Le Forum Catholique

http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=749252
images/icones/iphone.jpg  ( 749252 )"Le premier souci de l'Eglise.. par Le Webmestre (2014-04-27 08:56:59) 

ce n'est pas le nombre de fidèkes", vient de déclarer Mgr Pontier, au micro de RTL. Ah bon...
images/icones/1v.gif  ( 749257 )normal par jejomau (2014-04-27 09:26:43) 
[en réponse à 749252]

à partir du moment où on ancre l'idée que tout le monde peut être sauvé ... même quand on n'appartient pas à l'Eglise catholique de manière visible. Ce qui , stricto sensu, n'est pas vraiment faux. Mais quand ceci n'est pas expliqué ni compris correctement : pourquoi se faire baptiser dans l'Eglise ? Pourquoi vivre selon les règles contraignantes de l'Eglise puisque les évêques nous expliquent à longueur de journée qu'on peut être sauvé... en dehors ? Pourquoi même vivre selon la Loi de L'Evangile puisque musulmans et païens et juifs iront au Ciel au même titre que les chrétiens ? Pourquoi simplement croire en Jésus-Christ ? Quelques chiffres qui manifestent cette réalité depuis les années 60 tout particulièrement :

ordinations sacerdotales en France :

1956: 825
1966: 566
1975: 170
1977: 99
1996: 128
2000: 142
2005: 98
2006: 94
2007: 101
2010: 96
2011: 106

images/icones/fleche2.gif  ( 749261 )Le 1° souci des hommes d'Eglise, c'est le respect du 11° commandement. par Scrutator Sapientiæ (2014-04-27 09:57:03) 
[en réponse à 749252]

Bonjour et bon dimanche.

A. Je vous rappelle ce qu'est aujourd'hui, dans les faits, le premier souci de bien des hommes d'Eglise : respecter et faire respecter le onzième commandement :

1. "Tu t'abstiendras, en toutes circonstances, de (faire ou laisser) penser, dire, ou faire quoi que ce soit qui serait susceptible d'être perçu par qui que ce soit comme déplaisant, dérangeant, non consensuel, non fraternel, à l'égard des chrétiens non catholiques, vis-à-vis des croyants non chrétiens, ou en direction des non croyants, notamment et surtout dans le domaine de la morale et de la religion".

2. "A l'annonce dépassée, périmée, dissensuelle, prétentieuse, irrespectueuse de la légitimité des sensibilités, annonce selon laquelle

- Dieu : le Père, le Fils, Jésus-Christ, le Saint-Esprit ; Trinité, Incarnation, Rédemption ; est le seul vrai Dieu,

- les chrétiens non catholiques ont eux aussi vocation à rejoindre Son Eglise, ce qui nécessite qu'ils la rejoignent et qu'ils renoncent à leur positionnement confessionnel non catholique,

- les croyants non chrétiens et les non croyants ont eux aussi vocation à se convertir, sous sa conduite et dans sa direction, ce qui nécessite qu'ils adhèrent à Celui qui est la Voie, la Vérité, la Vie, et qu'ils renoncent à ce qui les en éloigne ou les y oppose,

tu préféreras donc, en toutes circonstances, le dialogue, et tu ne devras pas craindre de confondre, dans le cadre de sa mise en oeuvre, co-existence pacifique inter-religieuse et auto-censure pacifiste intra-catholique, exigence chrétienne et lénifiance humaine, car c'est cela, et non une autre attitude, qui est au-then-ti-que-ment é-van-gé-li-que."

3. "Par voie de conséquence, tu t'attacheras à élever le christianisme catholique au rang d'éthique de l'authenticité individuelle et de la solidarité universelle, cette éthique pouvant être vécue avec ou sans Jésus-Christ, et tu t'efforceras de faire en sorte que le christianisme catholique, par étapes, se transforme peu à peu en une praxis libérée d'une doxa qui pourrait être dangereusement propice au maintien en vigueur du préjugé exclusiviste, illégitime, obscurantiste, selon lequel, par exemple : "Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé ; celui qui refusera de croire sera condamné."

B. Voici un exemple récent d'application effective du onzième commandement :

" CONSEIL PONTIFICAL POUR LE DIALOGUE INTERRELIGIEUX - MESSAGE POUR LA FÊTE DU VESAKH 2014

Chrétiens et Bouddhistes : promouvons ensemble la fraternité

Chers amis bouddhistes,

1. Au nom du Conseil Pontifical pour le Dialogue Interreligieux, j’ai le plaisir de vous adresser, une fois encore et où que vous soyez de par le monde, mes meilleurs vœux à l'occasion de votre fête du Vesakh.

2. Nos vœux s’inspirent cette année du message de pape François pour la Journée mondiale de la Paix 2014, intitulé : La fraternité, fondement et route pour la paix. En effet, le pape François y observe que « la fraternité est une dimension essentielle de l’homme, qui est un être relationnel. La vive conscience d’être en relation nous amène à voir et à traiter chaque personne comme une vraie sœur et un vrai frère ; sans cela, la construction d’une société juste, d’une paix solide et durable devient impossible » (n ° 1).

3. Chers amis, votre tradition religieuse est marquée par la conviction que les relations amicales, le dialogue, l'échange de dons, le partage harmonieux et respectueux des points de vue conduisent à une attitude de bonté et d'amour qui, à son tour, engendre des relations authentiques et fraternelles. Vous êtes également convaincus que la source de bien des maux est l'ignorance et l'incompréhension qui, fruits de la cupidité et de la haine, conduisent à leur tour à la destruction des liens de fraternité. Malheureusement, « l’égoïsme quotidien qui est à la base de nombreuses guerres et de nombreuses injustices », nous empêche de voir les autres « comme des êtres faits pour la réciprocité, pour la communion et pour le don ». (Message pour la Journée mondiale de la Paix 2014, n. 2). Cet égoïsme conduit inévitablement à percevoir les autres comme une menace.

4. Nous, bouddhistes et chrétiens, nous vivons dans un monde trop souvent déchiré par l'oppression, l'égoïsme, le tribalisme, les rivalités ethniques, le fondamentalisme religieux et la violence. Un monde où « l'autre » est considéré et traité comme un être inférieur, une non-personne ou quelqu'un à craindre et, si possible, à éliminer. Cependant, nous sommes appelés, dans un esprit de coopération avec tous les pèlerins de bonne volonté, à respecter et à défendre notre humanité commune dans la diversité socio-économique, politique et religieuse. Ancrés dans nos croyances religieuses différentes, nous sommes appelés, en particulier, à dénoncer ouvertement tous les maux sociaux qui nuisent à la fraternité ; à guérir les autres de ce qui les empêche de grandir dans la générosité désintéressée, à être les réconciliateurs qui brisent les murs de division dans la société, et à promouvoir une véritable fraternité entre les individus et les groupes.

5. Notre monde d'aujourd'hui est témoin du sentiment croissant de notre humanité commune et de la recherche globale d’un monde plus juste, paisible et convivial. Mais la réalisation de cet espoir dépend de la reconnaissance de valeurs universelles. Nous espérons que le dialogue interreligieux, en reconnaissant les principes fondamentaux de l'éthique universelle, puisse aider à promouvoir un sens renouvelé de la profonde unité et de la fraternité entre tous les membres de la famille humaine. Véritablement, « chacun de nous est appelé à être un artisan de paix, qui unit au lieu de diviser, qui étouffe la haine au lieu de l’entretenir, qui ouvre des chemins de dialogue au lieu d’élever de nouveaux murs ! Dialoguer, se rencontrer pour instaurer la culture du dialogue dans le monde, la culture de la rencontre » (Discours du pape François aux participants à la Rencontre internationale pour la paix organisée par la Communauté de Sant'Egidio, 30 septembre 2013).

6. Chers amis, pour bâtir un monde fraternel, il est essentiel que nous unissions nos forces pour accompagner les personnes, surtout les jeunes, à rechercher toujours davantage la fraternité, ce savoir-vivre ensemble fraternellement, ce courage de construire encore la fraternité. Nous prions pour que la célébration de la fête de Vesakh soit une occasion de redécouvrir et de promouvoir à nouveau, en particulier dans les sociétés divisées, la fraternité.

Permettez-moi de vous renouveler nos cordiales salutations et nos vœux les meilleurs pour une joyeuse fête de Vesakh !

Cardinal Jean-Louis Tauran, Président. "

Bon dimanche et à bientôt.

Scrutator.
images/icones/1v.gif  ( 749263 )Et par qui a été nommé le cardinal Tauran ? par Jean-Paul PARFU (2014-04-27 10:08:11) 
[en réponse à 749261]

Cher Scrutator ?

Je vous laise deviner. Ce serait par un saint pape ?!
images/icones/fleche2.gif  ( 749297 )Au risque de vous surprendre (agréablement). par Scrutator Sapientiæ (2014-04-27 14:23:18) 
[en réponse à 749263]

Bonjour et bon dimanche, Jean-Paul PARFU.

1. Au risque de vous surprendre (agréablement), je suis probablement beaucoup plus "remonté" que la plupart des catholiques, diocésains ou non, contre l'antagophobie et la dialogomanie interreligieuses, même quand elles émanent, ou semblent vraiment donner l'impression d'émaner, d'un Souverain pontife, mort ou vivant, (donc) déjà canonisé ou bientôt canonisé.

2. Ce qui fonde mon approche n'est pas de nature dogmatique ou liturgique, doctrinale ou pastorale, mais est, pour ainsi dire, de nature linguistique ; j'ai acquis la conviction que nous sommes avant tout en présence d'un langage, d'une lénifiance linguistique louvoyante, au service d'un message auto-proclamé évangélique, même quand il édulcore ou euphémise des pans entiers de l'Ecriture, de la Tradition, du Magistère, quand il ne les censure pas ou ne les contredit pas, tout simplement.

3. Cette approche, que l'on pourrait appeler ainsi : l'analyse du discours religieux, au sens large, s'est imposée à moi depuis plusieurs années ; rien de particulier ne m'y a préparé, si ce n'est un état d'esprit plus explicitateur et interrogateur qu'accusateur ou imprécateur.

4. Vous allez peut-être me trouver extrêmement violent, mais il me semble qu'avec tout discours tel que celui de Mgr TAURAN, nous sommes en présence d'un fantasme et d'une hantise qui ne s'affichent ni ne s'assument en tant que tels, étant entendu que mon approche est clinique, et non critique, observatrice et non évaluatrice.

5. Un fantasme :

- Les bouddhistes officiellement destinataires de ce discours, le christianisme officiellement inspirateur du même discours, la fraternité officiellement encouragée par ce discours, existent-ils vraiment, en tant que tels ?

- Ce qui est particulièrement caractéristique du contenu de la doctrine bouddhiste, du point de vue des bouddhistes eux-mêmes, est-il réductible à / synonyme de ce que Mgr TAURAN attribue ou semble attribuer au bouddhisme ?

- Ce qui est particulièrement constitutif du spécifique du contenu de la doctrine chrétienne, du point de vue des chrétiens eux-mêmes, est-il réductible à / synonyme de ce que Mgr TAURAN attribue ou semble attribuer au christianisme ?

- La fraternité prônée par Mgr TAURAN repose-t-elle sur quoi que ce soit de radicalement différenciateur, par rapport à une conception de la fraternité qui engagerait à tout, mais n'obligerait à rien, ou, ce qui revient un peu au même, qui engagerait à agir en faveur du "bien" (un bien manifestement situé par delà le vrai et le faux en matière religieuse) sans obliger à réagir contre le mal, en matière religieuse (et le mal, en matière religieuse, c'est le culte du faux) y compris ou surtout quand ce mal provient de principes et de pratiques religieux non chrétiens ?

6. Une hantise : dans tout discours, il y une valeur informative et une valeur performative : je viens de vous dire ce que je pense de la valeur informative de ce type de discours, il me reste donc à vous dire ce que je pense de la valeur performative de ce type de discours.

7. Ici aussi, je vais me faire extrêmement violent, et, pour le coup, plus critique que clinique : manifestement, ce qui importe, ce n'est pas avant tout ou seulement que ce type de discours soit mis en pratique ; je me garderai bien, d'ailleurs, à raison ou à tort, de juger les intentions formulées, les résultats obtenus, par les personnes qui, sur le terrain, mettent ce type de discours, plus fraternitaire qu'identitaire, en pratique.

8. Ce qui importe, c'est l'effet de surplomb incapacitant de ce type de discours, effet de surplomb idéo-logique, l'hégémonie dialectique, qui rend quasiment inenvisageable, au sein même de l'Eglise, l'élaboration puis l'explicitation ad extra d'un autre type de discours, qui exhorterait, lui, à la conversion.

9. En d'autres termes, la crainte sous-jacente que j'attribue aux auteurs de ce type de discours n'est pas avant tout ou seulement la crainte que ce type de discours n'ait pas d'effets ad extra, sur le plan opérationnel, mais est aussi la crainte que ce discours n'ait pas d'effets, ait moins d'effets, ou n'ait plus d'effets, ad intra, sur le plan manipulatoire.

10. Beaucoup se croient inspirés, en priorité, par l'Ecriture, la Tradition, le Magistère, mais ils sont également exposés à l'ambiance actuelle, au contexte actuel, à l'époque actuelle, au point de succomber, par endroits ou par moments, à leur influence ; en l'occurrence, et pour cette raison, je crois que nous sommes en présence d'une inspiration ambivalente, à l'origine du discours de Mgr TAURAN : pour le comprendre, il n'y a qu'à dresser la liste de tout ce qu'il prend bien soin d'y taire, sur Dieu, l'homme, l'Eglise, le monde.

Le devoir m'appelle, et j'arrête donc ce message, mais je crois avoir dit ce que je crois être l'essentiel.

Bon après-midi et à bientôt.

Scrutator.
images/icones/fleche3.gif  ( 749303 )la religion syncrétique par excellence par jejomau (2014-04-27 16:48:55) 
[en réponse à 749297]

à découvrir ICI ; l'objet de l'adoration :







Un clergé composite aux nombreux dignitaires confère une idée, par le biais de la couleur, de la palette de spiritualités représentées : les officiants à la tunique jaune appartiennent à la branche bouddhiste, ceux à la bleue à la branche taoïste, et enfin ceux à la tunique rouge à la branche confucianiste. Si les trois philosophies religieuses les plus importantes au sein de la secte sont effectivement le bouddhisme, le taoïsme et le confucianisme, la structure et surtout la hiérarchie de l'église empruntent beaucoup au catholicisme : pape, saint-siège, prêtres, messe… Sans craindre le moindre anachronisme, les rites caodaïstes s'inspirent fortement de la liturgie catholique. De la même façon que les saints - ou plutôt les " guides spirituels " sont bien représentés, on relève qu'une statue du Christ trône aussi dans l'édifice. Trois cardinaux secondent le pape et au bas de l'échelle on ne compte pas moins de 3000 prêtres. Par jour, quatre offices ont lieu, annoncés par l'appel au son du gong. Le 9 janvier est la fête de Cao Dai, une journée qui s'ajoute aux autres grands rendez-vous rituels, issus des différentes confessions.

Le Caodaïsme pousse le syncrétisme religieux à son paroxysme, intégrant par exemple l'animisme et le spiritisme, et proposant un panthéon aussi chargé qu'hétéroclite. Chacun pourra trouver y son compte sinon son idole. Il vénère ainsi Bouddha, Jésus-Christ, Mahomet, Lao-Tseu, Confucius, Moïse, Victor Hugo, Jeanne d'Arc, l'astronome Camille Flammarion, le poète chinois Li T'ai-Po, le lettré vietnamien Nguyên Binh Khiêm, le républicain chinois Sun Yat-Sen, Périclès, Saint-Vincent de Paul, Descartes, Napoléon, Chateaubriand, Churchill, Pasteur, Shakespeare, et même Lénine…


images/icones/1b.gif  ( 749275 )Les 10 commandements par Meneau (2014-04-27 12:19:05) 
[en réponse à 749261]

ont l'avantage sur votre 11ème, d'être formulés de façon plus concise.

Mais je suis d'accord avec vous !

Cordialement
Meneau
images/icones/neutre.gif  ( 749286 )et ça continue par jeanbrent (2014-04-27 13:10:12) 
[en réponse à 749275]

Messe paroissiale de province ce matin (eh oui en vacances on met à l'epreuve son devoir d'obeissance )
M. le curé d'une voix docte lors de l'Homelie;
je cite
"par Sa mort le Christ a sauvé TOUS les hommes "

Fermez le ban .

Il est raffraichissant (pour les non-sedevacantistes) d'assister de temps à autre à des "celebrations dominicales" où "l'eglise fait communion"

le pro multis a fait du chemin (pour plusieurs, pour la multitude -et maintenant why not, pour tous ,) - c'est mon droit - manquerait plus que le bon dieu fasse des discriminations , non mais
images/icones/1d.gif  ( 749293 )Bof... par Justin Petipeu (2014-04-27 14:01:32) 
[en réponse à 749286]

Evidemment le Christ a sauvé tous les hommes !

Charge à eux de l'accepter et de se conformer à cette vérité.
images/icones/ancre2.gif  ( 749311 )Ce qui devient un souci... par Paterculus (2014-04-27 19:35:13) 
[en réponse à 749252]

Ce qui devient un souci depuis qu'on ne se soucie plus du nombre de fidèles, c'est le nombre de donateurs au denier de l'Eglise.

Ceci dit, je suis d'accord, il ne faut pas rechercher un succès aux yeux des hommes, mais il faut s'attacher à transmettre fidèlement ce que nous avons reçu de Jésus.

Seulement, quand le nombre de fidèles baisse dramatiquement comme on le voit chez nous, on devrait se poser davantage de questions sur la pastorale menée depuis des décennies : est-elle vraiment conforme à ce que Jésus nous a légué ?

Votre dévoué Paterculus