Utile et necessarium est omni tempore, omni loco et omni personarum generi, studere et cognoscere spiritum, pietatem et mysteria sacrae Scripturae
Erreur 79. "Il est utile et nécessaire en tout temps, en tous lieux, et à toutes sortes de personnes d'étudier et de connaître l'esprit, la piété et les mystères de la sainte Ecriture."
Erreur 80. "La lecture de l'Ecriture est pour tout le monde."
Erreur 81. "L'obscurité sainte de la Parole de Dieu n'est pas pour les laïcs une raison pour se dispenser de sa lecture."
Erreur 82. "Le dimanche doit être sanctifié par des lectures de piété et surtout par celle des saintes Ecritures. Il est condamnable de vouloir écarter les chrétiens de cette lecture."
Erreur 84. "Arracher le Nouveau Testament de la main des chrétiens ou le leur tenir fermé, en leur ôtant le moyen de le comprendre, c'est leur fermer la bouche du Christ."
Erreur 85. "Interdire aux chrétiens la lecture de la sainte Ecriture, et surtout de l'Evangile, c'est interdire l'usage de la lumière aux fils de lumière et leur faire souffrir une espèce d'excommunication."
La doctrine qui affirme que seule une vraie incapacité excuse de ne pas lire les Ecritures, en ajoutant que l'obscurité au sujet des vérités premières de la religion qu'a suscitée la négligence de ce précepte continue de se répandre, est fausse, téméraire, perturbe la tranquillité des âmes, a déjà été condamnée chez Quesnel
Tout n'est pas avant tout ni seulement "une question de contexte", mais il faut peut-être se souvenir des intentions ou objectifs des jansénistes concernés à l'époque, quand ils lisaient la Bible ...
Je vous remercie de m'avoir corrigé, mais alors que penser de ceci ...
« C’est une étrange présomption de prétendre la pouvoir entendre par son propre esprit, et sans le secours des docteurs de l’Eglise. Dieu a voulu condamner cette présomption dès le commencement de l’Eglise dans une occasion miraculeuse, pour confondre l’orgueil de l’esprit humain. »
La lecture de la Bible n’est pas nécessaire à tous les chrétiens, puisqu’ils sont instruits par l’Eglise ; cependant elle est très utile et recommandée à tous.
La lecture de la Bible est même parfois pernicieuse et de ce fait interdite (sauf indult, voir CIC 1399-1, 1400), et donc à déconseiller et pas du tout souhaitable pour la plupart d'entre nous, si on lit la Bible, soit dans l'original soit dans des traductions, dans une édition non catholique ou qui ne comporte pas, surtout pour l'Ancien Testament, les commentaires et explications, basés sur le consensus des Pères, nécessaires pour élucider les parties obscures.
"Constitutio "Unigenitus" qua centum et una Quesnelli propositiones damnatae sunt, cui suffragata est universalis Ecclesia, est dogmaticum, definitivum, et irretractabile judicium illius Ecclesiae, de qua divino ore dictum est: Portae inferi non praevalebunt adversus eam. Si quis igitur eidem Constitutioni corde et animo non acquiescit, aut veram et sinceram obedientiam non praestat, inter eos habeatur, qui circa fidem naufragaverunt.
Ma traduction:
La Constitution Unigenitus par laquelle furent condamnées cent et une propositions de Quesnel et que l'Eglise universelle a appuyée, est le jugement dogmatique, définitif et irréformable de cette Eglise dont la parole divine a dit : Les portes de l'Enfer ne prévaudront pas contre elle. Si quelqu'un donc ne se conforme pas coeur et âme avec cette Constitution ou n'y prête pas une vraie et sincère obédience, qu'il soit compté parmi ceux qui ont fait naufrage dans la foi."
Jérôme soulignait la joie et l'importance de se familiariser avec les textes bibliques: "Ne te semble-t-il pas habiter - déjà ici, sur terre - dans le royaume des cieux, lorsqu'on vit parmi ces textes, lorsqu'on les médite, lorsqu'on ne connaît ni ne recherche rien d'autre?" (Ep 53, 10). En réalité, dialoguer avec Dieu, avec sa Parole, est dans un certain sens une présence du Ciel, c'est-à-dire une présence de Dieu. S'approcher des textes bibliques, surtout du Nouveau Testament, est essentiel pour le croyant, car "ignorer l'Ecriture, c'est ignorer le Christ". C'est à lui qu'appartient cette phrase célèbre, également citée par le Concile Vatican II dans la Constitution Dei Verbum (n. 25).
Réellement "amoureux" de la Parole de Dieu, il se demandait: "Comment pourrait-on vivre sans la science des Ecritures, à travers lesquelles on apprend à connaître le Christ lui-même, qui est la vie des croyants" (Ep 30, 7). La Bible, instrument "avec lequel Dieu parle chaque jour aux fidèles" (Ep 133, 13), devient ainsi un encouragement et la source de la vie chrétienne pour toutes les situations et pour chaque personne. Lire l'Ecriture signifie converser avec Dieu: "Si tu pries - écrit-il à une noble jeune fille de Rome -, tu parles avec l'Epoux; si tu lis, c'est Lui qui te parle" (Ep 22, 25). L'étude et la méditation de l'Ecriture rendent l'homme sage et serein (cf. In Eph., prol.). Assurément, pour pénétrer toujours plus profondément la Parole de Dieu, une application constante et progressive est nécessaire. Jérôme recommandait ainsi au prêtre Népotien: "Lis avec une grande fréquence les divines Ecritures; ou mieux, que le Livre Saint reste toujours entre tes mains. Apprends-là ce que tu dois enseigner" (Ep 52, 7). Il donnait les conseils suivants à la matrone romaine Leta pour l'éducation chrétienne de sa fille: "Assure-toi qu'elle étudie chaque jour un passage de l'Ecriture... Qu'à la prière elle fasse suivre la lecture, et à la lecture la prière... Au lieu des bijoux et des vêtements de soie, qu'elle aime les Livres divins" (Ep 107, 9.12). Avec la méditation et la science des Ecritures se "conserve l'équilibre de l'âme" (Ad Eph., prol.). Seul un profond esprit de prière et l'assistance de l'Esprit Saint peuvent nous introduire à la compréhension de la Bible: "Dans l'interprétation des Saintes Ecritures, nous avons toujours besoin de l'assistance de l'Esprit Saint" (In Mich. 1, 1, 10, 15).
Un amour passionné pour les Ecritures imprégna donc toute la vie de Jérôme, un amour qu'il chercha toujours à susciter également chez les fidèles. Il recommandait à l'une de ses filles spirituelles: "Aime l'Ecriture Sainte et la sagesse t'aimera; aime-la tendrement, et celle-ci te préservera; honore-la et tu recevras ses caresses. Qu'elle soit pour toi comme tes colliers et tes boucles d'oreille" (Ep 130, 20). Et encore: "Aime la science de l'Ecriture, et tu n'aimeras pas les vices de la chair" (Ep 125, 11).
L'important est que cette lecture soit faite en Eglise, et adossée à une vie sacramentelle.
C'est dire combien le retour aux Pères était capital
Propositio, quae asserit, 'postremis hisce saeculis sparsam esse generalem obscurationem super veritates gravioris momenti, spectantes ad religionem, et quae sunt basis fidei et moralis doctrinae Jesu Christi': haeretica.