Le Forum Catholique
http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=750978

( 750978 )
Communiqué de presse - L'archevêque de Lyon suspend un prêtre diocésain par Bernard Joustrate (2014-05-20 21:28:25)
L'archevêque de Lyon a appris avec consternation l’accusation portée contre un prêtre de son diocèse, suite à une enquête de la brigade de protection de la famille.
Les faits de ces jours derniers impliquent un prêtre diocésain et un jeune de 14 ans.
S’ils sont avérés, le cardinal Philippe Barbarin exprime sa condamnation sans réserve devant des actes qui atteignent un jeune dans sa vie intime.
C’est donc à la victime et à sa famille que vont tout d’abord la pensée et le soutien du diocèse de Lyon.
L'archevêque a immédiatement pris un décret de suspension de ce prêtre. Comme il l’a exprimé à plusieurs reprises, et selon le vœu du pape François, le cardinal souhaite que toute la vérité soit faite : « les conséquences éventuelles de ce choc pour l'Eglise nous importent peu, seules comptent les victimes ».
Mgr Philippe Barbarin assure ce jeune et sa famille de son soutien. Il invite les catholiques à prier à leur intention et confie ce prêtre au Seigneur.

( 750991 )
Excellente réaction par PEB (2014-05-21 00:26:56)
[en réponse à 750978]
La sanction canonique est exemplaire et suit de près l'instruction criminelle. Cet ecclésiastique devait être mis hors d'état de nuire tant vis-à-vis de ses ouailles que de la Société. Cette conjonction des actions judiciaires et épiscopales est le parfait modèle de ce qu'il faut faire.
Certes, le jugement canonique est réservé à la congrégation à la doctrine de la foi, réunie en saint-office de la suprême inquisition romaine et universelle. Mais l'action publique du bras séculier est aussi nécessaire.
Le viol d'un mineur de quinze ans est puni de vingt ans de réclusion criminelle (code pénal 222-4). Si la qualification correctionnelle était retenue, la peine serait de dix ans d'emprisonnement et 150 000 € d'amende (222-29) sans même que soit invoquée la circonstance aggravante de l'abus d'autorité (222-28(3°)) qui n'est puni que de sept ans et 100 000 €. Ayant entendu parler du sort des pointeurs en prison, ce ne sera pas du gâteau.
Dans ce genre de situation, nous voyons bien qu'il est conseillé au jeune et à la famille:
1. de porter immédiatement plainte auprès de la brigade des mineurs et sans tarder. La constitution de partie civile devra permettre l'accès au dossier.
2. de porter ensuite à la connaissance de l'ordinaire du clerc afin de lui infliger une sanction administrative préventive.
C'est, je pense, ce qui a été fait. Il est même possible que le parquet ou les enquêteurs aient appelé directement l'archevêque...
C'est une matière où le fors ecclésiastique doit faire profil bas et suivre comme le lait sur le feu cette affaire. Le diocèse a d'ailleurs intérêt à se constituer partie civile pour suivre l'affaire d'au plus près. En tous cas, curé ou non, le délinquant doit subir sa peine en plus de la pénitence spirituelle.
Les voies pénale et canonique sont indépendantes mais la seconde a besoin d'être appuyée par la première. De plus, le déferrement au bras séculier exonère l'ordinaire de l'accusation infamante de complicité.
Bref, l'action de Son Éminence est un cas d'école.

( 750995 )
euh ... par Lycobates (2014-05-21 00:54:21)
[en réponse à 750991]
le jugement canonique est réservé à la congrégation à la doctrine de la foi, réunie en saint-office de la suprême inquisition romaine et universelle
vous avez fait un beau rêve, cher PEB, si tôt dans la nuit ?

( 751002 )
C'est plus épique! par PEB (2014-05-21 07:31:53)
[en réponse à 750995]
C'est plus drôle que de dire: "en formation de conseil de discipline."

( 751013 )
Certes... par Jacques (2014-05-21 10:14:51)
[en réponse à 750991]
... il est normal que le Cardinal ait eu cette réaction.
Pour autant ne nous emballons pas trop vite, au risque de mettre à mal la présomption d'innocence, ce qui est trop souvent le cas dans ce type d'affaire, à plus forte raison lorsqu'il s'agit d'un prêtre.
Ne connaissant pas ce dossier, je pense que comme "catho" de base nous nous devons avant tout de prier tant pour le prêtre que pour le plaignant, que la vérité éclate.
Comme avocat, j'ai eu à connaître d'une affaire de viols sur mineurs qui auraient été commis par un prêtre, curé d'une cathédrale. Celui-ci a été jeté aux orties immédiatement, les médias le préjugeant sans connaître le fond du dossier.
Il c'est avéré que les accusations étaient en fait mensongères, cependant le mal était fait, et l'ecclésiastique totalement détruit.
Aujourd'hui il dit la messe en privé, et travail dans une entreprise privée.
Donc attention aux emballements médiatiques.

( 751020 )
En effet par FilsDeMarie (2014-05-21 10:49:31)
[en réponse à 751013]
C'est également arrivé en Irlande, pays oh combien touché par les abus sexuels de membres du clergé, sur un prêtre diffamé par un reportage de la télévision. Celle-ci a été obligée de réparer les dégâts.
Le problème est que le Cardinal, et l'Eglise, après des années et des années de laxisme en ce domaine, se voit maintenant obligé d'intervenir durement et immédiatement au risque, comme vous le dites, de condamner un innocent....

( 751030 )
Attention par Jacques (2014-05-21 12:08:14)
[en réponse à 751020]
La présomption d'innocence n'empêche en aucun cas au Cardinal de prendre des mesures provisoires.
Car si le prêtre en question devait être effectivement coupable, il est indispensable de faire en sorte qu'il ne soit plus en contact avec des mineurs.
Quant au laxisme de l'Eglise, je crois là aussi qu'il faut nuancer et mettre en perspective.
Nuancer, parce que si une affaire est déjà de trop, ce n'est pas non plus l'entier clergé qui s'est adonné à ce genre d'abominations.
Mettre en perspective, car ce n'est certainement pas l'institution la plus touchée par la chose.
Enfin, c'est certainement la conséquence d'une sécularisation accélérée du clergé, sous prétexte de ce funeste enfouissement

( 751036 )
il semble qu'il y ait déjà sujet à réaction de l'évêque ! par petitClerc (2014-05-21 13:12:41)
[en réponse à 751013]
Ici on apprends que :
l'ecclésiastique lyonnais, qui avait expliqué avoir rencontré le garçon sur un site de rencontres homosexuelles.
Que faisait-il là ????

( 751039 )
Les deux voies parallèles et la nécessaire protection juridictionnelle par PEB (2014-05-21 13:46:45)
[en réponse à 751013]
Le droit canonique public peut être considéré comme étant un droit administratif par parallélisme des formes.
Il y a donc deux procédures distinctes suivant chacune son propre but:
1. Une procédure canonique qui veut protéger les intérêts de l'Eglise.
2. Une procédure pénale qui veut protéger la société. Pour permettre une enquête efficace et pour l'intérêt des victimes, il est souhaitable de commencer par là en allant directement à la brigade des mineurs avant de passer à la suite. L'abcès sera plus vite crevé et il vaut mieux laisser l'ordinaire en dehors d'une prise de décision douloureuse de lâcher ou non les chiens. C'est un passif en moins à gérer pour le diocèse, qui peut, du coup, éventuellement se porter partie civile pour accéder au dossier.
Cependant, comme le prêtre est censé agir, de par ses vœux, en pureté de mœurs. On peut valablement considérer que ses attributions ne cessent pas en dépointant après complies à la sortie du confessionnal. De ce fait, le diocèse devrait, par ailleurs, assurer la protection juridictionnelle du prévenu devant le bras séculier (prise en charge des frais d'avocat &c.). C'est le cas lorsqu'un fonctionnaire est mise en cause dans l'exercice de ses fonctions.
Le caractère provisoire de la suspension est typique de ce qui se passe dans la fonction publique: le lien hiérarchique n'est pas rompu et un demi-traitement (indiciaire hors prime) subsiste.
A mon avis, ce n'est que lorsque la décision pénale définitive sera prise que Rome pourra valablement sanctionner le clerc.
Tout cela présuppose un état de droit satisfaisant dans le pays concerné.

( 751016 )
Lyon : le prêtre placé sous contrôle judiciaire par Bernard Joustrate (2014-05-21 10:23:43)
[en réponse à 750978]
Alors que son placement en détention avait été demandé, le prêtre a finalement été laissé libre et placé sous contrôle judiciaire suite à sa mise en examen.
SOURCE

( 751037 )
Prêtre mis en examen : "le cardinal Barbarin est dévasté" par Bernard Joustrate (2014-05-21 13:17:17)
[en réponse à 750978]
Au lendemain de la mise en examen d'un prêtre lyonnais pour “atteinte sexuelle sur mineur”, le cardinal Barbarin est "dévasté", nous confie son entourage. Le prêtre, âgé de 44 ans, a été suspendu de ses fonctions.
Le cardinal est très atteint, il est dévasté, explique un proche de l'archevêque de Lyon. C'est la première fois qu'il est confronté à une telle situation depuis son accession à la tête du diocèse de Lyon."
Dès mardi soir, le cardinal avait immédiatement réagi en prenant un décret suspendant les fonctions du prêtre, le tout annoncé par voie de communiqué.
Dans ce communiqué, il s'était avant tout adressé à la victime et sa famille. "Ce qui compte avant tout, c'est la famille", nous répète-t-on ce mercredi. "La ligne de conduite du cardinal sur ce sujet est très claire : prêtre et pédophilie sont deux mots incompatibles. Il l'a souvent dit dans ses entretiens dans les médias."
Une commission pour la protection des mineurs
Hasard du calendrier, ce vendredi, le comité de lutte contre les tortures de l'ONU doit rendre ses observations sur la façon dont l'Église catholique gère les crimes pédophiles commis par les prêtres. Fin mars, pour la première fois au Vatican, le Pape François avait créé une commission chargée de la protection des mineurs. Au total, huit personnes, dont la pédopsychiatre française Catherine Bonnet, sont chargées de faire des propositions spécifiques pour lutter contre les crimes sexuels sur des enfants commis par des prêtres.
SOURCE

( 751040 )
il faudrait que les séminaires tiennent compte par jejomau (2014-05-21 13:59:23)
[en réponse à 751037]
des directives de Rome. Sur ce sujet, La Congrégation pour l'éducation catholique avait - sous Benoît XVI en 2005 - avait prescrit
l'interdiction des homosexuels au sacerdoce... Comme le rappelle justement ce
LIEN
Je resterai sybillin sur le fil rouge qui relie certaines pratiques à la pédophilie ensuite. Ces faits ont été démontrés dans des études scientifiques ....

( 751049 )
Il est reparti... par Nemo (2014-05-21 16:08:46)
[en réponse à 751040]
Non, cette thèse n'a jamais été démontrée de façon sérieuse et ferait rire les intéressés si le sujet était drôle.

( 751059 )
l'étude est scientifique et la voici par jejomau (2014-05-21 20:02:25)
[en réponse à 751049]
Cessons de sélectionner les faits qui nous intéressent en refusant de comprendre ou d'écouter seulement ce que d'autres disent.
Cette étude a été réalisée par Brian W. Clowes le 19 Avril 2010 sous le nom de "
Homosexuality and the Church Crisis". Elle a été citée par
Lifesite qui n'a fait que la reprendre sur le site
HLI.
Jeanne Smits la décortique dans son blog et y souligne ce qu'il faut bien comprendre pour éviter toute erreur :
Elle perçoit parfaitement le problème actuel qui interdit quasiment de faire un lien entre homosexualité et abus de mineurs sous peine d'être taxé d'« homophobie ». Pourtant il n'est pas question d'amalgames, d'exagérations ou de déterminisme. Que cela soit bien clair.
Il faut d'abord clarifier le langage, comme le fait Brian Clowes à la 4e page de son rapport pour montrer la non-pertinence d'une étude de 1994 excluant l'homosexualité comme facteur de pédophilie : cette étude concernait des enfant d'un âge moyen de 6,1 ans. Or, précise-t-il, le pédophile vrai qui est attiré par ces enfants très jeunes n'est pas attiré par les adultes de l'un ou de l'autre sexe. Les « pédophiles » évoqués dans le contexte des scandales actuels s'attaquent à des jeunes à peine pubères, des adolescents, la plupart du temps des adolescents mâles, et la plupart des agresseurs de ces jeunes sont des homosexuels qui sont de la sorte « éphébophiles ».
Or c'est bien ce qui est en cause ici : sur les cas répertoriés depuis une cinquantaine d'années aux Etats-Unis, seuls 10 % concernaient des enfants pré-pubères âgés de 10 ans et moins.
Mais je laisse les liseurs qui s'intéressent objectivement à la question découvrir ce dont il retourne sur le
blog en question