la connaissance du latin permet, en premier lieu aux prêtres, d’entrer dans une sorte de communion « diachronique » avec les documents de la foi des siècles passés, des documents qui ont formulé la foi de l’Église, œuvres souvent de saints et d’insignes docteurs, expression de l’authentique sensus fidelium. Oui, sans le latin, on peut bien dire qu’il y a un risque d’ecclésiologie faible, fragmentée, privée de lien avec la Tradition.
Quand le pape Jean XXIII promulgua la Constitution apostolique Veterum Sapientia sur la valeur du latin, il souligna énergiquement le besoin pour une institution internationale, comme l’Église, de s’appuyer sur une langue transnationale
Depuis ma jeunesse, j’ai été intrigué par l’histoire de la Fraternité Saint-Pie X. L’amour de cette communauté pour l’ancienne messe me frappait. Au lendemain du Motu Proprio Summorum Pontificum, j’ai approfondi le sujet et compris la richesse doctrinale de ce rite. En 2010, alors que je vivais à Jérusalem, une communauté religieuse féminine m’a invité à célébrer la Sainte Messe de saint Pie V. Depuis, chaque fois que s’en présente l’occasion, je célèbre avec joie avec le missel de 1962, qui est un trésor de théologie authentique et de profonde spiritualité. Cela m’aide à devenir meilleur et Dieu sait si j’en ai besoin ! En outre, et surtout, elle constitue un aliment très solide pour augmenter l’action de la grâce dans la vie des fidèles. N’est-ce pas là l’action pastorale fondamentale à laquelle nous sommes appelés ?