
( 762081 )
9ème jour de la neuvaine pour le soulagement des âmes du Purgatoire par ami de la Miséricorde (2014-10-31 22:35:39)
Neuvième jour
Considération
En un mot, toutes les peines que souffrent les âmes bénies: le feu, l'ennui, l'obscurité, l'incertitude du moment où elles seront délivrées de cette prison, ces peines sont grandes; mais la plus forte douleur de ces saintes épouses est d'être loin de leur époux et privées de le voir.
Prière
O mon Dieu, comment ai-je pu vivre tant d'années loin de Vous, et privé de Votre Grâce! O Bonté infinie, je Vous aime par-dessus toutes choses, et je suis marri de tout mon cœur de Vous avoir offensé; je Vous promets de mourir plutôt que de retomber dans mes fautes passées: donnez-moi la sainte persévérance, et ne permettez pas que je puisse retomber dans Votre disgrâce. Je Vous prie d'avoir pitié des saintes âmes qui souffrent dans le Purgatoire: allégez leurs peines et abrégez le temps de leur exil en les appelant bientôt au bonheur de Vous aimer Face à face dans le Paradis. O Marie, Sainte Mère de mon Dieu, secourez-les par Vos puissantes prières, et priez encore pour nous, qui sommes dans le danger continuel de nous damner.
Saint Alphonse de Liguori
Notre Père, je Vous salue Marie

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Méditation avec le Précis de Théologie de Tanquerey par ami de la Miséricorde (2014-10-31 22:46:26)
[en réponse à 762082]
CHAPITRE II
III. Dispositions pour bien profiter du sacrement de Pénitence
1° De la Confession
262. A) Un mot sur les péchés graves. Nous ne parlons qu'incidemment de l'accusation des fautes graves, dont nous avons traité au long dans notre Théologie morale (n°242 ss). Si une âme qui tend vers la perfection a le malheur de commettre, dans un moment de faiblesse, quelques péchés mortels, il faut les accuser en toute sincérité d'une façon claire, dès le début de la confession sans les noyer dans la multitude des péchés véniels, en faire bien connaître le nombre et l'espèce, avec sincérité et humilité, indiquer les causes de nos chutes, et demander avec instance les remèdes nécessaires à notre guérison. Il faut surtout en avoir une contrition profonde, avec un ferme propos d'éviter à l'avenir non seulement les fautes elles-mêmes, mais les occasions et les causes qui nous ont conduits à l’abîme. Le péché pardonné, il reste à entretenir dans l'âme un vif et habituel sentiment de pénitence, un cœur contrit et humilié, avec un désir sincère de réparer le mal commis par une vie austère et mortifiée, par un amour ardent et généreux. Alors une faute grave isolée, et immédiatement réparée, n'est pas un obstacle durable au progrès spirituel, parce qu'elle ne laisse guère de traces dans l'âme.
263. B) Des fautes vénielles de propos délibéré. Quant aux fautes vénielles, il en est de deux sortes : celles que l'on commet de propos délibéré, sachant bien qu'on déplaît à Dieu, mais préférant pour le moment son plaisir égoïste à la volonté divine ; celles qu'on commet par surprise, légèreté, fragilité, manque de vigilance ou de courage, et qu'on regrette aussitôt, avec la volonté ferme de ne les plus commettre. Les premières sont un très sérieux obstacle à la perfection, surtout quand elles sont fréquentes et qu'on y est attaché, par exemple si on garde volontairement de petites rancunes, ou l’habitude du jugement téméraire, de la médisance, si on entretient des affections naturelles, sensibles, ou encore l'attachement à son jugement et à sa volonté propre. Ce sont des liens qui nous attachent à la terre et nous empêchent de prendre notre élan vers l'amour divin. Quand, de propos délibéré, on refuse à Dieu le sacrifice de ses goûts, de ses volontés, on ne peut évidemment attendre de lui ces grâces de choix qui seules peuvent nous conduire à la perfection.
Il importe donc de se corriger à tout prix de ce genre de fautes. Pour y mieux réussir, il faut prendre successivement les différentes espèces ou catégories, par exemple, d'abord les fautes contre la charité, puis celles contre l'humilité, contre la vertu de religion, etc. ; s'accuser à fond de ce que l'on a remarqué, surtout de celles qui nous humilient le plus, des causes qui nous font tomber en ces péchés, et faire porter sa résolution sur ces causes, en se disant qu'on veut absolument les éviter. Alors chaque confession sera un pas en avant vers la perfection, surtout si on a soin de se bien exciter à la contrition, comme nous le dirons bientôt.
Source : Précis de Théologie Ascétique et Mystique de Tanquerey, Desclée and Co, 1923
Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde