Indulgences « de la Toussaint »
Une indulgence plénière, applicable seulement aux âmes du Purgatoire, est accordée au fidèle qui :
1° visite dévotement le cimetière et prie pour les défunts, ne serait-ce que mentalement, entre le 1er et le 8 novembre.
ou
2° le jour où est célébrée la commémoration de tous les fidèles défunts (ou bien, avec le consentement de l’Ordinaire, le dimanche précédent ou suivant, ou le jour de la solennité de la Toussaint), visite pieusement une église ou un oratoire et y récite le Pater et le Credo.
Avec obligation de se confesser, de communier et de prier (Pater et Avé Maria)aux intentions du Pape, ce même jour et sans attachement aux péchés même véniels.
Normes pour gagner l'indulgence :
N. 20 - § 1. Pour gagner l’indulgence plénière, en plus d’exclure toute affection au péché, même véniel, il est requis d’accomplir l’œuvre indulgenciée et de remplir les trois conditions : confession sacramentelle, communion eucharistique et prière aux intentions du Souverain Pontife.
§ 2. Avec une seule confession sacramentelle, on peut acquérir plusieurs indulgences plénières ; mais avec une seule communion eucharistique et une seule prière aux intentions du Souverain Pontife, on n’acquiert qu’une seule indulgence plénière.
§ 3. Les trois conditions peuvent être remplies plusieurs jours avant ou après l’accomplissement de l’œuvre prescrite ; cependant, il convient de recevoir la communion et de prier aux intentions du Souverain Pontife le jour même où l’on accomplit l’œuvre.
§ 4. S’il manque la pleine disposition, ou si l’œuvre requise n’est pas entièrement exécutée et les trois conditions susdites ne sont pas remplies - restant sauves les prescriptions n. 24 et n. 25 pour ceux qui sont « empêchés » - l’indulgence sera seulement partielle.
§ 5. La condition de prier aux intentions du Souverain Pontife est remplie si l’on récite à son intention un Pater et un Ave ; cependant les fidèles sont libres de réciter toute autre prière selon la piété et dévotion de chacun 20.
effets indésirables : Par exemple, il y a une limite d'une indulgence plénière par jour, et une par communion ; et il y a cette obligation de se confesser, obligation très louable, mais le résultat de tout cela est que beaucoup moins d'indulgences sont gagnées. Ainsi, des religieuses cloîtrées qui gagnaient plusieurs Ind. Pl. par jour n'en gagnent plus qu'une seule ; de même de saintes femmes âgées qui récitaient des tas de prières avant et qui gagnaient chaque jour plusieurs indulgences plénières n'en gagnent plus qu'une par semaine (à cause de la communion, qu'elles ne peuvent de fait recevoir que le dimanche) ; de nombreux fidèles qui vivent saintement sont l'impossibilité physique ou morale de se confesser chaque quinzaine, ce qui serait mathématiquement obligatoire : autant d'indulgences qui ne sont pas gagnées.