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29/08 Décollation de St Jean-Baptiste par ami de la Miséricorde (2014-08-29 10:16:23)
Décollation de St Jean-Baptiste
SERMON CCCVII. DÉCOLLATION DE SAINT JEAN-BAPTISTE. I. DU SERMENT. de Saint Augustin
1. La lecture du saint Evangile nous a mis sous les yeux un spectacle sanglant; nous avons vu, en haine de la vérité et servi par la cruauté, un mets funèbre, la tête même de Jean-Baptiste présentée dans un bassin, Une jeune fille danse, sa mère a la rage dans le coeur, au milieu des délices et des dissolutions d'un banquet, on prête, puis on accomplit un serment téméraire et impie.
Ainsi se réalisa dans la personne de saint Jean ce que saint Jean avait prédit. Il avait dit, en parlant de Notre-Seigneur Jésus-Christ: « Il faut qu'il croisse et que je diminue (1) ». Jean fut donc diminué de la tête, et Jésus élevé sur la croix. La haine contre Jean naquit de la vérité même. On ne pouvait souffrir avec calme les avertissements que donnait ce saint homme de Dieu, et qu'il ne donnait qu'en vue du salut de ceux à qui il les adressait; et on lui rendit le mal pour le bien. Pouvait-il faire entendre autre chose que ce qui remplissait son coeur; et eux pouvaient-ils répondre autre chose aussi que ce qu'ils avaient dans l'âme? Jean sema le bon grain, mais il recueillit des épines. « Il ne vous est pas permis, disait-il au roi, de garder l'épouse de votre frère (2) ». Esclave de sa passion, le roi en effet retenait chez lui, malgré la loi, la femme de son frère; mais la passion ne l'enflammait pas jusqu'à lui faire répandre le sang. Il honorait même le prophète qui lui disait la vérité. Quant à la femme détestable qu'il gardait, elle nourrissait une haine secrète qui devait finir par éclater dans l'occasion. Comme elle nourrissait cette haine, elle fit paraître sa fille, elle la fit danser; et le roi qui regardait Jean comme un saint, qui le craignait même par respect pour Dieu, sans toutefois lui obéir, s'affligea lorsqu'il vit qu'on lui demandait de livrer dans un bassin la tête de Jean-Baptiste; mais, par égard pour son serment et pour les convives, il envoya un archer et accomplit ce qu'il avait promis.
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Source : abbaye-saint-benoit.ch

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Méditation avec le Précis de Théologie de Tanquerey par ami de la Miséricorde (2014-08-29 10:22:09)
[en réponse à 757571]
CHAPITRE II
III. Du rôle de la Sainte Vierge, des Saints et des Anges dans
la vie chrétienne
1° Du rôle de Marie dans la vie chrétienne
159. 3° Marie cause exemplaire. Après Jésus, Marie est le plus beau modèle que nous puissions imiter : le Saint Esprit qui, en vertu des mérites de son Fils, vivait en elle, en a fait une copie vivante des vertus de ce Fils. Jamais elle n'a commis la moindre faute, la moindre résistance à la grâce, exécutant à la lettre le fiat mihi secundum verbum tuum. Aussi les Pères, en particulier saint Ambroise et le pape saint Libère, la représentent comme le modèle achevé de toutes les vertus, « charitable et prévenante pour toutes ses compagnes, toujours prompte à leur rendre service, ne disant ou ne faisant rien qui pût leur causer la moindre peine, les aimant toutes et aimée de toutes » ( J. V. Bainvel, Le Saint Cœur de Marie, p. 313-314).
Qu'il nous suffise de rappeler les vertus signalées dans l'Evangile lui-même : 1) sa foi profonde, qui lui fait croire sans hésitation les choses si merveil-leuses que l'Ange lui annonce de la part de Dieu, foi dont la félicite Elisabeth inspirée par le Saint Esprit : « Heureuse celle qui a cru » (Luc, I, 45). 2) sa virginité, qui apparaît dans sa réponse à l'Ange : « Quomoda fiet istud, quoniam virum non cognosco ? » qui montre sa ferme volonté de demeurer vierge, même s'il fallait pour cela sacrifier la dignité de mère du Messie ; 3) son humilité, qui éclate par le trouble où la plongent les éloges de l'Ange, par sa déclaration d'être toujours la servante du Seigneur au moment même où elle est proclamée mère de Dieu, par ce Magnificat anima mea Dominum qu'on a appelé l'extase de son humilité par l'amour qu'elle montre pour la vie cachée, alors qu'en sa qualité de mère de Dieu, elle avait droit à tous les honneurs ; 4) son recueille-ment intérieur qui lui fait recueillir et ruminer silencieusement tout ce qui se rapporte à son divin Fils ; 5) son amour pour Dieu et pour les hommes, qui lui fait accepter généreusement. toutes les épreuves d'une longue vie, et surtout l'immolation de son Fils au Calvaire et la longue séparation de ce Fils bien--aimé depuis l'Ascension jusqu'au moment de sa mort.
Source : Précis de Théologie Ascétique et Mystique de Tanquerey, Desclée and Co, 1923
Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde