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images/icones/carnet.gif  ( 762481 )Je rêve d'une Église qui n'ait plus honte de Dieu par remi dec (2014-11-07 00:29:36) 

J'ai terminé dernièrement la rédaction de ce texte; qui reflète assez bien ce que j'ai sur le coeur, quant à la manière dont est enseignée la religion catholique par beaucoup de nos prêtres et de nos évêques d'aujourd'hui.

Peut être téléchargé sur ce lien

https://drive.google.com/file/d/0B6L4zEmYkpqdajY4LXQ3LWxQaXc/view?usp=sharing


Je rêve d'une Église qui n'ait plus honte de Dieu


Oui je rêve d'une Église qui n'ait plus honte de Dieu. Oui vraiment; honte de Dieu, le mot n'est pas trop fort, du moins une certaine partie de plus en plus dominante de notre Église; de tendance progressiste et moderniste qui semble avoir une telle honte de Dieu, qu'elle doit cacher une partie de ses très saintes Paroles; car elles ne leurs conviennent plus. Je constate bien qu'autour de moi, nous n'entendons plus que très rarement parler de certains enseignements de Jésus, des paroles qu'Il nous a pourtant données à entendre et à suivre; et que nous voulons oublier. Des paroles qui agacent nos oreilles, qui choquent notre conscience, si enlisée dans la boue de tous ces plaisirs déréglés; entrant en contradiction si flagrante avec les vertus chrétiennes et dont le monde raffole; et parmi eux, beaucoup de chrétiens. Nous qui nous disons catholiques, ainsi que bon nombres de prêtres, d'évêques et de cardinaux, de religieux et religieuses, qui ne voulons plus entendre parler de ces paroles de Jésus; qui pourtant nous relèveraient, nous réveilleraient et nous redonneraient la vue. On ne veut plus qu'entendre ««Moi non plus, je ne te condamne pas»»(Jean8.1,11) comme Jésus le disait, si amoureusement à la femme adultère près d'être lapidée, on omet volontairement le reste, qui nous demanderait beaucoup plus d'efforts de corrections et de remises en questions de nos mauvaises conduites. Oui on omet maintenant de dire et d'instruire; sur le reste de cet enseignement de Jésus; ««Va, désormais ne pèche plus»» Ce passage des paroles de Jésus est pourtant lu à la messe lors de l'Évangile, mais est-il vraiment enseigné par certains de nos pasteurs et de nos évêques? Est-il vraiment développé dans les homélies et dans les textes qui expliquent ces paroles de Jésus? Bien vite on semble glisser dessus et on passe de facto à une miséricorde débonnaire où; ""Dieu pardonne toujours malgré notre mauvaise conduite, sans se soucier de ce que nous nous corrigions ou non. ««Va, désormais ne pèche plus»» n'a plus de valeur, le péché n'est rien, il n'est plus besoin d'en parler; puisque Dieu semble-t-il. nous a sournoisement menti dans les enseignements de la Bible, le péché et l'enfer ce n'était que de l'humour noir, une farce que les chrétiens pendant 2000 ans ont cru dur comme fer, bande de sombres imbéciles ceux-là, nous maintenant; nous ne sommes pas idiot à ce point, enseigner cela est une perte de temps, Dieu ne condamne personne et ne le fera jamais"".


En taisant tout cela et en niant ces vérités; on entre pleinement en contradiction, avec ce que Dieu le Père et Jésus son Fils; nous ont donné comme enseignements dans les textes sacrés et dont l'Église nous a bien instruit pendant 2000 ans. Dieu est miséricorde et juste; Il est miséricorde c'est certain et cela est enseigné encore heureusement; car c'est une pure vérité et que sans sa miséricorde aucune âme ne peut être sauvé; car nous sommes tous pécheurs et impurs; et que l'impureté ne peut côtoyer Dieu. Par contre il ne faut pas omettre d'enseigner toujours; que Dieu est juste et pour que justice soit pleinement effective, il doit y avoir un jugement et pour qu'il y ait un jugement, le péché grave et volontaire doit avoir une conséquence néfaste et éternelle, comme Jésus nous l'enseigne, et le bien; une récompense heureuse et éternelle, c'est une promesse pourtant si clairement enseignée par Dieu dans la Bible et Dieu n'a qu'une Parole. Donc; deux sentences possible et deux destinations subséquentes. Jésus parle clairement de deux lieux éternels dans ses enseignements, l'un de bonheur éternel, pour ceux qui veulent de Dieu, l'aiment et se corrigent du mal; et l'autre du feu éternel, pour ceux qui refusent d'aimer, de se rapprocher de Dieu et de se convertir. Refuser cela et ne pas l'enseigner, revient à dire; que l'enseignement de Dieu dans la Bible à ce sujet est des plus faux. C'est une hérésie pure et simple, que de faire croire; que Jésus nous a menti éhontément sur ces faits, d'une si extrême importance pour le salut de l'âme. Ces pasteurs modernistes ne disent pas ouvertement que Dieu est menteur, mais leurs agissements en niant l'enfer ou en le taisant de fait revient à cela. De l'extérieur certains peuvent dire alors; que la Bible est pleine de mensonges; puisque beaucoup de prêtres ne croient plus en certaines paroles de Jésus, ou que l'Église est hypocrite; car elle tait certaines choses pour attirer les gens vers elle; comme le font bien des sectes. En agissant ainsi, cela discrédite l'Église et lui cause un tort immense devant la face du monde, qui ne la prendra plus au sérieux. On en voit aujourd'hui l'effet à tous les jours; les églises, les séminaires et les monastères, tous plus vident les uns que les autres et de plus en plus.


Pourquoi un grand nombre de ceux; qui ont charge de mener les hommes à Dieu, taisent-ils ses enseignements de Jésus qui semblent si durs à entendre pour certains?
Pourquoi? Est-ce pour ne pas effrayer les gens et les faire fuir des églises qui sont déjà bien vides?
Est-ce par souci de se faire aimer des autres et de ne pas être pointé d'un doigt injurieux ou moqueur?


Fait-on vraiment la volonté de Dieu en taisant ses Paroles de vérité; qui ont de tous temps réveillé des morts et sauvé des âmes en perdition? N'est-ce pas une pure hypocrisie que de vouloir attirer vers nous des gens, tout en masquant; ce qui pourrait un premier temps les repousser; parce que personnes n'osent leur parler des conséquences grave du péché? Et n'est-ce pas aussi horriblement funeste; que d'enseigner en taisant les vérités du péché et de l'enfer, à ceux qui viennent régulièrement à l'église; pour ne pas les faire fuir? Comment peut-on croire, que de faire ainsi plait à Dieu? Ce n'est pas ainsi que les églises se rempliront au contraire, c'est ce qui cause la désertion. Donnez la Vérité aux enfants et ils viendront par soif à la Vérité même qui est Dieu. Cachez la Vérité aux enfants et ils resteront cachés et fuiront l'Église. Elle ne leur sera plus d'aucune utilité; car ils n'auront plus crainte du péché et de l'enfer, et surtout plus crainte d'offenser Dieu; car cela ne leur a pas été enseigné. Ainsi ils pourront vivre dans le péché sans remords et n'éprouverons plus le besoin des sacrements de l'Église, alors plus besoin du Corps et du Sang du Christ; qui les abreuverait; car on leur a enlevé la soif de la Vérité, en l'amputant de ce qui donne la connaissance de nos faiblesses; qui elle-même rend le cœur contrit, humble et assoiffé.


Nous devons faire maintenant un constat; qui saura en choquer un grand nombre. Depuis que le péché et l'enfer, ne font plus vraiment partis du vocabulaire des enseignements et des croyances de certains diocèses, les églises, les monastères et les séminaires se sont vidés peu à peu jusqu'à fermer définitivement. Pourquoi tant de désert? Et bien; pourquoi Dieu voudrait-Il voir nos églises, nos monastères et nos séminaires se remplir à nouveau, pour que l'on enseigne une partie seulement de sa Parole et que l'autre partie, plus dure à entendre soit cachée; pour ne pas être mal vu du monde. Dieu n'a pas besoin de petits cachotiers, ou de gens qui doutent de la Vérité entière de Ses Paroles pour le servir, Il cherche des gens qui se donnent totalement à Lui et qui ont toute confiance en ses enseignements.


Contrairement à ce que beaucoup prêchent aujourd'hui, en expliquant que les Églises sont vides et que l'on manque cruellement de prêtres; pour la simple raison; que cela est un signe grandiose de l'Esprit-Saint de Dieu, pour faire l'Église autrement qu'avant. Ce raisonnement des plus ridicule revient à dire; que notre grange de foin a brûlé; parce que Dieu voulait que nous nous en débarrassions, alors que la vraie raison étant que; nous avions oublié d'enseigner à nos enfants, de ne pas fumer près de la grange à foin pour ne pas les apeurer. Aujourd'hui, puisqu'il n'est plus vraiment enseigné les grands dangers du péché et du risque de l'enfer; pour ceux qui ne veulent pas se corriger, la grande majorité des catholiques en sont venus à croire les erreurs suivantes; puisque certains prêtres n'osent plus les corriger, ou croient eux-mêmes ses erreurs. Mais à quoi maintenant disent-ils; cela peut-il bien servir de se confesser à un prêtre de nos péchés et de promettre à Dieu de faire les effort pour s'en corriger; si tout le monde est sauvé. À quoi bon maintenant venir à l'église tous les dimanches; pour remercier Jésus de s'être sacrifié pour nous; car notre salut semble-t-il est assuré sans cela. Le péché ce n'est pas bien grave et Jésus a souffert pour si peu, tout le monde sera sauvé, l'enfer n'existe pas, profitons de la vie, restons couchés, la messe du dimanche ce n'est qu'un repas sans plus, les dix commandements et l'obligation de la messe dominicale; tout cela c'est bien démodé, moi je demande pardon directement à Dieu et je le prie chez-moi, c'est ce que bon nombre de prêtres nous disent maintenant; pourquoi faire plus que ce qui est nécessaire pour aller au paradis; aujourd'hui seul lieu possible de destination après la mort; pour bon nombre de croyants et de prêtres.


Dieu veut que tous nous soyons sauvés, il ne faut pas en douter, c'est pourquoi; Il verse sur nous tous en abondance ses grâces. Malheureusement le péché en repousse tant, mais une confession bien accompli ,avec des regrets sincères, rend notre cœur beaucoup plus perméable aux bienfaits de ces grâces et communier après une telle confession, devient le summum pour un chrétien; afin de faire de lui un être qui court héroïquement vers Dieu. Quand cet enseignement, sera de nouveau pleinement mis en avant dans nos églises et dans les cours de catéchèse; avec ceux de l'amour de Dieu, de sa miséricorde, sans omettre sa justice, la notion d'état de grâce pour bien accueillir Dieu dans son coeur, ainsi que celles du péché, de l'enfer et de la conversion nécessaire. Alors de nouveau, Dieu fera croître les semences dont nous avons besoin; pour que l'Église rayonne devant la face du monde, des jeunes voudront devenir prêtre, d'autres religieux, les églises de nouveau se rempliront avec des fidèles; qui viendront premièrement; par amour pour Dieu, par crainte de lui faire tort en l'oubliant, pour Lui rendre hommage et le remercier pour le salut qu'Il nous offre, pour demander son aide; car nous sommes faibles et pécheurs, pour trouver sa miséricorde et par désir d'être sauvés. Ce n'est pas avoir honte de Dieu que de faire cela, que d'enseigner pleinement sa Parole, sans en omettre un iota; pour ne pas froisser les oreilles tendres du monde d'aujourd'hui. Je ne me suis attardé qu'à un passage plus particulièrement de l'Évangile; pour expliquer ce que je voulais d'écrire, mais Jésus a dit bien d'autres choses, un grand nombre de paroles d'amour et de miséricorde; formant la majorité de son enseignement, mais aussi un nombre bien important traitant du péché, des damnés de l'enfer éternel, de satan et des démons qui sont bien réels. Maintenant, pour ceux qui croient en Jésus Dieu notre Sauveur, Fils de Dieu le Père, deux autres paroles qu'Il a prononcé et qu'il faut toujours avoir à l'esprit, pour prendre conscience de toute la vérité de notre foi et pour bien la proclamer dans sa totalité, les voici, elles font bien réfléchir:


Matthieu 10, 32-33


«Quiconque se déclarera pour moi devant les hommes, moi aussi je me déclarerai pour lui
devant mon Père qui est dans les cieux; mais celui qui m'aura renié devant les hommes, à
mon tour je le renierai devant mon Père qui est dans les cieux.»


Et aussi Marc 8. 38


«Car celui qui aura rougi de moi et de mes paroles dans cette génération adultère et
pécheresse, le Fils de l'homme aussi rougira de lui, quand il viendra dans la gloire de son
Père avec les saints anges.»


Avoir honte de son enseignement; c'est aussi avoir honte de Lui.


Rémi Dechamplain 1 novembre 2014 en la fête de la Toussaint.


Autres Paroles de Jésus qui confirment ce que je décris et dont on ne veut plus parler: (Lisez ces textes mais de grâce par la suite, prenez donc le temps de lire le Nouveau-Testament en entier pour mieux comprendre l'enseignement de Dieu.)


(Matthieu5.13,48)--(Mt.6.15,16)--(Mt.7.13,23)--(Mt.8.11,12)--(Mt.10.16,42)--(Mt.12.31,37)--(Mt.13.24,43)--
(Mt.13.47,52)--(Mt.17.17,21)--(Mt.24.1,51)--(Mt.25.31,46)
(Marc8.34,38)--(Marc16.16)--(Marc10.3,12)--(Marc10.14,27)
(Luc10.13,15)—(Luc11.17,26)--(Luc11.33,36)--(Luc13.25,30)--(Luc16.13,18)--(Luc17.20,37)--(Luc16.19,31)
(Jean15.1,8)--(Jean15.18,27)--(Jean20.23)
images/icones/fleche2.gif  ( 762483 )Nous subissons l'attiédissement du catholicisme depuis 1945. par Scrutator Sapientiæ (2014-11-07 08:08:46) 
[en réponse à 762481]

Bonjour et merci, remi dec.

Chaque catholique conscient du problème a certainement sa part de responsabilité, mais celle des clercs, qu'ils soient docteurs ou pasteurs, est écrasante : nous subissons presque tous l'attiédissement du catholicisme, à mon avis depuis 1945, à telle enseigne qu'aujourd'hui les miséricordistes traitent les anti-miséricordistes de fondamentalistes.

En amont et en surplomb, par rapport au Concile Vatican II, il y a eu comme un Concile de Laodicée ; ce que l'on a peut-être gagné d'un côté, sous l'angle de la mise en phase avec la "modernité", on l'a sûrement perdu de l'autre côté, sous celui de l'attiédissement moral et spirituel, et je ne comprends pas que les (néo)modernistes et (néo)progressistes les plus "sincères" ne l'aient pas compris, ne l'aient pas perçu, dès les années 1950, alors que certains de leurs contempteurs ou détracteurs, eux, l'ont envisagé en ces termes.

Nous sommes en présence d'attiédisseurs de la Foi catholique,

- mais, d'une part, le tiède qui dit avoir une attitude évangélique a logiquement horreur des versets de l'Evangile qui condamnent par avance sa tiédeur,

- et, d'autre part, nous sommes en présence de dialecticiens, qui pensent en substance que l'actualisation du catholicisme doit pouvoir aller jusqu'au reniement silencieux, sinon sentencieux, de la Parole de Dieu, sous couvert de contextualisation du discours et des actes, ou sous couvert d'affranchissement évangélique de "l'esprit de l'Evangile", par rapport à la lettre des évangiles.

Je crois par ailleurs

- qu'il y a un malentendu fondamental sur la limitation contemporaine du christianisme à une religion du bonheur ; si tel est bien le cas, si le christianisme est seulement cela, et si les hommes et les femmes de ce temps parviennent au bonheur sans le christianisme, alors, qui sommes-nous pour les juger ?

- qu'il y a un autre malentendu fondamental sur le caractère non intransigeant du christianisme, car il me semble au contraire que c'est précisément parce qu'il est intransigeant, même si c'est d'une manière théologale, et non d'une manière humanitaire, que Jésus-Christ est mort sur la Croix.

On parle beaucoup de dialogue, mais je ne suis pas sûr du tout que le dialogue soit possible entre les évêques et les fidèles, sur la question que vous soulevez ; vous parlez de honte, mais il est possible que certains évêques aient tellement honte des conséquences désastreuses de cet attiédissement du catholicisme qu'ils préfèrent encore l'accompagner jusqu'au terme de leurs fonctions, au lieu de se rebeller et de le remettre en cause, au nom de l'Evangile, et au service de la véritable miséricorde, ce qui les amènerait à se fâcher avec bon nombre de leurs confrères, et à révéler LA VERITABLE NATURE, falsificatrice et manipulatoire, de ce qui est ici en cause.

Dans le contexte européen occidental, la crise du catholicisme contemporain étant avant tout celle du catholicisme diocésain, je me garderai bien de mettre tous les acteurs, tous les facteurs de cette crise, "dans le même sac", mais je viens seulement d'essayer de préciser ou de rappeler que cette honte des aspirations, convictions, exigences chrétiennes, est le symptôme d'une grande tiédeur.

Nul n'est à l'abri de la tiédeur, mais c'est une chose d'en être potentiellement coupable, et c'en est une autre d'en faire UNE RENTE DE SITUATION AXIOLOGIQUE.

Bonne journée et à bientôt.

Scrutator.
images/icones/neutre.gif  ( 762524 )Je pense que pour un bon nombre par remi dec (2014-11-07 15:35:26) 
[en réponse à 762483]

de prêtres c'est le manque de courage qui est la principale cause du refus d'enseigner la doctrine catholique dans son entièreté, pour d'autres et là combien sont-ils ? c'est qu'ils n'y croient plus, ni à l'enfer, ni à la présence réelle, ni à l'obligation de l'état de grâce pour accueillir Dieu.

C'est malheureux de voir à de nombreux endroits tous ces prêtres, évêques, religieux, laïcs et même pape qui ne considèrent plus que le sacrifice de notre Seigneur Jésus-Christ mérite que l'on s'agenouille devant lui dans la procession, dans la consécration et autres moments.

Dans le rite ordinaire, il est demandé environ 5 génuflexions et dans bien des endroits aucunes n'est accomplie, il me semble que c'est pas trop demandé en considérant ce qui en a coûté à notre Seigneur Jésus-Christ durant sa vie sur terre.

images/icones/fleche2.gif  ( 762792 )Un complexe d'infériorité axiologique vis-à-vis des périphéries. par Scrutator Sapientiæ (2014-11-11 11:43:42) 
[en réponse à 762524]

Bonjour et merci, remi dec.

1. Vous mettez en cause à juste titre le manque de courage, propice à "l'auto-censure magistérielle é-van-gé-li-que", mais aussi l'ignorance ou l'inculture religieuse de bien des clercs, que ce soit sur des sujets d'ordre dogmatique ou sur des thèmes d'ordre liturgique.

2. Mais pourquoi donc consacrer de l'attention, du courage, de l'énergie, à la réception puis à la transmission de ces "repères", quand on considère en substance que toute priorisation de la réception et de la transmission de ces "repères" est frappée d'illégitimité, parce qu'elle est synonyme de formalisme et de frilosité, dans le cadre d'une tentative nostalgique et passéiste, vouée à l'échec, de perpétuation de "repaires" mentaux et sociaux, éthiques et esthétiques, inadaptés car obsolètes ?

3. Je profite de ce message pour préciser pour quelle raison je fais si souvent référence à 1945.

A. Je suis convaincu qu'à partir de 1945 bon nombre de clercs catholiques, au sens large, ont commencé à accréditer la vision selon laquelle

- tout non catholique plutôt philo-communiste, "donc" plutôt partisan de la "justice" pour l'Homme,

ou

- tout non catholique plutôt philo-atlantiste, "donc" plutôt partisan de la "liberté" pour l'Homme,

militaient en faveur de causes certes imparfaites, mais perfectibles, car avant tout ouvertes sur l'Homme, "donc" sensibles aux yeux de Dieu,

et

étaient, pour cette raison, plutôt en phase avec l'inscription de la volonté de Dieu dans l'histoire moderne, dans "le monde de ce temps".

B. A partir du moment où l'on adhère à ce type de vision des choses, qui se condamne à n'être jamais, par principe, ni anti-communiste, ni anti-atlantiste, l'ennemi, l'obstacle, ne peut être que le catholique pratiquant, cohérent et conséquent, qui est à la fois anti-communiste et anti-atlantiste...

...si l'on veut bien m'accorder que tout catholique cohérent et conséquent qui a vraiment réfléchi sur la véritable vision chrétienne de la justice et de la liberté sait à quoi s'en tenir, sur la possibilité de faire prospérer la véritable justice grâce au communisme et de faire triompher la véritable liberté grâce à l'atlantisme.

4. En fait, depuis 1945, le catholique pratiquant est incité par bon nombre de ses pasteurs à entretenir en lui un complexe d'infériorité axiologique, vis-à-vis de ce qui est d'inspiration extra-catholique, d'origine extra-catholique, en provenance des périphéries, qu'elles soient axiologiques, confessionnelles ou existentielles.

5. Dans un autre domaine, moins politique et plus religieux, c'est aujourd'hui comme si tous les croyants avaient le droit et avaient raison d'être fiers de leurs traditions religieuses et spirituelles respectives, de se les approprier, de les expliciter, de les objectiver, par des dogmes et par des rites, de les utiliser, dans l'ordre du croire comme dans celui de l'agir...

...tout les croyants, vous dis-je, sauf, bien sûr, les catholiques pratiquants qui sont à la fois anti-oecuménistes (je n'ai pas dit : anti-oecuméniques) et anti-eudémonistes (je n'ai pas dit : sado-masos).

6. Il me semble vraiment que l'on est là, depuis l'aval immédiat de la fin de la seconde guerre mondiale ; quand on croit, fait croire ou laisse croire, que l'Eglise est à peine plus que l'un des "sucres" de la terre, est à peine plus que l'une des "lumières" du monde, c'est la moindre des choses que l'on ait de la honte, de la peur, de l'orgueil ou de la paresse, face aux innombrables textes, issus de l'Ecriture ou de la Tradition, qui font comprendre "à peu près" le contraire.

Bonne journée.

Scrutator.
images/icones/neutre.gif  ( 762814 )L'état de grâce n'est plus cru par bon nombre de prêtres par remi dec (2014-11-11 15:44:24) 
[en réponse à 762792]

d'aujourd'hui, certains m'ont dit que cela n'était plus nécessaire à la bonne réception de la communion. Nous avons qu'à regarder l'ardeur qui est mis pour promouvoir la confession dans les sermons et dans la catéchèse, ils n'y croient plus c'est évident sinon; par amour des âmes, ils redoubleraient d'ardeurs pour ouvrir les confessionnaux mais non; on a 2 confessions collectives par année, avant Noël et avant Pâques dans la plupart des diocèses. Enseigne-t-on encore ces valeurs chrétiennes dans les séminaires et aux jeunes enfants,il semble bien que non, on voit bien à présent le résultat désastreux où cela nous a mené. Un grand nombre de ceux qui communient le font en état de péché mortel puisqu'ils ne se confessent que 2 fois par année, où bien ils sont tous de très grand saints, ce doit être moi qui suis un très grand pécheur.