Le Forum Catholique

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images/icones/op2.gif  ( 763391 )Les dominicains de Steffeshausen... par Non nobis (2014-11-18 06:34:13) 

Avrillé a publié récemment sur son site une note sur les dominicains installés depuis un an à Steffeshausen (Belgique).

Puisqu'il s'agit d'une affaire dominicaine, il est nécessaire de se souvenir de la situation juridique des dominicains dits "de la Tradition". Et pour cela, il faut considérer la naissance de cette branche dominicaine.

À la différence des autres communautés (Bénédictins, Capucins) qui sont nés de l'initiative d'un père ancien (Dom Gérard, le père Eugène), les dominicains ne sont tels que par l'intervention très audacieuse de Mgr Lefebvre.

Certes, le père Guérard des Lauriers, O. P., a donné l'habit aux quatre premiers frères (décembre 1977 pour le père Marie-Dominique, novembre 1978 pour le père Innocent-Marie). Mais ce sont les vœux qui font le religieux. Toute la réalité dominicaine de la communauté d'Avrillé, et de celle de Steffeshausen par conséquent, tient au fait que Mgr Lefebvre a reçu les vœux du frère Innocent-Marie le 27 avril 1981. Il le fit non en tant que supérieur de la Fraternité Saint-Pie X, mais en tant qu'évêque de la sainte Eglise.

Monseigneur Lefebvre n'a pas agit seulement comme « témoin » de ces vœux. Il les a reçus en tant que successeur des Apôtres. Ce n'est pas le bon propos d'être dominicain qui fait le dominicain, ni sa conscience ou sa persuasion, mais bien la réception de son vœu par la sainte Eglise.
Le fondement canonique du geste de Mgr Lefebvre est la « juridiction de suppléance » des évêques de la Tradition, notion aussi délicate à manier que nécessaire à invoquer dans la présente crise de l'Eglise. Il s'agit d'une autorité épiscopale extérieure qui veille à l'intégrité de la vie religieuse pour suppléer à la hiérarchie infidèle à sa mission. D'autres communautés y recourent pour le bon déroulement de leur vie religieuse. Quant aux dominicains d'Avrillé ils y ont eu recours pour leur existence même.

Il faut bien avouer qu'il y a quelque chose d'atypique dans ce geste de Mgr Lefebvre. Du reste, le révérend père de Chivré, O. P., et d'autres religieux attachés à la tradition dominicaine, ont nié alors la légitimité d'un tel acte. Ce qui fragilise beaucoup la « dominicanéité » tant d'Avrillé que de Steffeshausen.

Or ce qu'un évêque a fait un autre ne peut pas le défaire. Un évêque de la Tradition n'aurait pas l'autorité pour décider un jour que les Dominicains d'Avrillé ne sont plus dominicains. En revanche, un autre évêque peut très bien bénir une autre initiative, une autre branche dominicaine par exemple, la recevoir au nom de l'Eglise. Mgr de Galarreta n'est pas moins évêque que Mgr Lefebvre. Il peut fort bien prendre sur lui de permettre une autre fondation. C'est à lui de juger des motifs de cette initiative (par exemple si les griefs accumulés contre Avrillé sont suffisants) et de peser les inconvénients éventuels d'une telle œuvre dans la petite famille de la Tradition.
images/icones/neutre.gif  ( 763400 )et les dominicains de Chémeré? par Mingdi (2014-11-18 09:30:24) 
[en réponse à 763391]

Je n'ai pas suivi ces affaires, mais j'ai lu quelque part qu'il y avait aussi le père Guérard des Lauriers à l'origine de Chémeré. Il me semble que pour garder la foi il vaut mieux fréquenter Avrillé, Steffeshausen ou Chémeré que les dominicains polonais qui dansent sur la musique de lady Gaga
images/icones/bravo.gif  ( 763405 )Oui Mingdi ! par Jean-Paul PARFU (2014-11-18 10:05:23) 
[en réponse à 763400]

Pour être Dominicain, il faut surtout et d'abord avoir l'esprit de St Dominique !
images/icones/neutre.gif  ( 763445 )même origine en effet pour la FSVF par Luc Perrin (2014-11-18 15:18:05) 
[en réponse à 763400]

Chémeré-le-Roi est fondé au départ par des Guérardiens qui se sont éloignés de lui quand il s'est fait sacrer évêque. Ils se sont ensuite rapprochés de Rome à partir de 1987 en particulier, avant donc la crise de 1988. Ils sont reconnus par Rome comme institut de droit pontifical en 1988 comme Fraternité Saint-Vincent Ferrier.
Leur habit dominicain est adorné d'une petite croix, cette distinction est apparue - sauf erreur - quand l'Ordre dominicain n'a pas voulu admettre ce modeste rameau comme étant de la famille.

Ils ont la liturgie dominicaine traditionnelle et leur revue Sedes Sapientiae.

Pour Chémeré comme pour Avrillé, le passage antérieur par le MJCF a, je crois, été une étape importante.
images/icones/neutre.gif  ( 763546 )père Guérard des Lauriers par Mingdi (2014-11-19 19:26:43) 
[en réponse à 763445]

http://fr.wikipedia.org/wiki/Michel-Louis_Gu%C3%A9rard_des_Lauriers
images/icones/op2.gif  ( 763457 )Chéméré ne sont pas dominicain par Savonarole (2014-11-18 16:35:54) 
[en réponse à 763400]


Mais de spiritualité dominicaine. C'est une communauté nouvelle comme les chanoines de Lagrasse. Pas de Mgr Lefevbre là dessous, tout au contraire. Le Père de Blignières a été en délicatesse avec ce dernier.
images/icones/neutre.gif  ( 763548 )rien à voir avec Mgr Lefebvre? par Mingdi (2014-11-19 19:40:22) 
[en réponse à 763457]



"Il (LM de Blignières) entre alors dans une communauté bénédictine apostolique à Martigny dans le Valais en Suisse (1972-1975) et après avoir complété ses études sacerdotales dans la Fraternité Saint-Pie-X, est ordonné prêtre en 1977 par Mgr Lefebvre. Il défend alors pendant une dizaine d'années les positions proches du sédévacantisme du Père Guérard des Lauriers. Après l'affaire des sacres, il quitte Mgr Lefebvre et entre dans la pleine communion de l'Église."(wikipédia). Si vous avez raison, il ne s'en est pas fallu de beaucoup...
images/icones/neutre.gif  ( 763621 )Wikipedia c'est vraiment pas sur. par Savonarole (2014-11-20 18:14:08) 
[en réponse à 763548]

Il défend alors pendant une dizaine d'années les positions proches du sédévacantisme du Père Guérard des Lauriers. Après l'affaire des sacres, il quitte Mgr Lefebvre et entre dans la pleine communion de l'Église.

Juste ce passage devrait vous faire hurler.

Oui le Père de Blignières a été sédévacantiste et oui il était à ce titre en opposition avec Mgr Lefebvre. Il ne quitte pas Mgr Lefebvre.

Tout d'abord après un travail d’approfondissement le Père de Saint Laumer démontre que l'infaillibilité pontificale n'est pas engagé sur les déclarations ambiguës de Vatican 2. Dés lors le Pape est Pape, donc on doit lui obéir donc il régularise sa situation en même temps que certains prêtres à Rome en 88.

Je maintiens que son lien avec Mgr Lefevbre a été plus que conflictuelle.
images/icones/op2.gif  ( 763632 )Il quitte Mgr Lefebvre à la fin des années 1970 par Ennemond (2014-11-20 20:41:07) 
[en réponse à 763621]

L'abbé Olivier de Blignières a été ordonné par Mgr Lefebvre en l'église de Châtelperron (Allier) le 25 août 1977, après plusieurs années de formation au séminaire d'Ecône. Lors de la messe, Dom Gérard Calvet était prêtre assistant, l'abbé Philippe Guépin diacre, les abbés Yves Maury et Jacques-Marie Seuillot, diacres assistants, l'abbé Claude Barthe était thuriféraire, les abbés Jacques et Philippe Laguérie acolytes. L'abbé Patrick Puibaraud (aujourd'hui Père Raymond-Marie de Chéméré) était cérémoniaire. Mgr Lefebvre refusait le sédévacantisme. De ce refus est née la rupture.
images/icones/op2.gif  ( 763564 )Savonarole vous êtes bien nommé par Luc Perrin (2014-11-19 23:35:12) 
[en réponse à 763457]

La FSVF "pas dominicaine" ! Vous êtes gonflé ...

C'est plus que de "spiritualité dominicaine" : ils sont, je serais tenté de dire, plus dominicains que les dominicains "canal historique" o.p. de l'Ordre. Ce qui n'est pas trop difficile du moins pour la Province de France, je ne dis pas celle de Toulouse plus près de saint Dominique.

L'Ordre n'a jamais voulu les accueillir mais ils le souhaitaient au moment de leur reconnaissance canonique par Rome.

Enfin ils conservent avec joie le trésor de la liturgie dominicaine que l'Ordre a bradé en 1965 avant même le N.O.M. Sans parler d'une révérence particulière pour saint Thomas d'Aquin.
images/icones/op2.gif  ( 763623 )[réponse] par Savonarole (2014-11-20 18:23:29) 
[en réponse à 763564]

On peut être plus dominicain que les Dominicains de papier. C'est un honneur pour eux d'être les refondateurs de l'ordre un peu comme les Cisterciens avec les bénédictins.

C'est clairement pour la FSVF un avantage que de ne pas être rattaché l'ordre prêcheur.