
( 752628 )
Méditation avec le Précis de Théologie de Tanquerey par ami de la Miséricorde (2014-06-14 00:16:39)
[en réponse à 752627]
CHAPITRE II
2° Nos devoirs à l’égard de la Sainte Trinité vivant en nous
100. B) Après avoir adoré Dieu et proclamé son néant, l'âme se laisse aller aux sentiments de l'amour le plus confiant. Tout infini qu'il soit, il s'abaisse vers nous comme le père le plus aimant vers son fils et nous invite à l'aimer, à lui donner notre cœur (Prov., XXIII, 26). Cet amour, il a le droit de l'exiger impérieusement ; mais il préfère nous le demander doucement, affectueusement, pour qu'il y ait, pour ainsi dire, plus de spontanéité dans notre réponse, plus d'abandon filial dans notre recours à lui. Comment ne pas répondre à tant de prévenances délicates, à des sollicitudes si maternelles par un amour confiant ? Ce sera un amour pénitent, pour expier nos trop nombreuses infidélités dans le passé et dans le présent, un amour reconnaissant, pour remercier cet insigne bienfaiteur, ce collaborateur dévoué qui travaille notre âme avec tant d'assiduité ; mais surtout un amour d'amitié qui nous fera converser doucement avec le plus fidèle et le plus généreux des amis, et épouser tous ses intérêts, procurer sa gloire, faire bénir son saint nom. Ce ne sera donc pas un simple sentiment affectueux, ce sera un amour généreux, allant jusqu'au sacrifice, à l'oubli de soi, au renoncement à la volonté propre par la soumission aux préceptes et aux conseils divins.
Source : Précis de Théologie Ascétique et Mystique de Tanquerey, Desclée and Co, 1923
Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde

( 752639 )
Le “grain de sable” par Vianney (2014-06-14 11:46:45)
[en réponse à 752627]
Comme le rappelle l’
Année liturgique de Dom Guéranger dans le passage que vous citez, saint Basile avait pour habitude d’agir selon sa conscience sans se soucier de l’opinion dominante : “N’y en eût-il qu’un seul à faire son salut comme Loth à Sodome, il ne doit pas dévier de la rectitude parce que lui seul a raison, mais maintenir immuable son espérance en Jésus-Christ”, écrivait-il à ses moines persécutés par les ariens soutenus par l’empereur Valens (
Epist. 257, al. 303).
En dépit ou plus probablement
en raison de cette fermeté dans la foi, saint Basile est le seul évêque pour lequel l’empereur a éprouvé une sorte de crainte et même d’estime. Dans sa biographie du saint (éd. Lecoffre, coll.
Les Saints, p. 82), Allard rapporte qu’au moment de signer l’ordre de bannissement, la main de Valens tremblait tellement fort que par trois fois, sa plume se brisa, si bien que, croyant à un miracle, il finit par déchirer, plein d’émotion, la sentence d’exil. À plusieurs reprises, il donna même à Basile de larges aumônes pour ses œuvres charitables. Et l’auteur de préciser (p. 84) :
Il s’agit là d’un apaisement tout relatif, car, jusqu’à la fin de son règne, c’est-à-dire pendant cinq ans encore, Valens ne cessera de persécuter les catholiques. Cependant, il ne recommencera la persécution qu’après avoir quitté Césarée. Les Églises de la Syrie, de la Mésopotamie, de la Palestine, de l’Égypte, de tout l’Orient romain, souffrirent alors cruellement ; mais le souvenir de Basile protégea la Cappadoce. « Je suis, écrivait-i1 lui-même quelques années plus tard, comme un rocher contre lequel les vagues de l’hérésie ne cessent de se briser, et qui abrite derrière lui tout le rivage ; ou plutôt, ajoute-t-il avec humilité, je ressemble à cette chose infime, vile et petite entre toutes, le grain de sable, que la volonté du Tout-Puissant a posé comme limite aux colères de l’immense océan. » (Epist. 203, 1.)
V.