Le Forum Catholique

http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=750223
images/icones/bulle.gif  ( 750223 )Gros sentiment de malaise par XA (2014-05-10 23:05:35) 

En février, le Salon Beige, le nec plus ultra du net catho, appelait ses lecteurs à la rescousse. Il lui fallait 60.000€ pour développer son affaire. Non, non, pas d'erreur, pas 60€ mais 60 mille euros.

A priori, depuis, on ne sait pas quel accueil reçut cet appel.

En revanche, aujourd'hui, M. de Thieulloy, le tenancier, lance un nouvel appel. Il voudrait 10.000€ de plus. De plus, on ne sait pas, mais 10.000€, c'est sûr. Les fruits de la précédente campagne, il veut les réserver au développement informatique. Je cite : "je préfère consacrer tout l'argent dont nous disposons (et qui n'est, hélas, pas à la hauteur des milliards du lobby LGBT!) au développement informatique.".

Aujourd'hui, l'idée, c'est de payer des billets d'avion, des nuits d'hôtel et des frais de bouche pour servir le lobby beige.

Là où j'ai honte, c'est que cette campagne tombe au même moment où j'ai eu la funeste idée de tenter de vous demander d'aider le forum dans son développement. Je ne voudrais pas être assimilé à cette campagne de gourmands. Nous ne nageons pas dans les mêmes eaux. Le Salon Beige, c'est l'Océan. C'est le Kilimandjaro.

Non, non, ici, on ne cherche qu'à développer, sans faire profession. (Parce qu'au bout d'un moment, à raison de 70.000€ tous les 6 mois, il faudra quand même songer à cesser de se faire passer pour de gentils bénévoles, à mon avis. )

D'ailleurs, le résultat a été probant. Merci AU liseur ayant répondu à l'appel du jour. C'est encourageant. Souhaitons à M. de Thieulloy d'avoir de meilleures retombées. Ce serait dommage qu'il dorme sous la tente à Moscou ou Washington. Alors, soyez donc généreux : offrez-lui un gîte digne de son nom. Sans blague.
images/icones/abbe1.gif  ( 750233 )Le lien par Paterculus (2014-05-11 10:23:51) 
[en réponse à 750223]

C'est là !

Bon, mais cher XA, je ne suis pas d'accord avec votre présentation du S.B.

Votre dévoué Paterculus
images/icones/1p.gif  ( 750252 )Oui, il ne manque pas d'air, en tous cas par Semetipsum (2014-05-11 17:33:27) 
[en réponse à 750223]

Je ne connais pas ce personnage, mais faire un appel au don pour des activités qui n'ont rien à voir avec le SB, c'est gonflé.
images/icones/1y.gif  ( 750273 )Comment se tirer une balle dans le pied ? par Chouette (2014-05-11 21:41:33) 
[en réponse à 750252]

Cher XA,

Sans doute passez-vous un mauvais dimanche pour réagir de la sorte ?
images/icones/abbe2.gif  ( 750299 )Une bonne question par Rikiki (2014-05-12 10:50:40) 
[en réponse à 750273]

Je crois au contraire que XA pose une bonne question, au regard du montant faramineux évoqué.

Au-delà et histoire d'élargir le débat, se pose la question du rapport des catholiques au travail et à l'argent. Etre bénévole, c'est bien. Etre dévoué c'est admirable. Gagner sa croûte sans adorer Mammon, c'est une exigence absolue. Certes.

Mais combien d'artistes autoproclamés, combien de militants qui se croient essentiels, indispensables, combien de génies incompris se considèrent tellement "au-dessus" du travail salarié, tellement uniques qu'ils ne pourraient jamais être soumis à aucune contrainte de nature professionnelle pour gagner leur vie et faire vivre leur famille, et qui pensent au contraire qu'ils sont nés pour se consacrer uniquement à leur grand'oeuvre, sans se préoccuper, comme le reste de l'humanité, de faire bouillir la marmite?

Je me souviens de l'un d'eux m'expliquant tout son mépris du mode de vie "petit bourgeois" (selon lui) qui se lève chaque matin pour aller dans son "petit bureau minable". Ah quelle vie médiocre! Jamais il n'en voudrait. C'est bien plus gratifiant de vivre pour l'Art, pour la Cause, pour la Contemplation ou que sais-je encore. Sauf que ce qu'il dénonçait, c'était aussi ma vie (et que pour la petite histoire je lui avais prêté/donné de l'argent, autant dire qu'il vivait sur le dos de la bête)...

Notez que plutôt que de faire appel aux dons pour subventionner son destin rêvé, votre ami du salon beige (que je ne connais pas du reste) pourrait par exemple chercher à s'associer avec d'autres, pour répartir la charge de travail, les coûts, et se dégager le temps nécessaire pour travailler. Il est vrai - sans vouloir faire de procès d'intention - que le travail d'équipe s'accorde peut-être mal avec des égos surdimensionnés.

Toujours au sujet du rapport à l'argent, j'ai lu récemment un appel aux dons lancé par des châtelains du sud-ouest pour rénover la chapelle XVIIème de leur château. "Vous comprenez, la chapelle est un joyau mais est menacée de ruine, etc." Il se trouve que les châtelains en question ne travaillent pas et vivent de chambres d'hôtes et de séminaires d'entreprise organisés dans leur propriété. Inutile de dire que j'ai trouvé plus qu'indécent cet appel aux dons déguisé en sauvegarde du patrimoine.
images/icones/neutre.gif  ( 750318 )euh... par Bertrand (2014-05-12 15:15:05) 
[en réponse à 750299]

Je suis globalement d'accord avec vous mais votre dernier paragraphe me semble à côté de la plaque.

Je m'explique. Tenir des chambres d'hôtes et accueillir des séminaires, même dans un château, peut parfaitement être un travail à plein temps empêchant tout autre forme d'activité. Curer, réparer, nettoyer, laver, ranger, être disponible pour les clients ce n'est pas de l'amateurisme ou de la feinéantise.
Ce sont des activités nécessaires et indispensables pour faire tourner des chambres d'hôtes. Surtout si celles-ci se trouvent dans un château.
Avec ce qu'ils gagnent ces gens arrivent, sans doute, à vivre et à faire l'entretien courant de leur château mais pas à entreprendre les réparations exceptionnelles qui peuvent se présenter.

Je ne vois rien de scandaleux à leur appel de fond. D'autant plus que, quand on se lance dans la restauration de patrimoine, les normes à respecter sont telles, les compétences si particulières, que les prix ont vite fait d'être vertigineux.
images/icones/1a.gif  ( 750333 )Dernier paragraphe par Rikiki (2014-05-12 19:24:25) 
[en réponse à 750318]

Je comprends ce que vous voulez dire, j'ai mentionné dans l'élan de mon propos, c'est certes un peu différent. Je ne veux pas développer, mais disons que j'ai un peu plus d'éléments sur le dossier pour étayer ma position (qui était, je reconnais, sans doute hâtivement résumée).

Mais bon quand je rapporte cette demande aux difficultés de logement de la plupart d'entre nous, il me vient à l'esprit que
1/. mon argent servira à financer mon logement à moi tant que je n'ai moi-même pas de château
2/. ce qui me choque est l'appel au financement des personnes physiques sans contrepartie d'aucune sorte (telle que création d'une asso, d'une SCI, etc.)
3/. si l'on agit vraiment pour le bien du patrimoine, il est sage de vendre ou de mettre en commun ce que l'on ne peut plus entretenir seuls à ou avec ceux qui ont les moyens (ou bien de renoncer au Nutella et à la grosse voiture pour dégager les économies requises).

Bref, on a tous nos problèmes...
images/icones/neutre.gif  ( 750388 )Il me semble par Bertrand (2014-05-13 12:21:20) 
[en réponse à 750333]

qu'une partie des dons faits pour la sauvegarde du patrimoine sont défiscalisés (able). Mais je n'en connais pas exactement le cadre.

Par ailleurs, je ne connais pas le cas particulier que vous citez mais ce n'est pas avec un pot de nutella ni même avec une grosse bagnole que vous financerez la restauration d'un monument. Les sommes engagées se si chiffrent souvent en centaines de milliers d'euros.

Renseignez-vous et vous verrez que même la simple réfection d'une toiture de maison individuelle a un coût qui n'est pas indifférent alors la réfection d'une chapelle XVIIème...

Cela étant dit, ça n'empêche pas de faire des efforts...
images/icones/1h.gif  ( 750306 )Dommage... par Jacques (2014-05-12 12:34:41) 
[en réponse à 750223]

Ce genre de message me parait assez peu approprié, donnant à penser qu'il peut exister quelques désaccords dans la blogosphère catholique...

Ce qui est certain, c'est que le Salon Beige fait un travail important et précieux, et que certainement cela nécessite des fonds.