Le Forum Catholique

http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=763065
images/icones/1i.gif  ( 763065 )Le parti Kasper ouvre un second front : “Le divorce catholique” par New Catholic (2014-11-15 13:25:14) 

Riposte Catholique: Il nous a paru intéressant de publier la traduction de cet article de Don Pio Pace paru sur le blogue américain Rorate Cæli, le 13 novembre dernier.
images/icones/iphone.jpg  ( 763067 )Bonne analyse par Ubique Fidelis (2014-11-15 13:44:46) 
[en réponse à 763065]

C'est exactement ce que je crains depuis le début et ce que j'avais dit en réponse à ceux qui prétendaient que le cardinal Burke était un théologien hors-sol.

Le juriste et le passionné d'histoire aujoute même que toutes les révolutions et grands changement (fin de la féodalité orchestrée par le féodal par excellence, le suzerain suprême, le Roi, révolution française initiée par le détournement de la procédure de vérification des votes des Etats-Généraux, etc) ont toujours débuté par une destruction du système par l'intérieur, c'est à dire en en détournant les règles et procédures.

images/icones/neutre.gif  ( 763069 )Vous avez raison: celui qui contrôle la procédure contrôle le résultat par New Catholic (2014-11-15 14:29:25) 
[en réponse à 763067]

C'est aussi ce qui s'est passé dans le dernier Concile.
images/icones/neutre.gif  ( 763081 )Encore de la théologie à francs six sous par Denis SUREAU (2014-11-15 18:26:39) 
[en réponse à 763067]

Cet article n'est vraiment pas sérieux.
Notamment
1) parce qu'il semble vouloir mettre entre parenthèses le fait que la très grand majorité des mariages sont actuellement invalides. Un canoniste très proche du monde traditionaliste va jusqu'à estimer que 90% d'entre eux ne sont pas valides. Comment pourrait-il en être autrement alors que la quasi-totalité des candidats au mariage sont en état de péché (concubinage, relations sexuelles) et sont imprégnés de la mentalité divorciste et abortive ambiante ?
2) Et c'est un devoir de justice de rendre aux pseudo-mariés la reconnaissance de nullité qui leur est due. Cela ne dispense pas d'une procédure canonique rigoureuse, même s'il faut revoir celle qui est actuellement pratiquée.
3) Le défaut de foi chez les mariés pouvant invalider leur union est une question théologique complexe, soulevée par Benoît XVI, qui semblait d'ailleurs pencher dans ce sens (l'absence de foi invalidant le mariage sacramentel), mais qui a demandé aux théologiens d'approfondir la question.
images/icones/1n.gif  ( 763083 )Pas du tout, c'est un article extrêmement sérieux par New Catholic (2014-11-15 18:56:17) 
[en réponse à 763081]

On doit le lire dans un esprit calme et loyal à sa vision traditionnelle du monde, celle partagée par tous les catholiques traditionnel. La question fondamentale, si les mariages sont presque tous invalides (si c'est le cas), c'est de changer la forme dans laquelle les futures époux sont préparés pour recevoir le sacrement.

Moi, je pense que ces chiffres sont absurdes, des générations pour la plupart illettrées, en comparaison à la nôtre, comprenaient très bien l'indissolubilité du mariage, mais les gens veulent une solution facile pour leurs problèmes, et inventent des destructions de la doctrine pour déclarer la nullité d'un sacrément. La vie conjugale n'a jamais été "facile". Et comprendre l'indissolubilité jusqu'à la mort et les autres enjeux du mariage n'est pas si difficile que ça.
images/icones/neutre.gif  ( 763086 )CEST grotesque par Aigle (2014-11-15 19:07:11) 
[en réponse à 763083]

Il est parfaitement grotesque que d'affirmer que 90% couples qui se marient à l'Eglise ignorent que l'Eglise condamne le divorce...

Dire cela rapprocherait les tradis des pires modernistes. Et autoriserait les couples à divorcer puis à se remarier 100 fois.


images/icones/neutre.gif  ( 763087 )C'est pas à moi que vous dites cela, je pense? par New Catholic (2014-11-15 19:12:28) 
[en réponse à 763086]

Ni à l'auteur du texte. Il ne pas dit cela, mais il dit que cela est dit dans les couloirs du Vatican, peut-être par le pape lui-même.

Dans la version anglaise:


If it is true, in fact, that a great number of the currently contracted marriages are null and void, this fact is caused by the insufficient taking of precautions when the candidates to holy matrimony are received in order to ensure their consent. In fact, the affirmation that 80% of currently celebrated marriages are null and void - an affirmation that is attributed to pope Francis, who underlined that numerous annulments were granted by the Buenos Aires ecclesiastical courts - should obviously lead to a greater "rigorism": it would be necessary to refuse the celebration of the sacrament of marriage to 80% of those who ask for it and admit only those 20% considered "worthy"! Because to keep celebrating marriages that we affirm are worthless, because they are afterwards declared null and void with a summary procedure as soon as difficulties arise between the spouses, is to mock the sacrament and scandalize those who receive it.

images/icones/iphone.jpg  ( 763090 )Contourner puis assouplir les règles est souvent un argument d'opposants au principe par Ubique Fidelis (2014-11-15 19:33:44) 
[en réponse à 763086]

A supposer qu'il soit juste d'affirmer que 90 % des mariages encourraient la nullité, ce qui me paraît tres important, ce n'est pas en simplifiant les règles portant sur les sanctions canoniques correspondantes que l'on renforcera le principe et que l'on présentera mieux le mariage pour ce qu'il est, un sacrement indissoluble de la Nouvelle Alliance et donc de l'Economie du Salut!!!

Au contraire!

En donnant le sentiment d'une plus grande facilité d'obtenir une nullité canonique, on fera naître dans l'esprit des catholiques que l'Eglise catholique dégage, conformément à une nouvelle doctrine, une sorte de divorce à la mode de Rome!

Cela serait désastreux alors que l'on sait les entorses qui existent déjà en pratique, dénaturant le rôle du Défenseur du lien ou encore s'affranchissant de la double sentence conforme. Pour ne parler que de cela. Benoit XVI l'a rappelé à l'occasion de plusieurs interventions devant la Rote romaine. Le Cardinal Burke, éminent canoniste et ex- Préfet de la Signatura très (trop?!) compétent l'avait lui aussi dénoncé dans son exposé in "Demeurer dans la Vérité du Christ"

Avec une telle réforme, le mariage catholique n'aura plus grande chose ni de l'un ni de l'autre.
images/icones/hein.gif  ( 763093 )Je n'ai pas encore compris par New Catholic (2014-11-15 19:59:36) 
[en réponse à 763086]

Votre commentaire était pour moi ou dirigé à Denis SUREAU, qui a lui parlé de ce canoniste philo-tradi qui avait affirmé cela?
images/icones/iphone.jpg  ( 763097 )A qui vous adressez-vous New Catholic? par Ubique Fidelis (2014-11-15 20:33:20) 
[en réponse à 763093]

Si c'est à moi, le message s'adressait à la position tenue par Denis Sureau .
images/icones/coeurbrise.gif  ( 763236 ) Ce n'est pas seulement grotesque. par Steve (2014-11-16 23:03:06) 
[en réponse à 763086]

C'est aussi profondément méprisant pour le "petit" peuple chrétien.
(Normalement des confirmé, s'il demandent le mariage.)

On partirait du principe que ces jeunes gens n'ont ni l'information ni la maturité requise pour s'engager publiquement l'un envers l'autre, et ainsi, se donner mutuellement le sacrement de mariage.

On se moque d'eux, deux fois.
Une première fois, en les éduquant mal.
Et une seconde fois, en les déclarant mal éduqués.

C'est évidemment le catéchisme et l'éducation qu'il faut reconsidérer.
images/icones/1y.gif  ( 763238 ) Aïe... par Steve (2014-11-16 23:12:17) 
[en réponse à 763236]

Merci de lire.

(...) des confirméS, s'ilS demandent (...) ni l'information ni la maturité requiseS (...)

Malgré un âge "avancé", la fougue d'un adolescent. Mea culpa.
images/icones/hein.gif  ( 763123 )Nullité canonique du mariage civil seul? par PEB (2014-11-15 23:54:57) 
[en réponse à 763083]

Un des chefs de nullité repose sur l'absence de faire ce que veut l’Église.

Or dans son état actuel, le mariage civil avec son divorce par consentement mutuel, sa présomption affaiblie de paternité sans parler de la négation de la complémentarité des sexes présuppose un engagement objectif dont les enjeux sont beaucoup plus faibles que les exigences évangéliques. Cette institution a, dès le départ, été conçu comme une parodie de sacrement de façon à désacraliser la famille dont la raison procède désormais de l'ordre politique.

De plus, les personnes qui ne passent pas à l'église affirment par omission un rejet de la sacramentalité matrimoniale.

Enfin, quand je vois mes collègues, je constate que la famille apparaît de manière informelle par la vie commune (éventuellement sanctionnée par un PACS) puis par la naissance d'un enfant, le cadet en confirmant le caractère non accidentel.

Aussi ne faudrait-il pas imputer une présomption objective et subjective de nullité canonique à tout mariage civil non sanctionné par Monsieur le Curé?

Au moins, cette position aurait le mérite de la clarté et revaloriserait la pastorale familiale. Cette position serait dans la droite ligne de Dignitatis Humanae qui veut éloigner la puissance publique oppressante de la religion et de la famille en général, et donc implicitement de la famille chrétienne, conçue en ce sens comme une contre-société dont Jésus est le seul Roi.
images/icones/neutre.gif  ( 763124 )? par Meneau (2014-11-16 00:02:06) 
[en réponse à 763123]

Je ne comprends pas ce que vous voulez dire.

Aussi ne faudrait-il pas imputer une présomption objective et subjective de nullité canonique à tout mariage civil non sanctionné par Monsieur le Curé?



Un tel mariage n'existe pas aux yeux du Droit Canon.

Cordialement
Meneau
images/icones/heho.gif  ( 763138 )Mariage entre baptisé? par PEB (2014-11-16 10:09:07) 
[en réponse à 763124]

Il me semblait pourtant qu'un mariage entre baptisé, même civil, avait une valeur canonique dans le sens que les époux sont les ministres principaux du sacrement.

Mais j'ai pu me tromper.
images/icones/neutre.gif  ( 763144 )[réponse] par Meneau (2014-11-16 12:32:52) 
[en réponse à 763138]


Can. 1055 - § 1. L'alliance matrimoniale, par laquelle un homme et une femme constituent entre eux une communauté de toute la vie, ordonné par son caractère naturel au bien des conjoints ainsi qu'à la génération et à l'éducation des enfants, a été élevée entre baptisés par le Christ Seigneur à la dignité de sacrement.

§ 2. C'est pourquoi, entre baptisés, il ne peut exister de contrat matrimonial valide qui ne soit, par le fait même, un sacrement.


Code de droit canon.

C'est pouquoi Pie IX écrivait :


Entre fidèles, il ne peut y avoir de mariage qui ne soit en même temps sacrement : et c'est pourquoi toute autre union chez les chrétiens entre un homme et une femme en dehors du sacrement, même conclue en vertu de la loi civile, n'est rien d'autre qu'un concubinat honteux et funeste

DH 2991

Cordialement
Meneau
images/icones/neutre.gif  ( 763146 )Vous confondez peut-être par Meneau (2014-11-16 12:37:51) 
[en réponse à 763138]

avec les unions civiles conclues entre NON baptisés, que l'Eglise regarde comme un mariage valide (non sacramentel), mais dont le droit canon ne s'occupe pas puisque le droit canon c'est le droit de l'Eglise et qu'il régit donc uniquement les fidèles baptisés.

Cordialement
Meneau
images/icones/1h.gif  ( 763254 )Je ne confond pas. par PEB (2014-11-17 07:38:25) 
[en réponse à 763146]

Le mariage civil, entre baptisé ou non, diverge désormais tellement de la loi naturelle de complémentarité, de fidélité et de fécondité que je me demande si on ne peut pas le réduire au concubinage légal fustigé par Pie IX.
images/icones/4c.gif  ( 763255 )Je ne confonds pas PEB par Jean-Paul PARFU (2014-11-17 07:45:59) 
[en réponse à 763254]

Le verbe confondre est un verbe du 3ème groupe et se conjuge donc comme le verbe prendre :

Je prends
donc
Je confonds ou je ne confonds pas

avec un "s" à la 1ère personne du singulier !
images/icones/1b.gif  ( 763308 )Et conjuguer par Meneau (2014-11-17 13:35:37) 
[en réponse à 763255]

prend toujours un "u" après le "g".

"Le verbe confondre se conjugue"

Cordialement
Meneau
images/icones/1d.gif  ( 763091 )Si cette mauvaise blague était vraie, par Yves Daoudal (2014-11-15 19:47:26) 
[en réponse à 763081]

que vous répétez, que 90% des mariages sont invalides, il faut d'urgence simplifier la procédure de nullité à l'extrême, c'est-à-dire la réduire à un simple entretien de quelques minutes.

Parce que si 90% des mariages sont invalides, cela veut dire que tous ceux qui demandent la nullité (comme la plupart des autres) ont contracté un mariage invalide. Il est donc inutile d'examiner les cas. (Et réserver les procédures aux cas rarissimes, sur les 10% restants, de fidèles qui ont cru se marier et découvrent qu'il y a un vrai problème.)

Et cela montre l'absurdité de cet argument, qui repose à mon sens sur des erreurs grossières. Par exemple qu'un mariage serait nul à cause de la cohabitation.

En outre, si c'était vrai, il faudrait d'urgence, d'abord, débarquer tous ces prêtres qui font sciemment des sacrilèges à la chaîne...
images/icones/neutre.gif  ( 763092 )Merci Yves par Aigle (2014-11-15 19:50:13) 
[en réponse à 763091]

De votre excellente réponse
images/icones/fleche3.gif  ( 763103 )Hélas... les prêtres sont-ils conscients de leurs "bourdes" ? par Glycéra (2014-11-15 21:30:28) 
[en réponse à 763091]



Le sont-ils ?

Seraient-ils vraiment conscients en matière de mariage ?

En majorité réelle, voire presque unanimité ?

Et là seulement ?
Car pour ce qui est de la confession ou de la matière liturgique on a la certitude prouvée qu'ils sont ignares, donc inconscients de ce qui est vraiment le sens de ce qu'ils font !

Donc, pas d'accord avec vous...
selon ce qui m'a hérissé la première fois que je l'ai entendu, mais que j'ai du admettre dans la bouche de prêtres responsables de préparations et/ou de célébrations, voire de formation de leurs confrères dans le domaine !

Reste que votre évidente remarque est bien ciblée sur l'aberration qui se développe par manque général de bases et de terreau correct où semer la semence de la vie.

Glycéra
images/icones/1d.gif  ( 763241 )Très juste. par Steve (2014-11-16 23:17:42) 
[en réponse à 763091]

Si 90 % des mariages entre chrétiens sont invalides...
Alors, les témoins officiels de l'Eglise ne font pas leur travail.
images/icones/fleche3.gif  ( 763108 )En cas de doute, il faut tenir le mariage pour valide, jusqu'à preuve du contraire par Chicoutimi (2014-11-15 22:09:57) 
[en réponse à 763081]

Il n'est pas conforme au droit de l'Église d'affirmer que 90% des mariages ne seraient pas valides. Tout au plus, on peut dire que l'on a des doutes. Car, ne l'oublions pas, l'Église nous demande de présumer le mariage valide jusqu'à preuve du contraire.

En effet, le droit canonique stipule que: "Le mariage jouit de la faveur du droit; c'est pourquoi, en cas de doute, il faut tenir le mariage pour valide, jusqu'à preuve du contraire." (can. 1060)

Il y a donc actuellement un "mouvement" qui tend à présumer de l'invalidité des mariages plutôt que de présumer de la validité des mariages.
Je me demandais donc : ce renversement des choses, s'il advenait, ne risquerait-il pas d'instaurer un esprit de doute qui détonne par rapport à l'enseignement de l'Église sur l'efficacité des sacrements ?

images/icones/iphone.jpg  ( 763128 )D'où l'importance du Défenseur du lien par Ubique Fidelis (2014-11-16 01:24:57) 
[en réponse à 763108]

pour peu qu'il accorde son rôle et sa place dans le procès canonique avec son nom
images/icones/fleche3.gif  ( 763136 )Vous avez raison par jejomau (2014-11-16 09:17:41) 
[en réponse à 763108]

je vous renvoie à mon post sur le sujet où j'étais curieux de savoir comment on pouvait juger valide ou non valide un mariage....
images/icones/heho.gif  ( 763089 )Conforme à ce que j'ai entendu dire par des prêtres par Glycéra (2014-11-15 19:29:44) 
[en réponse à 763065]

qui ont préparé de nombreux mariages, et qui après des années affirmaient que 70 à 80 % des sacrements donnés étaient invalides par non engagement vrai d'au moins un des fiancés.

- Cela ne me dérange pas de dire que je crois, car je ne suis pas sûr de ne pas croire
- Je dis que je crois, et je sais que l'Eglise est souple, ne m'imposera pas les règles anciennes, cela change en ce moment.
- les enfants ne sont pas une obligation, on verra, ce n'est pas la peine de dire maintenant ce que j'en pense.
- Je me marie malgré ses défauts (sur la foi ou la morale surtout) , j'arriverai à le/la faire changer.
- Mes parents ne veulent pas que je cohabite sans passer par le mariage.
- Sans mariage, je ne suis pas sûr qu'il-elle restera avec moi.
- La robe et la photo à l'église, c'est quand même mieux, à la mairie c'est un peu bâclé.

etc... sont leurs observations courantes.

Ils ajoutaient que trop de prêtres ne faisaient pas la vérification de la procédure canonique : changement de prêtre en cours de procédure, paroissiens inconnus du curé, incompétence du curé qui se faisait manipuler... et m'ont dit : ils ont perdu l'habitude d'entendre entre les lignes car ils ne confessent plus. Et donc, ils ne décodent rien de ce qui leur est dit.

Alors ?
La situation est là.
Redresser demande des efforts et des douleurs.
Sans cela rien ne se remettra droit.


Parler de "divorce" est aussi faux que de dire "mariage" pour d'autres cas aberrants. C'est reconnaître la nullité. Et tout faire pour remettre les affaires droitement.


Qui sommes-nous pour dicter une solution ?
Le sujet nous aide à comprendre ce qui se passe, à voir la vérité des buts et des faits, et à changer, redresser, retourner nos déviations, pour nous-mêmes ou pour ceux qui nous entourent.


Les y'a ka ont faillé tuer la vie dans les sacrements de l'Eglise... Cessons de le faire.

Glycéra
images/icones/3b.gif  ( 763099 )Et les enfants? par Leopardi (2014-11-15 20:56:18) 
[en réponse à 763089]

Les enfants des 90% mariages invalides? On les tue?
Ca va en faire des gamins à problèmes!
images/icones/nul.gif  ( 763101 )question aberrante sous cette forme agressive ! par Glycéra (2014-11-15 21:25:09) 
[en réponse à 763099]


Et les enfants des gens non mariés devant Dieu, vous en feriez quoi ?

Ce n'est pas la validité d'un sacrement qui fait l'existence ou pas des âmes des enfants !

La vie pratique et réaliste demande qu'on sache et fasse ce qui est le mieux pour les enfants qu'on a procréés. Mais la présence d'enfants dit la "consommation" mais non la validité !

Sauf pour la république, qui annule, -- c'est son terme porté à l'acte en marge du registre--, un mariage à condition qu'il n'y ait pas eu "consommation". Serait-elle plus claire que nos clercs ?

[ La matière du sacrement de mariage est le ventre de la femme, comme d'aucuns ont dit. Mais la matière n'est pas la validité. Non plus dans l'Eucharistie le pain ne fait la consécration.]

Votre question est à côté de la réalité du problème de validité.


Glycéra


images/icones/1h.gif  ( 763106 )Trop facile par Leopardi (2014-11-15 22:05:09) 
[en réponse à 763101]

Faciliter les annulations sous prétexte que les mariés ne savaient pas ce qu'ils faisaient c'est faciliter la séparation des parents dont la première victime sera l'enfant.
C'est considérer que les conjoints ne sont pas capables, même mariés sans la foi, de s'amender pour leurs enfants.
images/icones/iphone.jpg  ( 763129 )Les nullités Leopardi par Ubique Fidelis (2014-11-16 01:35:06) 
[en réponse à 763106]

La nullité suppose que les conditions du mariage exigées ad validitatem n'aient pas été réunies et l'acte est réputé n'avoir pas existé.
images/icones/iphone.jpg  ( 763130 )Même si l'annulation est en droit l'effet de la nullité par Ubique Fidelis (2014-11-16 01:42:35) 
[en réponse à 763129]

C'est ni plus ni moins que l'anéantissement rétroactif de l'acte en raison d'un vice existant au moment de la formation dudit acte et affectant donc ab initio sa validité.

Mais le droit canon parle plutôt de déclaration en nullité.
images/icones/iphone.jpg  ( 763131 )Erratum par Ubique Fidelis (2014-11-16 01:43:11) 
[en réponse à 763130]

Déclaration de nullité
images/icones/fleche3.gif  ( 763134 )n'allez vous pas un peu vite ? par jejomau (2014-11-16 09:09:57) 
[en réponse à 763101]

Il me semble que votre raisonnement tient la route dans le cas où, au moment du mariage, il n'y avait pas consentement avec l'un des conjoints (voire les deux si mariés de force)et que la situation perdure ainsi dans le temps... CEPENDANT ce même raisonnement tient-il toujours la route s'il y a la même situation le jour du mariage MAIS que la situation évolue, que les époux apprennent à s'aimer avec le temps et ne voudraient plus se séparer ?

Il me semble que c'est là que pèche la réforme voulue par les autorités religieuses. Ils voient dans le mariage un acte d'amour évident au départ. Moyennant quoi , si ce sentiment est déclaré ne plus exister par l'un des deux et qu'il le retrouve ailleurs avec une autre personne : on justifierait alors le "re-mariage"...

Mais combien de mariages entérinés par l'Eglise au fil des siècles et qui n'ont jamais été vus comme un sentiment d'amour au départ, ont été cependant reconnus valides ?
images/icones/hein.gif  ( 763139 )Mais qui vous parle d'amour ? par Cath...o (2014-11-16 10:09:16) 
[en réponse à 763134]

Le canon le plus examiné dans les nullités de mariage est le canon 1095 :

Sont incapables de contracter mariage les personnes :
1° qui n’ont pas l’usage suffisant de la raison ;
2° qui souffrent d’un grave défaut de discernement concernant les droits et les devoirs essentiels du mariage à donner et à recevoir mutuellement...
3° qui pour des causes de nature psychique ne peuvent assumer les obligations essentielles du mariage.

Personne ne sous entend qu'il n'y avait pas d'amour !
images/icones/idee.gif  ( 763196 )Vous avez déjà eu la moitié de la réponse à votre message ... par Glycéra (2014-11-16 20:28:20) 
[en réponse à 763134]

A savoir qu'il n'y a pas d'examen d'amour avant de pouvoir demander le sacrement !

L'autre partie de votre question : que faire de ceux qui comprennent après et restent ensemble ? Les féliciter s'il y a lieu, et les aider aussi à renforcer ce choix venu peu à peu, en pleine conscience. Mais ce n'est pas là canonique, c'est de la fraternelle charité dans la vérité de ce qui s'est établi pour et par eux.

Donc question qui n'a rien à voir.
Reconnaître la nullité à un moment donné n'empêche pas de se "marier" validement avec tout le paquet de grâces quand on en a été capable et demandeur.
Le sacrement est donné par les époux entre eux. Ensuite ratifié (et béni) par une autorité ecclésiale déléguée. Ne pas oublier que ce n'est pas le prêtre "qui marie" surtout quand il n'y a rien à marier par abscence de matière dans la (pseudo)promesse à valider...


Il est nécessaire de bien distinguer :

-- Promesse capable, valide, précise, pleine et entière, et librement prononcée.

°°° Conditions de vie autour de cela : concubinage, refus d'enfants, déjà des enfants, harem, argent, magouille ou flon-flon.



Quand il est parlé de sacrement, seule la promesse -- est le sujet.

Le reste est de la pratique, de l'aide ou de la gêne de vie, réelle, mais "accidentelle" au sens de non substancielle.


Glycéra
images/icones/hein.gif  ( 763278 )Les enfants un ajustement des situations? par Ritter (2014-11-17 11:13:14) 
[en réponse à 763101]

Dans le cas d'un mariage on le déclare la nullité. Sachant très bien que les enfants vont être déchirés. Mais cela est souvent déjà fait. Un remariage peut-être pour eux catastrophique.


Mais dans le cas de la communion aux divorcés remariés on leur donne la communion sous prétexte de ne pas créer une situation plus douloureuse, à condition qu'ils vivent comme frère et sœur, mais pas de séparation, qui entrainerait des conséquences entre autres sur les enfants...

il est peut-être normal que léopardi, pose la question.

Cordialement.




images/icones/1e.gif  ( 763109 )Ils vont bien , merci ... par Cath...o (2014-11-15 22:43:17) 
[en réponse à 763099]

Mon mariage a été reconnu nul, mes enfants (déjà grands, certes) ont suivi avec intérêt le déroulement de la procédure, ont attendu impatiemment le jugement (c'est looooong ....) ... et en sont ravis !

Tout simplement parce que cette nullité vient confirmer ce qu'ils ont toujours vécu et observé, et que c'est la vérité qui a triomphé.

"La vérité vous rendra libres", ça vous dit quelque chose ?
images/icones/1e.gif  ( 763257 )Formidable! par Leopardi (2014-11-17 09:31:38) 
[en réponse à 763109]

Eh bien, annulons, annulons à tour de bras!

PS: la vérité, c'était peut-être de ne pas se marier.
images/icones/1i.gif  ( 763265 )Deux tirs à côté ! par Glycéra (2014-11-17 10:06:48) 
[en réponse à 763257]



Annuler... est impossible.

L'Eglise dit :
Reconnaître que cela n'a pas eu lieu.
C'est voir la vérité réelle (euphémisme)



Si, pour une personne donnée l'acte de penser se marier a eu lieu, c'est que Dieu a trouvé que c'était bon, mieux, le meilleur même qu'il ait lieu.

Si cet acte n'était pas un mariage réel, votre phrase n'a plus de tapis où poser ses pieds...


J'ai trouvé l'ironie cinglante et mal venue...
Car toutes ces situations sont douloureuses, pour tout le monde.
Elles sont une épreuve, mais nul n'a le droit d'en rire, sauf un jour celui qui était tombé dans le panneau et il ne le fait que quand il guérit de son illusion.
images/icones/1b.gif  ( 763271 )Merci Glycera ! par Cath...o (2014-11-17 10:42:51) 
[en réponse à 763265]


Annuler... est impossible.

L'Eglise dit :
Reconnaître que cela n'a pas eu lieu.
C'est voir la vérité réelle (euphémisme)


Ce qui nous semble évident ne semble pas l'être pour tout le monde !
images/icones/hum2.gif  ( 763269 )Vous avez l'art ... par Cath...o (2014-11-17 10:34:07) 
[en réponse à 763257]

... de glisser d'une phrase à une autre avec un exagération bien peu honnête.

Je reprends donc : à votre phrase "ça va en faire des gamins à problème" je répondais simplement que si la nullité de mariage reposait sur la vérité cela ne créait aucun problème mais au contraire permettait aux enfants de poursuivre leur vie dans la paix.

Nulle part je n'ai dit qu'il fallait "annuler à tour de bras" ! Il faut juste reconnaître les mariages qui sont nuls. Et "annuler" comme vous dites uniquement ceux ci. Qu'ils soient nombreux ou pas est un autre débat ...

Quant à "la vérité, c'était peut-être de ne pas se marier", je vous mets au défi de connaître avec exactitude ce qui se cache au plus profond de l'autre, les failles ou blessures qu'il ne connait peut-être pas lui-même, déjà présentes au moment du mariage mais qui ne se "réveilleront" que devant les exigences de la vie commune et de l'éducation des enfants ...



J'en profite pour corriger ce qu'il me semble avoir lu plus haut quelque part dans ce fil : "l'église condamne le divorce". A part ... qu'elle demande à ce que le divorce civil soit prononcé avant d'examiner une demande de nullité de mariage religieux !!!

J'ai comme l'impression que la plupart de ceux qui interviennent (ici ou ailleurs) sur ce sujet n'ont jamais mis le nez dans une procédure de nullité ....
images/icones/neutre.gif  ( 763243 )Redites ça en 5 lignes. par Steve (2014-11-16 23:23:25) 
[en réponse à 763089]

De sorte qu'on puisse vous comprendre un peu mieux. Merci.
images/icones/1a.gif  ( 763264 )Ou en 5 mots ? par Glycéra (2014-11-17 10:01:00) 
[en réponse à 763243]

Tentons, tentons...


1 Des prêtres "marieurs" expérimentés m'ont dit qu'ils avaient vu tous les cas de non conditions : les fiancés ne sont pas dans les savoirs ou dispositions requises.

2 Trop de prêtres de savent pas quoi vérifier ou n'entendent pas la vérité réelle des fiancés, et ne voient pas qu'ils ne sont pas prêts : la procédure n'est pas correctement appliquée.

3 La situation réelle est là. User d'argument d'autorité et de simple rappel en 5 mots "Le mariage est vraiment indissoluble" n'est pas compris du tout. Il faut reprendre le terreau, l'enseignement de base, et le développement intérieur des candidats conjoints qui parfois ne savent même pas ce que c'est.

4 Accroire ce que les "civils" ont fait depuis la révolution est stupide. Il n'existe pas de mariage civil, donc pas de divorce. C'est du vent. S'engager devant Monsieur le maire est s'engager, l'avoir dit devant la société seulement... mais c'est de la paille, c'est planté dans du sable, et non sur du roc. Le sable est employé en culture pour stocker un temps, pour retirer sans dégâts les racines et aller replanter ailleurs. Cela s'appelle "mettre en jauge" ...

5 Qui sommes-nous : sommes-nous missionnés par l'Eglise pour fonder une pastorale, pour aller prêcher ? Alors si pas missionnés, pas de droit au "y'a ka" dans nos propos envers les autres, qu'ils soient prêtres marieurs ou fiancés tricheurs ou pas conscients.


Pour avoir 5 lignes, veuillez augmenter la largeur de votre affichage... Je ne sais pas faire dans l'espace de ma fenêtre...

Glycéra
qui a essayé de vous redire la même chose autrement.
images/icones/carnet.gif  ( 763102 )La forme essentielle du mariage par jejomau (2014-11-15 21:25:12) 
[en réponse à 763065]

La forme essentielle du mariage.

Chap. 3... Il suffira selon les lois du seul consentement de ceux dont on considère l'union ; si ce seul consentement devait faire défaut lors des noces, tout le reste, même réalisé avec l'union charnelle elle-même, sera vain, comme l'atteste le grand docteur Jean Chrisostome qui dit : " Ce qui fait le mariage, ce n'est pas l'union charnelle, mais le consentement ".

Pape Nicolas I° - 13 nov 866
images/icones/neutre.gif  ( 763175 )réponse peu traditionnelle par Paxtecum (2014-11-16 18:48:49) 
[en réponse à 763065]

mais dans le principe évangélique intéressante.

J'assistais hier soir à une conférence donnée par le Père Guy Gilbert "curé des loubards". A été évoquée avec la salle la question des divorcés remariés et du sacrement du mariage.

Si je ne partage pas totalement son approche de la question des divorcés, en revanche sur le sacrement du mariage il a une position qui rejoint ce que plusieurs en ont dit.

Pour lui malheureusement la grande majorité des mariages célébrés sont nuls quant à l’efficacité sacramentelle.

Il refuse dorénavant de marier des couples qui n'ont pas visiblement intégré et compris cette dimension fondamentale, dans ce cas sans rejeter la demande exprimée par les personnes il leur explique qu'il ne peut les marier religieusement.

Il leur propose une simple bénédiction en leur demandant de cheminer plus avant et de revenir quand ils auront compris toute la valeur et les exigences de ce sacrement.

Cette démarche pour certains peut paraître dangereuse, voire contraire à l'enseignement traditionnel de l’Église, mais pour moi elle allie véritablement Vérité et Miséricorde face à une misère spirituelle que nous n'avons jamais connu dans le monde chrétien, elle mériterait d'être validée doctrinalement, non pas dans le sens d'un sous mariage mais de l'accompagnement de l'homme pécheur vers la seule Vérité.

J'entends déjà dire certain que bénédiction vaut acceptation et que ce sera compris ainsi par les fidèles ou non fidèles, oui probablement s'il n'y a pas la catéchèse appropriée.

C'est une piste qu'il ne faut pas écarter à priori, dans notre temps actuel le mariage chrétien n'a pour la plupart plus son sens réel et nous ne pouvons abandonner ceux qui sont dans l'impossibilité d'y souscrire, c'est le rôle de l’Église et du Saint Père d'y réfléchir.

Cela me bouscule dans mes certitudes, je sens que ce que nous vivons est périlleux, je fais confiance à la Croix et à ceux que Dieu nous a donné pour nous guider, il n'y a pas d'autre choix raisonnable.
images/icones/neutre.gif  ( 763247 )Ce que vous proposez, par Steve (2014-11-16 23:38:20) 
[en réponse à 763175]

tient la route à une virgule près.

Vous supposez, à la fin, que ceux qui nous mis là où nous sommes auront la capacité de nous sortir de là.
On aimerait croire ça. Mais.

Il faudrait, dans cette hypothèse, que ceux qui ont confisqué l'Esprit-Saint, depuis tant de temps, rentrent dans le rang.
Que le bon Dieu vous entende.