Le Forum Catholique
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( 751983 )
L'Eglise belge depuis 1965 par Aigle (2014-06-04 23:39:58)
Une question naïve de la part d'un Français mauvais connaisseur de la Belgique.
Pourquoi nos voisins, si fondamentalement liés au catholicisme depuis l'origine, ont ils pu se déchristianiser aussi radicalement ?
Pourquoi leur clergé qui donnait lImage d'un certain traditionalisme avant 1960 est il devenu si radicalement réformateur ?
Influence française ? Absence de personnalités telles que le cardinal Lustiger ou Mgr Lefebvre ?

( 751989 )
Corruptio optimi pessima par Candidus (2014-06-05 02:17:28)
[en réponse à 751983]
C'est comme pour le Québec, "la corruption des meilleures est (toujours) la pire". Ces pays étaient bien plus catholiques que la France ; tombant de plus haut, ils sont tombés plus bas (mais nous ne sommes pas loin derrière).
Ce qui frappe surtout dans ces pays, c'est la faiblesse de la réaction à la vague antichrétienne et au retour de la barbarie. Une des explications souvent avancées est qu'en France nous avons hérité d'une tradition contre-révolutionnaire régulièrement confortée par des événements historiques qui nous ont préparés à ne pas accepter ce qui contrevenait à nos racines chrétiennes.
Le dernier en date de ces événements a été le drame des pieds-noirs d'Algérie qui ont vécu dans leur chair la trahison des élites politique et religieuse. Ce n'est pas un hasard si parmi les premiers prêtres et fidèles "résistants" de la première heure, les pieds-noirs étaient proportionnellement sur-représentés.

( 751990 )
la réponse est plus simple encore par jejomau (2014-06-05 06:22:59)
[en réponse à 751983]
absence de l'Esprit-Saint .... qui n'est présent que là où le Père l'envoie : c-à-d dans son Eglise

( 752843 )
impossibilité pratique de ne pas être démocrate-chrétien, donc immanentistoïde par Presbu (2014-06-16 22:03:14)
[en réponse à 751990]
Étant moi-même de double formation: démocrate-chrétienne sur le plan pragmatique, et contre-révolutionnaire "nationale" et "classique" (surtout ne pas avouer que je fus déniaisé par "M* le Maudit") je ressens bien qu'au Québec comme en Brabant il a toujours manqué une légitimité non démocratique en politique, donc aussi en morale et en religion, car la légitimité historique de source "cléricale" dans ces deux pays ne pouvait être que passagère. cf l'analyse à la Bainville sur la survie d'Israël selon le Livre des Rois, malgré le réquisitoire anti-monarchique du prêtre Hélie._____________________ Donc pas de résistance francophone hors de France au monopole moral de l'Opinion Majoritaire et à la démagogie des politiciens soi-disantq catholiques.