Le Forum Catholique
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( 753904 )
Communistes sont des "closets" chretiens! par Mauwgan (2014-06-30 02:40:15)
ici
Il me faut un traducteur, mais pas linguistique!!!!

( 753912 )
Une ambiguïté de plus par Candidus (2014-06-30 09:26:23)
[en réponse à 753904]
"Les communistes ont volé notre drapeau, le drapeau de la pauvreté est chrétien".
L'attitude marxiste à l'égard de la pauvreté serait donc empruntée, "volée" au christianisme ? Le marxisme serait donc habité par l'amour des pauvres ?
François a aussi évoqué "les Béatitudes, une autre banderole" que le christianisme et le communisme ont en commun, sachant que les Béatitudes s'attachent à réconforter "ceux qui pleurent", "ceux qui ont faim et soif de justice", etc.
Vraiment ? Le discours sur la montagne aurait influencé Marx ? François ne le dit pas explicitement (d'ailleurs, je doute que ce soit vraiment sa pensée), mais il permet de le croire. On est toujours dans cette ambiguïté délétère qui caractérise son pontificat et
voilà ce que cela donne dans les médias...

( 753919 )
Oui Candidus ! par Jean-Paul PARFU (2014-06-30 11:29:17)
[en réponse à 753912]
Il faudrait vite passer à un autre pape !

( 753939 )
Pourquoi M° Prafu par Semper parati (2014-06-30 16:10:43)
[en réponse à 753919]
" ce Pape pose problème " ?
M° Parfu , umpiste Bordelais ?

( 753930 )
Bien sur que le marxisme est habité par l'amour des pauvres. par Vincent F (2014-06-30 14:02:54)
[en réponse à 753912]
La preuve, les marxistes créent des pauvres tous les jours.

( 753951 )
Les “pauvres” amis de Karl Marx par Vianney (2014-06-30 18:58:43)
[en réponse à 753912]
...vus par un dessinateur communiste américain,
Robert Minor :
Rien que des “damnés de la terre” : John D. Rockefeller, J. P. Morgan, John D. Ryan (National City Bank), George W. Perkins (associé de Morgan)...

( 753953 )
Pas étonnant! par PEB (2014-06-30 19:08:18)
[en réponse à 753951]
Ces gros capitalistes n'ont eu de cesse que de tricher un système corrompu à coup de délits d'initié, de monopoles d'exploitation, de réserve fédérale et de fonds spéculatifs.
Cette criminalité de haut vol n'a rien à voir avec l'honnête liberté économique de tout un chacun.
Leur point commun avec les communistes: la collectivisation des pertes! Quant aux gains, ils se retrouvent entre les mains, soit de la ploutocratie financière, soit de la Nomenklatura socialiste. Avec ça, ce n'est pas gagné.
Chose amusante: les maos d'hier sont les néolibéraux d'aujourd'hui!

( 753965 )
Un double contresens, sur les Béatitudes et le communisme ? par Scrutator Sapientiæ (2014-06-30 21:10:29)
[en réponse à 753904]
Bonsoir Mauwgan,
Je cite :
" Marx n'a rien inventé, estime le pape François. "Les communistes ont volé notre drapeau, le drapeau de la pauvreté est chrétien", a-t-il déclaré dimanche dans une interview. À une question du quotidien romain Messaggero sur le fait qu'il serait décrit comme un "communiste, paupériste, populiste", François a rétorqué : "La pauvreté est au centre de l'Évangile". Il a cité l'Évangile selon saint Matthieu, évoquant "le protocole sur lequel nous serons tous jugés : j'ai eu soif, j'ai eu faim, j'ai été en prison, j'étais malade, j'étais nu." Pour le pape, c'est le rôle du chrétien de secourir toute personne se trouvant dans une telle situation. Il a aussi évoqué "les Béatitudes, une autre banderole" que le christianisme et le communisme ont en commun, sachant que les Béatitudes s'attachent à réconforter "ceux qui pleurent", "ceux qui ont faim et soif de justice".
"Les communistes disent que tout cela est communiste. Ben, voyons ! Vingt siècles plus tard cependant ! Alors, on pourrait dire d'eux qu'ils sont chrétiens dans ce cas", a ajouté le pape en éclatant de rire, a raconté la vaticaniste Franca Giansoldati qui l'a rencontré. "
Il me semble vraiment que ce qui précède donne à penser que le Pape ignore ce que l'on peut apprendre et comprendre, notamment en étudiant l'histoire des idées politiques : il y a une différence de nature
- entre ce qui est au centre de l'Evangile : une conception de la charité d'inspiration spirituelle,
- et ce qui est au centre du communisme : une conception de la justice d'inspiration matérialiste.
Si l'on préfère, il y a une différence de nature
- entre la révélation chrétienne
- et la révolution marxiste.
Un communiste qui réfléchit, en d'autres termes un communiste qui ne l'est pas pour des raisons purement affectives ou morales, sait bien, LUI, que, d'un point de vue communiste, la mise en avant et en oeuvre des Béatitudes est illégitime et inopérante, face à l'accroissement des inégalités, l'exploitation des prolétaires par les bourgeois, etc.
Pourquoi ? Mais tout simplement parce que
- les Béatitudes consolent et soulagent les victimes, d'une manière illusoire ou palliative, sans s'en prendre, ici bas, aux coupables,
- le communisme, en théorie, s'en prend violemment aux acteurs et aux facteurs qui sont à l'origine de ce dont les pauvres sont victimes.
Un communiste un peu stratège sait bien qu'il ne faut pas secourir ni soutenir les pauvres, mais, en un sens : au contraire, "laisser faire", jusqu'à ce que le nombre de pauvres soit tel qu'il devient possible de mobiliser au milieu d'eux une masse de manoeuvre pré-révolutionnaire.
Il me semble donc vraiment,
- d'une part, que Marx a bel et bien inventé quelque chose, que Lénine a complété par la suite,
- d'autre part, que les communistes n'ont pas volé notre drapeau, mais ont brandi leur propre drapeau,
- ensuite, que les Béatitudes ne sont pas une banderole commune aux chrétiens et aux communistes,
- en outre, que les communistes cohérents et conséquents savent bien qu'il y a une différence de nature entre une attitude charitable, évangélique et solidariste, et une attitude communiste, scientifique et volontariste : l'attitude charitable n'est ni élucidatrice, ni émancipatrice, dans l'acception communiste de ces termes,
- enfin, que l'antériorité chronologique du christianisme n'est pas synonyme d'antériorité axiologique, vis-à-vis du communisme.
Le texte que j'ai placé au début du présent message est constitué d'extraits de propos attribués au Pape, ou de propos, rapportés, du Pape, accompagnés de membres de phrases qui fleurent bon la dépêche d'agence ; il faudrait donc avoir une documentation plus satisfaisante, pour savoir si le Pape a vraiment dit ce qu'on lui prête ici, mais je n'ose imaginer qu'il soit vraiment l'auteur de certaines phrases.
Je viens d'essayer d'être le plus précis et le plus prudent possible ; je ne m'en prends ici à personne, ni au Pape, bien sûr, ni aux journalistes qui sont à l'origine de ce mode de rédaction dont le Pape devrait se méfier davantage ; en outre, il est tout à fait possible que ma tentative de décryptage comporte des erreurs, ce dont je vous prie de bien vouloir m'excuser.
Merci beaucoup pour votre compréhension et bonne nuit.
Scrutator.

( 753966 )
François n'a pas lu "Divini Redemptoris" par Jean-Paul PARFU (2014-06-30 21:39:43)
[en réponse à 753965]
Dans cette encyclique, le Pape Pie XI qualifie le communisme de "contrefaçon de la rédemption des humbles".
Voir
ici

( 753967 )
"Le communisme est intrinséquement pervers !" par Jean-Paul PARFU (2014-06-30 21:42:23)
[en réponse à 753966]
Explique Pie XI dans l'encyclique "Divini Redemptoris" et interdit toute collaboration avec lui !

( 753968 )
Une chose encore sur "Divini Redemptoris" par Jean-Paul PARFU (2014-06-30 21:53:01)
[en réponse à 753967]
Alain Besançon, ancien communiste et aujourd'hui chrétien, a critiqué l'encyclique de Pie XI sur le communisme en expliquant, à raison selon moi, que le Pape y affirme que c'est parce qu'il est athée que le communisme est mauvais, alors qu'il aurait dû dire au contraire que c'est parce qu'il est mauvais que le communisme est athée !

( 753970 )
Le communisme est avant tout mensonger. par Scrutator Sapientiæ (2014-06-30 23:01:46)
[en réponse à 753968]
Bonsoir et merci, Jean-Paul PARFU,
Je ne pense pas que le communisme soit athée dans l'acception la plus rigoureuse de ce terme, car je vois plutôt en lui une religion séculière, ce qui explique qu'il y ait à la fois un athéisme officiel du communisme, et des convictions, pour ne pas dire des croyances, effectives, chez les communistes : le communisme est une idéo-cosmo-lâtrie, l'adoration d'une idée, d'une vision du monde, cette adoration n'étant pas contemplative, ni, avant tout, spéculative, mais avant tout opérative, dans le cadre de la praxis.
Je ne pense pas davantage que le communisme soit mauvais avant tout ou seulement au vu de ce qu'il a donné, dans le cadre de telle ou telle mise en oeuvre historique, même si, évidemment, le bilan est globalement négatif ; il se trouvera toujours des gens pour faire remarquer que le communisme soviétique et le communisme asiatique ont bien moins concrétisé que dénaturé le communisme qu'avait voulu Karl MARX, ou qu'il aurait voulu, s'il avait vécu plus longtemps, etc...
Le constat majeur que je formule à propos du communisme est plutôt celui-ci : nous sommes en présence d'un système avant tout mensonger.
Le problème est d'ordre épistémologique : ici, ce qui est fallacieux, c'est la prétention à la scientificité, et l'on retrouve la même prétention chez Freud, me semble-t-il.
Avec le communisme, il me semble que nous sommes en présence d'une analyse systémique qui court souvent le risque d'être réduite, par ses détracteurs, mais aussi par ses partisans, à une certaine forme de déterminisme historiciste mono-causal, sanctionné, tôt ou tard, par sa confrontation à la réalité, par sa confrontation à l'absence de concrétisation satisfaisante de ses pronostics ou de ses prophéties.
Si je suis plutôt tocquevillien, c'est par respect des analyses qui relèvent davantage de ce que je suis tenté d'appeler le décisionnisme perspectiviste, multi-factoriel ou multi-vectoriel : aujourd'hui encore, les êtres humains, aussi accaparés, assujettis, conditionnés ou sollicités soient-ils, continuent à prendre des décisions, plus ou moins libres et responsables, en prenant appui sur certaines perspectives, ou en se tournant vers certaines perspectives, qui ne sont pas uniquement matérielles.
Or, on prend rarement une décision en l'adossant à une seule perspective, ou en l'orientant vers à une seule perspective, dès que l'on s'élève au-dessus de la satisfaction des besoins élémentaires.
En d'autres termes et pour conclure, il y a dans le communisme (et dans le socialisme) un économisme qui, paradoxalement, passe à côté de la complexité et de la diversité du réel et, notamment, du social : je pense ici à la célèbre phrase de Lionel Jospin : « Sur la question de l’insécurité, j’ai pêché par naïveté, Je me disais pendant un certain temps que si on fait reculer le chômage, on fera reculer l'insécurité. Or 928 000 personnes ont retrouvé un emploi et cela n'a pas d'effet direct sur l'insécurité ».
C'est à cause de cet économisme que beaucoup passent à côté d'une partie, culturelle, voire spirituelle, des origines et des conséquences des motivations et des situations humaines.
Bonne nuit et à bientôt.
Scrutator.

( 753973 )
Alain Besançon a-t-il bien lu Divini Redemptoris ? par Vianney (2014-06-30 23:50:04)
[en réponse à 753968]
Je cite quelques
extraits qui démontrent que le pape Pie XI, tout en soulignant le caractère anti-chrétien du communisme, est loin de réduire la critique de celui-ci à son seul athéisme (c’est d’ailleurs pourquoi il écrit qu’il est
intrinsèquement pervers, car c’est en tant que système social – Madiran insistait beaucoup sur ce point – que le communisme est condamné par l’Eglise, ce que les progressistes se sont efforcés de passer sous silence) :
14. Vénérables Frères, voilà le nouvel Evangile que le communisme bolchevique et athée prétend annoncer au monde, comme un message de salut et de rédemption ! Système rempli d'erreurs et de sophismes, opposé à la raison comme à la révélation divine : doctrine subversive de l'ordre social puisqu'elle en détruit les fondements mêmes, système qui méconnaît la véritable origine, la nature et la fin de l'Etat, ainsi que les droits de la personne humaine, sa dignité et sa liberté.
32. Dans cette même Encyclique, Nous avons montré que les moyens de sauver le monde actuel de la ruine dans laquelle le libéralisme amoral nous a plongés, ne consistent ni dans la lutte des classes ni dans la terreur, beaucoup moins encore dans l'abus autocratique du pouvoir de l'Etat, mais dans l'instauration d'un ordre économique inspiré par la justice sociale et les sentiments de la charité chrétienne. Nous avons montré comment une saine prospérité doit se baser sur les vrais principes d'un corporatisme sain qui respecte la hiérarchie sociale nécessaire, et comment toutes les corporations doivent s'organiser dans une harmonieuse unité, en s'inspirant du bien commun de la société. La mission principale et la plus authentique du pouvoir civil est précisément de promouvoir efficacement cette harmonie et la coordination de toutes les forces sociales.
47. Mais quand Nous voyons cette foule d'indigents accablés par la misère et pour des causes dont ils ne sont pas responsables, et à côté d'eux, tant de riches qui se divertissent sans penser aux autres, qui gaspillent des sommes considérables pour des choses futiles, Nous ne pouvons Nous empêcher de constater avec douleur que non seulement la justice n'est pas suffisamment observée, mais que le commandement de la charité reste encore incompris et n'est pas vécu dans la pratique quotidienne.
49. Mais pour être authentiquement vraie, la charité doit toujours tenir compte de la justice. L'Apôtre nous enseigne que "celui qui aime son prochain a accompli la loi" ; et il en donne la raison : "ces commandements : Tu ne commettras point d'adultère ; tu ne tueras point ; tu ne déroberas point, et ceux qu'on pourrait citer encore, se résument dans cette parole : Tu aimeras ton prochain comme toi-même" (36). Puisque selon l'Apôtre, tous les devoirs se ramènent au seul précepte de la charité, cette vertu commande aussi les obligations de stricte justice, comme le devoir de ne pas tuer et de ne pas commettre de vol. Une prétendue charité qui prive l'ouvrier du salaire auquel il a un droit strict n'a rien de la vraie charité, ce n'est qu'un titre faux, un simulacre de charité. L'ouvrier ne doit pas recevoir à titre d'aumône ce qui lui revient en justice ; il n'est pas permis de se dérober aux graves obligations imposées par la justice en accordant quelques dons à titre de miséricorde. La charité et la justice imposent des devoirs, souvent par rapport au même objet, mais sous un aspect différent : lorsqu'il s'agit des obligations d'autrui envers eux, les ouvriers ont le droit de se montrer particulièrement sensibles par conscience de leur propre dignité.
Mais Pie XI rappelle aussi (§ 59), en l’appliquant au communisme, la parole du Christ : “ces démons ne se chassent que par le jeûne et la prière”. Ce serait retomber dans une autre forme de naturalisme que de prétendre vaincre le communisme par des moyens purement naturels.
V.