Le Forum Catholique

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images/icones/coeur.gif  ( 761807 )"La primera misa" par Lycobates (2014-10-29 00:44:00) 

"La première messe"
Tableau romantique de José Alcázar Tejedor (1850-1907)
représentant le moment émouvant du besamanos.

Au musée des Beaux Arts de Séville


images/icones/neutre.gif  ( 761848 )On dirait une très vieille photo! par AVV-VVK (2014-10-29 15:03:41) 
[en réponse à 761807]

Le nouveau prêtre reste assis: était-ce prévu dans le cérémonial du diocèse?
P.S. Me semble que le prêtre donne un baiser sur la joue de sa mère.
images/icones/1b.gif  ( 761857 )Il s'agit d'une peinture à l'huile de 1887 ... par Lycobates (2014-10-29 16:43:16) 
[en réponse à 761848]

reproduite dans mon message, pas très heureusement je l'avoue, en noir en blanc !

Un autre essai, plus joli en couleurs :


Vous remarquerez la dalmatique (et la tunique) des prêtres assistants au col brodé à l'espagnole, les barrettes pointues, typiquement espagnoles aussi, et la chasuble ample, allongée, trapézoïdale, plus digne et moins pénible à voir que certaines chasubles "violon" anémiques (surtout si le célébrant n'a pas la vocation d'ascète !), comme on peut les avoir parfois ailleurs.

Autant que je sache (mais il faut que je me renseigne auprès des chers cousins !), il existe la coutume en Espagne que le nouveau prêtre (le misacantano) bénit ses parents et les fidèles, et reçoit leur hommage, assis sur une chaise qu'on a mise devant l'autel où il vient de célébrer sa première messe.
images/icones/neutre.gif  ( 761858 )La barette par fouduroy (2014-10-29 16:53:35) 
[en réponse à 761857]

pointue, le col brodé! Je sens que çà va donner des idées à certains!!!!!!!
images/icones/bravo.gif  ( 761860 )Saisissant. par Rémi (2014-10-29 17:37:43) 
[en réponse à 761857]

Thème, situation et tableau sont très beaux et touchants, merci beaucoup. Un petit faible pour votre version noir et blanc, en effet presque photo réaliste.
images/icones/1a.gif  ( 761865 )trois belles trouvailles par Lycobates (2014-10-29 18:29:57) 
[en réponse à 761860]

Des photos en noir et blanc, pour vous servir.
L'Espagne catholique, années 50







(Les deux derniers, plus en chasuble, mais en chape : la Messe terminée, ils avaient encore chanté le Te Deum avant de se présenter pour bénir les fidèles et recevoir leur hommage)
images/icones/1a.gif  ( 761878 )Merci encore par Rémi (2014-10-29 20:05:31) 
[en réponse à 761865]

Bien sûr moins romantique que le tableau, mais c'est toute une ambiance ... eh bien ... catholique, voilà.
images/icones/1e.gif  ( 761889 )Radio nostalgie par fouduroy (2014-10-29 21:55:12) 
[en réponse à 761878]

C'est bien gentil tout çà, l'Espagne catholique des années 70 et patatras, il ne reste plus grand chose quarante années plus tard!!! Comme quoi les fondations n'étaient guère solides.
images/icones/1f.gif  ( 761894 )Hélas ! par Lycobates (2014-10-29 23:31:23) 
[en réponse à 761889]

Vous avez bien raison : les fondations étaient déstabilisées voire corrompues depuis au moins des décennies, peut-être un siècle ou plus, même si la crise moderniste a l'air d'avoir épargné la péninsule ibérique.

Autrement tous ces visages frais et heureux de jeunes prêtres (s'ils vivent toujours, ils ne seront plus frais, et probablement peu heureux, à savoir s'ils officient toujours comme prêtres, et encore) n'auraient pas cédé d'un jour à l'autre à l'ignoble chantage du tandem Dadaglio-Tarancón - je parle de l'émissaire de Montini et de son fidèle exécuteur espagnol - (menaces d'excommunications massives, aussi contre le chef de l'Etat espagnol de l'époque, pour avaler le conciliabule et ses réformes) et sombré dans l'espace de quelques mois dans l'abîme conciliaire.
Si cela vous intéresse, lisez un vieux message ICI

Oui, sauf exception, très rare, plus rare qu'ailleurs, tous ces jeunes prêtres, moins de vingt ans plus tard, avaient abandonné la messe de leur ordination, l'autel sur ces photos, et la Foi qu'ils avaient reçue et enseignée, certains avec beaucoup d'hésitations, mais en fin de compte, tous.
La preuve : il y a très peu de Messes en Espagne, et où il y en a, elles sont relativement peu fréquentées.

Un énigme douloureux, pour ce noble pays, et ce noble peuple, qui fut si longtemps, du côté occidental de l'Europe, comme un second antemurale Christianitatis, où hérésie et schisme n'avaient jamais trouvé asyle, pas comme chez nous.
Car je ne suis pas Espagnol, au contraire, notre famille vient du pays où naquit la maudite Réforme au XVIe siècle, et vous direz à juste titre que je n'ai rien à dire, et c'est vrai, même si notre famille (si l'on peut croire les traditions familiales, car les documents font bien sûr défaut à ce niveau là) est catholique depuis les fameuses guerres saxonnes de Charlemagne (que je célèbre pour cette seule raison), et, chose plus avérée, l'est toujours restée, mais nous avons des attaches, à plusieurs titres, avec l'Espagne, et mes échanges fréquents avec nos parents et amis dans ce pays troublé me font partager leur perplexité, leur chagrin et leur honte face à l'apostasie collective.

Vous me permettrez donc un accès de nostalgie de temps en temps, qui se traduit par une vieille photo, un tableau, un morceau de musique, ou une réminiscence historique, puisque, vous en conviendrez, je ne peux pas à longueur de journée citer les rubriques du Missel (dernière édition typique) de 1920, ou d'autres "vieux textes", en latin de surcroît.