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Méditation avec le Précis de Théologie de Tanquerey par ami de la Miséricorde (2014-11-06 10:38:23)
[en réponse à 762440]
CHAPITRE II
IV. Dispositions pour bien profiter de l'Eucharistie
271. (...) C'est bien là ce qu'enseigne le Concile de Trente quand il nous déclare que cette offrande très pure ne peut pas être souillée par l'indignité ou la malice de ceux qui l'offrent ; que dans ce divin sacrifice est contenu et immolé, d'une façon non sanglante, ce même Christ qui sur l'autel de la croix s'est offert d'une façon sanglante. C'est donc, ajoute-t-il, la même hostie, le même sacrificateur qui s'offre actuellement par le ministère des prêtres et s'est offert autrefois sur la croix : il n'y a de différence que dans la manière d'offrir la victime. Ainsi donc quand nous assistons à la sainte messe, et plus encore quand nous la célébrons, nous rendons à Dieu tous les hommages qui lui sont dus, et cela d'une façon aussi parfaite que possible, puisque nous faisons nôtres les hommages de Jésus victime. Et qu'on ne dise pas que ceci n'a rien à faire avec notre sanctification ; en réalité, quand nous glorifions Dieu, il s'incline vers nous avec amour, et plus nous nous occupons de sa gloire, plus il s’occupe de nos intérêts spirituels ; c'est donc faire beaucoup pour notre sanctification que de lui rendre nos devoirs en union avec la victime qui renouvelle sur l'autel son immolation.
272. b) Mais de plus le divin sacrifice a un effet propitiatoire en vertu même de sa célébration (ex opere operato, comme disent les théologiens). Voici en quel sens : le sacrifice, en offrant à Dieu l'hommage qui lui est dû et une juste compensation pour le péché, l'incline à nous accorder, non pas directement la grâce sanctifiante (ce qui est l'effet propre du sacrement), mais la grâce actuelle et le don de pénitence, et à nous remettre, quand nous sommes contrits et repentants, les péchés les plus graves.
Il est en même temps satisfactoire, en ce sens qu'il remet infailliblement aux pécheurs repentants une partie au moins de la peine temporelle due au péché, et cela en proportion des dispositions plus ou moins parfaites avec lesquelles ils y assistent.
C'est pour cela, ajoute le Concile de Trente, qu'il peut être offert non seulement pour les péchés, les satisfactions et les besoins spirituels des vivants, mais encore pour ceux qui sont morts dans le Christ sans avoir suffisamment expié leurs fautes. Il est facile de voir combien ce double effet, propitiatoire et satisfactoire, contribue à notre progrès dans la vie chrétienne. Le grand obstacle à l'union avec Dieu, c'est le péché ; en obtenir le pardon et faire disparaître ses derniers vestiges, c'est donc préparer une union de plus en plus intime avec Dieu (Matth., V, 8). Et quelle consolation pour les pauvres pécheurs que de voir ainsi tomber le mur de séparation qui les empêchait de jouir de la vie divine.
Source : Précis de Théologie Ascétique et Mystique de Tanquerey, Desclée and Co, 1923
Que Jésus Miséricordieux bous bénisse
ami de la Miséricorde