
( 757075 )
c'est bien mieux dit par jejomau (2014-08-19 22:20:29)
[en réponse à 757068]
que ce que j'ai essayé de le faire avec Aigle dans un récent fil sur le NOM et le VOM ; Je reprends ce passage où Aigle comprendra :
est apparue une perte préoccupante du sens du sacré, arrivant jusqu’à remettre en question les fondements qui apparaissent indiscutables, comme la foi dans un Dieu Créateur et providentiel, la révélation de Jésus Christ unique Sauveur, et la compréhension commune des expériences fondamentales de l’homme comme la naissance, la mort, la vie au sein d’une famille, la référence à une loi morale naturelle. Si tout cela a été salué par certains comme une libération, on s’est très tôt rendu compte du désert intérieur qui naît là où l’homme, voulant devenir l’unique créateur de sa propre nature et de son propre destin, se trouve privé de ce qui constitue le fondement de toutes les choses ».
résumons : perte du sacré = perte de la Foi.... dans le NOM ?
En tout cas merci Ennemond pour ce magnifique texte dont la lecture élève immédiatement la pensée en cernant d'emblée les fondamentaux de la crise que nous vivons !

( 757140 )
Un sac de sable consensualisateur sur les épaules évangélisatrices. par Scrutator Sapientiæ (2014-08-21 10:43:38)
[en réponse à 757075]
Bonjour jejomau,
Complémentairement, j'écris ceci, en évoquant un autre obstacle à la nouvelle évangélisation.
Un sac de sable consensualisateur a été posé sur les épaules évangélisatrices ; en d'autres termes,
- la nouvelle consensualisation, interreligieuse, représentée par la rêverie d'Assise,
l'a emporté sur, ou fait obstacle à
- la nouvelle évangélisation, intra-catholique, symbolisée par le rêve de Compostelle.
Il faut réévangéliser, mais en même temps, et par ailleurs, il faut être consensuel en matière (inter)religieuse ; je ne dis pas que c'est totalement contradictoire, car je n'ignore pas que ces deux lignes d'action pastorale ne sont pas tout à fait de même nature, de même registre, mais je crois vraiment que ce n'est pas totalement compatible.
L'Eglise catholique ne peut pas être, parallèlement et simultanément,
- d'une part, Mère et éducatrice, en matière morale,
- d'autre part, Soeur et approbatrice, en matière religieuse.
Si Jésus-Christ est vraiment le Fils unique du seul vrai Dieu, le seul Médiateur, le seul Rédempteur, le seul Sauveur, la Voie, la Vérité, et la Vie, si, vraiment, nul ne va au Père que par Lui, il faut le préciser, le rappeler sans cesse, en direction des croyants non chrétiens ; cette attitude là, confessante et kérygmatique, et non dialoguante et herméneutique, devrait pouvoir être une composante "en plénitude" de la nouvelle évangélisation.
Bonne journée et à bientôt.
Scrutator.