Le Forum Catholique

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images/icones/vatican.gif  ( 751251 )Comment expliquer l'election du cardinal Bergoglio par Aigle (2014-05-24 13:40:31) 

Le pape François ne ressemble pas au pape Benoit XVI. On le sait.

Mais pourquoi le sacre collège qui a élu Jean Paul II puis Benoit XVI a t il choisi François ?

Un ami bon connaisseur de Rome m'a proposé une hypothèse en deux parties .

Primo au sein de la curie coexisteraient trois tendances : wojtiliens (eux mêmes divisés en modérés et ratzingueriens), progressistes et opportunistes ( parmi lesquels on trouve des corrompus). Or depuis 2005 Benoit XVI s'est trouve isolé , tous les woytiliens n'etant pas tous unis derrière lui. Des lors, les opportunistes ont incompris qu'il n'était pas assez solide pour qu'on puisse fonder une carrière sur le Ratzingerguerisme et l'ont abandonné ainsi qu une partie des wojtiliens , qui l'avaient trouve trop conservateur. Face à une curie entrée en rébellion, ne pouvant compter que sur l'appui d'une petite fraction Apeurée de ratzingeriens peu nombreux et peu organisés ( car se croyant soutenus par le pape), il a jeté l'éponge .

Secundo au sein du sacre collège, existeraient aussi trois courants à ceci près que les opportunistes ne sont pas corrompus et en fait sont plutôt sincères dans leur position centriste. L'élection de Bergoglio serait alors le fruit d'une convergence entre wojtiliens, centristes et progressistes pour abandonner les tendances réactionnaires de Benoit XVI et purger la curie de ses éléments corrompus.

Il n'est pas dit que les cardinaux aient voulu vraiment lâcher la saine doctrine sur le mariage ou la communion par exemple.

Le choix du pape aujourd hui est l'airs soit de faire des réformes en s'appuyant sur l'alliance immorale des opportunistes de la curie ( qui ont compris que le pape était le vrai patron) et des progressistes ou bien de purger la curie des éléments corrompus en s'appuyant sur l'alliance morale mais illogique des conservateurs et des progressistes.

Bon . Pourquoi pas ? Qu'en pensez vous ?
images/icones/neutre.gif  ( 751255 )Qui est vraiment François ? par Deo gratias (2014-05-24 14:19:09) 
[en réponse à 751251]

Un bon article à lire dans le "Figaro Magazine" sur la personnalité du pape François.

Un résumé à lire ici.
images/icones/1d.gif  ( 751262 )Amusant... par Yves Daoudal (2014-05-24 15:51:00) 
[en réponse à 751255]

Ce que j'en pense peut se voir ainsi...
images/icones/neutre.gif  ( 751264 )?????? par Aigle (2014-05-24 16:00:57) 
[en réponse à 751262]

Tout est dans le titre!
images/icones/1n.gif  ( 751266 )Pour le dire autrement, par Yves Daoudal (2014-05-24 16:58:31) 
[en réponse à 751264]

de façon plus grave et à prendre néanmoins cum grano salis : cet article est un exemple type de reconstruction fantasmatique fondée sur un irénisme béat.

Irénisme, subst. masc. ,,Attitude d'esprit condamnée par l'encyclique « Humani Generis » selon laquelle on tolère de façon tranquille des erreurs graves, inacceptables, par désir exagéré de paix et de conciliation`` (Foi t. 1 1968).

images/icones/neutre.gif  ( 751268 )Ouf par Aigle (2014-05-24 17:23:32) 
[en réponse à 751266]

Et que pensez vous de l'interprétation que j'ai décrite plus haut ???
images/icones/neutre.gif  ( 751270 )[réponse] par Yves Daoudal (2014-05-24 18:05:59) 
[en réponse à 751268]

Premièrement je n'accorde aucun crédit à ce que disent les "vaticanistes", qui sont aussi fiables que Mme Irma, comme on le voit à chaque conclave. Ces gens-là savent tout des manoeuvres et manigances de la Curie, des soutiens, des alliances et des ragots, et pas un n'avait mis Bergoglio parmi les papabile.

J'ai toujours été naïf et je ne suis qu'un paysan breton, mais je n'arrive pas à me mettre dans la tête, à imaginer, que le gouvernement de l'Eglise fonctionne comme un vulgaire parti politique, avec ses courants et ses pourris...

En revanche je suis bien persuadé qu'"ils" ont chassé Benoît XVI (c'est-à-dire qu'"ils" ont rendu impossible la poursuite de son pontificat) et qu'"ils" l'ont remplacé par Bergoglio.

Je ne sais pas qui sont "ils", mais ils savaient, eux, qui est Bergoglio. On peut toujours espérer contre (presque) toute espérance qu'ils se soient trompés. Et moi aussi.
images/icones/5b.gif  ( 751282 )Curieusement... par Vianney (2014-05-24 20:44:54) 
[en réponse à 751270]


Premièrement je n'accorde aucun crédit à ce que disent les "vaticanistes", qui sont aussi fiables que Mme Irma, comme on le voit à chaque conclave. Ces gens-là savent tout des manoeuvres et manigances de la Curie, des soutiens, des alliances et des ragots, et pas un n'avait mis Bergoglio parmi les papabile.


On trouvait pourtant son nom, près d’un mois avant son élection, sur un forum un peu bizarre, où un intervenant occasionnel affirmait détenir de “quelqu’un très proche du Vatican” la certitude que ce serait un argentin qui serait élu, et vraisemblablement Bergoglio, ajoutant que selon sa source “le futur pape serait le dernier”.

Je ne sais pas qui sont "ils", mais ils savaient, eux, qui est Bergoglio. On peut toujours espérer contre (presque) toute espérance qu'ils se soient trompés. Et moi aussi.


Les ennemis de l’Église se trompent régulièrement quand ils pronostiquent sa fin : ils ont déjà cru pouvoir l’enterrer plusieurs fois. Et la plupart du temps, Dieu les contredit sur leur propre terrain, comme dans l’histoire récente de ces éléphants blancs, considérés en Inde comme “sacrés”, vengeant les martyrs chrétiens de l’État d’Orissa en s’attaquant systématiquement aux biens de leurs persécuteurs, au point que la population a cru pouvoir parler d’éléphants “chrétiens” !

V.
 
images/icones/bible.gif  ( 751267 )J'en ai profité pour lire les autres articles de Pro Liturgia par Candidus (2014-05-24 17:12:52) 
[en réponse à 751255]

Et je suis toujours aussi surpris de leurs lamentations concernant l'impossibilité d'avoir des liturgies (ordinaires) prévisibles et uniformes. Ce thème est une constante chez eux. Qu'ils lisent donc les rubriques du N.O.M : il existe des possibilités quasi infinies d'y introduire des variantes, sans compter que le prêtre, en plusieurs passages, est autorisé voire invité à improviser.

Rien que pour l'Introït, il existe 5 options qui elles-mêmes peuvent être executées de six manières différentes. Faites le compte : dans le respect total du N.O.M., on dispose de 30 options possibles pour l'Introït. Comment voulez-vous avoir une liturgie prévisible et uniforme dans ces conditions ?

Plus grave, il existe une loi qui s'applique à tous les rites (liturgiques ou laïcs) : les éléments constitutifs d'un rite tendent à être négligés, voire à disparaître, en proportion directe du nombre d'options en vertu desquelles ils peuvent être remplacés ou modifiés.

images/icones/fleche2.gif  ( 751440 )En expliquant sa non élection au Conclave de 2005. par Scrutator Sapientiæ (2014-05-28 08:11:04) 
[en réponse à 751251]

Bonjour et merci, Aigle.

Voici :

Ici.

Ici..

Il va de soi que je ne prends pas pour argent comptant tout ce qui figure sur Wikipédia.

Je suggère simplement que la perspective de son élection était probablement considérée, par les cardinaux électeurs, comme moins inopportune et problématique (ou comme plus en mesure de remédier à une partie de la situation actuelle de l'Eglise), en 2013, qu'elle n'a été considérée comme telle, en 2005.

Peut-on dénoncer ou reprocher la sous-mobilisation ou la sous-organisation de quelque mouvance ou tendance "conservatrice européenne" que ce soit, puisqu'il semble bien que les candidatures alternatives à celles du futur Pape François n'aient jamais vraiment décollé, lors du conclave de 2013 ?

Je vais faire un peu de provocation :

- c'est quoi, ou c'était quoi, un cardinal "wojtylien", au sens plein du terme ? Pour ma part, j'en ai connu un seul : le futur Jean-Paul II, et cela ne l'a pas empêché d'être élu...

- c'est quoi, ou c'était quoi, un cardinal "ratzingérien", au sens strict du terme ? Pour ma part, j'en ai connu un seul : le futur Benoît XVI, mais cela ne l'a pas empêché d'être élu...

Pour moi, la question centrale et cruciale ne porte donc pas sur le "comment" de l'élection du Pape François, mais sur le "pourquoi" de la démission de son prédécesseur, d'autant plus que la réponse à ce "pourquoi" ne peut que contribuer davantage à répondre à ce "comment".

Bonne journée et à bientôt.

Scrutator.