Le Forum Catholique

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images/icones/radioactif.gif  ( 761621 )Mgr Paglia, président du conseil pour la famille par Justin Petipeu (2014-10-25 13:21:40) 

Tiré du site : Benoît et moi.



«Le changement est en route et on ne revient pas en arrière».
Au Synode sur la famille, les résistances sur la communion aux divorcés remariés et les unions de fait «n'ont pas modifié un chemin qui a déjà commencé», assure l'archevêque Vincenzo Paglia.
«Le mandat de François a été respecté: accueillir et sortir»», affirme le ministre de la Famille du Vatican.

* * *

- Au Synode, a-t-on vu émerger une partie d'une hiérarchie qui s'oppose à l'œuvre de renouveau François?

«Je voudrais d'abord préciser une chose. L'Eglise, avec le Synode, a pris la responsabilité de réfléchir sur la situation difficile que traversent les familles dans le monde. Il est important de saisir cette perspectives pour comprendre les enjeux et donc aussi la franchise et l'importance du débat. J'aimerais que dans toutes les autres institutions politiques, sociales, économiques, on fasse ce que nous avons fait au Synode. Face au mare magnum des problèmes, il était évident qu'un débat articulé et également animé allait s'engager. Vous parlez d'une certaine opposition au renouveau voulu par le pape François. Le pape lui-même a mis en garde contre deux tentations, celle de se retrancher en défense sur des positions autoréférentielles, et l'autre du buonisme superficiel. Le Synode a été convoqué pour entendre la situation des familles réelles d'aujourd'hui et pour venir à leur rencontre de manière passionnée, et certainement pas renfrognée. Ce n'était pas et ce ne devait pas être une simple répétition de la doctrine. François demande une Eglise qui se met en chemin pour accueillir tout le monde et recueillir ceux qui en ont besoin. Jésus le premier - a dit le Pape François - nous donne l'exemple. L'assemblée synodale - même avec toutes ses limites - a essayé de se jeter au cœur des problèmes des gens, des familles, s'interrogeant sur comment répondre. A mon avis, il est encore nécessaire de continuer à écouter et de chercher des réponses. Le texte final - même avec les lenteurs qu'il témoigne - a cependant ouvert le chemin qui doit maintenant se poursuivre dans les diocèses jusqu'au Synode ordinaire de l'année prochaine. Nous ne pouvons pas nous enfermer dans un fort qui se retranche dans la rigidité des préceptes».

- Les nouveautés ont-elles été freinées?

«Je le répète, le chemin a commencé. François se tient devant nous tous et nous ouvre la voie. Même si quelque chose n'a pas fonctionné comme il le devait, il a poursuivi sa mission de pasteur universel. Nous pourrions dire - avec une métaphore automobile - que dans la franchise de la discussion les pistons du moteur ne se sont pas tous déplacés en harmonie. La voiture du synode a donc eu quelques secousses. Mais le résultat est que la voiture a quand même continué à rouler, elle est sorti des stands et elle est sur la route. Pas sur un circuit fermé et protégé, mais sur les routes du monde, celles parcourues par le Bon Samaritain qui, à la différence du prêtre et le lévite, n'a pas passé son chemin, mais s'est arrêté et a chargé sur sa monture le blessé, c'est à dire les innombrables familles blessées. Il est indispensable de se laisser blesser. C'est par là que passe la vois synodale que nous devons devons parcourir cette année. Et non seulement les évêques, les 191 du synode, mais tout le monde, y compris les familles chrétiennes. Je souhaite que dans toutes les parties du monde, il y ait une sorte de réveil, de débat, de discussion, d'aides pour les familles. Si initialement il y a eut un questionnaire, et ensuite un Synode extraordinaire, j'espère que commence aujourd'hui une action plus directe pour trouver des voies et des solutions opératives.

- Donc, il faut éviter la logique de l'affrontement?

«Absolument. Cela ne signifie pas que les débats devraient être revus à la baisse, au contraire, je voudrais que montent la préoccupation et l'engagement. C'est ce que j'ai l'intention d'aider aussi comme [président du] Conseil Pontifical pour la Famille. Notre travail de pasteurs - je voudrais dire de tous, y compris les familles - est de sortir des sacristies et des murs des églises pour aller à la rencontre des personnes en chair et en os. Ne perdons pas de temps à sauvegarder les positions abstraites. Nous sommes appelés à la «salus animum» plutôt qu'à la «salus principiorum». Nous devons sortir dans les rues avec l'Évangile et avec cette «sympathie immense» pour l'homme dont parlait le bienheureux Paul VI.


- Mais n'y a-t-il pas un retard culturel?

«Je dirais qu'il y a un retard à la fois culturel et spirituel, un retard dans la compréhension passionnée des autres. L'individualisme rampant menace de créer une société de solitaires. Le Synode, en proposant à nouveau la famille comme moteur de la société, demande à chacun de redécouvrir la force culturelle de cette parole qui est au début de la Bible: «Il n'est pas bon que l'homme soit seul» (2). Cette parole est maintenant en danger par le culte de l'ego. L'ami Giuseppe De Rita parle d'«egolatrie», un culte sur l'autel duquel on sacrifie tout, même les affections les plus chères. Redécouvrir la dimension «familiale» de la vie, c'est aider la société à être plus ferme et plus forte, moins «liquide» et plus solidaire. Tous, sans exception, nous avons besoin d'un amour plus robuste, plus généreux, qui nous fasse étendre les bras, qui nous fasse ouvrir notre cœur. Sur la croix, Jésus ne se regarde pas lui-même, il ne pleure pas sur lui-même et sur ses propres problèmes. Il regarde son jeune disciple et sa vieille mère, il regarde chacun de nous. Les jeunes sont sans espoir et les adultes endurcis par la vie ».


images/icones/radioactif.gif  ( 761622 )Ma famille n'est pas une abstraction par Justin Petipeu (2014-10-25 13:25:16) 
[en réponse à 761621]

ni mon mariage. Mgr Paglia, vos propos sont tout simplement diaboliques !
images/icones/radioactif.gif  ( 761624 )L'aveu ! par Justin Petipeu (2014-10-25 13:30:06) 
[en réponse à 761621]


Je le répète, le chemin a commencé. François se tient devant nous tous et nous ouvre la voie. Même si quelque chose n'a pas fonctionné comme il le devait



Synode truqué, texte scandaleux écrit à l'avance, et pour finir humiliation de François Premier...Malheureusement pour votre clan, Monseigneur, Le Saint-Esprit veille et malgré vos paroles de révolutionnaire à deux balles, vous n'avez pas la partie gagnée.
images/icones/1y.gif  ( 761628 )Nommé par Benoît XVI à son poste le 26 juin 2012 par Athanase (2014-10-25 13:38:48) 
[en réponse à 761621]

C'est en lisant ici ! Ce qui en dit long sur les faiblesses du pontificat précédent, dont la faiblesse structurelle n'est pas sans lien avec le pontificat actuel...
images/icones/fleche2.gif  ( 761652 )oui, vous avez raison par Vassilissa (2014-10-25 22:07:18) 
[en réponse à 761628]

et c'est ainsi sur toute la ligne. Lâcheté ? Indécision ? désir de plaire ? Schizophrénie ?
images/icones/rose.gif  ( 761719 )j'avais signalé la grande capitulation de 2012 par Luc Perrin (2014-10-27 16:22:18) 
[en réponse à 761628]

Ce choix avec quasiment tous les autres est de même farine, il va avec l'accord déchiré in extremis avec la FSSPX et constitue le prélude de la démission.

En gros 2009-2010 fut pour Benoît XVI l'équivalent de l'abdication de Fontainebleau en 1814 et 2012 fut son Waterloo.

Mgr Paglia au passage expose le but du 1er Synode et combien il a été manipulé, plus qu'aucun autre à ma connaissance depuis 1967. Il fallait faire à toute force ingurgiter une doctrine néo-libérale à l'épiscopat mondial et le brouet est resté dans la gorge de plusieurs évêques, même si en décrochant une majorité simple le texte kaspérito-fortien a obtenu une grande victoire masquée par la règle des 2/3.

Mgr Paglia est visiblement confiant pour 2015 : les bases de l'éthique familiale et sexuelle catholique ont été fortement ébranlées par ce Synode et il entend bien donner un nouveu coup de boutoir pour tout détruire en 2015. Avec le plein accord du pape évidemment.

Quand je disais en 2013 avec cette élection inouïe que nous entrions dans une période de tourmente et de tourments, une régression pire que celle des années 1965-1975 ... je ne croyais pas hélas être à ce point un Cassandre réaliste.

Je continue à me demander dans quelle mesure la démission de Benoît XVI après ces capitulations si contraires à ses idées librement exprimées a été elle si libre que cela. Ou bien très fortement suggérée au "pape émérite". La joie avec laquelle une grosse majorité de cardinaux électeurs s'est empressée d'élire celui qui était l'anti-Ratzinger n°1 en 2005 et depuis, cette joie est un signe de la défiance qui régnait au plus haut de la hiérarchie envers le tandem Benoît XVI-Bertone, le secrétaire d'État désastreux qui loin de renforcer le pape l'a considérablement affaibli.

Maintenant certains doivent se ronger les ongles jusqu'au sang en implorant la Miséricorde divine mais il faudra bien cheminer sur cette nouvelle Via crucis dans laquelle le Sacré Collège a engagé l'Église entière en mars 2013.
images/icones/nul.gif  ( 762563 )Cette outrance ne vous sied pas par Rodolphe (2014-11-07 23:22:31) 
[en réponse à 761719]

Je n'ai pas de sympathie particulière pour Mgr Paglia et ses thèses, mais affirmer, comme vous le faites, qu'il "entend bien donner un dernier coup de boutoir pour tout détruire" des "bases de l'éthique familiale et sexuelle catholique", alors qu'il n'y a pas la moindre trace d'une telle volonté dans ses propos, relève d'un procès d'intention outrancier bien peu étayé d'un point de vue universitaire.

Affirmer que Mgr Paglia préconise une pastorale aux effets probablement catastrophiques est une chose. Mais prétendre qu'il VEUT détruire les fondements de la doctrine catholique a une toute autre portée.

Je sais que nous sommes sur un forum internet et non dans un colloque, mais tout de même...

Au lieu de conduire ceux qui vous lisent -et vous respectent- sur le chemin d'une réflexion critique mais nuancée et intelligente, vous entretenez chez eux la défiance, la détestation, l'amertume, voire un sédévacantisme larvé (à vous lire la démission de Benoit XVI n'aurait pas été "si libre que cela").

Tout cela est contre-productif.

Contrairement à certains de vos détracteurs, je suis favorable à un retour à la Tradition. Mais, il est attristant de voir que la pensée "traditionaliste" ne se renouvelle pas, mais, au contraire, s'enferme dans un ressassement amer.
images/icones/coeurbrise.gif  ( 761629 )Pitié ! par Bruno d Epenoux (2014-10-25 13:44:07) 
[en réponse à 761621]

" Souffrir pour l’Église n’est rien, souffrir par l’Église, voilà qui est quelque chose ".
Bernanos
images/icones/1n.gif  ( 761655 )Sa vieille mère ? par Glycéra (2014-10-25 22:43:27) 
[en réponse à 761621]


Pour le moins peu digne, et en sus faux !


A rebrousse lignes...



Sur la croix, Jésus ne se regarde pas lui-même, il ne pleure pas sur lui-même et sur ses propres problèmes. Il regarde son jeune disciple et sa vieille mère, il regarde chacun de nous. Les jeunes sont sans espoir et les adultes endurcis par la vie ».



Sa vieille mère ?
Elle aurait eu 48 ans...
Un peu fort de dire "vieille" tout de même.
Quand Jean a vécu plus de 90 ans, et d'autres aussi.


Autre remarque : si Jésus ne reste pas nombrilistiquement sur "ses" problèmes, c'est parce que Lui n'a pas de problèmes ! Il est clair, droit et en sus généreux : il apporte la solution, et la porte en sa chair !

Si les jeunes sont sans espoir, n'est-ce pas parce que les vieilles idées des vieilles barbes ne leur ont jamais cité ce mot, et son contenu ? Ni expliqué que l'Espérance se reçoit, donc qu'elle s'apprend et se demande au Ciel qui ne la refuse jamais !

Si les adultes sont endurcis... n'est-ce pas par eux et leur coeur de pierre, qui veut tout décider à la sauce de leurs egos ? La vie est la même pour tous, et chacun est libre de réagir en révolte... ou en confiance en Dieu et en ses vues qui planifient tellement mieux que nos petite têtes rouspéteuses.



un retard dans la compréhension passionnée des autres. L'individualisme rampant menace de créer une société de solitaires.



"rampant" ? comme le Serpent, obligé de se traîner sur le ventre ?
Individualisme... cultivé faussement, à la place de l'individuation qui fait de l'homme un interlocuteur de Dieu. La liberté tordue fait un isolé égaré, et non un Fils !
Compréhension passionnée ? La passion n'aveugle-t-elle pas ? Comprendre demande de la clarté libre, et on de la possession de passion !


les familles - est de sortir des sacristies et des murs des églises pour aller à la rencontre des personnes en chair et en os. Ne perdons pas de temps à sauvegarder les positions abstraites.



Des sacristies dortoir ? Camping ? Quelles sont les familles qui y logent ? Sortir des églises : où les a-t-il vues remplies ? Depuis qu'elles sont vides, cela va mal... Il a besoin d'un cours de corrélation, et de lunettes pour voir où les gens habitent et vivent ?


A mon avis, il est encore nécessaire de continuer à écouter et de chercher des réponses



Et sourds en sus ? Et qui souhaite diriger la musique des modes de vie ? Les familles crient leur volonté de rester familles... Mais il a beau tendre l'oreille, il n'entend pas bien que les non-familles ne savent pas demander, car elles ignorent ce qu'elles sont.


Ne perdons pas de temps à sauvegarder les positions abstraites. Nous sommes appelés à la «salus animum» plutôt qu'à la «salus principiorum»



Est-il donc dans le concret, dans les rencontres des demandes des familles qui crient leur dégoût de patauger dans la vase au lieu d'espérer trouver un chemin solide pour leurs enfants ? Ou bien dans l'abstrait de ses positions rigides en fort retranché ? Le salut de l'âme... demande de rentrer en elle, à sa source, à son principe d'Etre... Envoyer le roc promener ne fera jamais une bâtisse stable donc accueillante durablement. "In principio", c'est le premier mot de la Bible... et de l'Evangile de St Jean... Enlever cela, c'est enlever la première mesure d'une partition... Et c'est tuer la suite.



Je m'arrête.
Chacune des parties des phrases répondues est un exemple de manière de "réorganiser la vérité"... En des temps plus solides et simples, on appelait cela "mentir"...
et ne pas exposer franchement une question !


Ces paroles de Monseigneur, si elles sont retranscrites correctement, sont à détruire...

Un an de prières et de combat en route !

Glycéra
images/icones/ancre2.gif  ( 761734 )Un sophisme qui frise la malhonnêteté par Paterculus (2014-10-27 21:47:57) 
[en réponse à 761621]


Mais le résultat est que la voiture a quand même continué à rouler, elle est sorti des stands et elle est sur la route. Pas sur un circuit fermé et protégé, mais sur les routes du monde, celles parcourues par le Bon Samaritain qui, à la différence du prêtre et le lévite, n'a pas passé son chemin, mais s'est arrêté et a chargé sur sa monture le blessé, c'est à dire les innombrables familles blessées. Il est indispensable de se laisser blesser.


Il est grandement déraisonnable de dire que ceux qui rappellent la loi morale ne s'occupent pas des familles blessées qu'ils connaissent.
Cette accusation dévoile les faiblesses de la thèse qu'elle prétend soutenir. Et peut-être aussi les intentions de ceux qui la soutiennent.
Votre dévoué Paterculus
images/icones/bravo.gif  ( 761736 )Expliquez-vous davantage ! par Athanase (2014-10-27 22:26:32) 
[en réponse à 761734]

Ce que vous dites est intéressant: pouvez-vous préciser davantage ?
images/icones/1v.gif  ( 762552 )Invectiver ses adversaires dans une controverse... par Paterculus (2014-11-07 21:06:34) 
[en réponse à 761736]

... est un aveu de la faiblesse de ses arguments.
Surtout quand parmi ceux dont on prétend qu'ils ne s'occupent pas des familles blessées on doit ranger les Papes Saint Jean-Paul II et le Bienheureux Paul VI, qui on rappelé la doctrine à laquelle on s'oppose...
VdP