Le Forum Catholique
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( 749606 )
Il n'y aurait pas de génération Paul VI ? par Athanase (2014-04-30 09:46:58)

( 749677 )
Elle est allée à Lisbonne, au stade de la Luz. par Scrutator Sapientiæ (2014-05-01 09:31:28)
[en réponse à 749606]
Bonjour Athanase,
Une grande partie de la génération Paul VI est allée à Lisbonne, au stade de la Luz.
Bon nombre d'entre eux ont cru, fait croire, ou laissé croire, que la lumière avait succédé aux ténèbres, le 11 octobre 1962 ; après tout, il y a bien d'autres personnes qui ont cru la même chose, à propos du 10 mai 1981...
Le stade de la Luz, c'est le stade de la lumière ; mais voilà, d'une part, il y a des lumières qui éclairent et des lumières qui aveuglent, et, d'autre part, il y a des vraies lumières, des fausses lumières, et des vraies lumières falsifiées par les hommes.
De ce fait, le stade de la Luz s'est changé en un stade de la loose, avec les conséquences que l'on connaît, et subit, depuis lors.
Certains d'entre eux, Dieu merci, ont quitté cet endroit, sont revenus du stade de la loose, sont passés, ou repassés, de la lumière qui aveugle à la lumière qui éclaire.
Mais d'autres qu'eux y sont restés, et leurs continuateurs, moins nombreux (et pour cause : quand on rénove sans transmettre...) entendent bien les rejoindre, ou faire en sorte que d'autres encore les rejoignent.
Le Benfica ou Fatima, sous cet angle, il faut choisir...
Bonne journée.
Scrutator.

( 749714 )
Lisez donc les réactions des lecteurs sur le site de La Croix... par Scrutator Sapientiæ (2014-05-01 14:38:54)
[en réponse à 749606]
Rebonjour à Athanase et aux autres liseurs,
Lisez donc les réactions des lecteurs, au contact de l'article concerné, sur le site de La Croix...
On y perçoit une assez grande amertume, chez ceux qui ont fait partie de la "génération Paul VI" ; au demeurant, à mon avis, on devrait plutôt dire la "génération Vatican II", dans l'acception "conciliaire", néo-moderniste ou néo-progressiste, de ce terme.
Cette génération, rétrospectivement, apparaît comme coincée entre le moment Jean XXIII, car là aussi, parler de génération Jean XXIII me semble être quelque peu abusif, et la génération Jean-Paul II.
Au contact des réactions de ces lecteurs, je me suis dit : ils s'expriment comme s'ils avaient été floués, trahis, et non suivis, par la génération Jean-Paul II ; mais non, et il s'agit, là encore, d'une illusion d'optique : ils ont été trahis par ceux, évêques, prêtres, ou fidèles, qui leur ont transmis avant tout, voire seulement, du rénovationnisme, de l'adaptation, de l'évolution, de l'innovation, de l'ouverture, de l'unité, pour ainsi dire en lieu et place de la structure et de la substance de la Foi, de l'Espérance, et de la Charité.
Les catholiques issus de la génération Vatican II, parmi lesquels se trouvent, à mon sens, ceux qui ont eu entre zéro et vingt ans, au tout début des années 1960, donc ceux qui ont eu entre 50 ans et 70 ans, au tout début des années 2010, n'ont pas à s'en prendre à ceux qui se sont démarqués d'eux, mais à ceux à cause ou du fait de qui ils n'ont presque rien reçu, ni presque rien transmis.
Je pense ici à l'une des réactions que je viens de lire : c'est quand même assez extraordinaire, cette confusion, chez certains, entre retour en arrière et retour vers l'essentiel ; manifestement, dans leur esprit,
- un retour vers l'essentiel qui leur déplaît ou qui les dérange est quasiment à coup sûr un "retour en arrière", une "régression", même quand cette "régression" contribue grandement à la réception et à la transmission de la Foi catholique et des moeurs chrétiennes, au sein ou autour de l'Eglise catholique ;
- un mouvement vers l'avant qui leur plaît ou qui les arrange est quasiment à chaque fois un "mouvement positif", un "progrès", même quand ce mouvement vers l'avant réactive une vision des choses qui est née au XIX° siècle, ou qui a eu son heure de gloire entre 1945 et 1960, id est AVANT le début de la génération Paul VI ou de la génération Vatican II, quel que soit le nom qu'on lui donne.
Bon après-midi et à bientôt.
Scrutator.

( 749726 )
Parfaite analyse par Aigle (2014-05-01 20:36:41)
[en réponse à 749714]
Merci et bravo cher Scrutator

( 749753 )
Une bonne remarque chez les lecteurs de l'article par Athanase (2014-05-02 10:37:49)
[en réponse à 749726]
Je la cite:
Il n’y a pas à mon avis de « génération Paul VI » parce que la période 1965/1978 est creuse sur le plan religieux et spirituel.
Une fois passées la vague et l’écume conciliaires, il n’y a plus rien d’exaltant ou presque.
Dans les pays de vieille chrétienté, une crise générale : chute du nombre des pratiquants, chute des vocations, départs massifs de prêtres, déclin de la pensée catholique (de l’action aussi d’ailleurs), refus net de l’enseignement de Paul VI sur la contraception, enfin, pas de façon générale certes, mais bien souvent, naufrage de la liturgie sacrée proposée aux fidèles.
Ailleurs dans la chrétienté, rien.
Ah, si, quand même, effondrement des missions étrangères en Afrique et en Asie.
On comprend que peu de personnes ne se réclament de cette période où, comme l’a dit Paul VI, la fumée de satan était entrée dans l’Eglise : doute, discussion, auto-critique….etc.
C’est vraiment saint Jean-Paul II qui a « relancé la machine », si l’on ose dire.
Il a bien mérité sa « génération ».
Dans ces époques, il y eut beaucoup de bradage et d'abandon. Mais on peut dire que cette génération, si l'on peut parler ainsi, a été la première à subir une révolution culturelle qui se fait encore sentir chez les catholiques des générations Jean-Paul II: désinvolture liturgique, difficulté à employer un langage "solennel" et plus respectueux de la doctrine (les réticences des fidèles devant des traductions plus orthodoxes, comme c'est le en Angleterre), abandon de la confession, oubli des fins dernières, etc.

( 749758 )
La génération Paul VI... par Pétrarque (2014-05-02 12:18:28)
[en réponse à 749606]
... elle a grosso modo perdu la foi.
Le restant se partage entre des tradis, des "classiques" et des chachas...
Derrière Papa Montini, l'herbe ne repousse pas... et le cas de conscience sera terrible s'ils viennent à le canoniser.

( 749762 )
Cette perte de la Foi est-elle mono-générationnelle ? par Scrutator Sapientiæ (2014-05-02 12:36:42)
[en réponse à 749758]
Bonjour et merci, Pétrarque.
1. Cette perte de la Foi surnaturelle et théologale, ou plutôt ce grand remplacement de la Foi en Dieu, Père, Fils, Esprit, par la "foi" en "l'Homme", est-elle mono-générationnelle ?
C'est tout l'enjeu du pontificat actuel : va-t-on ou non renouer, sous une forme différente, avec la priorisation de la foi en l'Homme qui a été la marque de fabrique de toute une génération, sinon de tout un pontificat ?
2. En d'autres termes, plus incisifs, le périphérisme bergoglien va-t-il être le continuateur du personnalisme montinien ?
En ce qui me concerne, il y a autant de scepticisme sur le bien-fondé que de vigilance sur le contenu de ce périphérisme.
A l'un et à l'autre j'oppose volontiers une approche beaucoup plus substantialiste, au sein de laquelle la question de la spiritualité et la question de la subjectivité sont reliées, et prioritairement ouvertes, vis-à-vis de la part de normativité et d'objectivité présentes dans la Foi, l'Espérance, la Charité.
Bonne journée et à bientôt.
Scrutator.

( 749956 )
Quasi officiel par Adso (2014-05-06 14:48:48)
[en réponse à 749606]
génération ou pas, c'est pour l'automne ! Je croyais qu'il n'y avait que les feuilles, mais les pans entiers de l'Eglise se ramassent à la pelle !

( 749957 )
Plus "éventuelle"... Paul VI béatifié en octobre. par Athanasios D. (2014-05-06 14:54:51)
[en réponse à 749606]

( 749979 )
"Paul la pilule" par Rémi (2014-05-06 19:50:49)
[en réponse à 749957]
béatifié à l'issu du synode sur la famille, si ce n'est pas un "coup", ça y ressemble.
Beau miracle, en tout cas.