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François, s'il vous plaît, n'agissez pas comme notre François. par Scrutator Sapientiæ (2014-05-14 16:18:10)
Bonjour à tous,
Je vous remercie par avance pour toute votre bienveillance et pour toute votre indulgence, au contact de ce qui suit, même si cela suscite des réactions plus ou moins vives ; comparaison n'est pas raison, et il arrive que des comparaisons soient disproportionnées, ou que leur formulation les rende inappropriées, mais je préfère mériter des reproches par ce message, au lieu de me reprocher mon silence.
" Très Saint Père,
1. Nous, en France, nous avons notre François ; il est à la tête de la République française, et il ne semble pas vouloir renoncer globalement, ni s'affranchir totalement, à l'égard de ce qui l'encombre, l'entrave, ou l'empêche de réussir davantage, ou de faire réussir la France davantage, sous un angle temporel et national.
Je ne dis pas que c'est "facile", ni qu'il en est "coupable", mais je constate que c'est ainsi.
Or, ce qui l'empêche de réussir davantage, ou de faire ou laisser réussir davantage, sous cet angle là, porte un nom : c'est, notamment et surtout, le socialisme.
Dans ce contexte, il éprouve fréquemment le "besoin" de faire de la diversion sociétale, de faire de certains Français des boucs émissaires, et d'appeler, ou de faire ou laisser appeler, certains d'entre eux, dans les termes suivants : des "extrémistes", des "europhobes", des "homophobes", des "racistes" et/ou des "sexistes", alors qu'ils ne le sont nullement.
2. Très Saint Père, s'il vous plaît, n'agissez pas comme notre François ; vous êtes à la tête de l'Eglise catholique, et vous ne semblez pas vouloir renoncer globalement, ni vous affranchir totalement, vis-à-vis de ce qui vous encombre, vous entrave, ou vous empêche de rayonner davantage, ou de faire rayonner l'Eglise davantage, d'un point de vue spirituel et théologal.
Je ne dis pas que c'est "facile", ni que vous en êtes "coupable", mais je constate que c'est ainsi.
Or, ce qui vous empêche de rayonner davantage, ou de faire ou laisser rayonner davantage, de ce point de vue là, porte un nom : c'est, notamment et surtout, le gaudium-et-spisme, cette limitation, de facto, du Concile Vatican II, à l'état d'esprit que l'on trouve, entre autres choses, dans Gaudium et Spes.
Dans ce contexte, j'espère que vous n'allez pas éprouver fréquemment le "besoin" de faire de la diversion pastorale, de faire de certains catholiques des boucs émissaires, et j'espère que vous n'allez pas vous mettre à appeler, ou à faire ou laisser appeler, certains d'entre eux, dans les termes suivants : des "hypocrites", des "intégristes", des "pélagiens", des "pharisiens", des "passéistes", des "pessimistes", des "formalistes", des "ritualistes", alors qu'ils ne le sont nullement.
3. Très Saint Père, ce qui précède est une demande, une prière, et non l'attribution illégitime d'une intention imaginaire.
Si vous dites :
"Si une personne est gay, et cherche le Seigneur avec bonne volonté, qui suis-je pour la juger ?"
1) pourquoi ne dites-vous pas "Si une personne est catholique, et est fermement attachée et filialement fidèle aux fondamentaux dogmatiques et liturgiques du catholicisme, qui suis-je pour la juger ?"
et, au contraire,
2) pourquoi donnez-vous si souvent, à des personnes qui vous comprennent sans doute mal, l'impression de juger une telle personne, comme si son attitude était d'autant moins authentiquement évangélique qu'elle est plus fermement attachée et plus filialement fidèles aux fondamentaux du catholicisme ?
4. Très Saint Père, je ne dis pas que vous agissez comme notre François, mais je vous demande de ne pas commencer à le faire, ou, ce qui revient au même, je vous demande de donner tort, par vos propos et par vos actes, à ceux qui s'imaginent que vous le faites, certains d'entre eux croyant pouvoir s'en réjouir, d'une manière autorisée ou légitime, là d'autres se demandent "parfois" s'ils ne sont pas "visés", et se demandent pourquoi ils semblent ainsi visés.
Je vous en remercie par avance, Très Saint Père.
Encore une fois, si une personne est catholique, et est fermement attachée et filialement fidèle aux fondamentaux dogmatiques et liturgiques du catholicisme, qui sommes-nous pour la juger ? "
Bonne fin de journée et à bientôt.
Scrutator.

( 750586 )
Relire "Monseigneur des autres", 25 ans après. par Scrutator Sapientiæ (2014-05-15 08:20:49)
[en réponse à 750581]
Bonjour et merci, jejomau.
Vous mettez bien en perspective l'état d'esprit périphériste avant la lettre que l'on trouve dans le livre de Monseigneur GAILLOT, "Monseigneur des autres", livre paru en 1989.
Monseigneur GAILLOT n'est pas, et ne cherche pas à être, un grand théoricien ; il n'empêche que dans ce livre il nous...livre un mode de théorisation sur son positionnement, fait notamment
- d'altéronomie, d'alignement et d'ouverture sur l'ethos christique attribué à l'autre ou orienté vers l'autre
- d'irénolâtrie, d'adoration de l'irénisme, en lieu et place du véritable amour de la véritable paix.
S'agit-il, pour autant, de sentimentalisme, alors que les catholiques qui sont ainsi n'éprouvent ou n'expriment guère de sentiments positifs, envers leurs frères catholiques identitaires ou intransigeants ?
Oui, si l'on considère deux ingrédients importants, situés à l'intérieur de ce sentimentalisme : l'adolescentisme et l'intentionnalisme : cela revient
- à juger la réalité, non sur ce qu'elle est aujourd'hui, ni sur ce qu'elle a vocation à être aujourd'hui, du point de vue de la part d'hétéronomie présente dans le christianisme (même si celui-ci ne se réduit pas à celle-là), mais sur ce que l'on voudrait qu'elle soit demain, à l'avenir, dans le futur, comme dans une partie de G S ;
- à juger les individus et les communautés, non sur leurs objectifs, ni sur leurs résultats, mais sur les intentions qu'on leur prête, que ce soit pour les disqualifier, ou pour les sur-qualifier, comme on l'a vu hier, avec les jugements respectifs sur l'anti-communisme et sur le philo-communisme par les progressistes.
Bonne journée et à bientôt.
Scrutator.