Le Forum Catholique

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images/icones/hein.gif  ( 756222 )Un défaut d’attention du confesseur peut-il rendre invalide une confession ? par LouisL (2014-08-02 22:31:14) 

Si le confesseur manifeste un manque d’attention, notamment par son attitude physique, et à la fin déclare ne pas avoir « retenu la moitié » de ce qui a été dit (la confession ayant été un peu longue), le sacrement est-il valide ?

Je vous remercie par avance pour vos réponses.
images/icones/neutre.gif  ( 756223 )A moins que le confesseur ne... par Père M. Mallet (2014-08-02 22:55:04) 
[en réponse à 756222]

...soit totalement absent (complètement absorbé par une lecture, ou endormi),
il me semble que la confession est valide.
Le confesseur est à l'instar d'un juge, il juge de l' "instruction" de la cause (ici, l'accusation que le pénitent fait de ses propres fautes).
Il peut même dispenser le pénitent de son accusation, pour une juste raison (pénitent trop scrupuleux, fautes de natures à lui réveiller des tentations, pénitent au bord de la mort, confession interminable de fautes très légères, voire d'autres motifs).
Donc le confesseur prend ses responsabilités en considérant qu'il en sait suffisamment sur l'état de l'âme du pénitent.
Par ailleurs, le confesseur ordinairement essaye de repérer les fautes graves, il n'est pas obligé de mémoriser toutes les fautes vénielles.

Le confession est donc valide, selon moi.

Si le confesseur s'endort (c'est arrivé à S. Jean Bosco...), il convient de répéter les fautes qui n'ont pas été entendues, surtout si elles sont graves (les autres fautes, on peut résumer : on n'est pas obligé d'endormir de nouveau le confesseur...).
Si le confesseur est absorbé dans une lecture tout en écoutant la confession, il me semble qu'il commet un sacrilège et une faute grave contre la politesse envers le pénitent, il est responsable des conséquences (par ex., dégoût de la confession...).

Il pourrait aussi arriver que le confesseur prenne une attitude apparemment très détendue, mais que cela ne l'empêche pas d'écouter très attentivement, quoique sélectivement, le flot des fautes légères, et qu'il fasse une suggestion de se concentrer sur les fautes les plus marquantes, ce qui expliquerait son commentaire sur le fait qu'il ne s'en souvient pas de la moitié.
Donc : ne pas condamner trop vite le confesseur, qui n'est pas là pour se défendre, et qui même s'il était là ne pourrait pas le faire pour ne pas trahir le secret de la confession.






images/icones/fleche2.gif  ( 756227 )Je vous remercie... par LouisL (2014-08-02 23:20:09) 
[en réponse à 756223]

... pour cette réponse, Mon Père.

Je n'avais pas l'intention de "condamner" le confesseur, je voulais seulement m'assurer de la validité du sacrement dans une telle situation.

Cependant, vous conviendrez que ce n'est pas agréable pour le pénitent d'avoir l'impression de ne pas avoir été écouté.