Le Forum Catholique

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images/icones/sacrecoeur.gif  ( 749459 )29/04 St Pierre de Vérone, martyr par ami de la Miséricorde (2014-04-29 09:32:45) 



St Pierre de Vérone, martyr
images/icones/sacrecoeur.gif  ( 749461 )Méditation avec le Précis de Théologie de Tanquerey par ami de la Miséricorde (2014-04-29 09:35:12) 
[en réponse à 749459]

Introduction

IV. Excellence et nécessité de la Théologie ascétique

2° Utilité pour les laïques


(...) c) Enfin la lecture d'un traité de vie spirituelle pourra suppléer, dans une certaine mesure, à la direction qu'on ne peut recevoir, faute de guide spirituel, ou du moins qu'on ne reçoit que rarement. Sans doute, comme nous le dirons plus tard, la direction est le moyen normal pour se former à la perfection ; mais lorsque, pour une raison ou pour une autre, on ne peut trouver un bon directeur, le Bon Dieu y supplée, et l’un des moyens dont il se sert est précisément un de ces livres qui, d’une façon précise et méthodique, tracent la voie à suivre pour devenir parfait.


Source : Précis de Théologie Ascétique et Mystique de Tanquerey, Desclée and Co, 1923

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
images/icones/1b.gif  ( 749480 )Canonisé un an après son martyre... par Vianney (2014-04-29 11:22:12) 
[en réponse à 749459]

 
...par le pape Innocent IV, au vu du nombre élevé des conversions obtenues et des miracles opérés à l’invocation de son nom. Ce qui, soit dit en passant, contredit certaines thèses exprimées récemment sur le FC à propos du mode des canonisations pontificales postérieures au XIIe siècle...

La mission d’inquisiteur général que les papes Grégoire IX et Innocent IV avaient confié au saint dominicain comportait – on vient de le rappeler dans le message ci-dessus – la recherche des “hérétiques manichéens, qui depuis longtemps infestaient le Milanais de leurs doctrines perverses et de leurs mœurs aussi odieuses que leurs doctrines” (Année liturgique de Dom Guéranger, 29 avril).

Pierre de Vérone, mort victime de la haine que portaient les chefs cathares à un dominicain dont l’enseignement et les œuvres leur ravissaient tant d’âmes, était bien au courant de leurs sinistres projets : le dimanche des Rameaux (1252) il termina sa prédication aux Milanais en leur annonçant que les cathares avaient payé des assassins pour l’abattre, ajoutant même, ce que ses ennemis ignoraient encore, qu’il serait tué entre Côme et Milan ! Puis il ajouta : “Mais, qu’ils fassent ce qu’ils veulent, après ma mort je ferai plus contre eux que je n’ai fait de mon vivant.”

De fait, il fit après sa mort encore plus de miracles et de conversions que durant sa vie terrestre. Le meurtrier Carino lui-même, “qui avait réussi à s'enfuir de la prison, entra chez les dominicains, saisi de repentir et demanda à y expier sa faute. Il devait d'ailleurs mourir lui-même en odeur de sainteté.”

La lettre envoyée par Jean-Paul II à au cardinal Martini pour le 750e anniversaire du martyre de saint Pierre de Vérone parle de sa “foi catholique enseignée dès l’enfance” “bien qu’il soit né dans une famille pervertie par l’hérésie cathare” : ce qui peut sembler paradoxal. Dans la courte biographie qu’il a consacrée au saint (Didasco n° 67, mars-avril 1992), Jacques Tescelin fournit la clé de l’énigme : le père de Pierre, qui appartenait à la noblesse, voulut que son fils “apprît les belles-lettres et, ne trouvant pas dans Vérone un maître de sa secte, il le confia à un maître catholique.”
“Ainsi, dès l’âge de sept ans, le jeune Pierre fut initié à la vraie religion, en même temps qu’aux règles de la bonne littérature. Les doctrines cathares lui devinrent un objet d’horreur. Un jour, comme il revenait de classe, un oncle hérétique lui demanda ce qu’il venait d’apprendre. L’enfant répondit qu’il avait appris le Symbole des apôtres et commença à la réciter. Or, le premier article du Credo dit que Dieu est créateur du ciel et de la terre, et contredit donc la première erreur des cathares au sujet de la création. Vainement, l’oncle essaya de lui inculquer que tout ce qui est corporel ne peut être l’œuvre du Dieu bon, l’enfant maintint ferme qu’il n’y a qu’un premier principe de tout ce qui est, un Dieu tout-puissant et souverain ; et il ajouta : « Qui n’admet pas cette vérité ne peut être sauvé. » L’oncle, alors, entreprit le père afin de le persuader de ne plus laisser Pierre chez les catholiques, « de peur, dit-il, que, plus âgé et plus instruit, il ne détruise notre religion ». Le père ne partagea pas ces craintes, soit qu’il ne crût pas à la solidité des convictions de son fils, soit qu’il fît peu de cas des divergences religieuses.”
Plus tard, il envoya Pierre suivre les cours de la prestigieuse université de Bologne, où le futur dominicain rencontra saint Dominique. “Ce qu’avait craint le vieil oncle cathare commençait à se réaliser”...

V.