Le Forum Catholique

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images/icones/sacrecoeur.gif  ( 749748 )02/05 St Athanase, évêque, confesseur et docteur par ami de la Miséricorde (2014-05-02 09:39:34) 



St Athanase, évêque, confesseur et docteur

Le corps mortelle est régi par l’âme immortelle



"Comment, puisque le corps est naturellement mortel, l'homme raisonne-t-il sur l'immortalité, et désire-t-il souvent la mort pour la vertu ? Ou encore, comment, puisque le corps est éphémère, l'homme se représente-t-il les réalités éternelles au point de mépriser les choses présentes, et de tourner son désir vers les autres ? Le corps ne saurait de lui-même raisonner ainsi sur lui-même, ni sur ce qui est extérieur à lui : il est mortel et éphémère ; il faut donc nécessairement qu'il y ait autre chose qui raisonne sur ce qui est opposé au corps et contraire à sa nature. Qu'est cela encore une fois, sinon l'âme raisonnable et immortelle ? Et elle n'est pas extérieure au corps, mais lui est intérieure — comme le musicien qui avec sa lyre fait entendre les meilleurs sons. Comment encore, l'œil étant naturellement fait pour voir et l'oreille pour entendre, se détournent-ils de ceci et préfèrent-ils cela ? Qu'est-ce qui détourne l'œil de voir ? ou qui empêche l'oreille d'entendre, alors qu'elle est faite naturellement pour entendre ? Et le goût, naturellement fait pour goûter, qu'est-ce qui souvent l'arrête dans son élan naturel ? La main, naturellement faite pour agir, qui l'empêche de toucher tel objet ? L'odorat, fait pour sentir les odeurs, qui le détourne de les percevoir ? Qui agit ainsi à l'encontre des propriétés naturelles des corps ? Comment le corps se laisse-t-il détourner de sa nature, et conduire par les avis d'un autre, et diriger par un signe de lui ? Tout cela montre que seule l'âme raisonnable mène le corps. Le corps n'est point fait pour se mouvoir lui-même, mais il se laisse conduire et mener par un autre, comme le cheval ne s'attelle pas lui-même, mais se laisse diriger par celui qui l'a maîtrisé. Aussi y a-t-il des lois chez les hommes, pour leur faire faire le bien et éviter le mal ; mais les êtres sans raison ne peuvent ni raisonner ni discerner le mal, puisqu'il sont étrangers à la rationalité et à la réflexion raisonnable. Ainsi les hommes possèdent une âme raisonnable ; je pense l'avoir montré par ce qui vient d'être dit.



Que l'âme soit aussi immortelle, la doctrine de l'Eglise ne peut l'ignorer, pour trouver là un argument capable de réfuter l'idolâtrie. On parviendra de plus près à cette notion, si l'on part de la connaissance du corps et de sa différence d'avec l'âme. Si notre raisonnement a montré qu'elle est autre que le corps, et si le corps est naturellement mortel, il s'ensuit nécessairement que l'âme est immortelle, puisqu'elle est différente du corps. De plus, si, comme nous l'avons montré, c'est l'âme qui meut le corps, sans être elle-même mue par d'autres, il s'ensuit que l'âme se meut elle-même, et qu'après que le corps a été mis en terre, elle se meut encore par elle-même. Car ce n'est pas l'âme qui meurt, mais c'est quand elle se sépare de lui que meurt le corps. Si donc elle était mue par le corps, il s'ensuivrait que, le moteur s'éloignant, elle mourrait ; mais si c'est l'âme qui meut le corps, à plus forte raison elle se meut elle-même. Et si elle se meut elle-même, nécessairement elle vit après la mort du corps. Car le mouvement de l'âme n'est pas autre chose que sa vie, de même aussi que nous disions que le corps vit quand il est en mouvement, et que c'est la mort pour lui quand il cesse de se mouvoir. On verra cela encore plus clairement à partir de l'activité de l'âme dans le corps. Quand l'âme est venue dans le corps et lui est enchaînée, elle n'est pas resserrée et mesurée par la petitesse du corps, mais bien souvent, alors que celui-ci est couché dans son lit, immobile, et comme endormi dans la mort, l'âme, selon sa propre vertu, est éveillée, et s'élève au-dessus de la nature du corps; comme si elle s'en allait loin de lui, bien que restant dans le corps, elle se représente et contemple des êtres supra-terrestres ; souvent même elle rencontre ceux qui sont au-dessus des corps terrestres, les saints et les anges, et s'en va vers eux, se confiant dans la pureté de l'esprit. Comment donc, à plus forte raison, détachée du corps quand le voudra Dieu qui l'avait liée à lui, n'aura-t-elle pas une connaissance plus claire de l'immortalité ? Si, quand elle était liée au corps, elle vivait une vie étrangère au corps, à plus forte raison, après la mort du corps, elle vivra et ne cessera de vivre, parce que Dieu l'a ainsi créée par son Verbe, notre Seigneur Jésus-Christ. C'est pourquoi elle pense et réfléchit aux choses immortelles et éternelles, puisqu'elle aussi est immortelle. De même que, le corps étant mortel, ses sens contemplent des choses mortelles, ainsi l'âme qui contemple des réalités immortelles et raisonne sur elles, doit-elle nécessairement être immortelle et vivre éternellement. Les pensées et considérations sur l'immortalité ne la quittent jamais, mais demeurent en elle comme un foyer qui assure l'immortalité. C'est pourquoi elle a la pensée de la contemplation de Dieu, et devient à elle-même sa propre voie ; ce n'est pas du dehors, mais d'elle-même qu'elle reçoit la connaissance et la compréhension du Verbe de Dieu."



Saint Athanase, Contre les Païens, 32 – 33.

Source : vatican.va


images/icones/sacrecoeur.gif  ( 749749 )Les Clous sacrés de Notre-Seigneur Jésus-Christ par ami de la Miséricorde (2014-05-02 09:44:10) 
[en réponse à 749748]



Diocèse de Nancy et de Toul : Messe Votive des saints Clous
Les Clous sacrés de Notre-Seigneur Jésus-Christ
images/icones/sacrecoeur.gif  ( 749750 )Méditation avec le Précis de Théologie de Tanquerey par ami de la Miséricorde (2014-05-02 09:47:17) 
[en réponse à 749749]

CHAPITRE I

Les origines de la vie surnaturelle


56. Toutefois elles ne sont pas irrésistibles ; la volonté, aidée de l'intelligence, exerce sur ces mouvements passionnels un quadruple pouvoir : 1) pouvoir de prévoyance, qui consiste à prévoir et à prévenir, par une sage et constante vigilance, beaucoup d'imaginations, d'impressions, d'émotions dangereuses ; 2) pouvoir d'inhibition et de modération, par lequel nous enrayons ou du moins modérons les mouvements violents qui s'élèvent dans notre âme ; ainsi je puis empêcher mes yeux de s'arrêter sur un objet dangereux, mon imagination de garder des images malsaines ; si un mouvement de colère s'élève en moi, je puis le modérer ; 3) pouvoir de stimulation, qui excite ou intensifie par la volonté des mouvements passionnels ; 4) pouvoir de direction qui nous permet de diriger ces mouvements vers le bien, et par là même de les détourner du mal.

Source : Précis de Théologie Ascétique et Mystique de Tanquerey, Desclée and Co, 1923

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
images/icones/fleche2.gif  ( 749761 )Martyrologe par zejack (2014-05-02 12:31:53) 
[en réponse à 749748]

Martyrologium

Sexto Nonas Maii Luna tertia Anno 2014 Domini

Alexandriae natalis sancti Athanasii, eiusdem urbis Episcopi, Confessoris et Ecclesiae Doctoris, sanctitate et doctrina clarissimi; in cuius persecutionem universus fere Orbis coniuraverat. Ipse tamen catholicam fidem, a tempore Constantini usque ad Valentem, adversus Imperatores ac Praesides et innumeros Episcopos Arianos strenue propugnavit; a quibus plurimas perpessus insidias, profugus toto Orbe actus est, nec ullus ei tutus ad latendum supererat locus. Tandem, ad suam Ecclesiam reversus, illic, post multos agones multasque patientiae coronas, quadragesimo sexto sui sacerdotii anno migravit ad Dominum, tempore Valentiniani et Valentis Imperatorum.

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May 2nd anno Domini 2014 The 3rd Day of Moon were born into the better life

At Alexandria, in the year 373, holy Athanasius, Pope of that city, most illustrious for his holiness and teaching. Nearly the whole world leagued itself together to persecute him for the Catholic Faith. He fought right stoutly against Emperors, Presidents, and Arian Bishops without number, from the time of the Emperor Constantine until that of the Emperor Valens. To escape their plots he became an outcast upon the face of the wide world, and there was nowhere left where he could hide himself in safety. He returned at last to his own church, and after many contendings and many crowns of longsuffering he passed away to be ever with the Lord, in the 46th year of his priesthood, in the time of the Emperors Valentinian and Valens.

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Le deuxième jour de mai,

A Alexandrie, la naissance au ciel de saint Athanase, évêque de cette ville, homme très-éminent en doctrine et en sainteté, que presque tout l'univers persécuta et dont il semble que tout le monde avait conjuré la perte. Il ne laissa pas de défendre la foi catholique avec un courage intrépide, depuis le temps de Constantin jusqu'à celui de Valens, contre les empereurs, contre les gouverneurs de province, et contre un nombre infini d'évêques ariens, qui lui tendirent tous des pièges, en sorte qu'il était presque toujours en fuite, et qu'il pouvait à peine trouver un lieu dans tout l'univers où il fût en sûreté. Enfin, après bien des combats et des triomphes qu'il remporta par sa patience, étant revenu à son église, il émigra vers le Seigneur l'an quarante-sixième de son épiscopat, du temps des empereurs Valentinien et Valens.

https://play.google.com/books/reader?id=NzcGAAAAQAAJ&printsec=frontcover&output=reader&authuser=0&hl=en&pg=GBS.PA174 (page 174 du livre)
images/icones/hein.gif  ( 749778 )“Un nombre infini d’évêque ariens” par Vianney (2014-05-02 16:13:39) 
[en réponse à 749761]

 
À ma connaissance, peu d’historiens partagent ce jugement. Le fait est qu’à un moment donné, tant à Séleucie qu’à Rimini, la plupart des évêques orientaux et occidentaux ont été abusés par les ruses des Ariens et les pressions des empereurs influencés par eux. Dans son Panégyrique de saint Athanase, saint Grégoire de Naziance distingue les “chefs et pontifes de l’impiété” et puis tous les autres : “soit qu’ils eussent cédé à l’intimidation, soit qu’ils eussent capitulé devant l’or et les dignités, soit qu’ils se fussent laissé surprendre par la flatterie, ou enfin circonvenir par l’ignorance”. “Ces derniers sont moins coupables, si toutefois, chez les pasteurs des peuples, l’ignorance peut être regardée comme une excuse.”

Une certitude en tout cas : ni saint Athanase ni saint Hilaire n’ont supposé que la majorité de l’épiscopat avait sombré dans l’arianisme. Lorsque l’Église eut enfin retrouvé sa liberté après la mort des empereurs persécuteurs des évêques fidèles, on décida “que ceux qui avaient été les chefs et les défenseurs de l’hérésie seraient réduits à la communion laïque ; quant à ceux qui avaient été entraînés par la violence, ils seraient conservés dans leur dignité, pourvu qu’ils souscrivissent la formule de Nicée.” (Fliche et Martin, Histoire de l’Église, tome III, p. 241.)

V.
 
images/icones/bravo.gif  ( 749781 )Merci de cette précision par zejack (2014-05-02 17:19:21) 
[en réponse à 749778]

Merci de cette précision.

L'extrait venait du Martyrologe lu à l'heure de Prime du 1er mai. Tel que rédigé, cet extrait semblait me rappeler un certain Mgr fondateur d'une certain fraternité et défenseur de la foi catholique...
images/icones/1v.gif  ( 749785 )Paradoxe: il y eut aussi un mouvement Nicéen schismatique ! par Athanase (2014-05-02 19:20:41) 
[en réponse à 749781]

Ce sont les partisans de l'évêque Lucifer de Gagliari, qui firent schisme en raison de l'accueil de certains ariens repentis. On parle de schisme "luciférien", même si l'expression n'a rien à voir avec de quelconques sectateurs de satan.

On peut les considérer comme étant totalement à l'opposé des ariens, ce qui démontre qu'une attitude catholique ne se base pas seulement sur la défense du concile de Nicée, mais aussi sur une saine intelligence ecclésiale.

On peut lire une brève description de ce mouvement "luciférien"

Toute ressemblance avec une tendance actuelle étant purement fortuite...ici.
images/icones/livre.gif  ( 749815 )Oui, saint Jérôme en a parlé... par Vianney (2014-05-02 22:57:59) 
[en réponse à 749785]

 
...dans son Altercatio Luciferiani et Orthodoxi, œuvre qui a été rééditée récemment dans la collection “Sources chrétiennes” et, plus paradoxalement, sur le forum Mi ca El d’un diacre bien connu dont les thèses outrancières ne sont pas sans évoquer celles du diacre Hilaire, un “luciférien” encore plus intransigeant que l’évêque Lucifer de Cagliari.

Saint Jérôme soulignait l’un des points faibles d’Hilaire après la mort de l’évêque : “étant diacre, il n’a pu ordonner aucun clerc après lui ; or il n’existe pas d’Église sans prêtres” (Altercatio..., Sources chrétiennes n° 473, p. 173).

V.
 
images/icones/1a.gif  ( 749784 )Saint Athanase par Athanase (2014-05-02 19:12:40) 
[en réponse à 749778]

refusait effectivement de qualifier certains de ses collègues, qui avaient souscrit à une formule ambigüe, moins nette que celle de Nicée, d'hérétiques. Ce souci doit être noté et démontre que la défense de la Foi ne relève pas du sectarisme.

On peut penser que le refus de Nicée et de ses définitions traduisait plus un malaise à l'égard d'une formulation qui paraissait neuve qu'une affirmation en la non-divinité du Fils. Les évêques qui refusèrent Nicée étaient loin d'affirmer que le Christ était seulement un homme. Seuls les anoméens professaient cette variante radicale consistant à défendre la non-divinité du Fils.