Le Forum Catholique
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( 746534 )
Comment évaluer les homélies ? par Abbé Néri (2014-03-18 20:29:05)
Après la lecture de différents intervenants sur l'homélie d'un prêtre à Versailles, j'ai réalisé que vous avez trouvé la réponse à la question posée par certaines instances post-conciliaires à propos de l'évaluation des homélies :
« La formation à l’homélie reste souvent encore bien pauvre (en temps et en moyens) dans les séminaires et autres instituts de formation. Elle est toutefois en général prise au sérieux.
Par contre, l’évaluation fait presque toujours défaut. Les prédicateurs sont souvent laissés à eux-mêmes. Une fois ordonné, il faut se débrouiller au mieux. C’est facile pour les plus doués, ce peut être un cauchemar pour bien d’autres.
Il ne faut pas craindre de suggérer des évaluations, afin de se servir toujours mieux l’Évangile et la communauté. De telles propositions et réalisations concrètes sont trop rares. Dans le contexte d’une paroisse, les membres du groupe Pascal Thomas indiquent quatre “lieux” pour reparler de l’homélie, ce qu’ils considèrent comme une urgence pastorale.
La préférence des auteurs se porte sur une évaluation au cours d’une réunion en dehors de la célébration. On perçoit ce que cela peut coûter en temps et en remise en question personnelle, mais la qualité de l’homélie ne mérite-elle pas un tel investissement ? » (1)
Il faut donc se donner rdv au forum... il fallait y penser !
(1) Arnaud Join-Lambert, Du sermon à l’homélie. Nouvelles questions théologiques et pastorales, in : Nouvelle Revue théologique 126 (2004)

( 746536 )
Un critère d'évaluation donné par un bon auteur... par Père M. Mallet (2014-03-18 21:13:52)
[en réponse à 746534]
...je ne sais plus lequel, ni où je l'ai lu (peut-être cité dans "Du Nombre des Elus" de José Ricart Torrens ?), un bon auteur donc donnait comme critère : le nombre d'auditeurs qui se précipitaient pour se confesser...
A méditer.

( 746540 )
Un evaluation comme une autre par Mauwgan (2014-03-18 22:35:14)
[en réponse à 746534]
En gros:
si les fidèles pleurent à cause des remors pour leurs péchés: success
si les fidèles applaudissent : loupé, retour aux bouquins, ie les homélies du Curé d'Ars.

( 746541 )
Première évaluation ... par Cath...o (2014-03-18 22:52:59)
[en réponse à 746534]
Il faut déjà que les fidèles ne somnolent pas dès les premières minutes !
Nous avons malheureusement le cas dans une des paroisses du secteur : le jeune prêtre est certainement plein de bonne volonté, mais au bout de quelques années de ministère sa timidité reste telle que ses sermons ressemblent à l'exposé d'un élève de 6ème terrorisé devant sa classe ...
Eprouvant et soporifique ...

( 746563 )
Il y a des conseils, presque des règles par Nemo (2014-03-19 10:20:49)
[en réponse à 746534]
J'en connais quelques uns, assez généraux :
Ne jamais dépasser dix minutes (ce n'est pas un cours inséré dans une messe).
Suivre un plan, une progression.
Ne jamais essayer de faire passer plus de deux messages, mais faire passer au moins un message.
S'appuyer sur de courtes citations.
Faire alterner les points forts avec des pauses plus humoristiques (sans tomber dans la blague qui fait rire), ne pas rester monocorde.
Ne pas hésiter à reformuler un point important, faire une synthèse précise à la fin de l'homélie (on terminait parfois par "c'est la grâce que je vous souhaite).
Toute paraphrase est à éviter absolument.
Ne pas rédiger son homélie mais avoir éventuellement un plan qu'on consulte rapidement, le mieux étant de l'avoir mémorisé.
Regarder les fidèles en permanence, ménager des respirations entre les pharases, spécialement après les citations.
Ce sont du reste des règles que j'applique quand je fais une présentation, elles sont de bon sens.
Il y en a sûrement d'autres qui n'empêche pas chacun d'avoir son style.
D'autres points : en principe on ne prêche pas aux messes de semaine.
Traditionnellement (et pastoralement parlant) on ne prêche pas à la messe de minuit, à la vigile de Pâques et aux messes où sont lues les passions (qui se passent de commentaires).

( 746567 )
Et faire par Archange (2014-03-19 10:52:50)
[en réponse à 746563]
une interrogation écrite à la fin de la messe ?
On aurait des surprises...

( 746571 )
Je n'ai pas écrit que le prêtre par Jean-Paul PARFU (2014-03-19 11:00:57)
[en réponse à 746567]
avaitr mal prêché ; j'ai dit que son prêche était un prêche moderniste, ce qui n'est pas la même chose !
Certains m'ont alors rétorqué qu'il n'avait pas dit d'hérésie. Je leur ai répondu que le modernisme évitait en général d'affirmer des hérésies de front, mais qu'il visait à la perte de sens.
J'ai ajouté qu'il était, pour reprendre des termes de Madiran : "l'hérésie de l'informe !"
On m'a lors répondu que le modernisme n'était pas flou ou informe ; je réponds que le modernisme, s'il n'est pas flou ou informe, rend par tactique ou par essence, tout flou ou informe, ce qui n'est pas non plus la même chose !
Nous avons deux sortes d'ennemis :
1) ceux qui ne connaissent pas le sens ;
2) ceux qui n'aiment pas le sens !
Le moderniste est le pire de nos ennemis car il appartient à la deuxième catégorie !

( 746573 )
Nous étions partis sur la forme par Nemo (2014-03-19 11:11:17)
[en réponse à 746571]
Il semblerait que l'homélie de Versailles était défectueuse (je n'y étais pas) sur deux points :
La forme était indigente, et c'et là-dessus que je m'exprimais.
Le fond était très pauvre (si on adopte une forme correcte, il apparaît vite qu'on n'a rien à dire). Mais il n'était pas hérétique, or le modernisme est une hérésie.
Il y a aussi des fonds hérétiques parfois, et je me souviens très bien, dans ma jeunesse, du curé de campagne qui ridiculisait les bigotes parce qu'elles récitaient plusieurs fois la même chose dans le chapelet, ce qui m'avait bien choqué.
La forme indigente, c'est très courant tant chez les modernistes que chez les tradis, aussi bien ED, diocésains ou FSSPX.
En ce qui me concerne, il y a bien longtemps que je n'écoute plus les sermons que par exception. J'ai depuis quelques dimanches la chance d'en avoir de bons.

( 746616 )
Sauf que c'est un autre fil qui traitait de ce sujet là. par Sacerdos simplex (2014-03-19 20:31:05)
[en réponse à 746571]
Ici, il s'agissait d'une autre question.
Relisez le 1° post du fil.

( 746776 )
Homélies aux messes de semaine : le Code... par Père M. Mallet (2014-03-22 11:26:06)
[en réponse à 746563]
- je sais qu'il y a une très forte coutume immémoriale en sens contraire pour la Forme extraordinaire -
...le Code, dis-je, précise :
Can. 767 – § 1. Parmi les formes de prédication l’homélie, qui fait partie de la liturgie elle-même et est réservée au prêtre ou au diacre, tient une place éminente ; au cours de l’année liturgique, les mystères de la foi et les règles de la vie chrétienne y seront exposés à partir du texte sacré.
§ 2. À toutes les messes qui se célèbrent avec concours du peuple les dimanches et jours de fête de précepte, l’homélie doit être faite et ne peut être omise que pour une cause grave.
§ 3. Il est hautement recommandé, s’il y a un concours de peuple suffisant, de faire l’homélie même aux messes célébrées en semaine surtout au temps de l’Avent et du Carême, ou à l’occasion d’une fête ou d’un événement douloureux.
§ 4. Il appartient au curé ou au recteur de l’église de veiller à ce que ces dispositions soient religieusement observées.
Can. 768 – § 1. Les prédicateurs de la parole de Dieu proposeront avant tout aux fidèles ce qu’il faut croire et faire pour la gloire de Dieu et le salut des hommes.
§ 2. Ils communiqueront aussi aux fidèles la doctrine qu’enseigne le magistère de l’Église sur la dignité et la liberté de la personne humaine, l’unité et la stabilité de la famille et ses devoirs, les obligations qui concernent les hommes unis en société, ainsi que sur les choses temporelles à organiser selon l’ordre établi par Dieu.
Can. 769 – La doctrine chrétienne sera proposée d’une manière adaptée à la condition des auditeurs et en tenant compte des besoins du temps.
Logiquement, ce canon devrait s'appliquer à toutes les messes, y compris en forme extraordinaire.

( 746614 )
Une mini-jupe par PEB (2014-03-19 20:17:45)
[en réponse à 746534]
Suffisamment longue pour bien couvrir le sujet.
Suffisamment courte pour découvrir le sujet.
Un poco ma non troppo!
Avoir une chose à dire.
La dire.
Ne dire que cela.

( 746615 )
Là vous méritez un bon sermon ! par Abbé Néri (2014-03-19 20:28:06)
[en réponse à 746614]
Tout est dans le titre