Le Forum Catholique
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( 763858 )
Comment qualifier par Non volumus ignorare (2014-11-23 21:57:35)
l'attitude d'un pretre qui refuse la confession à quelqu'un sous prétexte qu'il n'a pas le temps, qu'il doit etre à un autre endroit après et qui......quand on fait le compte à très largement le temps d'arriver à l'heure à cet "autre" endroit....Personnellement j'estime que c'est inadmissible...

( 763863 )
Avec ces seuls éléments, c'est... par Père M. Mallet (2014-11-23 23:07:53)
[en réponse à 763858]
...difficile de juger.
Est-ce d'ailleurs bien nécessaire pour vous de le juger ?
Le principe, c'est qu'un prêtre ne doit pas refuser un sacrement à celui qui est bien préparé et qui le demande raisonnablement (par exemple à une heure convenable, hors cas d'urgences).
Et la confession est l'objectif d'un grand nombre d'autres activités pastorale : une bonne homélie devrait se traduire par un grand nombre de confessions. Etant l'objectif elle est donc relativement prioritaire.
Il pouvait avoir des raisons personnelles - éventuellement qu'il n'avait pas à vous dévoiler : qu'il devait s'arrêter en cours de route pour une raison grave, qu'il avait ponctuellement un gros problème de santé lui rendant difficile d'assurer correctement son rôle de conseiller dans le cadre de la confession...
Sa voiture était peut-être déficiente et le temps mis pour le parcours risquait d'être deux fois plus long ? Avait-il besoin d'arriver en avance ce jour là ?
Il peut y avoir un motif lié au pénitent.
Par exemple, je me méfie des gens inconnus qui se pointent deux minutes avant la messe en disant bien fort : "ce ne sera pas long !..." Il n'est pas rare que ce soient des gens qui ont une très forte habitude de péché grave, qui s'en confessent ainsi à la sauvette depuis des années et des années : jamais ils ne sont confessés de manière approfondie, jamais ils n'ont étudié sérieusement leur problème avec un confesseur. Non, ils veulent juste confesser qu'il ont de nouveau commis tel péché grave, obtenir pénitence et absolution. Iriez-vous consulter un cardiologue pour une consultation de 2 minutes ?
Ou encore, le prêtre peut au contraire bien connaître le pénitent, archi-scrupuleux qui va lui réciter une interminable litanie de péchés (avec des cas de conscience inextricables...), sans oublier ceux de son gendre, de son conjoint, de sa voisine etc...
Bref, il n'est pas possible de "qualifier" cette conduite sur ces seuls éléments ; au cas où ce serait une habitude, il faudrait en parler avec lui ; et ensuite, avec un confrère qui le connaisse bien.
Alors n'hésitez pas à prier pour ce prêtre...

( 763865 )
Je ne pense pas par Non volumus ignorare (2014-11-24 07:05:24)
[en réponse à 763863]
que le Saint Curé d'Ars se tordait l'esprit de tant d'excuses.
La liste que vous établissez ne tient pas la route dans le cas présent. On peut toujours confesser sans absoudre s'il le faut
et dire au pénitent de revenir s'il y a nécessité. Tout médecin appelé au chevet d'un malade va au minimum jusqu'à lui.

( 763870 )
Comparaison par Donapaleu (2014-11-24 09:02:37)
[en réponse à 763865]
Tout médecin appelé au chevet d'un malade va au minimum jusqu'à lui.
Pas forcément dans l'instant, en fonction de la gravité de sa maladie et du degré d'urgence des autres cas pris en charge au même moment.

( 763912 )
Suggestion par Meneau (2014-11-24 14:57:00)
[en réponse à 763865]
La prochaine fois, vous le suivez jusque là où il doit "se rendre après". Comme ça vous aurez la certitude qu'il n'avait pas une étape importante à faire sur le chemin, ou qu'il ne devait pas arriver en avance à destination, etc...
Vous aurez alors des éléments concrets pour "qualifier". Ou même, encore mieux, peut-être trouverez-vous l'opportunité de lui faire caser votre confession avant cet après...
Cordialement
Meneau

( 763913 )
Néanmoins par Meneau (2014-11-24 15:01:52)
[en réponse à 763863]
Il n'est pas rare que ce soient des gens qui ont une très forte habitude de péché grave, qui s'en confessent ainsi à la sauvette depuis des années et des années : jamais ils ne sont confessés de manière approfondie, jamais ils n'ont étudié sérieusement leur problème avec un confesseur. Non, ils veulent juste confesser qu'il ont de nouveau commis tel péché grave, obtenir pénitence et absolution
Dans ce cas, le prêtre a-t-il réellement le droit de lui refuser la confession ? Tout au moins de l'entendre, même si c'est éventuellement pour lui refuser l'absolution au motif qu'il ne décèle pas le ferme propos, ou qu'il préfère en discuter de manière plus détaillée à une autre moment ?
Bon, OK, si c'est 30 secondes avant la messe ça se discute : s'il avait vraiment eu le ferme propos de retrouver l'état de grâce, il pouvait aussi arriver 1/4 d'heure avant.
Cordialement
Meneau

( 763952 )
Je comprends par Non volumus ignorare (2014-11-24 20:17:18)
[en réponse à 763913]
très bien le fondement des réponses...En vérité c'est le malade et le pécheur qui ont tort d'etre malade et/ou pécheur...ALors ne cherchons pas, ne cherchons plus à critiquer les modernistes en leur reprochant qu'ils ne sont pas près des ames mais dans leurs réunions. Mais je continuerai de penser et dire qu'il est inadmissible de refuser la confession à quelqu'un qui vient le demander surtout à la fin d'une messe." Va d'abord te réconcilier puis seulement après viens faire ton offrande... " Le Curé d'Ars, le Padre PIO et bien d'autres pretres se sont usés au confessionnal...et on voudrait que les églises se remplissent............

( 763980 )
Non vous ne comprenez pas par Meneau (2014-11-25 00:17:12)
[en réponse à 763952]
Ce qu'on vous dit dans ce fil c'est que vous n'avez pas suffisamment d'éléments pour juger et condamner ce prêtre. Personne n'a mis en cause le malade / le pécheur.
Dans cette branche du fil par contre, je répondais au P. Mallet, en reprenant son exemple (la personne qui arrive 2 minutes avant la messe, et non pas celle qui arrive après la messe, comme vous), et en posant une question.
Cordialement
Meneau