Le Forum Catholique
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( 762648 )
Je cherche un avocat catholique par Paterculus (2014-11-09 22:04:41)
Pour un prêtre persécuté par son évêque, je cherche un avocat catholique.
S'il était spécialisé en procès pour harcèlement, ce serait excellent.
Et si en plus il était dans le triangle Strasbourg-Nancy-Besançon, ce serait parfait (bon j'ai failli écrire parfu, étant donné le sujet...).
D'avance merci
Votre dévoué Paterculus

( 762649 )
Est-ce que .. par Cath...o (2014-11-09 22:12:05)
[en réponse à 762648]
... un avocat catholique un peu en vue ne va pas plutôt prendre le parti de l'évêque, histoire de ne pas faire de vagues dans l'Eglise ?
Au cas où j'ai un nom sur Strasbourg ... On trouve votre adresse mail quelque part ?

( 762650 )
Je suis à Paris Monsieur l'abbé mais par Ubique Fidelis (2014-11-09 23:01:28)
[en réponse à 762648]
je vais essayer de vous trouver un confrère à Nancy ou Metz. Strasbourg j'en connais un très bien mais qui risque de ne pas accepter.

( 762658 )
Un petit conseil : choisir un avocat neutre et pas spécialement catholique ! par Minger (2014-11-10 09:14:53)
[en réponse à 762648]
Ubique Fidelis : j'en connais un très bien mais qui risque de ne pas accepter.
C’est justement ce qui risque d’arriver !
Ou si c’est un avocat dit ’’ catholique d’aujourd’hui ‘’ il va chercher tout t’abord à se préserver , les points incisifs seront écartés. Il ne sera pas objectif ni combatif !
Le mieux :
1/Constituer un comité de soutien à ce prêtre.
2/Si le motif ou les motifs sont importants, contacter les médias pour parution d’un article dans la presse…Titre : un prêtre se dit persécuté par son évêque …
3/Si c’est un problème de droit privé ? Ou un problème de droit canonique ? Avant tout, le prêtre peut quand même faire un rapport détaillé à Rome …Bien que, Rome ne se désolidarise pas par principe des prélats , sauf si scandales révélés par la presse...Mais avec retardement.
5/ Si le prêtre est en paroisse , agir à tous les niveaux , même au niveau du Maire , j’ai connu des prêtres persécutés qui ont demandé aux maires d’intervenir pour garder le prêtre…

( 762659 )
Il faut prendre un avocat catholique par Raoul (2014-11-10 09:34:19)
[en réponse à 762648]
Prenez Me Jérôme TRIOMPHE ou Me Frédéric PICHON qui sont catholiques.
Me TRIOMPHE a déjà défendu des prêtres et connais le droit Canon...

( 762669 )
Pour très bien les connaître, ils sont très bien par Ubique Fidelis (2014-11-10 10:39:28)
[en réponse à 762659]
toutefois, je ne suis pas certain que prendre un avocat extérieur au diocèse en question, et donc totalement coupé des réalités locales, soit une bonne idée.

( 762671 )
Merci à tous par Paterculus (2014-11-10 10:45:33)
[en réponse à 762659]
Merci pour vos conseils.
On peut me joindre : abbebp AT gmail POINT com
Je transmettrai.
Pour info : ce prêtre est accusé de na pas dialoguer.
Il est accusé par ceux qui critiquent une décision de l'évêque concernant sa paroisse.
Il a pourtant organisé une concertation paroissiale sur le sujet, et ce sont les opposants, qui refusent de participer à cette concertation, qui l'accusent de ne pas dialoguer.
Ces opposants insultent l'évêque et vont se plaindre auprès de lui, et il les soutient ! c'est surréaliste...
De plus il a reçu des mails injurieux du vicaire général et du doyen alors même que ceux-ci savent qu'il est en arrêt de travail suite au harcèlement qu'il a subi. Ce serait donc une affaire très facile à plaider.
Je conseille à ce prêtre d'écrire à Mgr Pontier, avec copie à son évêque, une lettre dans laquelle il rappellerait au Président de la CEF ce qu'il a dit il y a quelques mois, que nul n'est au-dessus de la loi et que dans certains cas il faut aller devant les tribunaux. Comme cela si l'Eglise ne trouvait pas un arrangement en interne, la responsabilité de la mise sur la place publique de cette difficulté incomberait aux évêques.
Car il est vrai qu'il suffit à un évêque de produire une lettre où le prêtre harcelé et découragé a écrit un mot de trop pour que les autorités romaines écrasent le prêtre.
C'est tout un pan de la vie de l'Eglise qui est à réformer.
Encore merci !
VdP

( 762680 )
1re lettre de St Paul aux Corinthiens par Leopardi (2014-11-10 12:52:13)
[en réponse à 762671]
01 Lorsque l’un d’entre vous a un désaccord avec un autre, comment ose-t-il aller en procès devant des juges païens plutôt que devant les fidèles ?
02 Ne savez-vous pas que les fidèles jugeront le monde ? Et si c’est vous qui devez juger le monde, seriez-vous indignes de juger des affaires de moindre importance ?
03 Ne savez-vous pas que nous jugerons des anges ? À plus forte raison les affaires de cette vie !
04 Et quand vous avez de telles affaires, vous prenez comme juges des gens qui n’ont pas d’autorité dans l’Église !
05 Je vous le dis à votre honte. N’y aurait-il parmi vous aucun homme assez sage pour servir d’arbitre entre ses frères ?
06 Pourtant, un frère est en procès avec son frère, et cela devant des gens qui ne sont pas croyants !
07 C’est déjà un échec pour vous d’avoir des litiges entre vous. Pourquoi ne pas plutôt supporter l’injustice ? Pourquoi ne pas plutôt vous laisser dépouiller ?
Bon, je sors...

( 762682 )
Ce texte... par Paterculus (2014-11-10 13:36:28)
[en réponse à 762680]
... montre à quel point est urgente la réforme de l'Eglise à laquelle je faisais allusion dans un post précédent de ce fil.
Une des raisons du manque de prêtres est précisément cette incapacité actuelle des institutions ecclésiales à leur rendre justice.
Je l'ai dit, si ce prêtre avertissait avant d'aller devant les tribunaux de la République, la responsabilité en incomberait aux évêques.
D'ailleurs c'est en pensant à leurs services qui nous lisent que je parle de ce cas ici.
Je précise que ce prêtre a déjà contacté deux avocats ecclésiastiques qui lui ont fait comprendre qu'il n'obtiendra rien par eux. (C'est d'ailleurs en partie parce qu'ils sont surchargés de ce genre d'affaires, ce qui en dit long sur l'état de l'Eglise en France.) On est donc dans la situation où il n'y a parmi nous aucun homme assez sage pour servir d’arbitre entre ses frères.
Quant à subir l'injustice, en a-t-on le droit quand ce sont les paroissiens qui en font les frais ? Et puis je le répète, c'est le Président de la CEF lui-même qui nous encourage à aller devant les tribunaux.
VdP

( 762692 )
Bien sûr par Leopardi (2014-11-10 14:16:14)
[en réponse à 762682]
Ce texte se voulait à la fois provocateur, mais aussi dramatique dans la mesure où il y a une part de vérité.
N'existe-t-il pas, comme dans la vie civile, une sortie de "médiateur", homme de bien laïque pour ce rôle?

( 762696 )
Belle lettre de Saint Paul …Mais dans un contexte autre. par Minger (2014-11-10 14:33:38)
[en réponse à 762680]
o1: Lorsque l’un d’entre vous a un désaccord avec un autre, comment ose-t-il aller en procès devant des juges païens plutôt que devant les fidèles ?
Juste une petite remarque : les fidèles sont t’ils des juges pour l’application de la loi ?
04: Et quand vous avez de telles affaires, vous prenez comme juges des gens qui n’ont pas d’autorité dans l’Église !
Disons que, parfois l’autorité de l’église tarde ou fait une interprétation au second degré...
J’ai connu trop de cas , où prêtres et clercs , n’ont pas obtenu une vraie justice par l’autorité de l’église…
Restons dans un contexte d'aujourd'hui, tout en essayant les différentes possibilités , sinon le recours forcé du droit privé.

( 762699 )
Protection due par l'Eglise par PEB (2014-11-10 14:43:59)
[en réponse à 762680]
L'évêque a des devoirs vis-à-vis de son clergé. Si ce dernier lui doit obéissance, en revanche l'ordinaire doit protection.
Dans la fonction publique, il appartient à la hiérarchie d'apporter un soutien aux agents dans l'exercice de leurs missions. Par analogie, il en est de même pour les pasteurs, les fidèles tenant lieu de public.
Un des défauts du pseudo-humanisme moderne est de vouloir se priver des bonnes procédures afin de privilégier soi-disant le dialogue et la charité. Or, la charité n'est rien sans la vérité. Et des prêtres ou responsables d’œuvres charitables ont été encore récemment brisés par des commérages méprisables et fallacieux (j'en ai vu hélas!). Mais qui veut noyer son chien l'accuse de la rage.
Donc, lorsque l'attaque vient de l'extérieur (par exemple une affaire de mœurs), le diocèse doit assurer la protection juridictionnelle de son prêtre en lui finançant une bonne et honnête défense.
En revanche, et dans ce cas d'espèce, c'est un dysfonctionnement interne de la paroisse qui est en jeu. L'ordinaire devrait recevoir en premier lieu et en urgence son curé pour faire le point. Pour objectiver les choses, il enverrait trois enquêteurs a latere pour auditer la situation. Enfin, après avis consultatif d'un conseil restreint (vicaires généraux, chancelier, économe) qui aura auditionné le prêtre et les intéressés à la lumière du rapport, l'évêque prend une décision éclairée. Le cas échéant, s'il apparaissait que tel ou tel fidèle a participé à une machination contre l'autorité pastorale légitime, le diocèse pourrait soutenir une plainte du curé devant les juridictions civiles répressives. La protection juridictionnelle serait, évidemment, pleinement accordé au prêtre, en tant que partie civile cette fois.