Le Forum Catholique

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images/icones/neutre.gif  ( 750110 )franciscains de l'Immaculée par Mingdi (2014-05-08 17:46:16) 

fidélité au concile
images/icones/1n.gif  ( 750112 )Une question par Athanase (2014-05-08 17:56:22) 
[en réponse à 750110]

Quelle conception de Vatican II Mgr entend-il retenir ? L'herméneutique de la réforme ou celle de l'Ecole de Bologne ? Le concile défendu par le Cardinal Muller ou celui de feu le cardinal Martini ? Le concile signé par Mgr Lefebvre ou celui du Cardinal Suenens ?
images/icones/hein.gif  ( 750119 )Là se prend il les pieds dans le tapis par Ritter (2014-05-08 20:17:06) 
[en réponse à 750110]


Principalement parce que «plusieurs instituts» donnent une formation «non seulement pré-conciliaire, mais une formation anti-conciliaire» à leurs progénitures religieuses, dit Mgr Carballo. «Ceci n’est pas permis, c’est-à-dire, de se tenir hors de l’histoire. C’est quelque chose de très préoccupant pour nous au sein de la Congrégation.» Une «préoccupation» qui est évidemment partagée par le préfet de la Congrégation pour les Religieux, le cardinal João Braz de Aviz. Aussi par le pape François? Il y a quelques indices.



Formation anti-conciliaire on peut comprendre que cela fasse grincer les dents, mais :

"Non seulement pré-conciliaire", mais où est le problème, s'il y a continuité?
images/icones/flagIt.gif  ( 750125 )Un texte italien assez pêchu à ce sujet... par Sacerdos simplex (2014-05-09 00:06:02) 
[en réponse à 750110]

Probablement de Roberto de Mattei ? Je ne vois pas son nom sur la page, j'avais dû le voir sur le lien.

Désolé, pas le temps de tout traduire ; c'est le début du texte qui est intéressant (et qui commente celui en français du lien du post précédent) : nous entrons dans une phase de conciliolatrie très préoccupante, car seules les définitions et autres déclarations dogmatiques obligent à une telle adhésion.
On change de "points non-négociables".
Affirmations sans arguments.
Tout débat est exclu.
Très grave.
"L'Eglise peut - ou plutôt doit - exclure le débat seulement quand elle se prononce en forme dogmatique. Elle ne peut pas le faire après avoir annulé les dogmes et transformé en super-dogme inattaquable (sans appel) un concile défini comme "pastoral".
"Ma la Chiesa può - anzi deve – escludere il dibattito solo quando si pronuncia in forma dogmatica. Non può farlo dopo aver cancellato i dogmi e trasformato in nuovo super-dogma insindacabile un concilio definito ‘pastorale’. "
http://www.conciliovaticanosecondo.it/in-rete/rodriguez-carballo-ha-vuotato-il-sacco-la-fedelta-al-concilio-non-e-negoziabile/
images/icones/fleche2.gif  ( 750171 )La soumission du Concile au bougisme:LE point non négociable ? par Scrutator Sapientiæ (2014-05-09 23:52:49) 
[en réponse à 750110]

Bonsoir et merci, Mingdi.

Il me semble que l'enjeu et l'impact de ce qui se joue ici vont bien au-delà du sort des Franciscains de l'Immaculée.

Si j'ai bien compris le danger d'aujourd'hui ou le péril pour demain :

1. Une lecture "fixiste", statique, formaliste, "littérale", sinon fondamentaliste, de la totalité du Concile Vatican II, n'est certainement pas possible, mais serait peut-être souhaitable, notamment et surtout en ce qui concerne ses deux Constitutions dogmatiques.

Or, pour certains, une telle lecture placerait, bien à tort, le Concile et l'Eglise, "en dehors de l'histoire", à l'extérieur des changements et des mouvements consécutifs au devenir historique, ou générateurs du devenir historique, ce qui ne serait évidemment pas é-van-gé-li-que.

Une telle lecture "protectionniste" du Concile, "protectionniste" en ce qu'elle protégerait la part de doxa supra-historique présente dans le Concile, n'aurait donc pas (ou plus) droit de cité dans l'Eglise.

Il semble même que cette volonté de protection de ce qui ne peut être reçu et transmis, en tant que corpus certain et stable, que s'il est maintenu à l'abri des incertitudes et des instabilités influentes, inhérentes au devenir historique, soit (à nouveau) LE péché mortel, aujourd'hui.

2. Une lecture "bougiste", dynamique, vitaliste, "spirituelle", voire évolutionniste, de la totalité du Concile Vatican II, n'est évidemment pas souhaitable, mais est sûrement possible, puisque nous en faisons les frais depuis la clôture du Concile.

Le bougisme

- est presque toujours synonyme de changement, d'endroit ou d'état, de discours ou d'actes, et de mouvement, de l'intérieur, catholique et "moral", vers l'extérieur, historique et "social", et du "dépassé" vers le "devenir" ;

- n'est presque jamais synonyme de changement et de mouvement en direction d'un référentiel fondamental qui serait situé en amont et en surplomb, par rapport au bougisme lui-même.

Une telle lecture "libre-et-changiste" du Concile, "libre-et-changiste"

a) en ce qu'elle libérerait chacun de toute exigence de fidélité à un référentiel fondamental supra-historique antérieur, supérieur, intangible, inviolable, non soumis au bougisme,

b) en ce qu'elle "libérerait" chacun, par une obligation de fidélité évolutive, mais é-van-gé-li-que, à des changements et à des mouvements "certainement" synonymes de "progrès", "car" intra-historiques,

deviendrait LE point non négociable par excellence : toute "praxis", notamment liturgique, serait acceptable (à condition qu'elle aille dans le sens du passage du "pré-conciliaire" à l'"évangélique", du supra-historique à l'intra-historique), SAUF la praxis bougiste elle-même, en tant que ressort de ce passage, de ces passages, libérateurs, évidemment.

3. Donc, une éventuelle "élévation" de l'exigence de fidélité au Concile, au rang d'obligation de fidélité à la soumission du Concile au bougisme, ne serait autre qu'une réactivation de ce que Romano AMERIO a appelé, à juste titre, le "mobilisme", qui est toujours annonciateur puis générateur, de "variations", dans l'Eglise catholique.

4. Ce catholicisme là, qui serait transgresseur, et non plus protecteur, du supra-historique, et qui serait libre-et-changiste, en ce qu'il pourrait prescrire

a) le libre accès, notamment, à au moins un sacrement,

b) le libre changement et le libre mouvement,

c) le libre usage de l'Ecriture, de la Tradition, du Magistère,

dès lors que ces trois ou quatre libertés seraient soumises au bougisme,

serait synonyme d'auto-fragmentation, même s'il était mis en oeuvre avec le sourire.

Mais, à n'en pas douter, ce sourire se changerait en grimace, au contact de la moindre allusion au caractère nocif du bougisme, ou en présence de la moindre objection au bien-fondé du même bougisme.

Il me semble que nous n'allons pas tarder à être "fixés", sur l'ampleur de l'objection contemporaine é-van-gé-li-que au "fixisme", protecteur

- de ce qui ne peut ni ne doit être modifié,

ou

- de ce qui peut et doit être réhabilité, relégitimé,

au sein même de l'Eglise catholique.

Bonne nuit à tous.

Scrutator.
images/icones/neutre.gif  ( 750174 )plusieurs instituts par Mingdi (2014-05-10 01:13:11) 
[en réponse à 750171]

donnent une formation ante-conciliaire voire anti-conciliaire. Il ne cite personne mais on peut suivre son regard. La formation assurée à la FSSPX intéresse-t-elle ce moine? Je ne sais pas bien ce qu'on enseigne à Wigratzbad, Courtalain ou Gricigliano. Ce que je constate, c'est que pour avoir les coudées franches il vaut mieux se former à Ecône que dans un Institut ED, et plutôt dans un Institut ED que chez les Franciscains de l'Immaculée.
images/icones/1v.gif  ( 750186 )De toutes façons par jejomau (2014-05-10 10:27:25) 
[en réponse à 750174]

s'ils veulent des vocations , il leur faudra bien bien accepter ce que "les hommes de ce temps" - je parle de ces jeunes qui ont 18 ans et qui entrent aujourd'hui dans ces séminaires antédiluviens - veulent comme formation ... poussés par l'Esprit-Saint qui est LE seul à les appeler... Ou bien il leur faudra saborder l'Eglise...