Le 22 février 2011, jour de la fête de la Chaire de Saint Pierre, Bernardini prononça une homélie qui fut interprétée par à peu près tout le monde comme constituant un plaidoyer en faveur de Benoît XVI mais qui était, en réalité, une attaque en règle contre Bergoglio.
Le nonce critiquait ces prêtres, ces religieux et surtout ces évêques qui, en adoptant un "profil bas", laissaient le pape tout seul dans la bataille publique en faveur de la vérité.
"Il faut bien admettre – déclara-t-il – qu’année après année, on voit s’agrandir, chez les théologiens et les religieux, chez les religieuses et les évêques, le groupe de ceux qui sont convaincus que l’appartenance à l’Église ne comporte pas la reconnaissance et l’adhésion à une doctrine objective".
Parce que c’est exactement la faute qui était reprochée à Bergoglio : de ne pas s’opposer à l'offensive laïciste, de ne pas défendre la doctrine de l’Église concernant les principes "non négociables".
Et, dans une certaine mesure, il en était bien ainsi