Le Forum Catholique
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( 763874 )
"Le diable et les miracles n'existent pas" selon un théologien catholique par Bernard Joustrate (2014-11-24 10:32:25)
Joseph Moingt, un jésuite et théologien catholique qui vient de fêter ses 99 ans, publie chez Gallimard un ouvrage de 500 pages qui défend la nécessité d'une foi critique pour sauver l'Eglise (*). D'après lui, le diable n'existe pas. Et les miracles de Jésus non plus. Quant à la résurrection du Christ, il n'y en aurait "aucune preuve historique". Ce qui n'empêche pas Joseph Moingt d'y croire car, dit-il, "la foi ne s'encombre pas de preuves".
LE PROGRES a rencontré Joseph Moingt (longtemps professeur à l'ex-faculté de théologie jésuite de Lyon) à son domicile à Paris, y compris pour soulever les questions que pose sa démarche.
(*) Joseph Moingt, "Croire au Dieu qui vient" (Gallimard)

( 763875 )
De Moingt en Moingt pertinent ! par Athanase (2014-11-24 10:40:24)
[en réponse à 763874]
Et de plus en plus affligeant !
Il faudrait un miracle pour sa conversion ! Mais comme il dit que ça n'existe pas...

( 763876 )
Que voici un beau témoin de la jeunesse de l'Eglise ! par Abbé Jacques Olivier (2014-11-24 10:59:12)
[en réponse à 763875]
A comprendre évidemment dans le sens où l'Eglise dont l'éternelle jeunesse subsiste depuis 2000 ans ne peut être détruite par ce genre de bêtises sans cesse "rebâchées", qui passent et vieillissent vite, comme toutes les hérésies...
Mais si vous voyez un autre sens à mon titre, vous pouvez passer votre chemin


( 763881 )
Diable ... par Exocet (2014-11-24 11:22:32)
[en réponse à 763876]
C'est le cas de le dire ! Et il a été professeur de théologie ?

( 763880 )
Inclinez vous et faites en autant par Ritter (2014-11-24 11:21:58)
[en réponse à 763874]
500 pages pour écrire sur ce qui n'existe pas.
Reconnaissez la performance. Une telle apologie de l'inutile, chapeau bas.
Si c'est vraiment cela.
A moins que ce jésuite soit plus rusé que le Diable.
Enfin lui il n'essaye pas de faire croire qu'il n'existe pas.

( 763886 )
D'ici pas longtemps par Thierry (2014-11-24 11:46:03)
[en réponse à 763874]
... il devrait être fixé. J'espère pour lui qu'il a raison et que le diable n'existe pas.

( 763888 )
Dommages collatéraux par ami de la Miséricorde (2014-11-24 11:55:24)
[en réponse à 763874]
Ici par exemple un témoignage

( 763889 )
L'auteur fait la preuve du contraire par Ubique Fidelis (2014-11-24 11:59:10)
[en réponse à 763888]
En effet, le seul fait de soutenir que le diable n'existe pas, pour un prêtre de surcroît, achève de prouver son existence!

( 763893 )
un théologien moderniste fait toujours d'énormes dégâts par Luc Perrin (2014-11-24 12:29:34)
[en réponse à 763888]
et pas que collatéraux.
Rappelons que ces thèses, qui sentent le loisysme congelé, cuit et recuit, loin de "rendre la foi" la font perdre à beaucoup. Ceux/celles qui trouvent une "foi" moderniste embrassent un ersatz déséché et l'abandonnent par la suite.
Le théologien Joseph Moingt sj a été encensé, célébré alors même qu'il a fait souffrir beaucoup de séminaristes et de jeunes prêtres. La fameuse Compagnie a nourri ainsi des Moingt, des Valadier et tant d'autres qui ont mis leur intelligence à dénaturer la foi catholique avec bonne conscience et croyant, de bonne foi sans jeu de mots, sauver le christianisme qu'ils contribuent activement à ... affaiblir.
Sa vision onusienne de la "théologie" sans Dieu :
"Voilà pourquoi je vois la théologie, demain, plus occupée du cours du monde que de la prospérité de l’Église, non en s’immergeant dans les affaires séculières comme elle l’a trop fait aux époques de “chrétienté”, mais en essayant de porter remède aux égoïsmes qui engendrent tant de maux et de souffrances, en dénonçant les discriminations qui divisent la société, en éteignant les haines qui menacent les peuples, en se mêlant aux débats éthiques que provoquent les avancées des sciences, bref en s’intéressant aux grandes questions culturelles de notre époque plus qu’aux débats dogmatiques du passé et en s’efforçant de répandre l’esprit et la lumière de l’Évangile dans tous les domaines de l’existence et sur tous ces problèmes plus que d’accroître la domination de l’Église et le nombre de ses fidèles."
source site officiel de la province jésuite de France (!) :
http://www.jesuites.com/2012/04/moingt/
Quand je pense que Clément XIV en 1773 a peut-être voulu éviter un grand malheur, on comprend mieux pourquoi en lisant le Père Moingt, moins de foi, moins de christianisme, moins d'Eglise, moins de Dieu en quelque sorte.

( 763902 )
"dénoncer les discriminations qui divisent la société" par Athanase (2014-11-24 13:51:05)
[en réponse à 763893]
Les jésuites travaillent pour la communication du Gouvernement ? J'ai cru lire la publicité d'une campagne officielle.
J'ai bien ri en lisant cet extrait... Bientôt, les jésuites peuvent mettre dans leur prose qu'ils font du repassage...

( 763911 )
Affligeant... par Jacques (2014-11-24 14:39:55)
[en réponse à 763874]
Aller jusqu'à relativiser la Résurrection, alors même que justement il y en a des preuves historiques, à commencer par les Evangiles qui me paraissent assez clairs là dessus...
Ce qui est même plus vicieux, c'est qu'il laisse sous entendre qu'il y croit, mais que finalement ce n'est pas fondamental...
Puis il nous vend cette espèce de mélasse de foi personnelle qui n'aurait besoin d'aucune preuve... Si effectivement cela ne fait pas tout, il est certain que des miracles nous confortent.
Bref la théorie de l'enfouissement... Ce qui est heureux, c'est qu'il a 99 ans, laissant penser qu'il n'aura peut être pas le temps de sortir le Tome II

( 763921 )
La preuve ? par Glycéra (2014-11-24 15:50:51)
[en réponse à 763874]
serait-elle dans son âge ?
Preuve par 9, (et neuf = rien de nouveau) : la preuve par 9 de son grand âge donne en résultat ... zéro ! Nada ! Rien !
Pour ceux qui ont appris la preuve par 9 pour vérifier un peu leurs calculs.
Les journaux en sont encore à cibler là-dessus ? Provocateurs retardés ?
Quand il sera passé de l'autre côté, voilà un prêtre qui va devoir en découdre... avec qui d'ailleurs, puisque qu'il ne voir même pas qui l'entraîne à dire ces sottises ?
Cela me rappelle ces personnes d'avant nous qui se faisaient plaisir à raconter les "Savez-vous ce que je viens de lire/entendre/voir de pire encore qu'avant..." et qui ont de fait éduqué leurs familles dans les récits de mochetés au lieu de les éclairer de belles incitations.
Mais, bon, en parler est peut-être utile à ceux qui ne savent pas que la pourriture est réelle et à ce point là mesurable, même chez les "meilleurs".
Glycéra

( 763966 )
Son criticisme fidéiste semble élevé au rang de dogme. par Scrutator Sapientiæ (2014-11-24 22:11:48)
[en réponse à 763874]
Bonsoir Bernard Joustrate,
Depuis déjà plus de vingt ans, Joseph MOINGT est aux Jésuites ce que Claude GEFFRE est aux Dominicains ; je le précise ou le rappelle, à l'attention de tous ceux qui voudraient savoir ce que produit un discours "théologique" soucieux de coller, le plus possible, à la post-modernité.
C'est souvent très bien écrit, très intéressant, mais également très préoccupant, ne serait-ce que pour des raisons gnoséologiques, et donc pas uniquement à cause de l'hétérodoxie : en effet, s'agit-il encore de théologie, et ne s'agit-il pas plutôt d'un discours philosophique, sur Dieu, sur l'Homme, sur la ou les religions ?
1.
C'est une chose de dire : "j'y crois parce que c'est vrai, solidement, avant tout ou notamment pour des raisons d'ordre événementiel, historique".
C'est une toute autre chose de dire : "c'est vrai parce que j'y crois, sincèrement, avant tout ou notamment pour des raisons d'ordre intentionnel, "anthropique"".
2. Il me semble que nous sommes ici en présence d'un criticisme fidéiste, qui s'élève, "par lui, avec lui et en lui", au rang de dogme, de nature à démanteler ou à dénaturer la Foi catholique.
3. Le risque est en effet que tout soit soumis à la critique : l'Ecriture, la Tradition, le Magistère, les miracles, les prophéties, l'histoire, la doctrine ; tout, sauf ce criticisme fidéiste lui-même, ainsi que le fidéisme attribué aux croyants non chrétiens, ou constaté chez les croyants non chrétiens, puisque l'on peut penser, alors, qu'eux aussi considèrent que leur croyance est vraie, parce qu'ils y croient, avant tout ou notamment pour des raisons de même nature, intentionnelles et "anthropiques".
4. On peut être tenté de voir dans ce criticisme fidéiste une alchimie intellectuelle paradoxale : en effet, un esprit exclusivement critique ne serait pas croyant, et un esprit exclusivement fidéiste n'aurait pas une croyance très étayée, très étoffée, faute de recours à la critique.
5. Mais si le christianisme est la religion du paradoxe, il n'est pas la religion de l'oxymore, or, là, en tout cas, à la lecture de cet article, j'ai bien peur que nous ne soyons en présence d'un oxymoron théologique.
6. J'ose espérer que les propos transcrits dans cet article ne sont pas représentatifs de la quintessence de la pensée de l'auteur dont il est question ici ; en tout cas, pour avoir lu un de ses livres, "L'homme qui venait de Dieu", j'ai l'excessive gentillesse de penser qu'il lui arrive par ailleurs d'écrire et de s'exprimer sans difficultés avec davantage de sagacité et de subtilité. C'est l'impression que j'ai ressentie, en lisant son livre.
7. A la limite, je ne sais pas si ses propos, repris par Le Progrès, reflètent l'essence de sa pensée, mais je sais en revanche que pour beaucoup, aujourd'hui, la religion chrétienne est vraie, mais d'une vérité toute relative et toute subjective, car dans la mesure où il y croient.
8. Je vois dans la conformation de bien des catholiques à la mentalité dominante, herméneutiste et historiciste, le risque qu'elle aboutisse à la réduction du christianisme à une axiologie "homo-thétique" et humanitaire, id est à une relation aux valeurs et à un système de valeurs qui offrent de nombreux points de concordance, de convergence, de ressemblance, de similitude, avec l'axiologie hégémonique, "contemporaine" "démocratique".
9. Même si la mentalité qui est celle de Joseph MOINGT n'est pas exactement la même que celle que je viens de décrire, j'ai l'impression, à la lecture de cet article, que le risque qu'elle fait courir est à peu près le même, quand on passe de l'ordre du croire à celui de l'agir.
10. Porteuse de cet état d'esprit, l'Eglise ne serait plus une fenêtre ouverte sur Dieu, mais ne serait plus qu'un miroir tendu vers l'homme, et dans lequel il pourrait contempler ce qu'il y a de plus sincère en lui. Tout à loisir.
Bonne soirée.
Scrutator.