlie hebdo, cause du massacre. Mais il doit s'agir d'autre chose.

( 768044 )
La liberté d'expression par Adso (2015-01-11 17:43:27)
[en réponse à 767948]
Les USA pays de la liberté s'il en est pratique la liberté de la presse, mais ne franchit jamais la ligne de l'offense, de la haine, de l'atteinte aux convictions religieuses ! Qu'on ne vienne pas me défendre cette folie d'offenser NSJC avec la liberté de la presse !
Honte aux Mgr Iscariotes, ces judas mitrés que comporte l'Eglise de France, qui encensent les valeurs du prince de ce monde pour mieux asphyxier l'enfant Dieu dans Sa crèche !