Le Forum Catholique

http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=763469
images/icones/nul.gif  ( 763469 )Corpus Christi, Mgr Schneider... des réserves par Anne Charlotte Lundi (2014-11-18 19:10:00) 

Quelques réserves intéressantes et que l'on ne peut passer sous silence, lues dans LA SIMANDRE -article du Père Jean-Marie, de la Fraternité de la Transfiguration - Mérigny, dans l'Indre (36).
"Oui enfin, à Mgr Schneider, ... qui demande dans son ouvrage Corpus Christi la suppression de la distribution de la communion dans la main. Il n'hésite pas à écrire : "La vraie crise de l'Eglise contemporaine est au fond une crise eucharistique et, plus concrêtement, une crise causée de façon décisive par la communion dans la main..." (p80); il écrit aussi "On peut avancer des raisons pastorales en faveur de la poursuite de la pratique de la communion debout et dans la main, comme par exemple le droit des fidèles. De tels droits, cependant, violent les droits du Christ, le seul Saint, le Roi des Rois : Lui a le droit de recevoir l'excellence des honneurs divins y compris dans la petite et sainte hostie"(p59).

On ne peut que se réjouir de telles affirmations comme celle que nous trouvons encore page 33 :"L'oeuvre la plus sainte, la plus grande, la plus admirable et la plus divine de toute la Création et pour toute l'éternité, est le saint sacrifice de la Messe".

Mais hélas dans ce petit livre "Corpus Christi", nous découvrons aussi les louanges du "bienheureux pape Jean XXIII" et de son aggiornamento de l'Eglise, grâce à Vatican II, avec une interprétation naïve de l'aggiornamento donnée par "saint José Maria Escriva de Balaguer" (p45). Nous y lisons aussi les louanges du "serviteur de Dieu le pape Paul VI" qui a été pourtant le fossoyeur de la Messe de toujours en instituant ce rite équivoque de la nouvelle Messe. De plus il ne suffit pas de déplorer la quasi disparition des signes d'adoration lors de la communion, si l'on oublie que la Messe "réformée" par Mgr Bugnini et imposée par le pape Paul VI, a réduit comme une peau de chagrin ces mêmes signes dans la Messe. Ajoutez à cela la narration d'"un fait touchant survenu en 1542 (qui) met en lumière la dévotion de Luther envers la Sainte Communion"(p55).

Vous comprendrez alors que, si nous nous réjouissons qu'un évêque "officiel" demande le retour à la pratique traditionnelle de la communion, à genoux et sur la langue, il ne nous est pas possible de conseiller et d'encourager la vente d'un livre dans lequel d'excellents champignons côtoyent des amanites phalloïdes."
images/icones/1n.gif  ( 763472 )Un évêque éxcellent ne suffit pas... par New Catholic (2014-11-18 19:26:51) 
[en réponse à 763469]

...il est besoin qu'il soit en isolement anti-ebola...



Il est impossible de satisfaire tout le monde...
images/icones/neutre.gif  ( 763478 )Le père Jean Marie par Sierra (2014-11-18 20:23:01) 
[en réponse à 763472]

pointe une contradiction. Comment peut-on dénoncer la communion dans la main en ovationnant de l'autre côté Paul VI qui a approuvé la réforme liturgique à l'origine de très nombreuses dérives surtout en ce qui concerne la communion?
La recherche de la cohérence est-elle la marque d'un manque d'ouverture?
On reproche aux politiques d'être incohérents dans leur propos mais si on jette la pierre à ceux qui cherchent la cohérence comment pouvons nous être crédible vis-à-vis des français?
images/icones/info2.gif  ( 763484 )non ce bon Père commet une erreur "moderne" répandue par Luc Perrin (2014-11-18 21:34:33) 
[en réponse à 763478]

qui consiste à associer deux choses qui n'ont pas de lien : le Novus Ordo Missae et la communion tolérée dans la main, devenue quasi universelle.

Précisément Paul VI a rédigé un texte qui explique très bien pourquoi la communion ne doit pas être reçue dans la main et que l'usage qui s'est imposé dans l'histoire, communion sur la langue, est de loin le meilleur. Mgr Schneider commente en fait Paul VI lui-même.

Au demeurant, jamais sa vie durant, le pape Paul VI n'a jamais donné la communion dans la main : c'est Jean-Paul II (influence de Piero Marini ?) qui est le premier à l'avoir fait et encore pas tout de suite.

C'est une erreur grossière et répandue de lier Paul VI et la Forme ordinaire à la communion dans la main : ce n'est pas parce que le commun dans sa crasse ignorance le croit qu'il faut répéter cette sottise.

images/icones/1r.gif  ( 763490 )le père Jean Marie par Sierra (2014-11-18 22:47:04) 
[en réponse à 763484]

indique bien que la communion dans la main est un conséquence du Nouvel Ordo Missae et qu'elle n'aurait pas été généralisée s'il n'y avait pas eu de réforme liturgique.
images/icones/1p.gif  ( 763542 )mais c'est FAUX par Luc Perrin (2014-11-19 18:49:38) 
[en réponse à 763490]

Il n'y a AUCUN lien entre le N.O.M. et la pratique réprouvée par Paul VI (cf. son texte de 1969).

Comment faut-il l'écrire ? La langue française semble ne pas suffire.

There is no connexion whatsoever between Novus Ordo and communicating in the hands. Est-ce plus clair pour vous ?
images/icones/1r.gif  ( 763544 )Il y a bien un lien Luc ! par Jean-Paul PARFU (2014-11-19 19:13:23) 
[en réponse à 763542]

A rite désacralisé correspond une pratique désacralisée. C'est assez simple à comprendre, même si Paul VI conservait, malgré lui pourrait-on dire, les habitudes anciennes concernant la distribution de la communion.

Ne voulant jamais voir de lien entre les causes et leurs effets, vous me faites penser à Alain Duhamel qui osait contester récemment dans sa chronique du soir en semaine sur RTL qu'il n'y avait eu qu'une seule guerre mondiale en deux parties (1er acte 14-18; 2ème acte 39-45) et qui en concluait donc qu'une 3ème guerre mondiale pouvait éclater à tout moment à cause de l'Ukraine par ex.
images/icones/pelerouin1.gif  ( 763547 )il faut quand même une dose de mauvaise foi par Luc Perrin (2014-11-19 19:35:00) 
[en réponse à 763544]

inouïe pour faire dire à un pape, ici Paul VI, le CONTRAIRE explicitement de ce qu'il a écrit et pratiqué lui-même.

Sur cette pente de l'analogie avec la femme du cousin de la voisine qui elle-même était la filleule de l'oncle etc. vous finirez par nous asséner qu'il "y a un lien" entre Robespierre et Néfertiti.

Instruction Memoriale Domini 29 mai 1969 :

"Aussi, la fonction de porter la Sainte Eucharistie aux absents ne tarda-t-elle pas à être confiée uniquement aux ministres sacrés, afin de mieux assurer le respect dû au Corps du Christ, et en même temps de mieux répondre aux besoins des fidèles. Par la suite, lorsque la vérité et l'efficacité du mystère eucharistique, ainsi que la présence du Christ en lui, ont été plus approfondies, on a mieux ressenti le respect dû à ce Très Saint Sacrement et l'humilité avec laquelle il doit être reçu, et la coutume s'est établie que ce soit le ministre lui-même qui dépose sur la langue du communiant une parcelle de Pain consacré.

Compte tenu de la situation actuelle de l'Église dans le monde entier, cette façon de distribuer la Sainte Communion doit être conservée, non seulement parce qu'elle a derrière elle une tradition multiséculaire, mais surtout parce qu'elle exprime le respect des fidèles envers l'Eucharistie.

Par ailleurs, cet usage ne blesse en rien la dignité personnelle de ceux qui s'approchent de ce sacrement si élevé, et il fait partie de la préparation requise pour recevoir le Corps du Seigneur d'une façon très fructueuse [6]. Ce respect exprime bien qu'il s'agit non pas « d'un pain et d'une boisson ordinaires » [7], mais du Corps et du Sang du Seigneur, par lesquels « le peuple de Dieu participe aux biens du sacrifice pascal, réactualise l'alliance nouvelle scellée une fois pour toutes par Dieu avec les hommes dans le Sang du Christ, et dans la foi et l'espérance préfigure et anticipe le banquet eschatologique dans le Royaume du Père » [8].


De plus, cette façon de faire, qui doit déjà être considérée comme traditionnelle, assure plus efficacement que la Sainte Communion soit distribuée avec le respect, le décorum et la dignité qui lui conviennent ; que soit écarté tout danger de profanation des espèces eucharistiques, dans lesquelles, « d'une façon unique, totalement et intégralement le Christ, Dieu et homme, se trouve présent substantiellement et sous un mode permanent » [9] ; et qu'enfin soit attentivement respecté le soin que l'Église a toujours recommande à l'égard des fragments de Pain consacré : « Ce que tu as laissé tomber, considère que c'est comme une partie de tes membres qui vient à te manquer » [10]."


Le lien n'est pas entre le Novus Ordo et cette pratique tolérée, par miséricorde pré-bergoglienne par Paul VI et sous la responsabilité des évêques [une très lourde responsabilité leur incombe dans la généralisation de cet abus], mais entre la crise de l'Église - la perte du sens du sacré au premier chef et la faiblesse des évêques devant la séduction moderne et l'anarchie post-1968 - et cette pratique détestable.

nb. Je ne communie pas dans la main quand je participe à une messe "ordinaire" et je ne suis pas le seul. Visionnez les messes pontificales de Benoît XVI et vous me direz quand le pape d'alors donne la communion dans la main ...
images/icones/fleur.gif  ( 763553 )Je vous zadmire par XA (2014-11-19 21:48:42) 
[en réponse à 763547]

Mais je crains que l'on ne fasse pas boire un âne... (vous connaissez la suite.) S'il ne devait en rester qu'un, soyons certains de le tenir proche. Pour ma part, je me suis fait à cette absence de considération, mais vous sais gré de rectifier ses propos qui pourraient induire tel ou telle en erreur, ce qui est toujours un risque à l'échelle du FC et de sa googlisation.

XA
images/icones/neutre.gif  ( 763559 )déformation professionnelle par Luc Perrin (2014-11-19 22:57:13) 
[en réponse à 763553]

sans doute quant au souci de l'exactitude.

Toutefois il y a aussi à boire et à manger dans le raisonnement de notre ami J-P. Parfu.

La formulation est plus à blâmer que le fond : Paul VI est pris pour cible dans ce cas précis complètement à tort. Le Novus Ordo per se ne dit rien du mode de distribution de la communion.

Mais il est vrai qu'en contexte sécularisé, le N.O.M. est bien plus perméable aux déviations et à l'esprit "moderne" de désacralisation, désacralisation qui accompagne indubitablement alors le geste dans nos sociétés occidentales ; Paul VI relève d'ailleurs très bien l'excellence de la communion sur la langue pour cette raison de respect envers le sacré.

Pour reformuler convenablement, Me Parfu pourrait dire : il y a un lien entre l'esprit bugniniste qui a présidé à la conception et à la mise en oeuvre du Novus Ordo et la désacralisation que représente la communion dans la main en Occident (ce que j'ai vu en Afrique centrale et de l'Ouest est tout différent) et spécialement en France (j'ai vu les fidèles communier avec dignité en Écosse et aux USA et pour ce dernier cas dans une paroisse jésuite c'est dire).

Là où Paul VI est impliqué, c'est dans les "ministres extraordinaires de la communion" qu'il a créé en 1972. Mais c'est un autre sujet.
images/icones/4a.gif  ( 763592 )Le Pape qui ne voulait pas voir les conséquences par Jean-Paul PARFU (2014-11-20 10:06:49) 
[en réponse à 763559]

de ses actes, le Pape, qui après avoir démoli en partie la doctrine et surtout la liturgie, récitait son Credo et constatait que les fumées de Satan s'étaient introduites dans le Temple de Dieu, mais qui n'en continua pas moins à interdire la messe de toujours et à persécuter Mgr Lefebvre !
images/icones/neutre.gif  ( 763601 )Bossuet disait par Sierra (2014-11-20 11:53:56) 
[en réponse à 763559]

"Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes"
Ici la cause est le NOM et un des effets est la communion dans la main!
images/icones/neutre.gif  ( 763492 )je ne vois pas où par Sierra (2014-11-18 22:53:12) 
[en réponse à 763484]

le bon père écrit que Paul VI a généralisé la communion dans la main.
images/icones/1a.gif  ( 862868 )Stricto sensu par Nemo (2019-03-01 19:33:44) 
[en réponse à 763484]

Stricto sensu vous avez raison, néanmoins c'est bien Paul VI qui laisse tomber les garde-fous, c'est bien aussi lui qui supprime le fait que le prêtre à partir de la consécration garde pouce et index joints, qui supprime une bonne partie des génuflexions, bref qui amoindrit considérablement le respect dû à l'Eucharistie. Le reste n'est que du détail pour spécialiste, Paul VI dévaste la liturgie, et déplore les symptômes en ignorant volontairement qu'il est la cause. La communion dans la main est issue du même courant de pensée que le naufrage programmé de la liturgie romaine.

Paul VI porte à mon avis une responsabilité bien plus lourde que tous les papes qui lui ont succédé, y compris l'actuel, dans l'effondrement visible de l'Eglise Catholique.
images/icones/info2.gif  ( 763607 )Comment Paul VI a réellement autorisé la communion dans la main (tout en paraissant l’interdire) par Vianney (2014-11-20 14:39:02) 
[en réponse à 763472]

 
Pour le comprendre, on peut partir de l’Instruction Memoriale Domini dont a parlé Luc Perrin, mais à condition de la lire jusqu’au bout :

[17] Mais au cas où se serait déjà enraciné, dans un endroit particulier, l'usage contraire, c'est-à-dire celui de déposer la sainte communion dans la main, le Saint-Siège, afin d'aider les Conférences épiscopales à accomplir leur tâche pastorale, devenue souvent plus difficile que jamais dans les circonstances actuelles, confie à ces mêmes Conférences la charge et le devoir de peser avec soin les circonstances particulières qui pourraient exister, à condition cependant de prévenir tout danger de manque de révérence ou d'opinions fausses qui pourraient s'insinuer dans les esprits au sujet de la Très Sainte Eucharistie, et d'éviter soigneusement tous autres inconvénients.

[18] Dorénavant, dans ces cas précis, et afin que cet usage soit correctement ordonné, les Conférences épiscopales, après prudent examen, procéderont aux consultations opportunes, par vote secret et à la majorité des deux tiers. Ces consultations seront ensuite soumises au Saint-Siège, pour en recevoir la nécessaire confirmation, (Con. Œcum. Vat. II, Décr. Christus Dominus, n. 38, 4 ; AAS, 58 (1966), p. 693) accompagnées d'un exposé précis des causes qui les ont motivées. Le Saint-Siège examinera chaque cas attentivement, en tenant compte des liens existant entre les différentes églises locales, ainsi qu'entre chacune d'elles et l'Église universelle, afin de promouvoir le bien commun et l'édification commune, et afin que l'exemple mutuel accroisse la foi et la piété.

[19] Cette instruction, rédigée par mandat spécial du Souverain Pontife Paul VI, a été approuvée par lui-même, en vertu de son autorité apostolique, le 28 mai 1969, et il a décidé qu'elle soit portée à la connaissance des évêques par l'intermédiaire des présidents des Conférences épiscopales. Nonobstant toutes dispositions contraires.

À Rome, le 29 mai 1969
Benno, card. Gut, Préfet.
A. Bugnini, secrétaire.


Il faut ensuite prendre connaissance de la Lettre pastorale envoyée par la Sacrée Congrégation aux Conférences épiscopales qui ont demandé l’indult prévu par l’Instruction (La Documentation catholique n° 1544 du 20 juillet 1969, pp. 671-672) :

En réponse à la demande présentée par Votre Conférence Épiscopale sur la permission de distribuer la Communion en déposant l'hostie dans la main des fidèles, je suis en mesure de vous transmettre la communication suivante :

Tout en rappelant ce qui fait l'objet de l'Instruction ci-jointe, en date du 29 mai 1969, sur le maintien en vigueur de l'usage traditionnel, le Saint-Père a pris en considération les motifs invoqués à l'appui de Votre demande et les résultats du vote qui est intervenu à ce sujet. Il accorde que, sur le territoire de Votre Conférence Épiscopale, chaque Évêque, selon sa prudence et sa conscience, puisse autoriser dans son diocèse l'introduction du nouveau rite pour distribuer la Communion, à condition que soient évités toute occasion de surprise de la part des fidèles et tout danger d'irrévérence envers l'Eucharistie.

Pour cela, on tiendra compte des normes suivantes :

1. La nouvelle manière de communier ne devra pas être imposée d'une manière qui exclurait l'usage traditionnel. Il importe notamment que chaque fidèle ait la possibilité de recevoir la Communion sur la langue, là où sera concédé légitimement le nouvel usage et lorsque viendront communier en même temps d'autres personnes qui recevront l'hostie dans la main. En effet, les deux manières de communier peuvent coexister sans difficulté dans la même action liturgique. Cela, pour que personne ne trouve dans le nouveau rite une cause de trouble à sa propre sensibilité spirituelle envers l'Eucharistie et pour que ce Sacrement, de sa nature source et cause d'unité, ne devienne pas une occasion de désaccord entre les fidèles.

2. Le rite de la Communion donnée dans la main du fidèle ne doit pas être appliqué sans discrétion. En effet, puisqu'il s'agit d'une attitude humaine, elle est liée à la sensibilité et à la préparation de celui qui la prend. Il convient donc de l'introduire graduellement, en commençant par des groupes et des milieux qualifiés et plus préparés. Il est nécessaire surtout de faire précéder cette introduction par une catéchèse adéquate, afin que les fidèles comprennent exactement la signification du geste et accomplissent celui-ci avec le respect dû au Sacrement. Le résultat de cette catéchèse doit être d'exclure quelque apparence que ce soit de fléchissement dans la conscience de l’Église sur la foi en la présence eucharistique, et aussi quelque danger que ce soit ou simplement apparence de danger de profanation.

3. La possibilité offerte au fidèle de recevoir dans la main et de porter à la bouche le pain eucharistique ne doit pas lui offrir l'occasion de le considérer comme un pain ordinaire ou une chose sacrée quelconque; elle doit, au contraire, augmenter en lui le sens de sa dignité de membre du Corps Mystique du Christ, dans lequel il est inséré par le Baptême et par la grâce de l'Eucharistie, et aussi accroître sa foi en la grande réalité du Corps et du Sang du Seigneur qu'il touche de ses mains. Son attitude de respect sera proportionnée à ce qu'il accomplit.

4. Quant à la manière de faire, on pourra suivre les indications de la tradition ancienne, qui mettait en relief la fonction ministérielle du prêtre et du diacre, en faisant déposer l'hostie par ceux-ci dans la main du communiant. On pourra cependant adopter aussi une manière plus simple, en laissant le fidèle prendre directement l'hostie dans le vase sacré. En tout cas, le fidèle devra consommer l'hostie avant de retourner à sa place, et l'assistance du ministre sera soulignée par la formule habituelle « Le Corps du Christ », à laquelle le fidèle répondra : « Amen ».

5. Quelle que soit la forme adoptée, qu'on fasse attention à ne pas laisser tomber ni se disperser des fragments du pain eucharistique, comme aussi à la propreté convenable des mains et à la bonne tenue des gestes selon les usages des divers peuples.

6. Dans le cas de la Communion sous les deux espèces distribuée par intinction, il n'est jamais permis de déposer dans la main du fidèle l'hostie trempée dans le Sang du Seigneur.

7. Les Évêques qui auront permis l'introduction du nouveau mode de communion sont priés d'envoyer à cette Sacrée Congrégation, d'ici six mois, un rapport sur le résultat de cette concession.

Je profite de l'occasion pour Vous exprimer, Révérendissime, mes sentiments de profonde estime.

Benno Card. Gut, Préfet
A. Bugnini, Secrétaire


V.
 
images/icones/bravo.gif  ( 763612 )Merci Vianney ! par Jean-Paul PARFU (2014-11-20 16:18:43) 
[en réponse à 763607]

Il ne faut pas, en effet, nous prendre pour des imbéciles ou nous faire prendre des vessies pour des lanternes ! "Les enfants du bon Dieu ne sont pas des canards sauvages" !!!

Sur tous ces sujets, Jean Madiran a écrit des pages définitives et inoubliables mais qui malheureusement n'ont pas été beaucoup lues ...

Qu'on ne nous raconte pas d'histoires : c'est bien ceux qui ont fait Vatican II et écrit les textes qui prétendent rappeler ceci ou cela qui ont ensuite mis en application toutes les réformes et/ou interdictions qui ont tout ravagé.

Ils étaient leurs meilleurs interprètes !
images/icones/carnet.gif  ( 763637 )J’ai retrouvé un des commentaires de Madiran… par Vianney (2014-11-20 21:23:54) 
[en réponse à 763612]

 
…auxquels vous venez de faire allusion. Il s’agit d’un supplément au n° 135 de la revue Itinéraires, intitulé “Le processus de la communion dans la main”. Jean Madiran y analyse également une note sur le même sujet publiée le mois suivant par le Conseil permanent de l’épiscopat français. Il commence par constater la “contradiction dramatique inhérente à l’Instruction romaine Memoriale Domini” :

Cette Instruction, en effet, maintient d’une part la communion traditionnelle comme rite unique exigé par « le bien commun de l’Église », le « Souverain Pontife », « une forte majorité d’évêques », « la valeur des arguments » et cetera.

Mais, d’autre part, elle permet en fait ce qu’elle a déclaré contraire à « la valeur des arguments », à « une forte majorité d’évêques », au « Souverain Pontife » et au « bien commun de l’Église ».


Le commentaire de Madiran sur la Lettre de la congrégation n’est pas plus tendre :

La Lettre déclare que « la possibilité offerte au fidèle de recevoir dans la main et de porter à la bouche le pain eucharistique » doit « accroître sa foi en la grande réalité du corps et du sang du Seigneur qu’il touche de ses mains ». Mais il n’est aucunement précisé en quoi le fait de toucher l’hostie avec les mains pourrait être de nature à accroître la foi. C’est une simple affirmation gratuite jetée en l’air.

Les rédacteurs de cette Lettre se réclament de leur instruction précédente et s’y réfèrent. Mais ils l’enfreignent (ou la « dépassent », si l’on préfère) sur deux points qui aggravent encore l’ « auto-destruction » :

1° La porte ouverte par l’Instruction à la communion dans la main était limitée très explicitement : « là où s’est déjà introduit un usage différent : celui de déposer la sainte communion dans la main ». Il est de notoriété publique, et incontestable, qu’à la date du 6 juin 1969, l’usage de la communion dans la main ne s’était point introduit dans l’ensemble du territoire français. Mais la clause de l’Instruction : « là où s’est déjà introduit », est traitée, au bout de huit jours seulement, comme une astuce déjà périmée, par les mêmes rédacteurs Benno card. Gut, préfet, et Annibal Bugnini, secrétaire.

2° Le « rite nouveau » dont parlait l’Instruction était très clairement décrit et délimité : « déposer le pain eucharistique dans la main du fidèle », « réception de la communion dans la main », « déposer la sainte communion dans la main ». Ce n’était pas assez : la Lettre de la congrégation en rajoute encore. Elle invente, sans autre explication, un rite dont l’Instruction n’avait pas soufflé mot : « On pourra, dit-elle, adopter aussi une manière plus simple (!) en laissant le fidèle prendre directement l’hostie dans le vase sacré. »


Après avoir commenté la Note du Conseil permanent de l’épiscopat français sur le même sujet (juin 1969), note qui transforme carrément la règle en exception (et vice-versa), Madiran conclut :

L’examen de ces trois documents, chacun en lui-même et tous comparés à chacun, fait donc apercevoir une cascade d’incohérences, d’inexactitudes et de trucages successifs. Nous ignorons dans quelle mesure une telle constatation atteint leur éventuelle valeur juridique : mais nous n’avons même plus envie de le savoir. Nous constatons qu’on nous trompe à jet continu, et cela nous suffit.


V.

images/icones/bravo.gif  ( 763646 )Oui encore merci Vianney ! par Jean-Paul PARFU (2014-11-20 21:56:18) 
[en réponse à 763637]

J'ai lu, surtout dans "Présent", je dois dire, Madiran, et ne fait que répéter ce que je lisais de lui à l'époque.

Je suis donc quelque peu surpris de certaines réactions, les positions et les écrits de Madiran étant normalement connus dans le monde de la Tradition.
images/icones/fleche2.gif  ( 763652 )Jean Madiran dans "Présent" sur le Concile et le post-Concile par Jean-Paul PARFU (2014-11-20 22:23:30) 
[en réponse à 763646]

C'est ici
images/icones/fleche2.gif  ( 862864 )hallucinant... par Lucas (2019-03-01 18:42:30) 
[en réponse à 763607]

Tout est dans le titre!
images/icones/3b.gif  ( 763473 )Il ne suffit donc pas par Yves Daoudal (2014-11-18 19:42:41) 
[en réponse à 763469]

que Mgr Schneider soit boycotté par toutes les maisons d'édition liées de près ou de loin aux épiscopats, il faut aussi qu'il soit vilipendé de l'autre côté...

Tous ces gens-là qui se croient "la Tradition" sont de plus en plus irrécupérables.
images/icones/bravo.gif  ( 763474 )"Seigneur, gardez-nous de nos amis !" par Sic transit (2014-11-18 19:49:24) 
[en réponse à 763473]

Tout cela ne m'empêchera pas d'acheter le livre et, si je le peux, d'aller à la conférence prévue.
images/icones/livre.gif  ( 763476 )beaucoup de bien par Anne Charlotte Lundi (2014-11-18 19:56:41) 
[en réponse à 763474]

ce livre peut faire beaucoup de bien dans les milieux concernés par la communion debout...etc
Et c'est dans cette optique que nous diffusons cet ouvrage. Il me semble aussi loyal de donner ces réserves mentionnées par le Père Jean-Marie.

images/icones/bravo.gif  ( 763483 )et, Chere Madame, vous avez raison par Semper parati (2014-11-18 21:31:47) 
[en réponse à 763476]

je connais cet évêque,( l'ai rencontré plusieurs fois) il est FARPAITEMENT catholique, je crains que d'autres ne deviennent des pisses vinaigre!

SP ( client chez vous)
images/icones/neutre.gif  ( 763479 )Rechercher la cohérence par Sierra (2014-11-18 20:32:04) 
[en réponse à 763473]

fruit de l'honnêteté intellectuelle, est-ce vilipender? ah oui mais vous comprenez, c'est déjà pas si mal ce que dit Mgr Schneider? C'est vrai on est tellement habitué à entendre des horreurs de la part de certains prélats qu'on minimise ou même on fait semblant de ne pas voir les incohérences de certains prélats conservateurs.

Je pense que le père Jean-Marie ne voit pas aussi noir que certains ne le pensent.
images/icones/neutre.gif  ( 763506 )nouvelle rédaction par Mingdi (2014-11-19 10:57:08) 
[en réponse à 763473]

Vous comprendrez alors que, nous nous réjouissions qu'un évêque "officiel" demande le retour à la pratique traditionnelle de la communion, à genoux et sur la langue. Il nous est donc possible de conseiller la lecture d'un livre dans lequel on saura faire le tri d'excellents champignons avec malheureusement quelques amanites phalloïdes." (signé : un irrécupérable)
images/icones/bravo.gif  ( 763524 )La crise de l'Eglise a bon dos... par Athanase (2014-11-19 14:56:44) 
[en réponse à 763473]

... pour justifier toutes les étroitesses et les sectarismes. On se demande ce que visent certaines communautés tradies dans ces questions... Ont-elles vraiment envie de défendre l'Eglise ?
images/icones/musique.gif  ( 763475 )Mérigny et Mérigny par Justin Petipeu (2014-11-18 19:52:54) 
[en réponse à 763469]


L’Eglise ne se limite pas à la Tradition. Nous ne devons pas penser que nous sommes les seuls à œuvrer pour le règne de Dieu.



Le père Jean-Marie devrait peut-être méditer cette phrase du père Lecareux car si on commence à bouffer du Mgr Schneider au petit-déjeuner, on n'a pas fini...
images/icones/1b.gif  ( 763477 )soyons précis ! par Anne Charlotte Lundi (2014-11-18 20:01:40) 
[en réponse à 763475]

La phrase exacte est du père Jean-Noël :
"L’Eglise ne se limite pas à la Tradition. Nous ne devons pas penser que nous sommes les seuls à œuvrer pour le règne de Dieu. Nous constituons une force vive au sein de l’Eglise pour l’aider à se relever et nous gardons, malgré cette crise du haut clergé, un attachement indéfectible au siège romain."

images/icones/fleche2.gif  ( 763528 )Un entretien avec le Père Jean-Noël qui reste assez ouvert par Athanase (2014-11-19 16:31:17) 
[en réponse à 763475]

Je vous invite à lire un commentaire sur un entretien avec le le Père Jean-Noël.

Bref, un vrai contraste avec l'actuel supérieur pour qui le père Volpi, Mgr Schneider ou Benoît XVI, c'est à mettre dans le même sac...
images/icones/1a.gif  ( 763480 )Mgr Lefebvre professait la même Foi que celle de Paul VI par jejomau (2014-11-18 21:02:11) 
[en réponse à 763469]

et lui témoignait un très grand respect filial .


Lettre de Mgr Lefebvre à Paul VI

Très Saint-Père

Que Votre Sainteté veuille bien comprendre la douleur qui m'étreint et ma stupéfaction en entendant, d'une part, les appels paternels que Votre Sainteté m'adresse et, d'autre part, la cruauté des coups qui ne cessent de nous frapper, dont le dernier atteint surtout mes chers séminaristes et leurs familles à la veille de leur sacerdoce, auquel ils se sont préparés depuis cinq et six années.

Votre Sainteté me connaît depuis 1948 et sait parfaitement quelle est la foi que je professe, qui est celle de son Credo, et connaît également ma profonde soumission au successeur de Pierre, que je renouvelle dans les mains de Votre Sainteté.

Le trouble et la confusion répandus dans l'Eglise ces dernières années que Votre Sainteté dénonce dans son discours au dernier Consistoire, sont précisément la raison des graves réserves que nous faisons sur une adaptation périlleuse de l'Eglise au monde moderne.

Mais je suis intimement persuadé être en pleine communion de pensée et de foi avec Votre Sainteté. Je supplie donc Votre Sainteté de nous permettre un dialogue avec des envoyés choisis par elle, parmi les cardinaux qui nous connaissent depuis longtemps, et la grâce de Dieu aidant, il ne fait pas de doute que les difficultés s'aplaniront.

Espérant que cette suggestion agréera à Votre Sainteté, je l'assure de mon entière disponibilité, de ma respectueuse et filiale affection in Christo et Maria

22 Juin 1976


images/icones/neutre.gif  ( 763482 )Mgr Lefebvre par Sierra (2014-11-18 21:17:20) 
[en réponse à 763480]

avait un grand respect de l'autorité, héroïque parfois même vu la manière dont il a été traité par certains prélats.
Mais cela ne l'a pas empêché de dénoncer les erreurs sans faire de concessions. Il déclarera plus tard : "Rome a perdu la foi". Il n'hésitait pas non plus à faire des rapprochements entre les propos de Notre-Dame à Fatima et la situation de l’Église: "Rome perdra la foi et deviendra le siège de l'Antéchrist." Prophétie bien triste...Déjà réalisée ou pas encore? Si la prophétie n'est pas encore réalisée, je n'ose même pas imaginer la situation de l’Église quand Rome aura perdu la foi
images/icones/idee.gif  ( 763491 )Je pense qu’en citant cette phrase... par Vianney (2014-11-18 22:51:01) 
[en réponse à 763482]

 

“Rome perdra la foi et deviendra le siège de l’Antéchrist.”


...vous avez en vue le secret que Mélanie affirmait avoir reçu de la Sainte Vierge à La Salette.

V.
 
images/icones/fleche3.gif  ( 763494 )Et j'ajouterai... par Candidus (2014-11-18 23:26:30) 
[en réponse à 763491]

... phrase qui ne se trouve pas dans la version des secrets que Mélanie et Maximin ont fait parvenir à Pie IX en juillet 1851.
images/icones/1e.gif  ( 763499 )Mais phrase qui fait partie par Jean-Paul PARFU (2014-11-19 07:24:10) 
[en réponse à 763494]

du secret mis intégralement par écrit en 1878 !

Lire ce livre ici

Ne vous en déplaise Candidus, cette phrase est exacte, elle fait bien partie du secret, explique les difficultés des autorités avec le secret de La Salette, bien que les apparitions fussent reconnues, et éclaire la situation actuelle de l'Eglise !
images/icones/neutre.gif  ( 763502 )Autrement dit... par Candidus (2014-11-19 10:08:46) 
[en réponse à 763499]

Lorsque la voyante a écrit au St Père, le personnage le plus concerné par le contenu du Secret, elle aurait omis de son propre chef les parties les plus saillantes (et comme par hasard celles se rapportant à des événements postérieurs à 1851 mais antérieurs à la version de 1878).

A quoi bon faire des prophéties sur Napoléon III si c'est pour les divulguer après qu'elles se sont réalisées ? A moins que ce soit pour donner une vraisemblance à d'autres pseudo-prophéties issues du milieu interlope et mystico-dingo de l'entourage de la voyante ?
images/icones/fleche2.gif  ( 763505 )Non Candidus ! par Jean-Paul PARFU (2014-11-19 10:55:58) 
[en réponse à 763502]

Lisez le livre et vous comprendrez.

Les voyants d'abord étaient très jeunes. De mémoire, la version adressée au St Père en 1851 avait été écrite plus tôt, sur ordre de l'évêque de Grenoble, et très rapidement par les deux voyants à demi illétrés.

On a donc demandé plus tard à Mélanie, alors qu'elle était plus âgée (et entrée en religion il me semble) de faire un compte-rendu exhaustif et exact des apparitions et visions, avec ses mots d'adulte cette fois, ce qui a été fait et communiqué également au St Père en 1878.

Rien d'étonnant à cela : Soeur Lucie de Fatima, par exemple, a donné d'abord des versions courtes, puis des versions plus longues des apparitions de Fatima, Dieu souhaitant d'ailleurs peut-être que la compréhension de ce qu'ils ont vu, mûrissent chez les voyants, la relation parfaite en quelque sorte se trouvant ensuite plus près dans le temps des évènements qu'elle est censée décrire et peut-être conjurer.
images/icones/hein.gif  ( 763507 )Il y a peut-être un autre explication par Vianney (2014-11-19 11:19:36) 
[en réponse à 763505]

 
Je ne loge plus chez moi en semaine, et je n’ai donc pas sous la main le livre dont vous parlez, mais certaines parties des messages reçus par Mélanie et Maximin ne devaient-elles pas rester secrètes, dans un premier temps, à la demande même de la Sainte Vierge ? Je crois me souvenir que Pie IX a témoigné publiquement sa reconnaissance pour les avertissements que contenaient les messages qui lui ont été transmis.

D’autre part, c’est à juste titre que Candidus signale qu’il y avait dans l’entourage des deux voyants des personnes vraiment peu équilibrées, à tel point que, selon le témoignage de Mgr Trochu, le Curé d’Ars a commencé par douter lui aussi, et qu’il n’a finalement cru qu’après avoir obtenu du Ciel un signe indubitable de la véracité des récits des enfants.

V.
 

images/icones/livre.gif  ( 763511 )Sur Mélanie et Maximin par Jean-Paul PARFU (2014-11-19 11:55:20) 
[en réponse à 763507]

Sur Mélanie Calvat, vous pouvez lire sa fiche Wikipedia ici

A ce que je sais, il n'y a donc rien d'"interlope" dans la vie de Mélanie.

L'allusion de Vianney au Curé d'Ars prouve qu'il y a une confusion entre Mélanie et Maximin, puisque seul Maximin a été en relation avec le curé d'Ars.

Sur ce dernier point deux choses :

1) le futur Mgr Trochu aurait voulu voir si Maximin s'en tenait à sa version et lui aurait même proposé de l'argent, ce que Maximin aurait toujours refusé, même après avoir reçu quelques gifles, il me semble ;

2) Selon Maximin lui-même, à un certain moment, il aurait dit au curé d'Ars qu'il n'avait rien vu pour voir si le curé d'Ars, qui lisait dans les âmes, voyait que lui, Maximin, à ce moment-là, ne lui disait pas la vérité.

En ce qui la concerne, Mélanie est tout à fait exempte de tout reproche et n'a jamais varié de version !
images/icones/neutre.gif  ( 763509 )L'âge des voyants ne me paraît pas pertinent par Candidus (2014-11-19 11:50:47) 
[en réponse à 763505]

Une caractéristique des apparitions reconnues par l'Eglise est la netteté avec laquelle les voyants se souviennent du message céleste et le rapportent, sans introduire aucune variation. Cela n'interdit pas que le voyant soit par la suite plus prolixe et précis concernant les circonstances secondaires entourant la révélation privée.

Nous sommes malheureusement obligés de constater que Mélanie n'a cessé de broder sur son enfance et sur l'apparition jusqu'à la fin de ses jours. Son autobiographie complètement invraisemblable et contraire à tout ce que nous savons de ses jeunes années en témoigne. Dans cet écrit Mélanie se présente comme une enfant favorisée des plus hautes expériences spirituelles, vivant dans l'intimité de personnages célestes, sujette à des visites fréquentes de l'Enfant Jésus qui se transforme littéralement en son précepteur et qui l’introduit dans les sphères de la haute mystique.

Si l'on en croit son autobiographie, l'éducation théologique et spirituelle de Mélanie a été directement conduite, de longues années avant les apparitions, par Dieu lui-même et la cour céleste. Comment peut-on alors mettre sur le compte de l'immaturité ou de l'ignorance tout ce qu'elle omet dans la première version du Secret ?

On devine que dans le texte de 1879, objet des foudres du Saint-Office, Mélanie s’est laissé influencer par une littérature apocalyptique (les "lettres tombées du ciel" par exemple), qui circulait dans l'entourage interlope à l’agenda politique revendiqué qui pendant des années ont assiégé la voyante (relisez le passage où elle parle de Napoléon III aspirant à être empereur : pas un mot dans la version de 1851 antérieure au coup d’état du 2 décembre…).

De la même manière, dans son autobiographie, Mélanie s’est inspirée de divers écrits mystiques qui étaient en vogue à l'époque, notamment de la vie d’une mystique espagnole qui contient des parallèles troublant avec ce qu'elle relate la concernant.

Doit-on nécessairement parler de « mensonges » de la part de la voyante ? Je ne le pense pas, Mélanie à la fin de sa vie était très perturbée et je laisse à Dieu le soin de la juger, mais une chose est claire, Mélanie, à cause de ses "dérives" mystico-politiques ne peut être proposée au peuple chrétien comme un modèle et nous devrions tous suivre les consignes du St Office concernant son secret (du moins celui de 1879). Il en va de la crédibilité de l'Eglise et de la vraie mystique. Pourquoi d'ailleurs pensez-vous que parmi les dix papes qui se sont succédés depuis la mort de Mélanie (dont st. Pie X), pas un n'ait songé à ouvrir son procès de béatification ?
images/icones/1i.gif  ( 763512 )Manifestement vous confondez Mélanie et Maximin ! par Jean-Paul PARFU (2014-11-19 12:04:15) 
[en réponse à 763509]

Le problème de La Salette, c'est

1) qu'il s'agit d'un message politico-religieux ;
2) qu'il décrit un état lamentable du clergé et une apostasie de Rome.

Ce qui était incompréhensible pour le clergé et les autorités ecclésiastiques de manière générale, à l'époque et même après.

D'où les réserves, voire les calomnies contre La Salette et les voyants, dont vous vous faites, Candidus, encore l'écho aujourd'hui.
images/icones/marie.gif  ( 763529 )De deux choses l'une par Candidus (2014-11-19 16:34:58) 
[en réponse à 763512]

Quand on lit l'autobiographie de Mélanie on se fait la réflexion suivante : soit Mélanie était sincère et équilibrée et nous devons la considérer comme la plus grande mystique du XIXème siècle (dans ce cas pourquoi aucun pape ne s'est soucié d'instruire sa cause de béatification ?), soit elle était mentalement dérangée ou manipulée (j'exclus qu'elle n'ait pas été sincère) et tout ce qu'elle a écrit ou dit à partir du moment où elle est devenue l'hégérie de légitimistes et autre "grand-monarchistes" est à considérer avec une "montagne de sel".

En conclusion, je pense que nous devrions tous adhérer à la déclaration du 16 novembre 1851 de Mgr de Bruillard, évêque de Grenoble, selon laquelle la mission des petits bergers s'est terminée dès le récit qu'ils ont fait de l'apparition du 19 septembre 1846 (et, j'ajoute, la première rédaction des Secrets connue depuis 1999). L'Eglise n'a rien approuvé de plus et l'obscur Mgr Zola a fait preuve d'une grande imprudence en accordant son imprimatur à ce condensé des fantasmes d'une petite coterie d'exaltés politisés.
images/icones/1j.gif  ( 763534 )Je ne comprends pas trop par Jean-Paul PARFU (2014-11-19 17:17:51) 
[en réponse à 763529]

1) Dans sa fiche Wikipedia, vous pouvez en effet notamment lire ce qui suit :

"Elle fut reçue par Léon XIII en audience privée le 3 décembre 1878.

Entre temps, vers 1873 Mélanie mit de nouveau par écrit son message personnel, avec l'imprimatur du Cardinal Sisto Riario Sforza, archevêque de Naples et avec l'approbation de Pie IX.

Le message fut officiellement publié par Mélanie Calvat elle-même le 15 novembre 1879 et reçut l'imprimatur de Mgr Salvatore Luigi Zola, évêque de Lecce près de Naples, qui dans son diocèse avait protégé Mélanie et l'avait aidée. Le titre en était "L'Apparition de la Sainte-Vierge sur la montagne de La Salette.""

Je ne vois pas en quoi Mgr Zola aurait fait preuve d'une "grande imprudence", sachant qu'avant lui, Pie IX avait donné son approbation, le cardinal Sforza son imptimatur et que Léon XIII avait reçu Mélanie en audience privée.

2) En réalité, ce sont les apparitions de Lourdes qui ont mis celles de La Salette au second plan, sachant que celles de La Salette nous "parlent" à nouveau parce qu'elles sont plus compréhensibles aujourd'hui. Je suis d'avis que c'est précisément leur caractère explosif et presqu'incompréhensible à l'époque de leur publication, qui en garantit, en quelque sorte, le mieux leur authenticité.

3) Enfin, je continue de penser que vous confondez un peu les personnes dont Maximin a été entourée avec le milieu dans lequel Mélanie a vécu après les apparitions et que pour vous faire une idée, vous devriez tout simplement lire le livre de l'abbé Laurentin sur le sujet.
images/icones/neutre.gif  ( 763557 )Wikipedia... par Bertrand (2014-11-19 22:10:51) 
[en réponse à 763534]

Comment dire... si vous n'avez rien de mieux...

Un exemple: écrire que Lecce est près de Naples...Vu de Tokyo peut-être?
images/icones/neutre.gif  ( 763618 )rappel : 2 conférences de Mgr SCHNEIDER les 6 et 9 décembre par Cathether (2014-11-20 17:39:51) 
[en réponse à 763469]

tous renseignements : ici
images/icones/neutre.gif  ( 763643 )Voici le lien correct par Glycéra (2014-11-20 21:44:50) 
[en réponse à 763618]

Il avait un truc de trop à la fin de l'adresse....