Le Forum Catholique

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images/icones/1i.gif  ( 759216 )Canada: L’édition européenne du Lectionnaire n’est pas approuvée par la CECC par Quaerere Deum (2014-09-23 11:36:34) 

Canada: L’édition européenne du Lectionnaire n’est pas approuvée par la CECC


Les évêques catholiques du Canada optent pour le langage inclusif

Montréal, 23 septembre 2014 (Apic) Bien qu’elle ait été approuvée pour usage en Europe (France, Belgique, Suisse), l’édition européenne du Lectionnaire – livre contenant les lectures de la Bible choisies pour les célébrations de la messe et des sacrements – n’est pas approuvée au Canada, annonce la Conférence des évêques catholiques du Canada (CECC). Les évêques du Secteur français de la CECC ont convenu que la version révisée du Lectionnaire pour le Canada devra utiliser un langage de genre neutre, dit langage inclusif.

La Commission épiscopale de liturgie et des sacrements (CELS) du Secteur français de la CECC et l’Office national de liturgie informent les diocèses de langue française, les paroisses, les librairies et les communautés religieuses que la version révisée de l’édition européenne du Lectionnaire en langue française maintenant en vente n’est pas approuvée pour usage au Canada.
Utilisé en France, en Belgique et en Suisse
Le site de la Conférence des évêques catholiques du Canada précise que même si le Lectionnaire est approuvé pour usage en Europe (France, Belgique, Suisse), le Saint-Siège et les évêques du Canada ne l’ont par contre pas approuvé pour le Canada.
Les évêques du Secteur français de la CECC ont convenu que la version révisée du Lectionnaire pour le Canada devra utiliser un langage inclusif. La nouvelle version devrait être disponible d’ici un an, une fois que le document aura été approuvé canoniquement par les évêques du Canada et aura reçu la recognitio du Saint-Siège.
Le langage inclusif est un terme faisant référence au choix délibéré d'un vocabulaire évitant toute exclusion, involontaire ou implicite, de certains groupes. Il évte l'utilisation de termes considérés à tort comme génériques, en particulier en ce qui a trait au genre. Il s’applique à une forme d’expression qui permet aux femmes et aux hommes de se reconnaître comme tels dans un message directement ou généralement destiné aux personnes des deux sexes, selon les évêques membres de l’équipe pastorale de la CECC. Ce langage nouveau pour la communauté chrétienne, qui souligne la volonté de mieux respecter la dignité des personnes, est un enjeu important dans le monde anglo-saxon, en particulier aux Etats-Unis et au Canada. (apic/cecc/be)

images/icones/4a.gif  ( 759221 )C'est invraisemblable ! par Jean-Paul PARFU (2014-09-23 11:46:38) 
[en réponse à 759216]

Non seulement soumission des évêques canadiens au n'importe quoi actuel, mais en outre modification, en réalité, du texte de la Bible elle-même !
images/icones/1e.gif  ( 759368 )Vous faites erreur par Philippilus (2014-09-24 20:00:27) 
[en réponse à 759221]

Il faut dire:

"Des évêques canadiens et canadiennes."

Philippilus
images/icones/3f.gif  ( 759224 )Ils sont malades ! Ils changent la langue et... par Sacerdos simplex (2014-09-23 11:55:21) 
[en réponse à 759216]

...ensuite ils vont nous imposer leurs changements absurdes.

J'imagine tout à fait la féministe qui juste avant la récitation du confiteor
- "préparons-nous à la célébration de l'Eucharistie en reconnaissant que nous sommes pécheurs..."
se mettrait à hurler :
- et pécheresses !

Cela rappelle aussi ceux qui ont créé de toutes pièces le mot Judéens pour désigner les juifs de l'époque de Jésus vivant en Judée - puis qui reprochent à tous les autres d'avoir fait une faute de traduction en traduisant Judei par juifs (un tel tour de passe-passe serait impossible en latin, ou en italien totalement calqué sur le latin Judei).

Quand au Canadiens, eh bien qu'ils fassent leurs traductions de leur côté.
Ils ont déjà obligé les Français à abandonner des quantités de mots qui ont disparu du vocabulaire religieux français au motif qu'au Canada ce sont des jurons : calice ("accipiens et hunc calicem") a été remplacé par "coupe" tout au long de la messe, tabernacle a disparu et ainsi de suite, d'où un aplatissement du vocabulaire religieux.
Bon vent, chers cousins...

images/icones/3b.gif  ( 759233 )Tragique par Rikiki (2014-09-23 12:41:15) 
[en réponse à 759224]

Le jour où ce genre de fadaises arrive chez nous, je pense que je ne mets plus les pieds à la messe.
images/icones/1w.gif  ( 759237 )Mais si, vous irez encore et toujours à la Messe par megnace (2014-09-23 13:03:49) 
[en réponse à 759233]

peut être ailleurs, peut être devrez vous changer de lieu, de prêtre, mais vous irez.
Car c'est votre devoir, obligatoire, en matière grave.
Car vous trouverez, j'en suis sûr, des prêtres qui refuseront ces ... sottises.
Car vous, à la différence des Québecois qui abandonnent le français à toute vitesse, vous connaissez votre langue et vous savez que ce qu'ils appellent, avec bien d'autres, le genre grammatical "masculin" est en fait un genre indéterminé, donc déjà inclusif.
Et parce que notre français (est-ce un effet de la laïcisation ?) n'utilise pas le vocabulaire de la religion pour en faire des jurons. Sauf bien sûr le N.. de D...? mais passons.
images/icones/1y.gif  ( 759238 )Hélas! par In cruce salus (2014-09-23 13:07:11) 
[en réponse à 759233]

C'est une conclusion à laquelle on aboutit en de nombreux domaines, depuis quelques temps. On répète, navré :" Ils nous ont changé la religion ". A vue humaine, tout semble nous rapprocher de l' "abomination de la désolation ". Parce, Domine!
images/icones/1e.gif  ( 759283 )non, plutôt drôle !! par Vassilissa (2014-09-23 21:09:15) 
[en réponse à 759233]

ils n'ont qu'à prendre l'ancien lectionnaire (celui d'avant V II), et le problème est réglé !!

On sait très bien qui est celui qui divise : il s'en donne à cœur joie dans son propre royaume.
images/icones/neutre.gif  ( 759289 )Eh oui par Aigle (2014-09-23 22:09:06) 
[en réponse à 759283]

Oui chère Vassilissa, c'est aussi à ce genre de détails qu on comprends mieux la nécessité d'une langue universelle et intemporelle : le latin !
images/icones/radioactif.gif  ( 759287 )ceci est un outrage direct au Magistère par Luc Perrin (2014-09-23 21:49:05) 
[en réponse à 759216]

le "langage inclusif" est explicitement condamné et réprouvé par l'Instruction Liturgiam authenticam de Jean-Paul II en 2001.


ainsi du n°57 b :

"b) Dans la traduction des mots, qui sont dans le texte original, il faut conserver, autant que possible, la même personne, le même nombre et le même genre."

et surtout pour la Bible :

"31. En particulier: les dispositions qui consistent à recourir systématiquement à des solutions inconsidérées doivent être évitées, de même que la substitution improvisée des mots, le changement du singulier au pluriel, la séparation d’un mot unique exprimant une réalité collective dans les deux genres masculin et féminin, ou l’introduction de termes impersonnels ou abstraits, de tels procédés peuvent tous avoir comme résultat de ne pas rendre le sens plein d’un mot ou d’une expression du texte original. Les solutions de ce genre comportent le danger d’introduire des difficultés d’ordre théologique ou anthropologique dans les traductions. Voici les autres normes particulières :

a) Quand il s’agit de Dieu tout puissant et de chacune des personnes de la Très Sainte Trinité, il faut respecter la vérité de la tradition et la pratique habituelle de chaque langue concernant le genre à attribuer.

b) Il convient de prendre un soin particulier à traduire fidèlement et exactement la locution composée : “Filius hominis” (Fils de l’Homme). La grande importance christologique et typologique de cette locution exige même qu’on adopte résolument une locution composée telle qu’elle puisse être comprise dans le cadre de toutes les traductions.

c) Le mot “Patres” (Pères), qui apparaît dans de nombreux passages de la Bible et dans des textes liturgiques de composition ecclésiastique, doit être rendu en employant, dans les langues vernaculaires, un mot masculin adéquat, qui puisse se référer, selon le contexte, soit aux Patriarches, ou aux rois du peuple élu de l’Ancien Testament, soit aux Pères de l’Eglise.

d) Autant que cela s’avère possible, dans une langue vernaculaire déterminée, l’usage du pronom féminin est préférable au neutre, s’il se rapporte à l’Eglise.

e) Les termes exprimant les affinités familiales ou d’autres relations significatives, comme “frater” (frère), “soror” (sœur) etc., qui sont clairement selon le contexte au masculin ou au féminin, doivent être transcrits de cette manière dans la traduction.

f) Le genre grammatical des anges, des démons et des dieux et déesses païens est rendu, dans langue vernaculaire, en tenant compte du texte original, quand cela s’avère possible."




La décision canadienne est simplement illégale.


On voit que la simple rumeur du retour du Pierrot lunaire a des effets immédiats, sans parler des conséquences du choix de Mgr Cupich et des évictions passées et futures en Curie.

Rappelons que la lutte contre le langage inclusif date de la fin des années 1980 !!! "la révolution du pape François" écrivait le très néo-moderniste John Allen est en marche ...
images/icones/ancre2.gif  ( 759353 )Les autorités romaines encouragent ces outrages par Paterculus (2014-09-24 15:58:21) 
[en réponse à 759287]

Depuis des dizaines d'années les autorités romaines nomment comme évêques des gens recommandés par ceux qui les critiquent.
De sorte que ceux-ci se sentent en communion avec ceux qu'ils outragent.
Votre dévoué Paterculus
images/icones/neutre.gif  ( 759365 )Oui c est bizarre par Aigle (2014-09-24 19:25:20) 
[en réponse à 759353]

En effet.

Pourquoi ?