Si tuer un enfant innocent devient par le jeu de la « loi » un droit, toute corruption ou iniquité devient possible aussi bien dans la sphère publique que dans la sphère privée. Mais attention ! Pour pouvoir tuer un frère il faut auparavant tuer Dieu le Père, ou le vendre. Nous avons fait les deux. Nous pourrions dire tellement de choses là-dessus ! Que personne ne s’étonne donc de la situation où se trouve prostrée l'Espagne et une bonne partie du monde.
Dans le respect de tous et par amour pour chacun, je crois qu’il est nécessaire, non seulement de décrire la réalité, mais aussi d'analyser les causes de ce qui se produit. Ce sera la seule façon possible de proposer des solutions vraies, et non seulement de poser des pansements pour maîtriser les symptômes d'une pensée débile, qui est comme une maladie et qui rabaisse le niveau éthique général de telle sorte qu’au nom d’un faux concept de tolérance on finisse par persécuter tout ceux qui défendent la vérité sur l'homme et ses conséquences éthiques
Personne ne doit douter que nous sommes dans une situation d'urgence politique. Cette situation réclame aux laïcs catholiques qu'ils sachent s'organiser pour offrir une réponse lucide dans le domaine culturel, dans les moyens de communication, et dans la politique. Ne pas le faire en ce moment équivaut à un véritable péché par omission
En tout cas il faut insister sur le fait que ceux qui rendent un culte à Moloch et à Mammon – la culture de la mort et l’idolâtrie de l'argent – vont toujours main dans la main avec le Maître de ce monde et le servent.
C'est pour cela que notre combat, comme nous le rappelle l'apôtre Paul, « n’est pas contre la chair et le sang, mais contre les principautés et les puissances, contre les dominateurs de ce monde de ténèbres » (Eph. 6, 12). C'est pour cela qu'il est nécessaire, comme nous y exhortait le même apôtre, de nous revêtir des armes de Dieu : « Tenez donc ferme, ayant vos reins ceints de la vérité, revêtus de la cuirasse de la justice, les pieds chaussés de zèle pour l’Evangile de la paix, prenant par-dessus tout le bouclier de la foi, au moyen duquel vous pourrez éteindre tous les traits enflammés du malin » (Eph, 6, 14-16). Nous catholiques, en ce moment nous sommes devant une véritable croisée des chemins, et il est nécessaire de nous demander qui nous sommes disposés à servir : ou bien les dieux et leur messagers de cette nouvelle religion laïque, ou le Dieu véritable. Comme aux temps de Josué notre réponse ne peut-être autre que celle-ci : « Moi-même et ma maison, nous servirons le Seigneur » (Jos. 24,15).
+ Juan Antonio Reig Pla
Evêque d'Alcala de Henares
Seule à le dire, l’école contre-révolutionnaire
Il existe une prophétie de saint Paul dont on semble dans l’Église ne pas s’apercevoir qu’elle a commencé à se réaliser.
Cette prophétie concerne les “signes du temps”. Pour interpréter ceux-ci, l’Église a institutionnellement besoin de l’aide des autorités temporelles et de leur compétence propre en la matière. Mais aujourd’hui nos autorités temporelles se veulent laïquement sans Dieu, ce qui les rend défaillantes, aveugles, et même destructrices.
Dans sa seconde lettre aux Thessaloniciens (2, 3-8), saint Paul leur parle de l’Avènement du Christ à la fin des temps et leur demande s’ils se rappellent ce qu’il leur en a dit quand il était auprès d’eux. Son propos est donc dans le contexte et la dépendance de ce qu’il leur avait dit, et qu’il ne répète pas, ce qui fait que sa prophétie demeure allusive et que saint Augustin avouait n’y rien comprendre.
Saint Paul explique qu’avant l’Avènement final il y aura une apostasie générale qui, “mystère d’iniquité”, est “déjà à l’œuvre” mais demeure d’abord impuissante et cachée : son déchaînement est retenu par quelque chose ou quelqu’un, et c’est en ce quelque chose ou ce quelqu’un que consiste l’énigme. Viendra le temps où cet obstacle énigmatique sera écarté, “et alors l’Impie se révélera”, il établira pour un temps sa domination : un temps qui peut durer des années, ou des siècles.
Les hypothèses interprétatives ont été nombreuses. La plus célèbre dans l’école contre-révolutionnaire est celle de Dom Delatte, Abbé de Solesmes de 1890 à 1921, pour qui l’obstacle au déchaînement de l’Impie est le pouvoir temporel tant qu’il demeure fidèle à sa fonction qui en fait le rempart de “l’ordre naturel dans l’homme, dans la famille, dans la société, dans la nation, dans toute l’humanité”. Quand le pouvoir temporel, miné de l’intérieur, ne remplit plus son rôle, l’espace public est livré à l’apostasie et à ses conséquences, les perversions et inversions morales.
Jean Ousset commentait à son tour Dom Delatte : en raison de la décomposition du pouvoir temporel, il voyait venir “le Super-Etat, pouvoir occulte universel enfin manifesté et vraisemblablement incarné en une personne ou un groupe de personnes, visibles ou invisibles, connues de tous ou masquées aux yeux des foules par l’anonymat, pouvoir mondial de la Révolution triomphante”. Rien n’empêchera plus l’apostasie générale de grandir dans la mesure où progresse le “déboisement social”, c’est-à-dire la destruction ou l’inversion du mariage, de l’école, du métier, de tous les corps intermédiaires “et des nations elles-mêmes”. Jean Ousset l’écrivait en 1958, il y a plus d’un demi-siècle.
Il s’est répandu, dans l’Église et dans la société, la croyance prévaricatrice que “la démocratie égalitaire est directement issue du monothéisme évangélique” : ce n’est même pas une idée, c’est un aveuglement. La démocratie égalitaire est l’avant-garde, elle détruit l’obstacle temporel qui empêchait une généralisation mondiale de la déchristianisation. Ainsi la démocratie-chrétienne n’aura été, selon Pie X, qu’ “un misérable affluent du grand mouvement d’apostasie organisé dans tous les pays pour l’établissement d’une Église universelle qui n’aura ni dogmes ni hiérarchie, ni règle pour l’esprit ni frein pour les passions”.
À ce sujet saint Pie X a dénoncé ce qu’il appelait “l’invitation étrange” : l’invitation “faite par un catholique” [c’était alors Marc Sangnier, fondateur de la démocratie-chrétienne], l’invitation au “respect de toutes les erreurs”, et pour ceux qui les professent, l’étrange invitation à “fortifier leurs convictions”. Aux invitations de ce genre, l’école contre-révolutionnaire exprime en permanence son refus.
JEAN MADIRAN
Article extrait du n° 7290 de Présent du samedi 19 février 2011
01 Frères, nous avons une demande à vous faire à propos de la venue de notre Seigneur Jésus Christ et de notre rassemblement auprès de lui :
02 si l'on nous attribue une inspiration, une parole ou une lettre prétendant que le jour du Seigneur est arrivé, n'allez pas aussitôt perdre la tête, ne vous laissez pas effrayer.
03 Ne laissez personne vous égarer d’aucune manière. Car il faut que vienne d’abord l’apostasie, et que se révèle l’Homme de l’impiété, le fils de perdition,
04 celui qui s’oppose, et qui s’élève contre tout ce que l’on nomme Dieu ou que l’on vénère, et qui va jusqu’à siéger dans le temple de Dieu en se faisant passer lui-même pour Dieu.
05 Ne vous souvenez-vous pas que je vous en ai parlé quand j’étais encore chez vous ?
06 Maintenant vous savez ce qui le retient, de sorte qu’il ne se révélera qu’au temps fixé pour lui.
07 Car le mystère d’iniquité est déjà à l’œuvre ; il suffit que soit écarté celui qui le retient à présent.
08 Alors sera révélé l’Impie, que le Seigneur Jésus supprimera par le souffle de sa bouche et fera disparaître par la manifestation de sa venue.
09 La venue de l’Impie, elle, se fera par la force de Satan avec une grande puissance, des signes et des prodiges trompeurs,
10 avec toute la séduction du mal, pour ceux qui se perdent du fait qu’ils n’ont pas accueilli l’amour de la vérité, ce qui les aurait sauvés.
11 C’est pourquoi Dieu leur envoie une force d’égarement qui les fait croire au mensonge ;
12 ainsi seront jugés tous ceux qui n’ont pas cru à la vérité, mais qui se sont complus dans le mal.
13 Quant à nous, à tout moment nous devons rendre grâce à Dieu à votre sujet, frères, vous qui êtes aimés du Seigneur, puisque Dieu vous a choisis en premier pour être sauvés par l’Esprit qui sanctifie et par la foi en la vérité.
14 C’est à cela que Dieu vous a appelés par notre proclamation de l’Évangile, pour que vous entriez en possession de la gloire de notre Seigneur Jésus Christ.
15 Ainsi donc, frères, tenez bon, et gardez ferme les traditions que nous vous avons enseignées, soit de vive voix, soit par lettre.
16 Que notre Seigneur Jésus Christ lui-même, et Dieu notre Père qui nous a aimés et nous a pour toujours donné réconfort et bonne espérance par sa grâce,
17 réconfortent vos cœurs et les affermissent en tout ce que vous pouvez faire et dire de bien.
01 Bien-aimés, ne vous fiez pas à n’importe quelle inspiration, mais examinez les esprits pour voir s’ils sont de Dieu, car beaucoup de faux prophètes se sont répandus dans le monde.
02 Voici comment vous reconnaîtrez l’Esprit de Dieu : tout esprit qui proclame que Jésus Christ est venu dans la chair, celui-là est de Dieu.
03 Tout esprit qui refuse de proclamer Jésus, celui-là n’est pas de Dieu : c’est l’esprit de l’anti-Christ, dont on vous a annoncé la venue et qui, dès maintenant, est déjà dans le monde.
04 Vous, petits enfants, vous êtes de Dieu, et vous avez vaincu ces gens-là ; car Celui qui est en vous est plus grand que celui qui est dans le monde.
01 Frères, nous avons une demande à vous faire à propos de la venue de notre Seigneur Jésus-Christ et de notre rassemblement auprès de lui [la seconde venue du Christ considérée par certains, mais non par Paul, comme imminente] :
02 si l'on nous attribue une inspiration, une parole ou une lettre prétendant que le jour du Seigneur est arrivé, n'allez pas aussitôt perdre la tête, ne vous laissez pas effrayer.
03 Ne laissez personne vous égarer d’aucune manière. Car il faut que vienne d’abord l’apostasie [le temps de persécution], et que se révèle l’Homme de l’impiété, le fils de perdition [le futur empereur qui sera Néron],
04 celui qui s’oppose, et qui s’élève contre tout ce que l’on nomme Dieu ou que l’on vénère, et qui va jusqu’à siéger dans le temple de Dieu en se faisant passer lui-même pour Dieu.
05 Ne vous souvenez-vous pas que je vous en ai parlé quand j’étais encore chez vous ?
06 Maintenant vous savez ce qui le retient, de sorte qu’il ne se révélera qu’au temps fixé pour lui [après la mort de l'empereur régnant, Claude].
07 Car le mystère d’iniquité est déjà à l’œuvre [l'ambition politique d'Agrippine et de son jeune fils Néron] ; il suffit que soit écarté celui qui le retient à présent [Claude lui-même encore vivant et régnant].
08 Alors sera révélé l’Impie [l'empereur Néron, accédant à l'empire en 54 de notre ère], que le Seigneur Jésus supprimera par le souffle de sa bouche et fera disparaître par la manifestation de sa venue [en 68, par la révolte de l'empire et le suicide même de Néron].
09 La venue de l’Impie [Néron], elle, se fera par la force de Satan avec une grande puissance, des signes et des prodiges trompeurs [on sait tous les prestiges techniques, militaires ou artistiques qui illustrèrent le règne de Néron, et qui frappèrent les contemporains].
10 avec toute la séduction du mal [on sait en même temps toute la dépravation des mœurs et les persécutions qui accompagnèrent le règne de Néron], pour ceux qui se perdent du fait qu’ils n’ont pas accueilli l’amour de la vérité, ce qui les aurait sauvés [le christianisme enseigné par Paul et les autres apôtres].
11 C’est pourquoi Dieu leur envoie une force d’égarement qui les fait croire au mensonge ;
12 ainsi seront jugés tous ceux qui n’ont pas cru à la vérité, mais qui se sont complus dans le mal [les païens, les incrédules].
13 Quant à nous [les chrétiens], à tout moment nous devons rendre grâce à Dieu à votre sujet, frères, vous qui êtes aimés du Seigneur, puisque Dieu vous a choisis en premier pour être sauvés par l’Esprit qui sanctifie et par la foi en la vérité.
11 Puis, j’ai vu monter de la terre une autre Bête [Néron] ; elle avait deux cornes [ses précepteurs, Burrhus et Sénèque] comme un agneau [les premières années de Néron, le quinquennium, furent bénéfiques], et elle parlait comme un dragon [comme un tyran qu'il était en réalité].
12 Elle exerce tout le pouvoir de la première Bête [l'empire romain] en sa présence, amenant la terre et tous ceux qui l’habitent à se prosterner devant la première Bête [César lui-même, fondateur de l'empire], dont la plaie mortelle a été guérie [la plaie mortelle de son assassinat en - 44].
13 Elle produit de grands signes, jusqu’à faire descendre le feu du ciel sur la terre aux yeux des hommes :
14 elle égare les habitants de la terre par les signes qu’il lui a été donné de produire en présence de la Bête ; elle dit aux habitants de la terre de dresser une image en l’honneur de la première Bête [César] qui porte une plaie faite par l’épée mais qui a repris vie [en la personne de ses successeurs, les Césars romains].
15 Il lui a été donné d’animer l’image [sa statue] de la Bête, au point que cette image se mette à parler, et fasse tuer tous ceux qui ne se prosternent pas devant elle.
16 À tous, petits et grands, riches et pauvres, hommes libres et esclaves, elle fait mettre une marque sur la main droite ou sur le front [la monnaie romaine portant l'effigie de César, arborée même sur la tête],
17 afin que personne ne puisse acheter ou vendre, s’il ne porte cette marque-là : le nom de la Bête ou le chiffre de son nom.
18 C’est ici qu’on reconnaît la sagesse. Celui qui a l’intelligence, qu’il se mette à calculer le chiffre de la Bête, car c’est un chiffre d’homme, et ce chiffre est six cent soixante-six.