« Est réservé à la Congrégation pour la Doctrine de la Foi le délit grave de tentative d’ordination sacrée d’une femme:
1°) restant sauf ce qui est disposé par le can. 1378 du Code de droit canonique, tant celui qui attente la collation de l’ordre sacré que la femme qui attente la réception de l’ordre sacré, encourent l’excommunication latae sententiae réservée au Siège Apostolique;
2° si celui qui attente de conférer l’ordre sacré à une femme ou si la femme qui attente de le recevoir sont chrétiens sujets du Code des Canons des Églises orientales, restant sauf ce qui est disposé par le can. 1443 du même Code, ils seront punis de l’excommunication majeure dont la rémission est également réservée au Siège Apostolique;
3° si le coupable est clerc, il pourra être puni du renvoi ou de la déposition »
ce passage ne concerne pas les ministères: il affirme seulement la vocation universelle à la filiation divine, qui est la même pour tous. En outre, et surtout, de considérer le sacerdoce ministériel comme un droit humain serait méconnaître complètement sa nature : le baptême ne confère aucun titre personnel au ministère public dans l'Eglise. Le sacerdoce n'est pas conféré pour l'honneur ou l'avantage du bénéficiaire, mais pour le service de Dieu et de l'Eglise; il est l'objet d'une vocation spécifique et totalement gratuit: «Vous ne m'avez pas choisi, mais je vous ai choisis; et je vous commandé ... "(Jn.15: 16; Heb.5: 4).
"Seul un homme (vir) baptisé reçoit validement l'ordination sacrée. Le Seigneur Jésus a choisi des hommes (viri) pour former le collège des douze apôtres, et les apôtres ont fait de même lorsqu'ils ont choisi les collaborateurs qui leur succéderaient dans leur tâche. Le collège des évêques, avec qui les prêtres sont unis dans le sacerdoce, rend présent et actualise jusqu'au retour du Christ le collège des douze. L'Eglise se reconnaît liée par ce choix du Seigneur lui-même. C'est pourquoi l'ordination des femmes n'est pas possible."
C'est pourquoi, afin qu'il ne subsiste aucun doute sur une question de grande importance qui concerne la constitution divine elle-même de l'Église, je déclare, en vertu de ma mission de confirmer mes frères (cf. Lc 22,32), que l'Église n'a en aucune manière le pouvoir de conférer l'ordination sacerdotale à des femmes et que cette position doit être définitivement tenue par tous les fidèles de l'Église.