Le Forum Catholique

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images/icones/neutre.gif  ( 766058 )1ère femme évêque de "l'Eglise anglicane" par Jean-Paul PARFU (2014-12-17 20:33:33) 

C'est à voir et à lire ici
images/icones/neutre.gif  ( 766059 )2 remarques par Meneau (2014-12-17 21:01:46) 
[en réponse à 766058]

- la reine d'Angleterre est déjà le chef de l'Eglise d'Angleterre, donc pourquoi pas d'autres femmes dans la hiérarchie ?

- vous avez vu la conclusion de l'article ? Comme quoi toute réforme ouvre la porte à une autre qui la dépasse. C'est le principe de la révolution.

Cordialement
Meneau
images/icones/iphone.jpg  ( 766062 )Réjouissons-nous au contraire! par Ubique Fidelis (2014-12-17 22:21:23) 
[en réponse à 766059]

Cela sonnera le glas de l'anglicanisme et de surcroît fera
revenir les brebis égarées au Bercail!
images/icones/pelerouin1.gif  ( 766336 )pourquoi ce futur "sonnera" ? par Luc Perrin (2014-12-21 12:51:29) 
[en réponse à 766062]

Il y a longtemps que le glas sonne dans les églises anglicanes désertes d'Angleterre. Avec toutes les "prêtresses", diaconesses, évêquesses qu'on voudra, les baptisés eux sont partis sans être remplacés.

Mme Sylvie Kauffman saluait cette désignation en fustigeant l'Église du Christ qui refuse les femmes pour "la fonction de prêtre" : tout est là, dans les Communautés protestantes, il y a des fonctions, des ministères ; dans le catholicisme et les Églises orientales, il y a le sacerdoce.

Mais ça, aucun libéral ne peut le concevoir.
images/icones/fleche2.gif  ( 766339 )J'ai écouté "L'esprit public" Luc par Jean-Paul PARFU (2014-12-21 13:58:23) 
[en réponse à 766336]

sur France Culture en allant à la messe. Je suis entièrement d'accord avec vous.
images/icones/2e.gif  ( 766063 )A quand des Zoophiles par Semetipsum (2014-12-17 22:22:34) 
[en réponse à 766059]

images/icones/neutre.gif  ( 766069 )Oui et par Aigle (2014-12-17 23:44:22) 
[en réponse à 766059]

Oui cher Meneau et tout cela sous la plume d'un journaliste du Figaro qui semble trouver cela normal...sait il au moins que le Figaro fut jadis un journal conservateur ?
images/icones/fleche2.gif  ( 766073 )Peut-on se rapprocher de cette périphérie sans s'éloigner du centre ? par Scrutator Sapientiæ (2014-12-18 00:04:52) 
[en réponse à 766058]

Bonsoir Jean-Paul PARFU,

Il se trouve que j'ai davantage de connaissances en ce qui concerne le Magistère du dialogue interreligieux et la théologie du pluralisme religieux qu'en ce qui concerne l'oecuménisme.

La question que je me pose et que je vous pose est celle-ci : ne pensez-vous que cet évènement, après d'autres et avant d'autres, montre bien dans quelle mesure la conception dominante de l'oecuménisme s'apparente vraiment à une utopie, puisqu'il semble vraiment de plus en plus difficile de se rapprocher de ce type de "périphérie", chez les anglicans, sans s'éloigner, dans le même temps, de ce qui constitue, parmi d'autres éléments, le "centre" du catholicisme ?

Merci beaucoup pour toute réponse, bonne nuit et à bientôt.

Scrutator.

images/icones/1n.gif  ( 766079 )Lisez le dernier passage ! par Athanase (2014-12-18 00:44:01) 
[en réponse à 766058]

Les débats sur la modernisation de l'Église d'Angleterre ne sont pas terminés pour autant. Des membres ouvertement homosexuels du clergé demandent maintenant la possibilité que soient désignés des évêques gays.

Bref, bientôt les gays-remariés-puis-"divorcés", etc. Il faut toujours une nouvelle catégorie !
images/icones/1v.gif  ( 766081 )ah! quand même ! par jejomau (2014-12-18 06:36:17) 
[en réponse à 766079]

ils pensent enfin à eux !
images/icones/fleche2.gif  ( 766083 )La modernisation serait-elle plus importante que la christianisation ? par Scrutator Sapientiæ (2014-12-18 08:02:39) 
[en réponse à 766079]

Bonjour Athanase,

La modernisation des confessions chrétiennes, id est leur orientation vers / leur ouverture sur les signes des temps ET sur la ligne du temps, leur modelage sur le monde présent, ferait-elle plus autorité, serait-elle plus importante, que leur orientation vers / leur ouverture sur Jésus-Christ ?

Mais qu'est-ce qui a bien pu mettre dans la tête des responsables religieux chrétiens cette vision selon laquelle, plus on est axiologiquement en phase avec l'esprit du monde, et plus on est authentiquement en phase avec le Christ lui-même ?

Qu'est-ce qui nous vaut une telle religion de l'oxymore...et de l'autolyse, comme si l'auto-destruction d'une confession chrétienne était la manifestation extérieure de l'authenticité de cette confession chrétienne ?

La seule explication qui me vient à l'esprit est celle-ci : pour beaucoup, le christianisme n'est pas, et n'a pas à être, instituant, mais il a à être libérateur ; dans ces conditions, l'émancipation individuelle et universelle est évangélique, et la résistance ou la réticence, face à l'esprit du monde, est saturée par des préjugés ou par des prétentions.

Bonne journée.

Scrutator.
images/icones/neutre.gif  ( 766117 )Ça ne devrait guère poser de problèmes. par Yves Daoudal (2014-12-18 12:41:10) 
[en réponse à 766079]

Il y a désormais longtemps qu'il y a des "évêques" ouvertement homosexuels dans l'"Eglise" épiscopalienne, à savoir les anglicans américains. Et cette année il y a eu le divorce du premier évêque homosexuel. (Je ne sais pas s'il est remarié.)

Lorsque l'"ordination épiscopale" femelle a été définitivement adoptée, le mois dernier, dans l'"Eglise d'Angleterre", j'ai remarqué sur mon blog que pour en finir avec tout soupçon de discrimination la première évêquesse devrait être noire et lesbienne et mariée (éventuellement divorcée). Je constate que ce n'est pas le cas. (En fait il y avait bien une noire qui pouvait être faite première évêquesse, la première femme noire aumônière de la Chambre des communes, mais elle n’est pas lesbienne puisqu’elle est mariée à un homme. En outre, alors qu’elle était en bonne place sur toutes les listes de futures évêquesses, elle a dit que ce n’était pas du tout son ambition, et que « s’il y en a qui passent leur temps à mourir d’envie d’être évêques, eh bien elles doivent avoir de très tristes vies… »)
images/icones/neutre.gif  ( 766185 )Le vice sans fin par Aigle (2014-12-18 22:53:11) 
[en réponse à 766117]

Pardonnez ce jeu de mots mais après les gays et lesbiennes, à qui le tour ?

Les libertins militent déjà dans les coulisses pour autoriser l'inceste

Les écolos pour reconnaître des droits aux singes

Je vais être provocant : comment refuser un couple incestueux " s'ils s'aiment vraiment" ? Et après quelle place faire aux singes ? ...ce sera le problème de 2055 ( puisque les revendications homo sont nées vers 1970).
images/icones/fleche2.gif  ( 766192 )La dynamique des Droits de l'Homme aboutit à cela. par Scrutator Sapientiæ (2014-12-19 00:17:58) 
[en réponse à 766185]

Bonsoir, Aigle,

1. Nous sommes en présence d'un double mouvement :

- les droits situés dans l'ordre juridico-politique, et les droits économiques et sociaux, forment ce que l'on appelle les deux premières générations des Droits de l'Homme ; par toutes sortes de moyens ou pour toutes sortes de raisons, du despotisme démocratique à la crise économique et sociale, ces droits sont de plus en plus matériellement fragilisés, même s'ils ne sont pas formellement remis en cause, et en outre il arrive que les peuples bénéficiaires d'une partie de ces droits les exercent de moins en moins, comme dans le cas de l'abstention aux élections, ou dans le cas du chômage de masse ;

- les Droits de l'Homme des troisième et quatrième générations renvoient respectivement

a) aux questions de respect de la nature, des cultures, de l'histoire, des mémoires, des identités et des minorités,

b) aux questions de respect des enfants, des personnes âgées, des personnes handicapées.

2. Nous sommes donc en présence d'une dynamique de moins en moins réaliste, ou, en tout cas, qui donne de moins en moins satisfaction, en ce qui concerne ses deux premières générations, et qui s'efforce de le faire oublier, ou de se faire pardonner, en ouvrant sans cesse de nouveaux droits, au sein de la troisième ou de la quatrième génération, des droits qui coûtent le moins cher possible, à court terme, aux Etats qui les ouvrent, mais qui peuvent coûter très cher, à moyen terme, aux économies ou aux sociétés qui en bénéficient.

3. Le risque n'est pas seulement que ces nouveaux droits soient virtuels, faute de moyens financiers ou matériels, ou soient plus des droits particuliers que des droits universels ; le risque est aussi que l'axiologie (id est la relation aux valeurs et le système des valeurs), qui caractérise cette dynamique, rejaillisse sur des domaines de la vie humaine dans lesquels, je le dis comme je le pense, cette dynamique des Droits de l'Homme ne peut pas, ne doit pas, constituer l'Alpha et l'Oméga de ce qui se joue et de ce qui se noue : je pense ici à la vie dans le cadre de la famille et à la vie dans le cadre de la religion, entre autres domaines.

4. La combinaison entre cette dynamique des Droits de l'Homme et la vision selon laquelle le christianisme est une religion de l'émancipation individuelle, ne peut qu'aboutir à la dégradation du christianisme en une religion sans obligations ni sanctions, une vis sans fin, chargée de donner satisfaction à toutes les revendications catégorielles ou comportementales, y compris les plus contradictoires, par rapport aux fondements et structures du christianisme.

5. Je pense ici, pour conclure ce message, au titre de quelques émissions de télévision française des années 1990 - 2000 : "C'est mon choix", car "J'y crois, j'y crois pas", et puis "Tout est possible".

6. Mais le fait que tout n'est pas possible, ou que tout ce qui est possible n'est pas souhaitable, ou que tout ce qui est apparemment souhaitable n'est pas vraiment "adossable" à l'Ecriture, à la Tradition, au Magistère, est alors de plus en plus considéré comme impensable, contraire à "l'évolution des mentalités", au "sens de l'histoire", donc à une "instance" qui nous place ou nous tourne presque tous, en permanence, en direction d'un "futurisme indéfini".

Bonne nuit et à bientôt.

Scrutator.