Le Forum Catholique

http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=765791
images/icones/fleche3.gif  ( 765791 )le Synode sur la famille en 2015 par jejomau (2014-12-15 11:32:49) 

On peut trouver le Questionnaire concernant le Synode à venir sur le site du Vatican

Le questionnaire part d'emblée du principe qu'il faut pouvoir faciliter les cas de nullité :

37. Comment rendre plus accessibles et souples, si possible gratuites, les procédures de reconnaissance des cas de nullité ? (n° 48).


Il insiste aussi sur l'orientation doctrinale à donner concernant les adultérins pour qu'ils puissent éventuellement recevoir l'Eucharistie:

38. La pastorale sacramentelle à l’égard des divorcés remariés a besoin d’un approfondissement ultérieur, en évaluant la pratique orthodoxe et en tenant compte de « la distinction entre situation objective de péché et circonstances atténuantes » (n° 52). Quelles sont les perspectives au sein desquelles se situer ? Quelles avancées sont possibles ? Quelles suggestions pour remédier à des formes d’empêchement non dues ou non nécessaires ?


Sur ce point, on semble faire l'impasse sur le fait qu'il n'existe pas en réalité (contrairement à ce qui est affirmé par les modernistes) de "re-mariage" possible chez les Orthodoxes. C'est Le cardinal Kasper qui s’était servi de cet exemple dans son discours précédant le Synode pour prétendre amener les couples adultérins à l'Eucharistie.

Ainsi, Il s’était référé à la pratique des Églises orthodoxes en ce qui concerne les seconds mariages pour soutenir que les catholiques divorcés et remariés devraient eux aussi avoir la possibilité de communier.

Toutefois il n’a pas prêté attention au fait que les orthodoxes NE COMMUNIENT PAS lors du rite des seconds mariages, parce que ce qui est prévu dans le rite byzantin du mariage, ce n’est pas la communion, mais seulement l’échange de la coupe commune de vin, qui n’est pas du vin consacré.

Chez les orthodoxes, les deuxièmes et troisièmes mariages, à la différence du premier, sont célébrés selon un rite particulier, défini comme “de type pénitentiel”.

Étant donné que, dans le rite des seconds mariages, il manquait jadis le moment du couronnement des époux – que la théologie orthodoxe considère comme le moment essentiel du mariage le SECOND MARIAGE N’EST DONC PAS UN SACREMENT mais, pour utiliser la terminologie latine, un « sacramentel », qui permet aux nouveaux époux de considérer que leur union est pleinement acceptée par la communauté ecclésiale. Le rite des seconds mariages s’applique également dans le cas d’époux restés veufs.

Le caractère non-sacramentel des seconds mariages trouve une confirmation dans le fait que la COMMUNION EUCHARISTIQUE A DISPARU des rites de mariage byzantins et qu’elle a été remplacée par la coupe, qui est considérée comme un symbole de la vie commune.

En réalité donc, les Orthodoxes respectent à la Lettre la Parole du Christ sur le sujet en reconnaissant l’indissolubilité du mariage et l’impossibilité de revenir dessus.

continuons...

Par ailleurs, le texte semble entériner avec une certaine facilité la reconnaissance d'un droit positif nouveau sur une catégorie de personnes... Un certain malaise autour de cette formulation... :

L’attention pastorale envers les personnes ayant une tendance homosexuelle (nos 55-56)

L’attention pastorale envers les personnes ayant une tendance homosexuelle pose aujourd’hui de nouveaux défis, dus notamment à la manière avec laquelle leurs droits sont proposés au niveau social.

40. Comment la communauté chrétienne accorde-t-elle son attention pastorale aux familles dont certaines personnes en leur sein ont une tendance homosexuelle ? En évitant toute discrimination injuste, de quelle façon est-il possible de s’occuper des personnes dans ces situations à la lumière de l’Évangile ? Comment leur proposer les exigences de la volonté de Dieu sur leur situation ?


Par ailleurs, on se méfiera des mots suivants : "à la Lumière de l'Evangile" dont on sait tous parfaitement que pour les modernistes, ils remplaçent aisément les mots "à la Lumière de la Tradition" dès qu'il s'agit de toucher au dogme ou à la doctrine de l'Eglise fondée par le Seigneur.







images/icones/neutre.gif  ( 765797 )C'est une imposture! par Ubique Fidelis (2014-12-15 13:08:37) 
[en réponse à 765791]

Depuis plusieurs mois, j'ai le sentiment que ce Synode est une imposture!

Demeurons éveillés et restons prudents et mobilisés!
images/icones/neutre.gif  ( 765801 )C'est exactement cela par New Catholic (2014-12-15 15:27:55) 
[en réponse à 765797]

Et cette fois les révolutionnaires ne permettront pas aucune réaction, comme s'est passé en 2014. Domine, ad adjuvandum nos festina!
images/icones/attention.gif  ( 765803 )Plus exactement encore par BdM (2014-12-15 15:55:50) 
[en réponse à 765801]

Domine, ad adjuvandos nos festina!
images/icones/1d.gif  ( 765807 )C'est difficile au tablet par New Catholic (2014-12-15 16:20:03) 
[en réponse à 765803]

L’auto-correcteur n'accepte rien, je devrais écrire Festina mille fois pour trouver la version sans majuscule..., comme les montres...
images/icones/1w.gif  ( 765814 )je compatis par Mauwgan (2014-12-15 16:52:45) 
[en réponse à 765807]

J'ai les memes problemes et je me souviens qu'on doutait ici de ma bonne volonte....a ecrire en francais....
images/icones/heho.gif  ( 765818 )C'est nul ... par Exocet (2014-12-15 17:04:18) 
[en réponse à 765791]

Jejomau, il ne s'agit pas de "faciliter" les cas de nullité, mais de rendre plus accessibles les procédures de reconnaissance des cas de nullité. Ce n'est pas du tout la même chose. Les cas de déclaration de nullité sont énumérés par le CIC. Contrairement à ce qu'on pourrait penser, ils sont nombreux et variés. J'ai cru comprendre que l'adultère compulsif pouvait justifier une déclaration de nullité pour méconnaissance grave des devoirs conjugaux, en l'occurrence celui de fidélité.
Je ne comprends pas la crispation de certains devant des initiatives qui tendraient à simplifier et à rendre moins onéreuses les procédures devant les officialités. A partir du moment où un cas de déclaration de nullité est avéré, pourquoi vouloir à toute force maintenir un lien conjugal qui, par définition, n'a jamais existé ? De nombreux couples qui ont "échoué" sont (en droit) des couples qui n'ont jamais existé et qui l'ignorent. Cela est dû très souvent au laxisme ou au manque de discernement des pasteurs (ou des équipes de laïcs qui y suppléent) chargés d'accompagner les futurs époux. Ainsi de nombreux sacrements de mariage sont célébrés alors qu'ils n'auraient jamais dû l'être, les futurs époux n'étant pas dans les dispositions requises pour le recevoir validement. Il me semble donc plus sain (à défaut de saint) que de tels liens ne soient pas artificiellement maintenus par l'ignorance des "époux".
images/icones/neutre.gif  ( 765829 )Précisément parce que les dérives sont aujourd'hui légions par Ubique Fidelis (2014-12-15 17:22:54) 
[en réponse à 765818]

Elles avaient été dénoncées par Benoît XVI, en son temps, lors de l'une de ses allocutions au Tribunal de la Rote.

Encore une fois, il ne s'agit pas que de simplifier les procédures de nullité canonique! En cherchant à amenuiser (encore plus) le rôle du Défenseur du lien ou même en supprimant la double sentence conforme, on n'allège pas le principe, on le dénature pour aboutir à un divorce à la mode de Rome!

Je le répète, toutes les révolutions, y compris dans l'Eglise, sont toujours nées d'un détournement de procédure!

images/icones/bravo.gif  ( 765833 )On voit le juriste, mais merci de ce rappel... par Athanase (2014-12-15 17:29:35) 
[en réponse à 765829]

... le lien matrimonial est présumé valide, d'où l'existence d'un Défenseur du lien, fonction qu'exerça le cardinal Burke, qui le fit remarquer par Jean-Paul II en son temps.

Mais la création d'un divorce catholique risque de poser de sérieux problèmes, et je crains aussi que des couples ayant une situation "fragile" ne soient tentés par cette procédure. Dans ce cas, loin d'avoir supprimé des problèmes, la réforme en crééra de nouveaux...
images/icones/neutre.gif  ( 765838 )Absolument Athanase par Ubique Fidelis (2014-12-15 17:52:27) 
[en réponse à 765833]

Un allègement des procédures (ou parlons clair, une simplification drastique et contre-productive des conditions comme des règles procédurales) tel qu'il est envisagé conduira des fidèles à recourir à ce qui je crois va devenir un divorce à la mode romaine!

C'est une perversion terrible à laquelle on assiste sous on ne sait d'ailleurs quelle influence!

Cela va donc bien susciter de nouveaux problèmes et non des moindres.

C'est contre tout cela que le Cardinal Burke a lutté durant sa mission à la tête du Tribunal de la Signature apostolique, et c'est cela que le Cardinal a dénoncé! Serait-ce la voix qui crie dans le désert et prépare le chemin du Seigneur?
images/icones/neutre.gif  ( 765832 )Parfaitement d'accord avec Exocet par Denis SUREAU (2014-12-15 17:26:41) 
[en réponse à 765818]

C'est le sens de mon article paru dans Famille chrétienne cette semaine.
images/icones/vatican.gif  ( 765843 )Les sacrements sans la foi par Exocet (2014-12-15 18:51:25) 
[en réponse à 765832]

Merci de ce rappel DS. Les sacrements sans la foi sont inopérants. C'est vrai bien sûr aussi pour le mariage, et c'est à juste titre que Benoît XVI avait demandé aux théologiens d'étudier la question. Il y a longtemps que je pense qu'on célèbre beaucoup trop de mariages religieux, compte-tenu du niveau de la foi dans nos sociétés.
images/icones/neutre.gif  ( 765844 )Allez dire cela à Kasper et aux autres par Ubique Fidelis (2014-12-15 18:57:04) 
[en réponse à 765843]

pour qui l'abandon de la Foi et la perte du sens de l'amour de l'Eglise et de Notre Seigneur (dans l'intégralité et donc l'exigence de leur enseignement de Vérité) est une aubaine!

Bossuet au secours: Dieu se rit des hommes qui se plaignent des effets dont ils chérissent les causes.

Les éventuelles nullités d'un certain nombre de mariage n'est ni plus ni moins que la conséquence de la révolution théologique, catéchétique, liturgique et ecclésiologique que nous avons subie!
images/icones/neutre.gif  ( 765845 )Les éventuelles nullité d'un certain nombre par Ubique Fidelis (2014-12-15 18:58:07) 
[en réponse à 765844]

de mariages ne sont pardon
images/icones/2e.gif  ( 765849 )Sacrements inopérants mais pas nuls ! par Jean-Paul PARFU (2014-12-15 19:14:32) 
[en réponse à 765843]

1) Je crains que ne vous confondiez, Exocet, le fait de recevoir avec fruits ou non les sacrements et la validité de ces sacrements.

Vous comprenez bien qu'avec de tels arguments, on peut tout annuler et que ce n'est donc pas sérieux.

2) En outre, comme le remarque Ubique, les Kasper et autres se prévalent en quelque sorte de leur propre turpitude, selon l'expression du droit romain.

En effet, ces gens-là diminuent la foi des fidèles et se servent ensuite de cette disparition de la foi chez les gens pour avancer leurs idées sur l'accès à la communion des divorcés-remariés etc ...
images/icones/radioactif.gif  ( 765854 )Juridisme sec ... par Exocet (2014-12-15 19:55:00) 
[en réponse à 765849]

Sacrement valide en la forme, mais sans effet parce que
privé de son contenu. D'où la déclaration de nullité. C'est la même chose pour le mariage civil. Ce qui semble logique car le risque de tomber dans l'injustice serait grand.
Supposez quelqu'un qui se marie avec la volonté d'avoir des enfants, condition indispensable pour contracter un mariage catholique. Sa fiancée lui a fait croire qu'elle voulait des enfants, ce qui était un mensonge. Sa femme aura donc soin de prendre scrupuleusement une contraception orale. Et ce pauvre homme serait condamné à rester marié avec une femme qui l'a bafoué, sous prétexte que la mariage aurait été "valide" ?
Autre exemple : un adulte qui recevrait le baptême (pour convenance sociale par exemple) en cachant le fait qu'il n'avait pas la foi. Il recevra un baptême formellement valide, mais fera-t-il pour autant partie de la communion de l'Eglise ?
Le présomption de validité du mariage n'est qu'une présomption simple. Je me trompe ?
images/icones/neutre.gif  ( 765874 )Cool par Aigle (2014-12-15 21:56:08) 
[en réponse à 765854]

Il suffit donc qu une femme prenne la pilule pour que son mariage devienne nul ?

C'est une drôle d'idée.

notre Seigneur a pourtant dit " ce que Dieu a uni..."

Avec votre raisonnement tout mariage peut être annulé à tout moment même vingt ans après même après la naissance de huit enfants....simplement parce que la femme est pécheresse ?

En fait vous êtes mille fois plus laxiste que ce pauvre Kasper !
images/icones/hein.gif  ( 765877 )élément ou propriété essentiel(le) ? par Cath...o (2014-12-15 22:18:29) 
[en réponse à 765874]

Il me semble qu'Exocet parle du cas où l'épouse refuserait en secret totalement d'avoir des enfants.

Le canon 1101 § 2 précise : " (...) Cependant, si l'une ou l'autre partie, ou les deux, par un acte positif de la volonté, excluent le mariage lui-même, ou un de ses éléments essentiels ou une de ses propriétés essentielles, elles contractent invalidement. "

La procréation fait elle partie des éléments ou propriétés essentiel(le)s du mariage ? Si oui, il s'agit bien là d'un cas de nullité.
images/icones/fleche3.gif  ( 765879 )Non, pas cool ! par Exocet (2014-12-15 22:30:17) 
[en réponse à 765874]

Il suffit donc qu une femme prenne la pilule pour que son mariage devienne nul ?


Je n'ai pas dit ça. J'envisageais l'hypothèse d'un homme voulant avoir des enfants et qui épouserait une femme qui lui aurait menti en lui faisant croire qu'elle avait la même volonté, et qui s'exonèrerait de cet engagement en prenant la pilule. On pourrait donc dire que le consentement de cet homme aurait été surpris par dol. Consentement vicié = absence de consentement, d'où nullité de l'acte. Vous n'êtes pas d'accord ?
images/icones/neutre.gif  ( 765881 )Effectivement par Meneau (2014-12-15 22:44:59) 
[en réponse à 765879]

Il y aurait exclusion dans ce cas d'une propriété essentielle du mariage (la fin première en l'occurrence, ce n'est pas rien !).

Néanmoins, nul besoin de changer la discipline actuelle de l'Eglise pour que l'homme en question ne soit pas condamné à "rester marié" (le terme est impropre dans la mesure où il n'y aurait pas eu de mariage).

Cordialement
Meneau
images/icones/heho.gif  ( 765884 )Oui ... par Exocet (2014-12-15 22:59:25) 
[en réponse à 765881]

Il y aurait exclusion dans ce cas d'une propriété essentielle du mariage (la fin première en l'occurrence, ce n'est pas rien !).


Nous sommes finalement d'accord !
images/icones/neutre.gif  ( 765878 )Mauvais exemple par Meneau (2014-12-15 22:22:34) 
[en réponse à 765854]

J'avoue être perplexe sur ce que vous entendez par "sacrement valide en la forme" : pour cela vous prenez l'exemple du Baptême. Un homme adulte qui recevrait le Baptême sans avoir la foi chrétienne le ferait de façon illicite, mais serait quand même validement baptisé (le caractère serait bien imprimé dans son âme), même si le sacrement serait infructueux (il ne recevrait pas les grâces liées à ce sacrement).

Donc si vous prenez cela comme exemple d'un "sacrement valide en la forme" alors cela n'est pas applicable à la nullité d'un mariage. Lorsque l'Eglise reconnaît une nullité, elle atteste simplement qu'il n'y a jamais eu sacrement. Pas de sacrement du tout. Pas de "sacrement valide en la forme" au sens où vous l'entendez pour le Baptême : pas de caractère imprimé dans l'âme.

Cordialement
Meneau
images/icones/hein.gif  ( 765882 )Et le défaut d'intention ... par Exocet (2014-12-15 22:53:26) 
[en réponse à 765878]

... qu'en faites-vous ? Je ne vois pas comment le caractère d'un sacrement pourrait être imprimé dans l'âme d'un incroyant qui se serait livré à un simulacre, commettant un sacrilège par la même occasion. On ne se moque pas de Dieu.
Pour qu'il y ait une déclaration de nullité de mariage, il fait bien qu'il y ait eu à l'origine un sacrement formellement valide, dans le sens où l'entend le CIC. Je ne comprends pas votre objection.
images/icones/neutre.gif  ( 765886 )Baptême par Meneau (2014-12-15 23:09:30) 
[en réponse à 765882]

C'est votre exemple sur le Baptême qui m'embête.

L'intention qui est requise, c'est l'intention du ministre de faire ce que fait l'Eglise. Le sacrement est efficace ex opere operato. Vous avez donc là un Baptême valide, même si infructueux car pas reçu avec les conditions requises.

Cordialement
Meneau

images/icones/neutre.gif  ( 765887 )Je précise par Meneau (2014-12-15 23:13:20) 
[en réponse à 765886]

qu'il faut effectivement pour l'impétrant l'intention de recevoir le sacrement, et un consentement libre. Mais cette intention peut être présente sans qu'il ait la foi.

Cordialement
Meneau
images/icones/neutre.gif  ( 765948 )Pour le mariage les ministres par Donapaleu (2014-12-16 15:51:42) 
[en réponse à 765886]

sont les mariés !
images/icones/4a.gif  ( 765911 )Dans le sacrement vous oubliez Dieu Exocet ! par Jean-Paul PARFU (2014-12-16 10:13:56) 
[en réponse à 765854]

Et tout le problème est là ! Au fond, pour vous et ceux qui pensent comme vous, même si vous n'en avez pas totalement conscience, il n'y a pas Dieu réellement qui agit par ou dans les sacrements, il n'y a pas de transcendance, mais seulement l'homme !

Donc aucun juridisme de notre part et dans le fait que la réponse, peut-être imparfaite de l'homme ou changeante, n'altère pas la validité du sacrement garantie par Dieu et Son Eglise !
images/icones/iphone.jpg  ( 765913 )Le bon sens populaire nous apprend par Ubique Fidelis (2014-12-16 11:30:49) 
[en réponse à 765911]

que celui qui veut tuer son chien, l'accuse d'avoir la rage!!!

Cela me paraît evident!

Je suis de l'avis de mon Confrère Parfu, la volonté de l'homme ne suffit pour affecter la validité d'un sacrement. Le volontarisme conduit à l'oubli de l'agir du Bon Dieu!
images/icones/hein.gif  ( 765921 )Alors expliquez-moi ... par Exocet (2014-12-16 12:22:22) 
[en réponse à 765913]

Je suis de l'avis de mon Confrère Parfu, la volonté de l'homme ne suffit pour affecter la validité d'un sacrement. Le volontarisme conduit à l'oubli de l'agir du Bon Dieu!


Prenons le sacrement de l'eucharistie. "Celui qui reçoit indignement le corps et le sang du Christ, mange et boit sa propre condamnation" (Saint Paul). On pense bien sûr à celui qui communie en état de péché mortel. Mais je pense que la sentence vise aussi un athée qui communierait, par jeu ou par convenance sociale : je ne vois pas le "fruit" qui pourrait résulter d'une communion reçue dans ces conditions, sinon un fruit très amer selon les paroles de Saint Paul.
Dans le cas d'un incroyant qui recevrait le baptême, après avoir récité un Credo dont il ne croit pas un mot, peut-on dire que cet individu fait partie de la communauté des croyants du fait qu'il a reçu un sacrement validement administré ?
"Celui qui croira et qui sera baptisé sera sauvé, celui qui ne croira pas sera condamné " (Saint Marc). Il résulte clairement de cette phrase que le baptême reçu ne peut pas suppléer le manque de foi dans la perspective du salut.
Si vous vous présentez à un prêtre (je veux dire un prêtre digne de ce nom) pour lui réclamer un sacrement alors qu'il sait que vous n'avez pas la foi, il ne vous délivrera aucun sacrement sans même se préoccuper de l'agir de Dieu. Pourquoi ?
J'aimerais connaître l'avis d'un théologien ou d'un canoniste sur ces questions.
images/icones/1j.gif  ( 765928 )Ce qu'on vous dit Exocet par Jean-Paul PARFU (2014-12-16 12:54:46) 
[en réponse à 765921]

C'est que même sans fruits pour la personne, le sacrement reste valide.

La validité du sacrement, son existence, ne tiennent pas au fait que nous puissions ou non en récolter les fruits.

Si nous communions indignement, nous recevons quand même Jésus-Christ, mais non pour notre bonheur : pour notre perte !

Ce n'est pas notre agir ou notre état qui rendent le sacrement existant ou valide (sauf peut-être pour la confession qui serait une confession sacrilège, bien sûr).

Le sacrement, lorsqu'il nous est administré, nous est réellement administré, quoique nous soyons ou pensions par ailleurs.
images/icones/bible.gif  ( 765931 )Théologie des sacrements par Jean-Paul PARFU (2014-12-16 13:37:10) 
[en réponse à 765928]

"Les Sacrements sanctifient efficacement ceux qui les reçoivent dignement dans la foi, ils agissent par le fait même que l’action est accomplie, en vertu de l’œuvre salvifique du Christ. Il s’ensuit, nous dit saint Thomas d’Aquin, que « le sacrement n’est pas réalisé par la justice de l’homme qui le donne ou le reçoit, mais par la puissance de Dieu ». C’est pourquoi, dès lors qu’un sacrement est célébré conformément à l’intention de l’Eglise, la puissance du Christ et de son Esprit agit en lui et par lui, indépendamment de la sainteté personnelle de celui qui l’administre.
Cependant, même si les rites visibles sous lesquels les sacrements sont célébrés signifient et réalisent déjà les grâces, les fruits des sacrements dépendent aussi des dispositions de celui qui les reçoit, souligne le Catéchisme de l’Eglise".
images/icones/1z.gif  ( 765852 )C'est le monde à l'envers... par Meneau (2014-12-15 19:40:27) 
[en réponse à 765832]

Vous analysez bien les causes :

La quasi-totalité des couples demandant le mariage sacramentel sont en rupture objective avec la morale chrétienne (...) et rares sont ceux qui ne sont pas imprégnés de la mentalité divorciste et contraceptive dominante



Mais au lieu de traiter les causes, vous militez pour que les conséquences puissent être privées d'effet !

Ca n'aura pour effet que de fragiliser encore le mariage : si on pousse le raisonnement, nul besoin de rappeler la morale conjugale aux futurs mariés, continuons à les marier de façon invalide, et rendons plus facile la reconnaissance de cette invalidité !

Il ne s'agit pas de laxisme ou de juridisme (le problème n'est pas dans les chicaneries du droit canon), il s'agit de MORALE !

Cordialement
Meneau


images/icones/3f.gif  ( 765859 )C'est vous qui êtes à l'envers ! par Exocet (2014-12-15 20:09:03) 
[en réponse à 765852]

Ha bon ? Vous trouvez que c'est moral que des gens se marient sans en avoir rien à f... de ce qu'est le mariage catholique ? Et il faudrait que ces gens restent dans les liens du mariage ? Et le risque de scandale, vous en faites quoi ?
images/icones/neutre.gif  ( 765867 )Remettons donc les choses à l'endroit par Meneau (2014-12-15 20:35:12) 
[en réponse à 765859]


Vous trouvez que c'est moral que des gens se marient sans en avoir rien à f... de ce qu'est le mariage catholique ?



Eh bien non, je ne trouve ça ni moral ni normal. C'est bien pour cela qu'il faut traiter les causes et non pas les conséquences, et commencer par former les fiancés avant de les marier, quitte à différer le mariage s'il y a un doute légitime sur le consentement "éclairé" des parties.

Vous êtes déjà passé devant un notaire à l'étranger ? Moi oui, en Allemagne. Le début de l'acte notarial c'est :
- l'une des parties est de nationalité française, et la langue allemande lui est suffisamment connue, ce dont le notaire s'est convaincu par un entretien préalable. Après avoir été dûment informée de ses droit, la partie en question s'est passée d'un interprète et d'une transcription de l'acte en langue française.

Autrement dit, le notaire s'assure que l'acte est bien compris AVANT de le faire signer. Et personne ne s'occupe de faciliter après coup par des procédures allégées la reconnaissance en nullité de l'acte pour défaut de compréhension linguistique. Ca c'est le monde à l'endroit !

Cordialement
Meneau
images/icones/fleche2.gif  ( 765846 )Adultère compulsif par Cath...o (2014-12-15 19:05:49) 
[en réponse à 765818]

S'il est compulsif (donc maladif), le canon 1095 § 3 peut s'appliquer effectivement :

Canon 1095
Sont incapables de contracter mariage les personnes :
(...)
3° qui pour des causes de nature psychique ne peuvent assumer les obligations essentielles du mariage.
images/icones/fleche2.gif  ( 765848 )Je précise ... par Cath...o (2014-12-15 19:12:59) 
[en réponse à 765846]

... qu'il reste à prouver que ce trouble existait au moment du mariage.
images/icones/heho.gif  ( 765851 )Bien sûr que non ... par Exocet (2014-12-15 19:35:26) 
[en réponse à 765848]

Avant le mariage, il n'y a pas d'adultère ... Enfin !
images/icones/bible.gif  ( 765853 )Sens large. par Rémi (2014-12-15 19:47:27) 
[en réponse à 765851]

Le Catéchisme (2353) place la fornication, "union charnelle en dehors du mariage entre un homme et une femme libres" au chapitre sur le Sixième Commandement "Tu ne commettras pas d’adultère (Ex 20, 14 ; Dt 5, 17)." , avec les autres "offenses à la chasteté" .





Vous avez entendu qu’il a été dit : " Tu ne commettras pas d’adultère ". Eh bien ! moi je vous dis : Quiconque regarde une femme pour la désirer a déjà commis, dans son cœur, l’adultère avec elle (Mt 5, 27-28).

images/icones/fleche3.gif  ( 765857 )Un peu trop large ... par Exocet (2014-12-15 20:02:55) 
[en réponse à 765853]

Un couple qui vit en concubinage se livre à la fornication. A partir du jour où il se marie, il ne fornique plus ... D'accord ?
En ce qui concerne l'adultère dont il est question dans Matthieu, NSJC n'envisageait que le cas d'hommes mariés. Sinon il aurait parlé de fornicateurs. Toujours d'accord ?
images/icones/1a.gif  ( 765863 )Oui et non. par Rémi (2014-12-15 20:19:24) 
[en réponse à 765857]

1) au sens du Catéchisme, les fornicateurs (et tant d'autres) contreviennent au 6ème Commandement "Tu ne commettras pas d’adultère" . Ils commettent un adultère.


2) Notre Seigneur a dit ce qu'il a dit, je ne me hasarderai pas à le "compléter" par une restriction, huhu, en ajoutant qu'il ne parle que des hommes mariés. Mais vous avez peut-être raison, et peut-être est-ce ainsi que Pères et Docteurs on interprété ce passage.


Enfin le Catéchisme à ce même chapitre enseigne "La Tradition de l’Église a entendu le sixième commandement comme englobant l’ensemble de la sexualité humaine." Je ne saurais donc vous dire ni mieux, ni une autre chose que le Catéchisme.
images/icones/1b.gif  ( 765864 )Mais aussi sens strict par Rémi (2014-12-15 20:26:49) 
[en réponse à 765851]

cher Exocet, aux paragraphes qui concernent spécifiquement les offenses à la dignité du mariage:

2380 L’adultère. Ce mot désigne l’infidélité conjugale. Lorsque deux partenaires, dont l’un au moins est marié, nouent entre eux une relation sexuelle, même éphémère, ils commettent un adultère. Le Christ condamne l’adultère même de simple désir (cf. Mt 5, 27-28). Le sixième commandement et le Nouveau Testament proscrivent absolument l’adultère (cf. Mt 5, 32 ; 19, 6 ; Mc 10, 12 ; 1 Co 6, 9-10). Les prophètes en dénoncent la gravité. Ils voient dans l’adultère la figure du péché d’idolâtrie (cf. Os 2, 7 ; Jr 5, 7 ; 13, 27).

2381 L’adultère est une injustice. Celui qui le commet manque à ses engagements. Il blesse le signe de l’Alliance qu’est le lien matrimonial, lèse le droit de l’autre conjoint et porte atteinte à l’institution du mariage, en violant le contrat qui le fonde. Il compromet le bien de la génération humaine et des enfants qui ont besoin de l’union stable des parents.
images/icones/1d.gif  ( 765875 )Certes certes ... par Cath...o (2014-12-15 22:05:53) 
[en réponse à 765851]

... vu comme ça ...

Mais je parlais des "causes de nature psychique" qui le pousseraient de manière compulsive à l'adultère. Ces causes, elles, peuvent exister avant le mariage !
images/icones/neutre.gif  ( 765871 )Vous enjolivez et exhonérez la praxis orthodoxe par Candidus (2014-12-15 21:36:41) 
[en réponse à 765791]

Certes, le couple ne communient pas lors de la cérémonie de "second mariage" ; effectivement, peut-être que pour eux cette cérémonie n'est pas un sacrement (mais ils n'utilisent jamais ce mot, ils parlent plutôt de "mystère" et, chez eux, la théologie sacramentaire est peu développée et sujette à diverses opinions contradictoires en raison de l'absence de magistère pétrinien).

Ceci dit, il n'en demeure pas moins qu'en raison du césaropapisme auquel ils ont été particulièrement exposés, les orthodoxes bénissent des unions adultères et permettent aux personnes engagées dans ces unions de recevoir la communion.
images/icones/ancre2.gif  ( 765938 )Comme Exocet, je pense que vous faites erreur par Paterculus (2014-12-16 14:12:32) 
[en réponse à 765791]

Cher Jejomau,

Je pense que vous faites erreur quand vous transformez la phrase concernant la "reconnaissance des cas de nullité" en "cas de nullité" tout court.
Il ne s'agit pas de faciliter la nullité : cela n'aurait aucun sens, car un sacrement est valide ou nul.
Il s'agit simplement de faciliter l'examen qui permet de conclure si le sacrement a été valide ou ne l'a pas été.

De plus il ne s'agit pas nécessairement de faire en sorte que plus de cas de nullité soient reconnus.
Il s'agit de faire en sorte que les gens soient fixés plus vite, quand ils demandent à l'Eglise de se prononcer si oui ou non ils ont été mariés.
Qui n'y souscrirait ? La question est vitale pour eux.
Surtout pour ceux qui souhaitent se marier pour de bon ensuite, et qui voient arriver l'âge où le nouveau couple ne pourra plus avoir d'enfants.

Maintenant, autre est la question du réalisme du questionnaire.
N'a-t-on pas déjà tout fait, ces dernières décennies, pour arriver au but qu'on se propose, de cette facilitation des procédures ?
Pour la gratuité, par exemple, qui va alors payer les avocats ecclésiastiques, pour ne parler que d'eux ? Tout travail mérite salaire, et quand je vois un de mes amis passer plusieurs heures à étudier un cas, afin de se prononcer en conscience vraiment éclairée, et ne recevoir que trente euros, je me dis qu'on ne peut pas baisser les tarifs.
Plus important que ce réalisme au plan matériel, je me demande s'il est bien réaliste au plan spirituel de vouloir faciliter encore les procédures sans risque pour la vérité du procès. Mais justement ce sera le rôle des Pères synodaux d'en débattre.

De même pour la question des relations homosexuelles. Toute relation sexuelle hors sacrement de mariage est un péché mortel.
Mais une chose est le péché, autre chose est la tendance.
Une chose est la tendance de la personne, autre chose est la personne elle-même.
Donc il faut s'interroger sur la façon d'aider les personnes ayant cette tendance à ne pas passer à l'acte.
Et il faut conseiller leur entourage.
Il n'y a rien de mauvais à ce que les Pères synodaux en parlent.

Evidemment il y a l'aspect de battage médiatique autour de ces questions qui peut avoir quelque chose de malsain.
On a suscité des illusions sur la possibilité que l'Eglise a de changer sa doctrine : cette possibilité n'existe pas.
Il faudra donc aux Pères synodaux beaucoup de force et de délicatesse pour dissiper ces illusions de façon pédagogique.

Votre dévoué Paterculus
images/icones/rose.gif  ( 765942 )Puisse le Ciel vous entendre ! par Athanase (2014-12-16 14:48:43) 
[en réponse à 765938]

Monsieur l'abbé !

Mais les volontés synodales peuvent être entendues dans tous les sens. Et ce "miséricordisme" est vraiment lassant, c'est du genre: "avant-on-était-pas-miséricordieux-puis-maintenant-on-l'est, - car - on-ne -juge pas", etc. Et honnêtement, qu'entend-on par miséricorde ? Le RP Garrigou-Lagrange ne l'entend pas comme une qualité par laquelle Dieu nie le péché, mais un attribut qui fait que nous pouvons être sauvés du péché. C'est autre chose. En ce sens, Dieu est plus miséricordieux que juste. Mais la miséricode, c'est justement ce qui fait que Dieu nous permet de sortir du péché. Pas autre chose. Pas un droit opposable qui permet de justifier mon péché (je demande à l'Eglise non de justifier le péché, mais de l'absoudre).
images/icones/ancre2.gif  ( 765944 )Comme vous je suis inquiet. par Paterculus (2014-12-16 15:13:09) 
[en réponse à 765942]

Mais nous devons émettre nos critiques de la bonne manière, pour nous faire entendre.
C'est ce que vous faites.
Tandis que les critiques de Jejomau ne permettaient pas de nous faire entendre convenablement.
VdP