Le Forum Catholique

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images/icones/hein.gif  ( 760136 )Mais qu'est-ce qu'un synode ? par Anne Charlotte Lundi (2014-10-06 19:01:46) 

du grec sunodos...et on pourrait remonter au XII° siècle...
images/icones/neutre.gif  ( 760139 )Tres interessant...merci par Pol (2014-10-06 19:08:32) 
[en réponse à 760136]

...de cet envoi.
images/icones/neutre.gif  ( 760153 )Sur l'étymologie par La Favillana (2014-10-06 22:40:19) 
[en réponse à 760136]

Ce qu'en dit Wikipédia :


Étymologie et sens premier

Le terme synode vient du grec ancien σύνοδος composé de σύν, qui signifie « ensemble », et de ὀδός provenant du dialecte attique, qui signifie « seuil de la maison » (en grec ancien οὐδός, oudos). Le mot synode désigne littéralement le fait de franchir le même seuil, de demeurer ensemble, donc de se réunir (contrairement à l'étymologie la plus fréquemment déclarée de "marche commune")1.
Le mot synode n'est à l'origine que le doublet d'origine grecque du mot français concile qui désigne une assemblée d'évêques. On ne le trouve que dans les traductions de textes grecs qui cherchent à souligner les différences entre les usages orientaux et les usages occidentaux. La langue française utilise en fait le mot concile pour désigner les assemblées d'évêques, qu'elles soient locales ou œcuméniques. Ainsi toutes les assemblées d'évêques de l'Église antique ou médiévale sont appelées « conciles » en français.

1/ La pseudo-étymologie courante du mot synode comme une « marche ensemble » est une interprétation communément admise mais erronée. L’étymologie souvent présentée – sun-odos, c’est-à-dire « route ensemble » ou « voyage en compagnie » – provient d’une méprise. Le « synode » vient du grec ancien (oudos) (avec un esprit doux), en dialecte attique, qui signifie « le seuil de la maison » et non pas du nom ὁδός, hodos (avec un esprit rude) qui signifie « chemin » ou « route ». Voir les références précises dans Arnaud Join-Lambert, Les liturgies des synodes diocésains français 1983-1999, Paris, Cerf (collection Liturgie 15) 2004, p. 61-65. Voir aussi discussion jointe.

images/icones/2e.gif  ( 760187 )On invente des étymologies par Yves Daoudal (2014-10-07 13:39:55) 
[en réponse à 760153]

pour faire le malin, ou parce qu'on prend les anciens pour des imbéciles, ou parce qu'on est fatigué de répéter la même chose et qu'il faut à tout prix trouver du nouveau.

Mais Anatole Bailly, qui était tout de même le maître français du grec ancien, dit que σύνοδος vient de σύν (ensemble) et ὀδός (chemin).

D'ailleurs, ce mot σύνοδος, qui est féminin, veut dire aussi "compagne de voyage", et le même, au masculin, "compagnon de voyage".

En outre, le mot συνοδία (synodia) veut dire voyage fait en compagnie, caravane : c'est le mot qu'utilise saint Luc lorsque Marie et Joseph cherchent Jésus dans la caravane alors qu'il est resté au Temple.

Le fait qu'il y ait un "esprit rude" sur le o de ὀδός : "hodos", ce qui devrait donc donner synhode, n'est pas un argument, car l'esprit rude ne se faisait plus sentir dans le grec de la koinè.
images/icones/1b.gif  ( 760189 )esprit rude par John DALY (2014-10-07 14:18:56) 
[en réponse à 760187]

Tout en reconnaissant que le premier omicron du mot ὁδός porte un esprit rude vous l'écrivez systématiquement avec un esprit doux : ὀδός.

Merci de me rassurer que l'emploi de la prononciation rétablie n'est pas après tout inutile !




images/icones/1a.gif  ( 760195 )Vous avez de bons yeux. par Yves Daoudal (2014-10-07 16:01:30) 
[en réponse à 760189]

En effet l'esprit farceur s'est subrepticement retourné...
images/icones/info2.gif  ( 760157 )non cette notice est bien floue par Luc Perrin (2014-10-07 01:13:54) 
[en réponse à 760136]

et manque singulièrement de référence historique.

Le Synode des évêques ne date pas des Grecs et moins encore du XIIIe siècle mais d'une décision personnelle de Paul VI (et pas de Vatican II) prise à l'ouverture de la dernière période du Concile en 1965.

Elle s'inspire des institutions des Églises orientales qui ont un Saint Synode qui gouverne avec les Patriarches mais justement Paul VI s'est écarté de ce "modèle" pour retenir une sorte de Sacré Collège élargi : le Synode des évêques se veut représentatif du Collège des évêques par le filtre toutefois des Conférences épiscopales mais il est consultatif.
C'est le pape qui le convoque, qui détermine le thème des débats et qui en tire les conclusions et il n'est pas lié par les conclusions dudit synode au sens strict.

Paul VI en 1975 pour rédiger l'un des textes essentiels de son pontificat, Evangelii nuntiandi, n'avait pas retenu le rapport majoritaire mais celui minoritaire patronné par le cardinal ... Wojtyla.

En 1965, l'aile "libérale" de Vatican II était furieuse de ce Synode bien encadré mis en place par Paul VI pour couper l'herbe sous le pied des tenants d'un néo-conciliarisme qui revenait au galop des tréfonds des délires médiévaux de Constance et surtout Bâle au XVe siècle. Certains rêvaient du "concile permanent" et d'un pape ravalé au rang d'un sous-patriarche d'Occident, titre abrogé par Benoît XVI.