Le Forum Catholique
http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=755111

( 755111 )
Licorne, buffle ou rhinoceros ... par Exocet (2014-07-17 17:09:12)
L'Ancien Testament parle souvent de licornes (hébreux : Rehèm). Les versions "modernes" traduisent souvent par "buffle", ce qui est problématique puisque le buffle a deux cornes alors que la licorne est supposée n'en avoir qu'une. Impossible donc de les confondre.
Saint Jérôme, dans ses deux premières traductions du psautier de la Septante (qui ont donné le psautier gallican et le psautier romain) traduit par "licorne". Mais dans sa traduction du psautier hébraïque, il traduit par "rhinoceros" ! (Psaume 29 - 6). D'où ma supposition : la mythique licorne n'aurait-elle pas été tout bonnement un rhinoceros, animal mal connu car vivant dans des contrées lointaines, mais réputé pour sa dangerosité ? Une traduction correcte de l'AT devrait-elle parler de rhinoceros en lieu et place de licorne ou de buffle ?

( 755113 )
[réponse] par Yves Daoudal (2014-07-17 17:30:01)
[en réponse à 755111]
Le psautier dit gallican et le psautier dit romain ne sont pas des traductions de saint Jérôme. Le psautier dit romain est un des psautiers latins traduits de la Septante. Saint Jérôme révisa l'un de ces psautiers (toujours d'après la Septante), ce qui donna le psautier dit gallican, celui qui a été inséré dans la Vulgate. Ensuite, saint Jérôme fit une traduction des psaumes d'après l'hébreu. Traduction qui a souvent été ajoutée à l'autre, en regard, dans les éditions de la Vulgate.
En ce qui concerne la licorne, voici la version actuelle de la notice que j'ai rédigée, pour un des glossaires du livre sur les psaumes que je suis en train d'écrire.
Jusqu’au XVIe siècle personne ne doutait de l’existence des licornes. La poudre de corne de licorne, qui coûtait dix fois plus cher que l’or, était un médicament universel (particulièrement antidote au venin), les ustensiles en corne de licorne se trouvaient dans toutes les bonnes et riches maisons, et l’on ne pouvait pas douter de son existence puisqu’elle était attestée par les psaumes. Aujourd’hui les licornes ont disparu des tables, des pharmacies, et même des psaumes, où on les a remplacées de façon tout à fait arbitraire (puisqu’on ne connaît plus la signification du mot hébreu utilisé) par des « buffles ».
La licorne des psaumes (mais aussi du Deutéronome, 33, 11, des Nombres, 23, 22 et 24, 8, de Job, 39, 9, et d’Isaïe, 34, 7), qui est à l’origine des légendes médiévales et des chefs-d’œuvre picturaux de la Renaissance, est un animal d’une puissance incomparable, puisqu’il est « une corne », et que la corne, chez les Hébreux, est le symbole de la force (au point que l’on dit habituellement « la corne » pour désigner la force, la puissance, la grandeur). De là son double symbolisme (conformément à l’ambivalence de tout symbole). S’il s’agit de la puissance divine, elle est celle du Christ, qui est « fils de licornes » dans le psaume 28, qui édifie son sanctuaire comme celui des licornes (psaume 77) et dont la « corne » sera exaltée « comme celle des licornes » (psaume 91) ; mais il peut s’agir aussi de la puissance maléfique, la puissance féroce de l’ennemi, d’autant plus cruelle qu’elle est alors celle du diable : telle est la licorne de la Passion, associée au lion (psaume 21).
Le symbolisme de la licorne se développera au moyen âge à partir de la description du Physiologus, un bestiaire du IIe siècle de notre ère. Ce livre disait que la licorne est une bête féroce d’une puissance phénoménale, capable de tuer un lion ou un éléphant, mais qu’elle devient d’une extrême douceur si elle est en présence d’une vierge. Alors elle vient s’endormir sur son sein, et les chasseurs peuvent la tuer ou l’attraper. La blanche licorne devient donc le symbole de la virginité. Ainsi la représente-t-on aussi près de la Sainte Vierge, ou sur son sein : la licorne est le symbole de l’Incarnation, car le Dieu tout-puissant s’est anéanti dans le sein d’une Vierge, pour se laisser tuer par les hommes, et les sauver. La licorne symbolise aussi le Saint-Esprit, qui féconde Marie de façon virginale : la licorne est l’Immaculée Conception…
Le mot « licorne » est la transformation normale du latin « unicornis » (le n devenant l, comme orphanus a donné orphelin), et unicornis est la traduction littérale du grec μονόκερως (monokeros, ou monoceros). On constate que dans le psaume 21 (celui où le μονόκερως est maléfique), le psautier de saint Augustin avait : rhinocéros. Le rhinocéros est bien un animal puissant à une seule corne. C’est aussi ce que choisit saint Jérôme quand il traduisit le Deutéronome, les Nombres, et Job ; mais le même saint Jérôme gardera la licorne dans le psaume 21 quand il retraduira les psaumes d’après l’hébreu (et aussi dans Isaïe). Curieusement, il garde, pour le psaume 91, le mot… grec (« monoceros »), et invente pour le psaume 28 un buffle qui n’a rien à y faire mais qui deviendra au XXe siècle le substitut universel de la licorne.

( 755114 )
Oui, et il y avait aussi des exemplaires de cornes de licornes... par Père M. Mallet (2014-07-17 17:46:26)
[en réponse à 755113]
...qui étaient des rostres d'espadon, de très longues cornes bien droites, à la surface torsadée.
Et on retrouve ces "cornes", bien droites et totalement démesurées, dans l'iconographie.
On comprend qu'à moins d'en connaître l'origine, il était difficile de deviner l'erreur.
Pour moi, je trouve que le rhinocéros serait une excellente traduction.

( 755116 )
Il y avait aussi ... par Exocet (2014-07-17 17:52:48)
[en réponse à 755114]
... des plumes de l'archange saint Michel !

( 755123 )
A ne pas confondre avec par Yves Daoudal (2014-07-17 18:34:50)
[en réponse à 755114]
la terrifiante dent de dragon qui se trouve à l'entrée de la cathédrale de Cracovie. Il s'agit d'une dent (et deux bouts d'os) du dragon qui vivait sous la colline du Wawel, dans une grotte - et aujourd'hui il y a devant la grotte une statue du dragon, qui parfois crache des flammes...


( 755136 )
Gérard de par PEB (2014-07-17 21:34:33)
[en réponse à 755114]
Narval!
Il s'agit plutôt des défenses torsadées l'une autour de l'autre du fameux cétacé des mers boréales.

( 755178 )
Rhinocéros ? par Yves Daoudal (2014-07-18 13:13:24)
[en réponse à 755114]
Sauf que le mot existait déjà en grec ancien, désignant le même animal. Si les Septante ont traduit par monocéros, et non par rhinocéros, c'est qu'il considéraient qu'il ne s'agissait pas du rhinocéros.

( 755115 )
Merci pour ces précisions ... par Exocet (2014-07-17 17:51:28)
[en réponse à 755113]
... qui semblent infirmer la traduction de "Rehèm" par buffle, ou bouvillon, ou antilope. D'ailleurs, le Dictionnaire de la Bible Hébraïque du rabbin Marchand Ennery ne donne qu'une seule traduction pour Rehèm : licorne. Ce n'est qu'en hébreux moderne que ce mot désigne un buffle ou un boeuf sauvage.

( 755119 )
[réponse] par Yves Daoudal (2014-07-17 18:00:04)
[en réponse à 755115]
Tous les traducteurs modernes "traduisent" par buffle. Les plus honnêtes avouent qu'on ne connaît pas la signification du mot hébreu. On ne la connaît pas au XXe siècle. Mais les juifs d'Alexandrie, au IIIe siècle avant Jésus-Christ, savaient que le mot désignait le "monokeros".

( 755122 )
D'accord, mais ... par Exocet (2014-07-17 18:27:03)
[en réponse à 755119]
... comme je l'ai rappelé, le rabbin Marchand Ennery semble très bien connaître la traduction de Rehèm : la licorne et rien d'autre. Ce n'était quand même pas une petite pointure : directeur de l'école israélite de Nancy en 1819, Grand rabbin de Paris en 1830, président du Consistoire central en 1846.
A propos d'un autre passage capital de l'AT, dans Isaïe 7 - 14 où la vierge qui va enfanter devient une jeune-femme dans les traductions modernistes, il faut savoir que Marchand Ennery dans son dictionnaire que j'ai cité, traduit "Halmah" par vierge, ou jeune-fille, mais pas jeune-femme. Tout ça pour dire que, malheureusement, un israélite peut être d'une plus grande orthodoxie qu'un catho moderniste !

( 755125 )
Plus de 2000 ans avant votre rabbin, par Yves Daoudal (2014-07-17 18:46:45)
[en réponse à 755122]
d'autres rabbins, à Alexandrie, comme je l'ai dit, avaient traduit rehem par "monokeros", donc "licorne"...
Le rabbin Ennery connaissait donc la Septante. (Ce qui n'est pas étonnant, mais il lui accordait du crédit, ce qui l'est infiniment plus.)
Il en est de même pour Isaïe 7, 14. La Septante avait traduit: ἡ παρθένος ἐν γαστρὶ ἕξει. C'est-à-dire "la vierge (parthenos) sera enceinte". Non seulement une VIERGE, mais bel et bien LA Vierge, avec l'article défini.
Certains ont vu un caractère prophétique dans cette traduction (car c'était longtemps avant que la Vierge enfante un Fils), et on ne peut leur donner tort. C'est aussi pourquoi les pères grecs considéraient la traduction des Septante comme divinement inspirée.

( 755140 )
Le Grand rabbin Marchand Ennery ... par Exocet (2014-07-17 22:17:55)
[en réponse à 755125]
... revêtu de la soutane à 33 boutons ! Surprenant non ?
Nom du lien

( 755179 )
Mais quel animal par Jean Ferrand (2014-07-18 13:57:52)
[en réponse à 755119]
Mais quel animal (question d'un naïf) la Bible désignait-elle par Rehèm en hébreu, μονόκερως en grec, si ce n'était pas le rhinocéros, encore moins le buffle ? Sachant que la licorne est un animal fabuleux qui n'a jamais existé ?

( 755186 )
Je crois que vous prenez la chose à l'envers. par Yves Daoudal (2014-07-18 16:52:47)
[en réponse à 755179]
On ne parlerait pas de licornes s'il n'y avait pas de licornes dans les psaumes. Le mot licorne traduit le latin unicornis qui traduit le grec monokeros qui traduit l'hébreu rehem.
Souffrez que la poésie, y compris la poésie sacrée, ne soit ni rationaliste ni naturaliste.
Il y a aussi des dragons dans les psaumes... et les puissances infernales ne sont pas des animaux fabuleux...

( 755233 )
Wikipédia qui par Jean Ferrand (2014-07-19 07:28:25)
[en réponse à 755186]
Wikipédia qui ne se trompe jamais (sauf quand elle se trompe)
prétend que c'est la Septante qui a fait une erreur de traduction sous l'influence de Ctésias et d'Aristote ! Le mot hébreu signifierait bien buffle ou bœuf sauvage. Il serait l'équivalent de rim en arabe. Dans Dt 33, 17 on parle bien des cornes de buffle (?) au pluriel selon la B.J.
Je ne dis pas ça pour vous convaincre mais pour exposer au complet l'état de la question.

( 755241 )
Quelle blague ... par Exocet (2014-07-19 11:22:32)
[en réponse à 755233]
Pourquoi vouloir à toute force trouver un animal à deux cornes pour parler d'un animal à une seule corne ?
Comme je l'ai déjà exposé, le mot Rehèm ne désigne le buffle qu'un hébreux moderne. Pas en hébreux BIBLIQUE. Tout de même ... Un ancien Grand rabbin de France, dans un dictionnaire qui fait toujours autorité, traduit Rehèm par licorne, et ça ne suffit pas à l'école biblique de Jérusalem ? Et Saint Jérôme qui traduit par "rhinocéros" dans le psautier hébraïque ? Mais c'est vrai que les "modernes" tordent le nez pour parler de Saint Jérôme ...

( 755308 )
Sans doute par Jean Ferrand (2014-07-19 20:59:53)
[en réponse à 755241]
Sans doute mais votre version des choses a l'inconvénient de soutenir que la Bible parle d'un animal fabuleux et qui n'existe pas. Or c'est peu vraisemblable. Qui vous dit que votre rabbin sympathique du XIXe siècle, dans son dictionnaire, n'a pas été influencé justement par la Septante ?
Le Béhémoth de Job, c'est l'hippopotame et le Léviathan, c'est le crocodile. De même le rehèm c'est le bœuf sauvage.
L'aurochs qui n'a disparu qu'au XVIIe siècle, l'urus des cruciverbistes, aux temps bibliques voyait son aire s'étendre dans tout le continent eurasiatique. J'ai même vu des peintures de l’Égypte antique, représentant du bétail, avec des bœufs à grandes cornes qui ressemblaient étrangement à des aurochs. Pour moi, l'aurochs, ou l'urus, est un bon candidat pour s'identifier au rehèm biblique. Pour le saint homme Job, tel qu'il le décrit, il fallait que ce fût un animal non domestiqué, ou même indomptable.
Dans ce même chapitre 39, où Job parle du rehèm, il cite aussi les bouquetins, les biches, l'onagre, l'âne sauvage, le bœuf domestique, l'autruche, la cigogne, le faucon, le cheval de combat, la sauterelle, le faucon de nouveau, l'aigle enfin. Il venait juste de parler (chapitre 38) de la lionne, des lionceaux, du corbeau. Tous ces animaux sont bien réels et non mythiques. Pourquoi voudriez-vous qu'il en soit différemment du rehèm ? C'est un animal parmi d'autres.

( 755326 )
Certes ... par Exocet (2014-07-19 22:45:40)
[en réponse à 755308]
Nous sommes bien d'accord que la licorne était un animal mythique. Mais bien souvent, les animaux mythiques étaient inspirés par des animaux bien réels. Ainsi le dragon (dont parle aussi la Bible) qui est un hybride de chauve-souris, de serpent et de chien. Dans le cas de la licorne, le génie de Saint Jérôme a été de la relier à l'animal qui l'avait vraisemblablement inspiré : le rhinocéros, animal à une seule corne, très puissant et très dangereux. Job aurait donc très bien pu ajouter le rhinocéros à son bestiaire.
Le Grand Rabbin Mayer Lambert connaissait bien sûr la Septante, comme tous les juifs érudits de son époque. Il est probable qu'il connaissait aussi la Vulgate et le psautier selon les Hébreux de Saint Jérôme. Donc sa traduction de "rehèm" par "licorne" n'était pas un effet de son caprice. Ajoutez à cela qu'il traduit "Halmah" (Isaïe 7 - 14) par "vierge" ou "jeune-fille" et il est peut-être permis de penser que le Grand Rabbin Mayer Lambert n'était pas loin du baptême.

( 755249 )
Pour poursuivre "l'état de la question" : par Yves Daoudal (2014-07-19 12:23:43)
[en réponse à 755233]
en arabe le buffle se dit jamous (جاموس), et rim (ريم) veut dire gazelle blanche.

( 755254 )
J'ajoute par Yves Daoudal (2014-07-19 12:54:35)
[en réponse à 755249]
qu'il n'y a pas (a priori) de rapport entre l'arabe rim et l'hébreu rehem. Les mots hébreux et arabes sont (le plus souvent) formés de trois consonnes. Le mot hébreu est R.H.M. Le mot arabe est R.I.M. (le "i" étant ici le "i" écrit, donc long, donc assimilé au "i" consonne, ou "y").

( 755279 )
Très juste par Exocet (2014-07-19 18:02:14)
[en réponse à 755254]
Exactement : rêch - alef - mêm. Avec shewa mobile sous rêch et sêré (é long) sous alef. Le "y" consonne arabe correspond au "iod" hébreux, mais pas à "alef".

( 755191 )
Bien sûr ... par Exocet (2014-07-18 17:45:05)
[en réponse à 755179]
... la licorne n'a jamais existé. Mais l'animal terrestre qui s'en rapproche le plus et qui a pu donner naissance au mythe, c'est bien le rhinocéros. Ce qui expliquerait que Saint Jérôme ait traduit "Rehèm" par rhinocéros dans son psautier selon les Hébreux.

( 755118 )
Rectificatif et précision. par Yves Daoudal (2014-07-17 17:56:02)
[en réponse à 755113]
Le psautier dit romain est le fruit d'une première révision par saint Jérôme d'un psautier latin existant. A la demande du pape saint Damase, d'où son nom de "romain". Puis saint Jérôme fit une nouvelle révision, plus poussée, toujours selon la Septante, qui donna le psautier accueilli notamment en Gaule d'où son nom de "gallican" (et qui est celui de la Vulgate).
Mais la seule véritable traduction par saint Jérôme est celle qu'il effectua selon l'hébreu.
Les plus anciennes formules de la liturgie latine prises dans les psaumes datent de psautiers qui existaient avant les révisions de saint Jérôme, et l'on voit qu'elles sont très proches de la Vulgate, souvent identiques. Il en est de même du psautier qu'avait saint Augustin, qui ne doit rien à saint Jérôme. Le psautier de saint Augustin est un témoin précieux montrant ce que fut le travail de saint Jérôme, notamment dans la correction de quelques fautes de traduction du texte grec - ou quelques choix différents.

( 755120 )
Très juste ... par Exocet (2014-07-17 18:07:02)
[en réponse à 755118]
Les psautiers romain et gallican ne sont que des révisions d'un ancien psautier latin et non de nouvelles traductions comme je l'avais écrit.
Si je ne me trompe pas, le psautier gallican est celui du bréviaire romain ? Il me semble avoir lu que les quelques divergences qui existent entre le psautier gallican et le Graduel romain utilisé dans la liturgie s'expliqueraient par le fait que le graduel romain aurait gardé la version du psautier romain.

( 755121 )
Le psautier gallican est celui du bréviaire romain... par Yves Daoudal (2014-07-17 18:20:24)
[en réponse à 755120]
sauf à Rome, où le psautier traditionnel est le... psautier romain (resté en usage jusqu'à la récente révolution liturgique).
La différence entre certaines pièces liturgiques et le psautier gallican est, comme je l'ai dit, que ces pièces sont antérieures au psautier gallican. Et peut-être même au psautier romain. Il faudrait vérifier au cas par cas.

( 755126 )
La Bible évoque-t-elle par Jean-Paul PARFU (2014-07-17 18:46:58)
[en réponse à 755121]
le dahu
ici et les sirènes
là ?

( 755127 )
Non, par Yves Daoudal (2014-07-17 19:16:36)
[en réponse à 755126]
parce que le dahu des Alpes et la sirène du Mississipi.
Mais y a des dragons, faites gaffe.

( 755130 )
Des rhinocéros malades ... par Ewondo (2014-07-17 19:47:01)
[en réponse à 755111]
Je me souviens d'un dîner à Pékin en 1978, invité par l'aviation civile chinoise et parmi les quarante plats (pas moins !) qui nous ont été servis, figurait de la corne de rhinocéros ...
Ma patronne de l'époque me dit froidement qu'elle avait déjà eu deux fois de la corne de rhinocéros dans des repas officiels (réputée donner de la "vigueur" aux messieurs, mais bon, les Chinois sont les Chinois ...) et elle a conclu en disant que si l'on avait autant de corne de rhinocéros aux dîner, c'est que tous les rhinocéros du zoo de Pékin avaient du être malades
Pierre (qui se demande comment son post qui n'a rien à voir avec les objectifs du F.C. va pouvoir passer).

( 755134 )
C'est malheureusement vrai ... par Exocet (2014-07-17 20:12:15)
[en réponse à 755130]
La pharmacopée chinoise recommande aussi le pénis de tigre pour soi-disant "réveiller" les virilités défaillantes ! Sans parler des défenses d'éléphants, des ailerons de requins et quelques autres bizarreries.

( 755165 )
La corne de rhinocéros... par Vianney (2014-07-18 11:34:09)
[en réponse à 755130]
...pour un bédéphile, ça évoquerait plutôt une aventure de
Spirou et Fantasio née de l’imagination fertile du regretté André Franquin...
V.