Le Forum Catholique

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images/icones/irlande.gif  ( 746727 )? pour Liverpool, un archevêque NOM + VOM par Presbu (2014-03-21 21:31:54) 

sur le blog de Damian THOMPSON: le bruit de couloirs semble se confirmer: le très important siège de Liverpool verrait arriver à sa tête un saint homme de dominicain certes soucieux de défendre les "sous-privilégiés" - dans la ligne du Pape François - mais qui aurait déjà participé à des liturgies selon la forme extraordinaire! ... un renfort sinon 100% thomiste, au moins probablement "classique" pour maintenir à l'écart de la communion les divorcés remariés; une nomination romaine qui contrebalancerait les déclarations de deux évêques "novateurs"Mgr Terence Drainey et Mgr Tom Burns, venus à la rescousse de confrères allemands "novateurs". There are folk out there who say Bishop Malcolm McMahon of Nottingham, a Dominican, will be promoted to Liverpool. And for orthodox Catholics that's far from bad news. +Malcolm is a bit of an old Lefty, but a holy man with a lovely pastoral ministry. I think I'm right in saying that he's celebrated in the Extraordinary Form.
images/icones/photo.gif  ( 746728 )Confirmation de la nomination du nouvel archevêque par CMdelaRocca (2014-03-21 21:51:25) 
[en réponse à 746727]

VIS de ce jour:

ACTES PONTIFICAUX
21/03/2014
.... Le Saint-Père a nommé Mgr.Malcolm Patrick McMahon, OP, Archevêque métropolitain de Liverpool ...


Signalons que dans son diocèse de Nottingham il a aidé à l'épanouissement notable de nombreuses vocations sacerdotales ...







images/icones/hein.gif  ( 746749 )Il faudrait voir par Justin Petipeu (2014-03-22 08:58:15) 
[en réponse à 746727]

les nominations de François depuis un an...J'ai l'impression qu'à la Curie, elles sont assez désastreuses alors qu'au niveau diocésain, elles semblent plus tenir la route que sous ses prédécesseurs.

Qu'en pense le professeur Perrin ?
images/icones/bravo.gif  ( 746759 )C'est exactement la réflexion que je me fais ! par Athanase (2014-03-22 09:47:40) 
[en réponse à 746749]

Un aspect intéressant est aussi de voir que Jean-Paul II avait fait de bonnes nominations. Ce qui démonte qu'un pape controversé peut faire ou laisser faire de bonnes choses. En Australie, un épiscopat plus traditionnel a été refait à partir d'une nomination ( Luc Perrin pourra vous en dire plus).

Disons que les nominations curiales relèvent plus d'une logique de com´ ou de volonté d'inflexion par rapport à l'équipe précédente
images/icones/neutre.gif  ( 746783 )vrai dans l'ensemble par Luc Perrin (2014-03-22 12:21:10) 
[en réponse à 746759]

au moins d'après les exemples cités ici ou là.

Il n'y a pas, en un an, d'inflexion notable dans le renouvellement du corps épiscopal à la différence en effet des coups de chapeau appuyés en Curie donnés à la mémoire du cardinal Martini, l'anti-Ratzinger par excellence et dissident par rapport à Jean-Paul II, au cardinal Kasper, autre anti-Ratzinger, au cardinal Hummes autre voix dissonante, au vibrionnant cardinal hondurien mis à la tête du "C8".
Ceci dit, le choix du cardinal Pell pour le nouveau dicastère chargé de l'économie du Saint-Siège marquait un souci de ne pas exclure ce courant, tout en le cantonnant à des postes non stratégiques.

Bémol en sens inverse, la via media suivie par Benoît XVI se poursuit pour les choix épiscopaux.

Aux USA cependant, un tout nouvel évêque a banni la Messe traditionnelle après 3 semaines dans une université catholique qui mettait en avant son caractère catholique traditionnel.

Le nouveau pontificat, en un an, paraît très marqué par une "écume des jours" qui penche vers le catholicisme néo-libéral des années 1960 et 1970, écume hyper-médiatisée et alimentée par le pape à coups de gestes, de petites phrases, de formules, d'interviews spectaculaires, de "confidences" qu'on retrouve à la une deux heures après ; mais d'un autre côté, le navire pontifical et curial garde son cap wojtylien quant au fond si on se réfère aux textes officiels, aux mesures prises.

C'est cette juxtaposition d'effets médiatiques en rupture, de clins d'oeil appuyés aux champions de l'herméneutique de la rupture et d'une relative continuité dans l'exercice du Magistère ordinaire qui rend difficile le bilan d'un an de pontificat "franciscain".

Les vraies échéances sont devant nous, le Synode de l'automne 2014 sera un rendez-vous. Suivant comment il se déroulera, les Françoise Brugère* y seront-elles reines ou pas, la position catholique néo-libérale ouvertement revendiquée par certains évêques anglais et allemands ou de manière plus oblique comme en France l'emportera-t-elle ou pas ?

Les idées souvent fantasques des cardinaux qui brillent au firmament vaticanesque (Hummes, Maradiaga, Kasper) entreront-elles dans les faits ?

Jean XXIII fut un pape très "classique", plus même que Pie XII sur bien des aspects essentiels, contrairement à l'image forgée par plusieurs dont le nouveau cardinal Capovilla (son ancien secrétaire que François a tenu à honorer du chapeau) ; l'année 1958-1959, si on excepte l'annonce d'un concile bien sûr, n'a pas été réformatrice du tout : tout au contraire là encore. Ce n'est au fond que dans la dernière année 1962-1963 que le pape a donné des signes de prise de distance : poids exorbitant accordé au secrétariat Bea, visite d'Adjoubei et surtout encyclique Pacem in terris (1963) qui sort très peu de temps avant sa mort et alors qu'il était gravement malade. Dans cette dernière, l'influence de théologiens "novateurs", sans excès, a été prépondérante.

Au-delà donc d'une première année indécise, quelles seront les autres ? Aurons-nous un pape François sur le modèle de Jean XXIIII, "conservateur" et prudent pour l'essentiel emporté tardivement par un optimisme échevelé et sur la pente de conseillers plus soucieux des sirènes du siècle ou alors sur le modèle de Paul VI, réformateur confiant au départ, progressivement effrayé voire horrifié par le mouvement qu'il avait cru pouvoir dominer et cherchant désespérément à arrêter le train sans conducteur (à le freiner au moins) dans les dernières années du pontificat, sans pour autant renier ses orientations initiales ?

Wait and see, en gardant l'oeil et les oreilles ouverts et sans hésiter à communiquer un sensus fidei à nos évêques.

* le choix de Mgr Brunin et du Service qu'il dirige est à comprendre dans cette perspective du Synode. L'invitation n'avait rien d'innocent ce que d'autres évêques (voire cardinaux ?) ont fort bien compris. Si le Synode de 2014 rejoue l'affaire Brugère avec son heureuse conclusion ou si, à l'inverse, le choix qui s'exprime implicitement dans cette invitation devient celui du Synode et qu'il est ensuite avalisé par François, à la différence de Paul VI en 1975 qui avait désavoué les conclusions majoritaires du Synode de 1974 au profit du rapport minoritaire, piloté par le cardinal ... Wojtyla.
images/icones/hein.gif  ( 746804 )Oui, Prof. Perrin, mais où est la "Manif pour tous" du Synode? par New Catholic (2014-03-22 19:06:21) 
[en réponse à 746783]

Tous disent (à Rome aussi, et avec beaucoup de raison, voir Rosso Porpora) que le réseau Manif pour Tous a été essentiel pour ce heureux coup anti-genre dans l'Église de France.

Mais on ne voit pas du tout une "Manif pour Tous" des laïcs DANS l'Église en préparation du Synode Extraordinaire de 2014 (de 2014, pas de l'automne: automne à Rome, mais printemps au Buenos Aires de Bergoglio!...) Au contraire, je ne vois pas une vraie préoccupation des laïcs tradis pour les enjeux intra-ecclésiales.

Si les laïcs traditionnels veulent faire écouter ses voix au Synode, alors rappelez-vous que les enjeux dans l'Église sont beaucoup plus importants à ce moment que les enjeux politiques.
images/icones/neutre.gif  ( 746816 )A cela, il y a deux raisons: par le torrentiel (2014-03-22 21:58:34) 
[en réponse à 746804]

1. Ceux qui gueulent (ou qui crient) le plus fort sont rarement ceux qui prennent le temps de réfléchir, de penser ou d'écrire. Il n'y a qu'en démocratie médiatique que la raison de celui qui gueule le plus fort est toujours la meilleure. La "manif pour tous" manifeste, mais n'entend pas entrer dans une logique synodale. C'est pourquoi ses marcheurs les plus avancés tenaient en france contre un référendum sur "le mariage pour tous".


2. Les tradis ne s'intéressent pas aux débats inter-éclésiaux. Ils détesteraient une Eglise qui se définirait comme "un concile permanent de fidèles". Ils ne veulent pas entendre parler d'une eglise en synode. Pourtant, ils tiennent un synode et un concile permanent pour répéter le magistère. Mais ils se le répètent à eux-mêmes en maudissant ceux qui ne veulent pas les entendre.
images/icones/neutre.gif  ( 746817 )Card Ouellet par Aigle (2014-03-22 22:00:49) 
[en réponse à 746783]

J'ai bien l'impression que le pape ne joue qu'un rôle secondaire dans les nominations épiscopales : Benoit XVI n'a pas vraiment effectué d'inflexion en 2005. C'est avec la nomination du cardinal Ouellet à la préfecture des évêques en 2010 qu'on a vu du changement ... Et comme il est toujours la il nomme toujours des prélats modèrés voire conservateurs ... Sauf exceptions !
images/icones/neutre.gif  ( 746823 )réponse "avalée" par Luc Perrin (2014-03-23 00:51:09) 
[en réponse à 746817]

par le système au moment de l'envoyer. Je n'ai pas le temps ni le courage de tout réécrire...

Simplement : non ce n'est pas probant comme raison.

Juste un ex. français : Mgr Bouilleret nommé archevêque en 2013 par le pape François (donc sous le cardinal Ouellet) est-il un "évêque modéré voire conservateur" ? Sa Grâce bisontine serait sans doute extrêmement peinée d'être affublée de ces 2 adjectifs.

Sur la non implication prétendue des papes, j'ai déjà réfuté ce faux argument, qui appelle au minimum beaucoup de nuances même sans remonter loin dans l'histoire. Localement ou plus généralement, Pie X, Pie XI, Paul VI et Jean-Paul II ont tous eu des politiques de nomination déterminée, parfois même plusieurs comme Paul VI qui a changé en cours de route.
Tout est affaire de volonté.