Le Forum Catholique

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images/icones/1n.gif  ( 764995 )François à la Commission théologique internationale par Justin Petipeu (2014-12-05 15:24:50) 

Cité du Vatican, 5 décembre 2014 (VIS). Ce matin, le Pape François a reçu les membres de la Commission théologique internationale, présidée par le Cardinal Müller, dont la mission est d'étudier les principales questions doctrinales, et en particulier les éléments nouveaux, de manière à aider le Magistère: Le théologien, a-t-il dit à ses hôtes, "est avant tout un croyant qui écoute la Parole et la fait sienne, de coeur et d'esprit". Le théologien "doit aussi se mettre docilement à l'écoute de ce que l'Esprit dit à l'Eglise, dans les manifestations de la foi vécue du peuple de Dieu... Avec le peuple des chrétiens tout entier, il doit s'ouvrir aux signes des temps, appelé qu'il est à discerner et interpréter les messages du monde afin de les évaluer à la lumière de la Parole et de mieux faire comprendre la vérité révélée". Quant à la plus grande présence de femmes au sein de la Commission, elle "est une invitation à réfléchir sur le rôle que la gent féminine peut et doit avoir dans la recherche théologique... J'insiste donc à tirer meilleur profit de cet apport spécifique au profit de l'intelligence de la foi... Sa catholicité et sa diversité de points de vue doit enrichir l'Eglise sans nuire à son unité. L'unité des théologiens catholiques découle de leur référence commune au Christ et d'une diversité des dons de l'Esprit. Sur cette base et en respectant un sain pluralisme, la diversité des approches théologiques développées dans des contextes culturels différents...doivent s'enrichir dans le dialogue et la correction réciproque... Témoin privilégié des grands moments de l'histoire du salut, la Vierge...n'a cessé d'approfondir la vérité totale. Ainsi est-elle l'icône de l'Eglise dans l'impatience de son Seigneur".
images/icones/1w.gif  ( 764996 )Ca mange pas de pain, dirais-je... par Athanase (2014-12-05 15:34:17) 
[en réponse à 764995]

Quand on écoute François, on dirait que pour lui, il existe encore un grand peuple chrétien, fervent, bien catéchisé et ayant un bagage doctrinal minimal. Si cela seulement était vrai. Je crains que l'on déchante quand on voit la réalité.

1) le peuple chrétien existe de moins en moins...
2) il compose, triture ravalant sa foi au niveau du paranormal
3) il n'a guère été catéchisé, ne sait pas ce qu'est, par exemple, le péché originel ou grâce sanctifiante...

Nous sommes encore en 1962, si on lisait l'orateur. Le hic est qu'il s'est écoulé cinquante ans de non-transmission (intrasmission, dirait Madiran, qui avait vu juste).
images/icones/neutre.gif  ( 765003 )très juste remarque par Luc Perrin (2014-12-05 16:33:18) 
[en réponse à 764996]

Ce pape semble penser que nos sociétés occidentales sont bien chrétiennes, bien catéchisées et qu'au moins l'Occidental moyen en sait autant que l'Argentin, le Chilien ou l'Ivoirien ou le Hong Konguais.

Mais rien n'est plus faux évidemment.

Se mettre à l'écoute de Mme Pedotti et autres "missionnaires" du libéralisme vaguement chrétien ne sera sûrement pas une aide quelconque. C'est se mettre non à l'écoute du Saint Esprit mais de l'esprit malin du monde et des murmures de son prince.

Quand j'énonce certaines vérités basiques à mes étudiants, j'en vois certains/certaines - pas tous quand même - qui écarquillent les yeux avec surprise car ces banalités que je rappelle, personne ne leur avait enseigné ou d'une façon tellement contournée, enrobée, obscurcie que le coeur du message leur avait échappé.

Je parle d'étudiants en théologie catholique qui ont déjà une culture chrétienne très au-dessus de la moyenne des paroisses.
images/icones/fleche3.gif  ( 765005 )Vous pouvez aussi mentionner les prêtres par Athanase (2014-12-05 16:41:09) 
[en réponse à 765003]

dont certains semblent avoir des lacunes béantes. Je ne veux pas m'aventurer sur ce terrain, mais je pense qu'il y aurait des choses à dire.
images/icones/carnet.gif  ( 765018 )Un ex. parmi d'autres de l'ignorance religieuse par Jean-Paul PARFU (2014-12-05 18:15:45) 
[en réponse à 765005]

Lors du mariage de Kate et William, en avril 2011 à Westminter, le frère de la mariée a lu un extrait de l'épître aux Romains de St Paul.

Peu après, commentant avec d'autres la cérémonie, une jeune journaliste d'i-télé a fait la réflexion suivante : "Il était pas mal le discours du frère de la mariée !"


Enfin, ne pas confondre, la Commission théologique pontificale avec la Commission biblique pontificale. Ci-dessous la dernière production de cette commission.

clic
images/icones/1d.gif  ( 765019 )Que voulez-vous, les bonnes plume marquent les esprits ! par Athanase (2014-12-05 18:18:05) 
[en réponse à 765018]

I-télé ne rime pas forcément avec cathé...
images/icones/5a.gif  ( 765031 )Non, ça mange des fraises... par La Favillana (2014-12-05 21:29:58) 
[en réponse à 764996]


"Les femmes sont comme les fraises dans un gâteau, il en faut toujours plus" a dit le Pape aux membres de la commission.




Merci à Isca pour la photo et la recette.



In questa luce, all’interno della sempre più diversificata composizione della Commissione, vorrei notare la maggiore presenza delle donne - ancora non tanta… Sono le fragole della torta, ma ci vuole di più! - presenza che diventa invito a riflettere sul ruolo che le donne possono e devono avere nel campo della teologia. Infatti, «la Chiesa riconosce l’indispensabile apporto della donna nella società, con una sensibilità, un’intuizione e certe capacità peculiari che sono solitamente più proprie delle donne che degli uomini … Vedo con piacere come molte donne … offrono nuovi apporti alla riflessione teologica» (Esort. ap. Evangelii gaudium, 103). Così, in virtù del loro genio femminile, le teologhe possono rilevare, per il beneficio di tutti, certi aspetti inesplorati dell’insondabile mistero di Cristo «nel quale sono nascosti tutti i tesori della sapienza e della conoscenza» (Col 2,3). Vi invito dunque a trarre il migliore profitto da questo apporto specifico delle donne all’intelligenza della fede.



Source
images/icones/hein.gif  ( 765036 )[réponse] par Non_sum_dignus (2014-12-05 22:43:23) 
[en réponse à 764995]

Je ne comprends pas bien une partie: "s'ouvrir aux signes du temps" qu'Est-ce que c'est ? Est-ce la même chose que "s'ouvrir à l'Esprit Saint", ouverture qui me semble bien nécessaire, ou bien c'est autre chose ? Et ces "signes du temps" dont on parle tant, ce sont quoi ? Quelques examples ? Merci de m'éclairer.
images/icones/1w.gif  ( 765037 )La dernière fois... par Justin Petipeu (2014-12-05 22:49:30) 
[en réponse à 765036]

...qu'il a fallu "s'ouvrir aux signes des temps", on sait ce que cela nous a valu.
images/icones/neutre.gif  ( 765038 )s' ouvrir aux signes du temps.... par AVV-VVK (2014-12-05 22:53:48) 
[en réponse à 765036]

sous la mouvance du Saint Esprit?
images/icones/fleche2.gif  ( 765039 )le tam-tam par Ignacio (2014-12-05 23:06:16) 
[en réponse à 765038]

du peuple de Dieu a retenti !
images/icones/neutre.gif  ( 765046 )Il faut répondre par Aigle (2014-12-06 09:05:32) 
[en réponse à 765039]

Primo que la manif pour tous est le signe angélique qui témoigne de la vigueur de la loi naturelle inscrite dans le cœur de l'homme

Secundo que Daesh est le signe diabolique qui témoigne du goût de l'Islam pour la guerre. Un signe qu il faut prendre au sérieux !
images/icones/fleche2.gif  ( 765081 )..."afin de les évaluer à la lumière de la Parole". par Scrutator Sapientiæ (2014-12-07 07:10:15) 
[en réponse à 765038]

Bonjour et bon dimanche, AVV-VVK.

Je cite le Pape François, en 2013 :

Ici.

" Comme vous l’avez réaffirmé dans le récent document : « La théologie aujourd’hui : perspectives, principes, critères », la théologie est science et sagesse. C’est une science, et comme telle, elle utilise toutes les ressources de la raison illuminée par la foi, pour pénétrer dans l’intelligence du mystère de Dieu révélé en Jésus Christ. Et elle est surtout sagesse: à l’école de la Vierge Marie, qui « conservait toutes ces choses dans son cœur » (Lc 2, 19), le théologien cherche à mettre en lumière l’unité du dessein d’amour de Dieu et s’engage à montrer comment les vérités de la foi forment une unité organique, harmonieusement articulée. En outre, c’est au théologien que revient la tâche de « scruter, de discerner et d’interpréter les multiples langages de notre temps et de les juger à la lumière de la parole divine, pour que la vérité révélée puisse être sans cesse mieux perçue, mieux comprise et présentée sous une forme plus adaptée » (Conc. Vat. II, Const. past Gaudium et spes, n. 44). Les théologiens sont donc des « pionniers » — cela est important : des pionniers. En avant ! — Des pionniers du dialogue de l’Église avec les cultures. Mais ce fait d’être pionniers est également important, car certaines fois, on peut penser qu’ils restent en arrière, à la caserne... Non, ils sont sur la frontière ! Ce dialogue de l’Église avec les cultures est un dialogue dans le même temps critique et bienveillant, qui doit favoriser l’accueil de la Parole de Dieu de la part des hommes « de toute nation, race, peuple et langue » (Ap 7, 9). "

A mes yeux, le problème est le suivant : pour beaucoup, l'appréciation des signes des temps, sous la motion d'une observation et d'une évaluation inspirées par l'angélisme, l'irénisme, et l'utopisme, a vocation à être l'antichambre de l'approbation de la ligne du temps.

En d'autres termes, pour beaucoup, le véritable critère d'appréciation de la fécondité, en puissance ou en acte, des signes des temps, est davantage le sens de l'histoire du monde que le sens de la Parole de Dieu.

Imaginons un seul instant qu'un théologien

- veuille bien scruter les signes des temps, à condition d'ordonner cette activité à l'accréditation de "la ligne du temps",

- veuille bien scruter les signes des temps, à condition d'ordonner la lettre de l'Ecriture à "l'esprit de l'Evangile",

- veuille bien scruter les signes des temps, à condition d'ordonner la Parole de Dieu à "la Conscience de l'Homme"...

Que vaut, alors, cette appréciation légitimatrice de la ligne du temps ?

Bon dimanche et à bientôt.

Scrutator.
images/icones/fleche2.gif  ( 765082 )Petit cadeau : les discours pontificaux adressés à la CTI. par Scrutator Sapientiæ (2014-12-07 07:14:12) 
[en réponse à 764995]

Bonjour et bon dimanche, Justin Petipeu.

Voici :

Ici.

Bon dimanche et à bientôt.

Scrutator.
images/icones/neutre.gif  ( 765087 )Deux choses scrutator par Aigle (2014-12-07 10:10:17) 
[en réponse à 765082]

D'abord un merci

Ensuite une question : quel est l'affreux réactionnaire qui a écrit ceci (et quand?)

"Nul n’ignore que la morale chrétienne est remise en cause dans ses fondements mêmes. Il est vrai que la révélation propose un style spécifique de vie, que le magistère interprète authentiquement et applique aux nouveaux développements de la vie. Mais on l’oublie parfois facilement. Aujourd’hui, de plus, on conteste les principes mêmes de l’ordre moral objectif (cf. Dignitatis humanae, 7). La conséquence, c’est que l’homme d’aujourd’hui est déconcerté. On ne sait plus où est le bien et où est le mal ; on ne sait plus à quels critères se fier. Un certain nombre de chrétiens connaissent ce même doute parce qu’ils ont perdu confiance tant dans la notion de morale naturelle que dans les enseignements positifs de la révélation et du magistère. On s’est abandonné à une philosophie pragmatique en prêtant l’oreille aux thèses du relativisme.

Nous pensons que l’une des causes, et peut-être la principale, de cette désagrégation de la mentalité de l’homme d’aujourd’hui, c’est non seulement la distinction, mais la séparation radicale qui existe entre la doctrine et la pratique en matière de morale et de religion. En refusant à la religion toute raison d’être, on prive la morale de ses fondements ontologiques et de ses finalités suprêmes.

Le développement presque instinctif chez les jeunes d’aujourd’hui, dans des phénomènes vastes et significatifs, de certaines formes de spiritualité orientées vers un mysticisme assoiffé d’absolu et se manifestant sous des formes spontanées et tendues, nous fait découvrir à la base de tout cela le vide qui a été creusé par les dogmes négatifs du sécularisme et par la pseudo-libération du laïcisme intransigeant actuellement à la mode. Il nous semble que dans ce vide nous pouvons discerner la décadence morale de tous les principes qui affermissent la conscience subjective. La triste conséquence en est la diffusion d’une délinquance non plus seulement passionnelle et individuelle, mais collective, habilement et bassement organisée, et en même temps la licence hédoniste et permissive, où les sens prennent le pas sur la maîtrise de soi gouvernée par la raison, ou sur les justes normes sociales."
images/icones/fleche2.gif  ( 765089 )Discours de Paul VI à la CTI - 16 décembre 1974. par Scrutator Sapientiæ (2014-12-07 10:15:01) 
[en réponse à 765087]

Bonjour, bon dimanche, et merci, Aigle.

Voici :

Ici.

Bon dimanche et à bientôt.

Scrutator.
images/icones/1b.gif  ( 765091 )Certes par Aigle (2014-12-07 10:37:34) 
[en réponse à 765089]

Je savais que vous trouveriez chez Scrutator mais ma démarche était plus taquine. Je voulais faire prendre conscience au forum de l'écart qui existe entre le pape de 1974 et celui de 2014. En 40 ans que de changements non pas sur le plan théologique ou spirituel mais bien sur celui de la lecture des signes des temps. Du réalisme d'alors à l'irénisme d'ajourd hui ...
images/icones/irlande.gif  ( 765448 )aux liseurs anglophones, le pape François déchiffré par le NRC par Presbu (2014-12-11 21:39:55) 
[en réponse à 765089]

le temps me manque ce soir de vous résumer la longue analyse récente sur le , qui explique le style "surprenant" du pape Bergoglio, qui aurait déjà renouvelé spirituellement et moralement les jésuites argentins pris dans une crise politique et religieuse. Non sans oppositions, qui lui ont valu d'assez longues années de mise en pénitence loin de la Capitale.
Sa pédagogie reflêterait la Première Semaine des Exercices Spirituels: détachement des offenses à Dieu et reconnaissance de la Miséricorde du Christ - plutôt que la 2ème semaine. Ce qui nous promettrait de retrouver pour l'Église l'exigeante et créative direction spirituelle ignatienne par des voies inattendues...
Demin plus de détails.
images/icones/coeurbrise.gif  ( 765099 )Est-ce du réalisme ou un désir mal stabilisé (sur un principe non essentiel) ? par Glycéra (2014-12-07 16:19:28) 
[en réponse à 765087]



Je lis dans ces lignes ce que nous entendions dasn les '70 : la morale chute, l'homme ne sait plus se diriger par la raison, la morale naturelle a été bafouée, etc... (On a même préché que le décalogue était vieux jeu, ce qui a donné à penser inutile, et qu'on pouvait vivre libre de lui)

Ce que je lis de presque faux dans le texte que vous citez ?

Que la morale est essentielle...
Non, elle est nécessaire à qui n'a pas assez d'amour certain, ancré en Dieu.
Au sens de St Jean, St Paul, St Augustin : celui qui aime (vraiment divinement) n'a pas besoin de s'encombrer des articles de loi, car il aime (en vérité), et peux agir (sans tomber).

Insister sur la morale, se battre pour elle, la cibler en premoier n'a-t-il pas contribuer à faire négliger que le coeur, le centrage, le fondement de l'être sont en Dieu et non dans la loi ?

Il ne s'agit pas de se donner des notes de bon respect des préceptes, mais de se taire et de regarder si notre coeur est centré, si notre âme est branchée en Dieu, et pour et vers Lui.

Je retrouve dans le texte que vous donnez une sorte de technique externe à l'homme : appliquez ceci, vérifiez à la raison et tout redeviendra droit... Même à ceux qui l'ont dit, cela n'a pas apporté la solution. La dégoulinade était fatale avec cette seule manière.


Convertissez-vous, retournez-vous, allez voir au dedans de vous, et ramassez votre coeur pour le remettre en chemin. La morale est un rail de sécurité, elle n'est pas le chemin.

Et encore moins Le Chemin divin.
Qu'en pensez-vous ?

Glycéra
images/icones/fleche2.gif  ( 765315 )Dans ce discours de Paul VI, morale et religion sont liées. par Scrutator Sapientiæ (2014-12-10 08:12:08) 
[en réponse à 765099]

Bonjour et merci, Glycéra.

1. Je ne pense pas que Paul VI, dans ce discours à la CTI de décembre 1974, commette l'erreur de prioriser ou de survaloriser la dimension morale du christianisme, au détriment de la dimension religieuse, erreur que vous semblez lui attribuer.

2. Une autre manière de dire la même chose consiste à rappeler que Paul VI a pris l'initiative de la lettre encyclique Humanae vitae ET de la Profession de Foi de Pierre et de Paul, la même année, en 1968.

3. Le regret majeur que je formule, à propos du pontificat de Paul VI, ne porte pas avant tout sur son enseignement, mais avant tout sur son gouvernement, qui a été globalement "laisser-fairiste" ... sauf à l'égard des catholiques traditionnels.

4. Cela étant écrit, il est certain que la pente tendancielle et tendancieuse d'une grande partie du christianisme catholique, notamment et surtout depuis 1945, est probablement caractérisée davantage par un discours d'accompagnement moral de l'évolution de l'humanité que par un discours d'alternative religieuse aux aspirations relativistes, subjectivistes, fidéistes ou rationalistes, exprimées par elle ou imposées à elle.

5. C'est une chose de dire avant tout : "tournez-vous Jésus-Christ, qui humanisera votre coeur et vos moeurs, et qui vous permettra de lutter contre les inégalités, les exploitations et injustices subies par l'homme, les atteintes à sa dignité et à sa liberté."

6. C'est une autre chose de dire avant tout : "tournez-vous Jésus-Christ, qui "divinisera" votre esprit et votre vie, et qui vous permettra de lutter contre les falsifications de la vérité en matière religieuse, les évitements et occultations de la vérité sur Dieu subies par l'homme, les obstacles à la primauté de la Vérité."

7. Je vous rejoins peut-être en remarquant que depuis qu'une certaine forme de "gaudium-et-spisme avant la lettre" a commencé à sévir, les clercs sont

- bien plus désireux de dénoncer les manquements moraux de l'économie et de la société, des entreprises privées et des institutions publiques, à la charité, à la dignité, à la justice, à la liberté, vis-à-vis de "l'Homme",

- bien peu désireux de dénoncer les manquements religieux des êtres de chair et de sang, des hommes et des femmes, face à l'autorité de la révélation, aux vertus théologales, à la vie surnaturelle, au Fils unique du seul vrai Dieu.

8. Voilà comment on a réussi, en tout cas pour l'instant, à faire muter le christianisme catholique, depuis que la théologie néo-moderniste et la pastorale néo-progressiste ont commencé à acquérir de l'importance et de l'influence, à partir de 1945.

Bonne journée et à bientôt.

Scrutator.
images/icones/info2.gif  ( 765396 )Patriarche de Georgie : le désarroi moral vient de la crise spirituelle par Glycéra (2014-12-11 12:00:58) 
[en réponse à 765315]

In Riposte Catholique, ce matin

La crise morale vient d’une crise spirituelle, rappelle le Patriarche de Géorgie
11 DÉCEMBRE 2014

Le patriarche orthodoxe de Géorgie, Elie II, a déclaré que les évolutions sociales ne pourront jamais aller dans le bon sens sans un véritable renouveau spirituel. Il a déploré que l’éducation que les parents donnent à leurs enfants soit si généreuse mais oublie l’essentiel : « ce n’est pas assez de dire aux enfants que la violence n’est pas acceptable ». En effet, le patriarche a rappelé que ne pas transmettre la foi revient à ne pas permettre aux enfants de comprendre la différence entre le bien et le mal, et que c’était bien la crise spirituelle qui était aux racines de la crise morale de la société moderne.


Mettre la morale comme cible première c'est mettre le jugement externe avant la vie intérieure. L'Occident fait cela très bien. Les Orientaux sont nourris tout autrement.

Puissions-nous ne pas démolir ce qu'ils savent et pratiquent dans ce sens.