Pour ce qui est de la tradition de l'Eglise, rien ne vaut le Gavantus.
Vous touverez les heures dans le deuxième volume en page 8.
Mais il y a eu depuis plein d'accomodements d'une part, ou de raidissements d'autre part, qui ont un peu altéré la cohérence des anciennes rubriques.
On a voulu simplifier la vie des prêtres en leur donnant de nouvelles latitudes.
La latitude est telle qu'alors que quand j'étais gamin, le métro, les jardins publics, les églises étaient remplis de prêtres qui récitaient leur bréviaire quasiment à toute heure de la journée, on ne voit plus jamais un prêtre réciter son bréviaire. Il n'est un secret pour personne que beaucoup de prêtres ont carrément supprimé cette obligation, alors que c'est la seule qu'ils ont (pour la messe, leur seule obligation est la même que celle des laïcs, y assister les dimanches et fêtes). L'Eglise ne prie guère.
Même ceux qui prient voient l'office chamboulé, on ne prie plus sept fois par jour, on ne prie plus du tout de nuit (plus de matines mais un office des lectures qu'on dit quand on veut). Tout ce qui conceranti les horaires semble avoir été dérégulé, du rese la loi précise qu'on peut dire la messe à toute heure du jour et de la nuit aujourd'hui.
De façon surprenante, la réforme, c'en est bien une, de la semaine sainte obligerait à célébrer les ténèbres au matin, c'est l'assurance de n'avoir personne à l'office. Pour le coup la pastorale n'est plus invoquée. Dans la pratique, tout le monde suit le système ancien de les avoir tard le soir, donc effectivement dans la nuit. On ne comprend pas pourquoi les matines de Noël elles seraient toujours célébrées avant la messe de minuit.
Il est vrai que les novateurs (j'attends toujours la réponse de l'abbé qui, ayant remarqué que tous les ans je reviens sur cette anomalie, ne s'est pas empressé de répondre sur le fond du problème) avançant l'heure de la messe de minuit, se calant sur Paul VI et l'anticipation des solennités, obtiendront rapidement la suppression de la vigile de Noël remplacée par une messe non de minuit mais de la nuit, et les matines deviendront des vêpres...
Gavantus