Le Forum Catholique
http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=759748

( 759748 )
La dernière messe du Padre Pio le 22 septembre 1968, en images par AJT (2014-09-30 10:17:31)
"C'était le 22 Septembre 1968 à l'église Santa Maria delle Grazie. La veille même de sa mort, le Padre Pio célébrait sa dernière messe. Une messe qu'il aura célébré la majeure partie du temps assis, ses gants sans doigts masquant la traces des stigmates qu'il portait depuis 50 ans."
Lien vers la video:
ICI
Source : aleteia

( 759750 )
Magnifique par Jacques (2014-09-30 10:32:28)
[en réponse à 759748]
Merci de nous faire partager cette belle pépite. Quelle émotion de voir ce grand saint célébrer la Sainte Messe. Il faut voir son visage rayonnant lorsqu'il contemple les Saintes Espèces. Etonnant qu'il ne célèbre pas sur le maître Autel...

( 759755 )
Dernière messe du Padre Pio par Jean-Paul PARFU (2014-09-30 11:42:28)
[en réponse à 759748]
qu'on lui a apparemment fait dire sur le nouvel autel face au peuple.
Je me souviens bien de cette époque, puisque je venais d'avoir 6 ans et que j'entrais à "la grande école", au CP pour apprendre à lire.
J'ignorais alors l'existence et donc les derniers instants du grand Saint Padre Pio !

( 759767 )
Une petite précision , pour la présentation de ce document , le requiem a été ajouté ..… par Minger (2014-09-30 14:59:22)
[en réponse à 759755]
Alors qu’en réalité, il n’y avait pas le requiem , mais beaucoup de ferveur , des cris d’enthousiasmes des fidèles , lors de son arrivée et pendant cette dernière messe…
Il y a eu même un moment,où il n’arrivait plus à célébrer ..Et un affolement de l’asemblée.
Il disait la messe face au peuple , la nouvelle messe était imposée ,mais il avait les anciens ornements, c’était plus dans la façon de l’ancienne messe ,la partie chantée du prêtre. l’offertoire , le canon , la consécration étaient en latin ancienne liturgie.
De plus , il ajoutait des signes de croix dans l’offertoire et la consécration, comme dans l’ancienne messe. C’était très beau , des messes magnifiquement dites.
J’ai entendu la version originale déjà dans les années début 1980…L’abbé Fert ,décédé maintenant , grand admirateur de Padre Pio,il l'avait rencontré plusieurs fois et avait obtenu des grâces de lui .
Il était le fondateur d’un groupe de prière pour lui , il m’avait fait voir et entendre le document…
C’est ce même abbé qui m’avait appris l’existence de ce capucin stigmatisé , ce saint ,..
l’abbé au vu de mon scepticisme de l’époque , avait demandé à Padre Pio ,sans que je sache quoique que ce soit , de m’envoyer un parfum mystique lors d’une rencontre avec l’abbé.
Effectivement , lorsque l’abbé me parlait de ces parfums , je l’écoutai pour lui faire plaisir ..Et juste à un moment , j’ai reçu une grande bouffée de parfum de violette dans la tête..
L’abbé , me voyant crispé et bloqué , me dit tu as ? Je lui ai répondu , j’ai reçu le parfum juste lorsque vous me parliez …Il m’a répondu , j’ai demandé à Padre Pio de te l’envoyer …
Je me suis souvenu , en début année 2007 , lorsque mon neveu était agonisant , j’ai téléphoné en Italie , à San Giovanni Rotondo, au sanctuaire , pour demander une intercession …Peu de temps après , l’on m’a dit , votre neveu étonnamment s’est ressaisi , il est très serein , il se sent joyeux pour aller au ciel …
Voilà , c’est un petit témoignage .

( 759785 )
Juste un petit ajout pour être précis... par Minger (2014-09-30 17:53:57)
[en réponse à 759767]
J'avais téléphoné au monastère de San Giovanni Rotondo , courant décembre 2006 , et ensuite, c'est ses dévoués fidèles qui m'avaient informé du surprenant sursaut de mon neveu ...
Pour ensuite , partir au ciel , le 2 janvier 2007 , en fête du Saint Nom de Jésus.

( 759803 )
la "nouvelle messe" en 1968 ? par Luc Perrin (2014-09-30 21:44:33)
[en réponse à 759767]
Non stricto sensu.
Le Novus Ordo Missae date de 1969.
En revanche, Bugnini avait déjà introduit de très nombreuses modifications entre 1964-1965, plus encore en 1967, les 3 nouvelles prières eucharistiques de 1968.
Il serait intéressant de savoir plus exactement ce que le saint padre Pio célébrait à partir de 1967 et s'il le faisait en latin ou en italien.
La Messe traditionnelle latine a été célébrée sur des autels face au peuple localement à partir des années 1920-1930 : ce n'est pas en soi un critère même si c'est un contre-sens liturgique comme il a été amplement démontré depuis tant par les historiens, les archéologues que par des théologiens tels que Joseph Ratzinger.

( 759823 )
Réformes de 1967? par Baudouin (2014-10-01 10:40:31)
[en réponse à 759803]
Auriez-vous la gentillesse de nous dire quelles sont les réformes de 1967?
Les célébrations face au peuple étaient vraiement courantes partout dès 1920-1930? Même à Paris?
Je vous en remercie d'avance.

( 759827 )
Un début de réponse à Baudoin par Jean-Paul PARFU (2014-10-01 11:17:14)
[en réponse à 759823]
qui l'exige sur un ton quelque peu étrange :
"Mise en place de la réforme liturgique
Après la promulgation de la Constitution sur la liturgie, 4 décembre 1963, le pape Paul VI met en place, le 29 février suivant, une Commission chargée de mettre en application le texte, le Consitium ad exsequendam Constitutionem de sacra Liturgia, présidée par le cardinal Lercaro, archevêque de Bologne.
La messe de 1965
Les premières décisions ne tardent pas, mettant en place « la messe de 1965 », qui demeure en application jusqu’à 1970. Dans le cas de la messe chantée, on conserve les chants grégoriens (Gloria, Credo...) et le latin dans les prières du prêtre. Pour la messe lue, le latin ne reste obligatoire que pour la préface et la prière eucharistique. La langue parlée peut être admise pour les lectures, pour tous les chants, pour la prière universelle, les acclamations, salutations et dialogues, pour le Pater et pour les formules de la communion.
La célébration se fait face au peuple, la proclamation de la j Parole a lieu à l’ambon (et non plus à l’autel) et l’homélie est obligatoire le dimanche. Après le Credo est insérée la prière des fidèles, appelée « prière universelle », prévue par la Constitution conciliaire. Dans la prière eucharistique latine, est mise en relief la « petite élévation », de façon à ce que l’assemblée adhère, par un Amen final, à la prière du prêtre. Le dernier évangile (Jn l, 1-14) et les prières introduites à la fin de la messe par Léon XIII sont supprimés.
Dès avant la décision papale, les évêques français ont pris l’initiative par une Lettre pastorale de L’épiscopat français sur la sainte Liturgie (14 janvier 1964), qui encourage une véritable éducation liturgique des fidèles et une mise en valeur de la lecture de la Parole de Dieu et de la messe dominicale. Ils introduisent l’obligation de la lecture de l’épître et de l’évangile lors du mariage célébré hors de la messe, permettent l’usage du français aux funérailles et l’utilisation, pour l’office, des bréviaires latin-français.
Le 26 novembre 1967, la Conférence épiscopale française va plus loin en autorisant la langue parlée pour le canon de la messe. Cette nouvelle réforme se fonde sur l’autorisation donnée par le pape le 27 avril 1965 de proclamer la préface en langue vivante et à haute voix, « pour permettre à l’assemblée de s’associer plus intimement à la prière du prêtre ». Ce n’est que le 23 mai 1968 que sont publiées trois nouvelles prières eucharistiques, de façon à réguler la floraison de textes liturgiques qui a cours alors."

( 759840 )
"L'étrange ton" de Baudouin par Rémi (2014-10-01 14:50:54)
[en réponse à 759827]
dans sa demande, et non exigence, me semble être celui de la plus élémentaire et de la plus agréable des courtoisies, cher M. Parfu.
Evidemment, on n'y est pas toujours très habitué ...

( 759927 )
Mouarf par Meneau (2014-10-03 09:12:40)
[en réponse à 759840]
Gros éclat de rire.
Vous êtes caustique parfois, mon cher Rémi...
Cordialement
Meneau

( 759839 )
Un document de ... par Rémi (2014-10-01 14:46:44)
[en réponse à 759823]
1956 ...


( 759841 )
C'est la messe "à l'envers" par Jean-Paul PARFU (2014-10-01 15:45:47)
[en réponse à 759839]
qu'évoquait Paul Claudel en 1955 !
Voir
ici

( 759898 )
réponse a été donnée en partie par Luc Perrin (2014-10-02 22:06:42)
[en réponse à 759823]
J'ajoute à ce qu'a noté M. Parfu qu'en 1967, il y a eu décision de dire le Canon à haute voix ; il me semble qu'il y a aussi quelques nouvelles "simplifications" introduites : par Rome ici.
Les conférences épiscopales n'avaient autorité que pour les questions de langue liturgique et de traduction.
Dire le canon à haute voix revenait à pousser à la célébration versus populum et diminuait bien sûr la sacralité du sacrifice eucharistique.
C'est à cause explicitement de cette réforme romaine (due à Bugnini) que les évêques français ont décidé de supprimer tout ce qui restait de latin en 1967.
Dans l'indult Agatha Christie, Bugnini avait fait ajouter le missel avec les réformes de 1965 et 1967.
Quant aux messes dos à Dieu, oui on en trouve dans le scoutisme en Allemagne et en France dans l'entre-deux guerres. Pour ne prendre que cet exemple.
Je n'ai pas écrit "courantes" ... non ce n'était pas "courant" avant 1940. Aucunement mais cela s'était fait. Les aménagements d'églises en vue du face au peuple sont plutôt des années 1945-1950 donc AVANT le N.O.M. post-conciliaire.
Là oui cela devient pour le coup "courant" : de nombreuses églises paroissiales ont été construites ou reconstruites après la 2è guerre mondiale dotées d'autels permettant cette célébration face au peuple.
Ex. à Strasbourg, Saint-Bernard.
A Paris, des aménagements existent avant 1960 mais cela passe par des chapelles latérales ou souvent par les cryptes en vue de messes de jeunes.